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ISBN : 2070147045
Éditeur : Gallimard (31/12/2014)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 198 notes)
Résumé :
À quinze ans, Évariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré. C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.

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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  12 février 2015
Évariste Galois, le mathématicien qui a défini les ''conditions de résolubilité des équations par radicaux'' et ouvert la porte aux mathématiques modernes...Voilà un sujet probablement intéressant pour un adepte des formules algébriques ou autres théorèmes ésotériques. Mais j'avoue avoir eu quelques doutes, moi qui ne connaît même plus mes tables de multiplications. Pourtant, la courte vie d'Évariste mérite un détour entre les pages de la biographie romancée que lui consacre le jeune François-Henri DÉSÉRABLE. D'ailleurs, il avoue d'emblée ne rien comprendre aux théories du mathématicien. C'est donc à l'homme qu'il s'intéresse, celui à qui il n'a fallu que vingt petites années pour connaître le militantisme politique, deux échecs cuisants à polytechnique, deux passages en prison, de solides amitiés, deux amours - les mathématiques et la mystérieuse Stéphanie d'– et une mort en duel, au petit matin. Il n'en fallait pas plus pour en faire un héros flamboyant et romantique, un génie incompris, presque un martyr.
Dans un contexte historique exaltant (les trois Glorieuses, la Monarchie de Juillet), s'appuyant sur la faible documentation existante, François-Henri DÉSÉRABLE se révèle par son style à la fois efficace et plein de verve. Il n'hésite pas à s'adresser à son lecteur, ou plutôt sa lectrice qu'il appelle ''Mademoiselle'', qu'il vouvoie et qu'il invite à s'immiscer avec lui dans l'intimité d'Évariste. Il n'hésite pas à se perdre dans des détours, à convoquer les célébrités de l'époque, à se moquer de Dieu, à écorcher ceux qui n'ont pas reconnu le talent de son protégé. Car, il a beau manier l'humour et le sarcasme à merveille, il ne peut pas cacher son attachement au jeune prodige des mathématiques, se laissant aller à un certain lyrisme pour évoquer son amour malheureux et sa mort si cruelle, si injuste.
DÉSÉRABLE ne prétend pas lever tous les mystères qui entourent la vie et l'oeuvre d'Évariste Galois mais il a visiblement pris du plaisir à lui broder un scénario romanesque, à remplir les trous pour offrir à son personnage un peu de chaleur et de bonheur. Ce faisant, il me l'a rendu proche et surtout m'a permis de découvrir le destin tragique de ce jeune homme qui n'aura pas eu le temps d'accomplir tout ce qu'il portait en lui. Alors non, je n'en sais pas plus sur les conditions de résolubilité des équations par radicaux, mais j'ai rencontré un génie et j'ai partagé ses vingt ans d'existence et c'est là le plus important ! Une très belle réussite par un écrivain des plus talentueux.
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LiliGalipette
  24 février 2016
« Cette histoire est celle d'Évariste Galois, mathématicien de génie qui mourut en duel à vingt ans. » (p. 6) Parfois, il n'en faut pas beaucoup pour résumer la vie d'un homme tout en annonçant une infinité d'évènements. En 1811, Évariste Galois voit le jour. En 1827, il rencontre les mathématiques. Dès lors, il n'a plus qu'une obsession : gravir la Montagne de savoir et de pensée que cette discipline représente. « Lui qui n'avait jamais cru en rien, pas même à la poésie, voilà qu'il croyait aux mathématiques, qu'il y voyait l'alphabet grâce auquel, après le claquement de doigt originel, l'univers fut écrit. » (p. 27) Évariste est brillant, mais il est incontrôlable et pressé : il échoue deux fois au concours d'entrée à Polytechnique. Par défaut, il entre à Normale et présente un mémoire sur sa théorie à l'Académie des sciences. Hélas, le sort s'acharne : le mémoire est perdu deux fois, jamais présenté et ceux qui le lisent ne le comprennent pas vraiment. Sa grande idée, c'est la théorie des groupes. Même le narrateur n'y entend rien. « Pendant longtemps, j'ai essayé de comprendre les travaux d'Évariste ; sa théorie, en vain. […] Il me faudrait la vulgarisation de la vulgarisation pour y piger quelque chose. » (p. 42)
Évariste est un génie des sciences, mais aussi un esprit passionné, fervent républicain, ce qui lui vaudra procès et emprisonnement. « Évariste était farouchement républicain, de ceux que le mot régicide ne faisait pas frémir. Alors certes, on le disait aussi mathématicien et mathématicien plein de promesses, mais la monarchie en ce temps était comme la République en d'autres : elle n'avait pas besoin de savants. » (p. 117 & 118) À bas Charles X, à bas Louis XVIII ! Derrière les barreaux, pour échapper à sa geôle, Évariste fait des mathématiques. Et c'est dans une lettre-testament, rédigée la veille du duel qui lui a coûté la vie, qu'il a résumé sa théorie et lui a permis de traverser l'histoire.
