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Note moyenne 3.64 /5 (sur 346 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 14/01/1920
Mort(e) le : 17/01/2011
Biographie :

Jean Dutourd, né le 14 janvier 1920 à Paris est un romancier et essayiste français, membre de l'Académie française.

Jean Dutourd a été conseiller littéraire au sein de la maison Gallimard de 1950 à 1966. Il a été aussi éditorialiste et a succédé à Paul Gordeaux comme critique dramatique au quotidien France Soir.
Il a tenu une chronique hebdomadaire d'un quart d'heure sur Radio Courtoisie, dès la création de cette station en 1987, jusqu'en 2007.
Il a rencontré Gaston Bachelard à la Sorbonne : le philosophe a été témoin de son mariage.

Il est longtemps intervenu presque quotidiennement au cours de l'émission Les Grosses Têtes, sur RTL, présentée par Philippe Bouvard, émission au cours de laquelle il n'hésitait pas à tricher avec la complicité de sa femme. Par la suite, il répondait tous les jours par téléphone à deux questions posées par Philippe Bouvard et, une fois dans l'année, se rendait à l'émission en qualité d'invité d'honneur. Il a arrêté sa participation quotidienne à l'émission depuis septembre 2008.

De sensibilité monarchiste, Jean Dutourd est membre du comité de soutien du mouvement L'Unité capétienne, où l'on trouve les noms de Marcel Jullian, André Castelot, Gonzague Saint-Bris, Reynald Secher ou encore Georges Bordonove. Il s'est présenté sous les couleurs de l'Union démocratique du travail (mouvement des Gaullistes de gauche) aux élections législatives de 1962. Par la suite, il s'affirmera et sera reconnu comme un homme de droite.

Le 14 juillet 1978, une bombe fit sauter son appartement.

Jean Dutourd est élu membre de l'Académie française le 30 novembre 1978. Il est également élu à l'Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, où il est reçu le 8 mai 1989.


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Source : Wikipedia
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AU BON BEURRE Extrait du téléfilm Au bon beurre.. Ce roman de Jean Dutourd se déroule pendant la période de l'occupation allemande de la France. Un crémier opportuniste et peu scrupuleux se livre à l'activité du marché noir en se convaincant du bien-fondé de ses actes. Deux intrigues principales suivent le destin du couple Poissonnard qui tient une crèmerie « Au Bon Beurre » en plein Paris dans les années 1940 et d'un jeune homme, Léon Lécuyer, fils d'une de leurs clientes et ancien prisonnier de guerre évadé. Cette période, où comme disait Pompidou, les français ne s'aimaient pas..
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Citations et extraits (155) Voir plus Ajouter une citation
Jean Dutourd
genou   20 février 2017
Jean Dutourd
"Le Plumier d'or"

..... Jadis on n'entendait dans les rues que le pas des piétons et des

chevaux ou les disputes des ivrognes. Cela devait être exquis.

D'ailleurs les vieilles filles ne cessaient d'épier la rue derrière leur

rideau, ce qu'elles ne font plus de nos jours, et pour cause : il n'y a plus rien à voir que des bagnoles qui roulent. De même les guerres avaient quelque chose d'écologique, avant l'invention de la poudre.

On n'entendait que les cris de Peaux-Rouges des guerriers, le

cliquetis des rapières, les sonneries de trompettes, le roulement des

tambours. Ah ! les belles guerres silencieuses, humaines oserai-je dire ! Et assez économiques, à ce qu'il semble. Elles faisaient beaucoup moins de victimes que nos guerres actuelles, mondiales et autres, où les bombes démolissent tout, peuples et pays.

Bref, mes enfants, il faut en prendre votre parti : le silence n'existe plus. C'est une pièce de musée. Ou alors il faut faire comme Alceste : aller se réfugier dans un désert. Et encore : on risque d'y rencontrer un Bédouin muni d'un transistor.

Jean Dutourt



Texte en entier

Invités à l'Hôtel de Ville de Paris, le 5 mai, pour la remise des prix de notre concours de langue française, "Le Plumier d'or" (cf. DLF 192, p. XI), les lauréats ont eu la joie d'entendre notre président traiter à son tour le sujet de rédaction de la finale :



Le silence est-il pour vous un ennui, un besoin, une angoisse, un bonheur ?

Mesdemoiselles, Messieurs, ou plutôt mes chers enfants, vous vous êtes donné un tintouin du diable pour traiter un sujet très difficile, quasiment un problème philosophique. Il m'a semblé que la moindre des choses que je pouvais faire pour vous féliciter de votre bravoure était de le traiter à mon tour . Ou sinon de le traiter d'essayer de l'éclairer par un ou deux côtés auxquels vous n'aviez peut-être pas songé.

Le prix du silence en tant que rareté ou denrée de luxe est une notion toute récente. Elle n'a pas un siècle d'âge. Avant cela le silence était naturel à l'homme. Il ne coûtait rien, on vivait dans le silence sans y faire attention comme le Bourgeois gentilhomme parlait en prose. Dès que l'on ne faisait plus la conversation avec ses amis ou ses proches, le silence était là. On n'avait que trop de silence. Car c'en était bel et bien, même s'il était tout plein de petits bruits : tic-tac d'une horloge, pétillement d'un feu de bois, bourdonnement d'une mouche, craquement d'un vieux meuble, cri d'un chien dans le lointain, etc.

Aujourd'hui c'est tout le contraire, il n'y a plus de silence nulle part. Le solitaire qui rentre chez lui s'empresse d'allumer la radio ou la télé qui lui rabâchent une foule de sottises et qui apprennent au pauvre peuple à mal parler .