Le ton est volontiers primesautier et familier : le narrateur s'adresse à une jeune fille. Qui est-t-elle ? Vous le comprendrez dans les toutes dernières pages du livre. La biographie de ce génie est parsemée de trous que le narrateur comble allègrement avec une imagination bienveillante et souvent épique. Que diable, pourquoi ne pas imaginer de folles anecdotes ? Elles siéront à la personnalité bouillante du héros ! Ce texte se lit sans reprendre haleine : c'est un livre éclair à l'image d'Évariste, météore de la science. Finalement, il m'a tout de même manqué un peu de mathématiques. Oui, j'aurais apprécié quelques équations (avec la solution) ou un exposé plus long de la théorie des groupes. Bah, me direz-vous, le sujet, c'est Évariste Galois : le reste n'est que littérature.
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Epictete
  29 octobre 2016
Me voici encore bien hésitant, réservé, circonspect...
Voici un bouquin qui est encensé par la presse, qui a reçu au moins cinq prix, et moi j'ai eu du mal entrer dans le texte. Dans ces situations, on éprouve toujours un peu de peur, peur de se tromper, d'être passé « à côté ». Mais il est nécessaire d'être honnête et de faire partager aux autres lecteurs ses impressions vraies.
Je qualifierai plus facilement cet ouvrage de roman que de biographie. L'auteur brode, suppose, invente, décrit une atmosphère, un décor dont personne ne peut témoigner.
D'ailleurs, la phrase qui revient comme un leitmotiv au fil du récit est « je ne sais pas » ou « je ne sais rien ».
Nous ne sommes pas face à une bio chronologique (on oublie bien vite le temps), mais face à une analyse psychologique et comportementale pour expliquer chaque étape de la vie du personnage.
En tout cas, on parle bien d'Evariste Galois, jeune homme dont l'esprit entre dans la logique mathématique à 18 ans avec une facilité déconcertante et dont l'oeuvre, courte mais acharnée va révolutionner la façon de penser des scientifiques qui vont lui succéder. Pendant cette courte période, il trouvera quand même le temps de fréquenter les esprits les plus affûtés de son époque (Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy...) mais aussi de faire de la prison, de découvrir l'amour et de provoquer en duel on ne sait trop comment quelqu'un qui sortira vainqueur du combat.
Sa vie se terminera donc à vingt ans.
Le style de l'auteur est intéressant cependant, enjoué, émaillé de surprises, mais parfois un peu trop présent.
Il y a une idée sympathique de poésie dans la façon d'écrire, mais cela peut vite devenir pénible.
Point trop n'en faut.
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MurielT
  05 avril 2015
Évariste - François-Henri Désérable
Évariste c'est la biographie romancée d'Évariste Galois jeune mathématicien qui a révolutionné les mathématiques à 18 ans et qui est mort à 20.
Il y avait surement un très beau roman à écrire sur ce jeune homme, mais là à mon avis c'est raté !
Ce roman ou cette biographie romancée est ponctuée de "on n'en sait rien", "cela c'est peut-être passé comme ci ou comme ça", "on ne sait pas" et "on s'en fout". Eh bien s'il ne savait pas il fallait l'imaginer, c'est ce que les écrivains font de mieux, l'Imagination c'est leur pays aux écrivains non ? Quand on y pense Paris, la Révolution de 1830, Raspail, Nerval, Dumas, la prison, l'amour le duel.
Et puis il y a des mots vulgaires. C'est pas que la vulgarité me gène, j'ai lu des tas de livres où il y a des grossièretés ou de la vulgarité mais là j'ai pas aimé du tout. ça n'avait rien à y faire.
J'ai eu comme l'impression que l'auteur manquait de respect à son personnage qui a vraiment existé, ce n'est sûrement pas ce qu'il voulait, mais c'est ce que j'ai ressenti.
Et puis le style ne m'a pas plu. le narrateur parle à une "Demoiselle" on ne sait pas qui, encore un "on ne sait pas" (l'auteur a déteint sur moi), j'ai relu les premières pages mais je n'ai pas trouvé qui c'était.
Bref j'ai été vraiment déçu. Et pourtant lors de "La Grande Librairie" où j'ai vu et entendu l'auteur j'étais vraiment emballée.
Juste un point positif, le contexte historique qui est rendu de façon originale.
Eh bien ! je lirai autre chose sur Évariste Galois
Mais que ma chronique ne vous empêche pas de lire ce roman peut-être y trouverez vous ce que je n'ai pas trouvé ou pas su y trouver.
Challenge ABC 2014/2015
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MissG
  23 avril 2016
Cher François-Henri Désérable,
Puisque vous avez choisi de vous positionner en narrateur masculin de cette histoire à l'attention d'une jeune fille (dont j'ai bien senti que vous aviez envie de lui ôter ses vêtements et pas uniquement de lui conter fleurette, mais ceci est une autre histoire), à mon tour de vous rendre la pareille et de partager avec vous mon avis sur votre récit.
Soyez assuré que je ne peux détester votre roman, citer dans un texte mon film de référence sur la Révolution Française avec cette scène mythique d'ouverture ne pouvait que vous attirer mes bonnes grâces.
Néanmoins, il n'est ici point question de révolution, quoi que, mais de la vie, de l'oeuvre et de la mort d'Évariste Galois : "Car cette histoire, mademoiselle, n'est pas celle du gladiateur sans nom à la merci d'un seul doigt; non, cette histoire est celle d'Évariste Galois, mathématicien de génie qui mourut en duel à vingt ans.".
Même Arthur Rimbaud, auquel vous vous référez dans votre récit, a réussi à être une étoile moins filante qu'Évariste Galois.
Évariste Galois a eu en tout et pour tout cinq ans pour révolutionner les mathématiques (finalement il est bien question de révolution dans ce qui constitue votre deuxième récit).
Je vous ai lu, j'ai tout compris à Évariste Galois.
Oh rassurez-vous, en disant cela je ne fais pas allusion à la théorie mathématique qu'Évariste a développé, je laisse ce soin à des cerveaux bien plus féconds que le mien dans ce domaine, mais bien à l'essence même qui faisait Évariste Galois, ce génie incompris qui s'est ennuyé ferme sur les bancs du lycée Louis-le-Grand, qui a échoué par deux fois au concours d'entrée à Polytechnique, qui, en désespoir de cause, est entré à l'Ecole Normale Supérieure et a fini par participer à la Révolution de Juillet et a séjourné en prison.
Évariste aurait pu jeter l'éponge, mais que nenni : "Et alors on se dit qu'Évariste aurait pu se morfondre, se révolter, de guerre lasse envoyer chier les mathématiques, mais il aimait les mathématiques, il les aimait passionnément, furieusement, et de nouveau il s'y adonna tout entier, comme Galilée sa lunette braquée sur les étoile s'adonnait à l'astronomie, comme Commode dans Rome à quatre pattes s'adonnait aux sexes des gitons, comme la Rimbe venant de Charleville s'adonnera aux bouts rimés (et peut-être qu'à quatre pattes lui aussi ...).", le voilà reparti de plus belle à noircir des pages et des pages sur sa vision des mathématiques.