Le silence est un produit de la société industrielle et scientifique dans laquelle nous sommes entrés depuis cinquante ans. Le progrès technique se manifeste par un bruit incessant. Et non pas n'importe quel bruit, hélas ! Mais un vilain bruit discordant, assourdissant, écœurant, exténuant. Le mot de pollution, si à la mode, est tout à fait de mise ici : nos oreilles sont polluées par le bruit moderne, comme nos poumons par les gaz d'échappement des voitures.

Jadis on n'entendait dans les rues que le pas des piétons et des chevaux ou les disputes des ivrognes. Cela devait être exquis. D'ailleurs les vieilles filles ne cessaient d'épier la rue derrière leur rideau, ce qu'elles ne font plus de nos jours, et pour cause : il n'y a plus rien à voir que des bagnoles qui roulent. De même les guerres avaient quelque chose d'écologique, avant l'invention de la poudre. On n'entendait que les cris de Peaux-Rouges des guerriers, le cliquetis des rapières, les sonneries de trompettes, le roulement des tambours.

Ah ! les belles guerres silencieuses, humaines oserai-je dire ! Et assez économiques, à ce qu'il semble. Elles faisaient beaucoup moins de victimes que nos guerres actuelles, mondiales et autres, où les bombes démolissent tout, peuples et pays.

Bref, mes enfants, il faut en prendre votre parti : le silence n'existe plus. C'est une pièce de musée. Ou alors il faut faire comme Alceste : aller se réfugier dans un désert. Et encore : on risque d'y rencontrer un Bédouin muni d'un transistor.

Jean Dutourt



http://www.langue-francaise.org/dlf193.PDF
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genou   04 janvier 2017
Dutouriana de Jean Dutourd
Mourir, pour un jeune homme, c'est lui voler son avenir; pour un vieillard, lui voler son passé.
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genou   31 décembre 2016
La fin des Peaux-Rouges de Jean Dutourd
On n'a jamais le dernier mot avec les personnes de mauvaise foi !
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Jean Dutourd
Kittiwake   09 août 2015
Jean Dutourd
La plupart des gens traversent la vie avec pour tout bagage une centaine de proverbes. Ils se feraient couper en morceaux plutôt que de l'avouer, ils n'en sont même pas toujours conscients ; mais ces cent proverbes leur permettent de tenir soixante ou quatre-vingts ans sans catastrophe majeure, tout aussi bien que s'ils se réglaient sur les principes de Kant ou de Platon.
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aouatef79   07 août 2018
Au bon beurre ou Dix ans de la vie d'un crémier de Jean Dutourd
Quoiqu'elle fît ,Julie Poissonard fleurait toujours le Brie-Coulommiers :elle était crémière .Au grand soleil de juin 1940 ,sur la route de Bordeaux où le Gouvernement l'avait précédée ,un homme qu'elle recueillit dans sa camionnette, lui dit : Tu sens le fromage,ma petite mère .Si t'es pas crémière ,moi je suis le pape .Cet homme portait l' uniforme des zouaves et buvait du vin rouge sans offrir à personne . Julie Poissonard pensa : Le monde est mauvais .
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kateginger63   29 août 2019
Au bon beurre ou Dix ans de la vie d'un crémier de Jean Dutourd
La loyauté et la confiance ne sont jamais plus grandes ni plus éclatantes que lorsque aucune loi ne les sanctionne.
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Jean Dutourd
tynn   13 avril 2017
Jean Dutourd
J'aime recevoir des lettres anonymes parce que je n'ai pas à répondre.
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Jean Dutourd
Stockard   27 septembre 2018
Jean Dutourd
Un authentique chagrin d'amour enferme en lui-même celui qui l'éprouve ; c'est comme une seconde cristallisation, plus solide que la première, et plus durable car, dans ce domaine, contrairement au proverbe, les absents ont toujours raison. L'être aimé vous eût-il dit adieu à jamais, vous eût-il accablé des plus grandes cruautés, on ne parvient pas à lui être infidèle, on est d'autant plus enchaîné charnellement à lui qu'il est invisible.
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sylviedoc   18 mai 2020
Au bon beurre ou Dix ans de la vie d'un crémier de Jean Dutourd
(sous l'occupation), Paris, à sept heures du matin, au mois de juillet, offrait un spectacle ravissant. (...)Le ciel pâle, le soleil naissant, les portes cochères closes, tout conspirait à redonner à ces lieux une sérénité et une jeunesse qu'on est guère accoutumé à leur voir. L'Arc de Triomphe se dressait sur la Place de L'Etoile comme une meza au milieu du désert mexicain. On le contourna, puis les vélotaxis, en roue libre, descendirent les Champs-Elysées, large fleuve d'asphalte, calme Saône que n'encombrait nul esquif.

- Regarde bien, dit Charles-Hubert à son fils. C'est les Champs-Elysées. C'est la plus belle rue du monde et y a pas un chat.

- Ce que c'est mort, tout de même ! cria Julie en se retournant vers son époux qui la suivait à quatre ou cinq mètres.

Mettant ses mains en porte-voix, Charles-Hubert répondit :

- Te casse pas la tête, ça se remettra en marche avec le commerce !
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Jean Dutourd
sylviedoc   13 mai 2020
Jean Dutourd
Le monde, désormais, comptait deux catégories d'êtres : ceux qui se débrouillaient, et les autres. Les Poissonard, éminents représentants de la première catégorie, se sentaient très forts. Ils avaient trouvé le moyen d'être systématiquement malhonnêtes, ce rêve des honnêtes gens, et n'en éprouvaient pas de honte.
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