Mais voilà, Évariste s'amourache d'une personne du beau sexe, il se retrouve pris dans un micmac sentimental, convoqué à un duel et pan !
C'est le coup fatal, il a vingt ans, il n'a plus le temps de finir ses écrits, ni de les remettre au propre, ni de les compléter, il n'a plus le temps de rien : "Il a vingt ans. Il va mourir. Il n'est pas prêt.".
Clap de fin, au revoir Évariste et claque de plusieurs décennies pour l'avancée des mathématiques, perte d'un génie, d'un enfant pour sa mère, d'un être humain fauché dans la fleur de l'âge.
Jusqu'alors, Évariste Galois était surtout un nom et une théorie de mathématiques, désormais c'est une personne à part entière à qui vous avez redonné vie, même si vous avez beaucoup brodé, parce qu'il n'existe que très peu d'écrits sur lui, même s'il est difficile de se le représenter tant il existe peu de portrait de lui.
De vous je ne connaissais rien, pas même votre précédent écrit, pas même votre seconde vie de hockeyeur sur glace (ni votre minois ma foi assez charmant).
J'ai beaucoup aimé votre style enlevé, vos références culturelles (non mais "La Révolution Française" de Robert Enrico et Richard Effron, si vous saviez ce que j'ai pu regarder ce film en étant jeune ... et même en grandissant ... et la danse de la joie que j'ai faite lorsqu'il a enfin été édité en DVD, parce que ma copie VHS était plus qu'usée), la façon que vous avez de raconter et de jouer avec le lecteur (bon je me demande si l'effet est le même si votre lecteur est de sexe masculin), votre découpage de l'histoire en vingt chapitres, comme l'âge auquel est mort ce génie qu'était Évariste Galois.
Souvent, je suis assez partagée sur l'utilisation du langage moderne et grossier dans un texte narrant une époque bien particulière, finalement ici cela passe très bien et ne m'a pas gênée au cours de ma lecture.
Je dois vous avouer que je suis désormais très curieuse de lire votre précédent ouvrage consacré à Danton (pour ma part j'ai un petit faible pour le meilleur ami bègue de Robespierre, des fois que vous auriez envie d'écrire un nouveau récit autour d'un personnage de la Révolution Française) et que j'attends avec impatience votre prochain match de hockey sur glace même si je ne connais rien non plus à ce sport, ah non pardon, il est ici question de littérature, c'est donc votre prochain roman que j'attends avec impatience.
Soyez assuré, cher François-Henri Désérable, que je n'oublierai pas de montrer votre livre au peuple : il en vaut la peine.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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critiques presse (11)
LaLibreBelgique   07 novembre 2016
Avec "Evariste", vous ne serez pas triste. C’est le génie possible des hommes qui est raconté tambour battant.
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NonFiction   28 avril 2015
On a hâte de se plonger dans un nouvel opus de François-Henri Désérable qui, paraît-il, s’attelle à la tâche, et, pourquoi pas dans une adaptation du présent ouvrage au cinéma.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Lexpress   14 avril 2015
Evariste est un personnage tellement romanesque et incroyable... Il lui fallait un hommage qui le soit tout autant. Pari réussi!
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   08 avril 2015
Une belle biographie romancée écrit d'une plume alerte. Un roman effréné pour raconter la vie d'un personnage fulgurant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   08 avril 2015
Un premier opus de belle facture. A lire.
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LaLibreBelgique   24 mars 2015
Un très beau roman sur la vie d’Evariste Galois qui révolutionna les maths. Un destin fabuleux raconté avec une grande maestria.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Bibliobs   13 mars 2015
Hockeyeur professionnel, voltigeant sur la page comme sur la glace, poussant la phrase comme un palet, François-Henri Désérable s’en donne à coeur joie et fait vibrer le nôtre.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LesEchos   11 mars 2015
Sa plume est alerte, impertinente et coquine. On ne lui connaît pas de goût pour les duels. Il ira loin.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   02 mars 2015
De nombreuses zones d'ombre demeurent dans la biographie officielle du jeune Galois. Désérable les remplit avec la gourmandise, l'enthousiasme et la vigueur du patineur...
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   06 février 2015
Ce livre confirme qu'un écrivain est né et qu'il est prometteur. Néanmoins, le narrateur de François-Henri Désérable fait preuve parfois d'une telle morgue que, séduit par l'originalité de son talent mais agacé qu'il n'en use pas plus délicatement, on a envie de lui chuchoter d'arrêter son numéro, de poser ses cymbales, de dire sans apprêt ce qu'il a dans l'âme, le cœur et les tripes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   24 décembre 2014
Incroyable livre que celui-ci, qui restitue un monde digne d'Alexandre Dumas et suggère une histoire peu académique en se donnant des airs blagueurs. Ce premier roman de François-Henri Désérable, qui fut précédé d'un recueil de nouvelles ancrées durant la Révolution de 1789 (Tu montreras ma tête au peuple, éd. Gallimard, 2013, et en poche chez Folio), est enchanteur, drôle et frénétique.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
EpicteteEpictete   29 octobre 2016
Il n'y a guère que les lycées pour faire trembler le château : quand ils se barricadent, quand la jeunesse est dans la rue, la rue exhale comme un parfum de révolution, de Grand Soir, de lendemains qui fredonnent. Puis les vacances arrivent; chacun rentre chez soi (c'est qu'en fin d'année il y a le bac, l'année prochaine les études de droit, et dans vingt ans le vote à droite).
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MurielTMurielT   05 avril 2015
En février 1832, Nerval n'est pas encore fou. Un coup de filet l'a jeté à Sainte-Pélagie : rêveux et plaintif, il n'y passe qu'une seule nuit. On ignore ce que le Verbe et le Nombre se dirent, on ne sait pas s'ils parlèrent barricades, mathématiques ou poésie, pas plus qu'on ne sait si furent prononcés les mots Cénacles, Jeunes-France et Bouzingo (et on donnerait, pour le savoir, tout Rossini, tout Mozart et tout Weber), mais on sait qu'au matin, quand on vint chercher le Verbe pour lui signifier armes et bagages, il embrassa le Nombre que le Nombre l'embrassa, et que le Nombre et le Verbe promirent de se revoir. Et on sait, bien sûr, qu'il ne se revirent jamais.
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sweetiesweetie   26 octobre 2015
Vous connaissez l'Ancien Régime, sa partition millénaire, vous savez comment elle se joue : les nobles, qui ont les terres, ne font rien et font de l'argent; le clergé, qui a le ciel, ne fait rien et fait de l'argent; le tiers état, parce qu'on lui a promis dans l'autre vie le ciel du second, s'échine dans celle-ci sur les terres des premiers, fait tout, n'a rien, ne fait pas d'argent. Trois ordres, et au-dessus des trois ordres, les trois dignités, le roi qui tient son pouvoir de Dieu, qui est comme Dieu sur terre, qui n'a de comptes à rendre à personne, sauf à Dieu, c'est-à-dire à personne.
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xstxst   16 février 2016
Et puis un soir comme un autre où l'un et l'autre vous essayez de vous séduire, elle dit quelque chose de tout à fait con, une ineptie. En temps normal (et par normal j'entends celui où les oscillations du cœur d'un jeune homme ne sont pas conditionnées par les battements de cils d'une jeune fille), en temps normal donc, vous l'auriez congédiée sans ambages, mais là, non, vous lui pardonnez: vous trouvez ça spirituel. Vous êtes foutu: vous voilà amoureux.
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SauveterreSauveterre   03 octobre 2017
Si je devais écrire un livre sur la vie d'Évariste, il compterait vingt chapitres, pas un de plus, pas un de moins. Vingt, comme le nombre d'années qu'il vécut. Rien du tout à l'échelle de l'humanité. ; pas grand chose à celle d'une vie ; assez pour que cette vie ait compté. Et cela grâce à une nuit, une seule : la dernière.
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