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Note moyenne 3.69 /5 (sur 52 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bordeaux, France , le 26/07/1940
Mort(e) le : 23/08/2021
Biographie :

Né en 1940, agrégé et docteur d’état en philosophie, Jean-Luc Nancy est professeur émérite à l’Université Marc Bloch de Strasbourg, où il a enseigné tout en étant régulièrement professeur invité de plusieurs Universités étrangères. Parmi ses travaux, à côté des thèmes de la communauté, du Corps et de l’Adoration, la réflexion sur les arts et le travail avec des artistes occupent une place importante.
Élève et ami de Derrida, il a publié de nombreux essais, seul ou avec Philippe Lacoue-Labarthe.

Il a écrit sur ou avec des artistes, des poètes, des photographes. Il a commenté des oeuvres célèbres (du Caravage, de Simon Vouet, de Pontormo), il a collaboré à une chorégraphie de Mathilde Monnier et il a travaillé sur le cinéma de Kiarostami. Principaux ouvrages sur l’art : Les Muses, Visitation –de la peinture chrétienne-, Le Regard du portrait, Au fond des images.
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Source : http://www.mba-lyon.fr/mba/sections/fr
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Avec Tiphaine Samoyault, Michel Deguy, Guillaume Métayer, Claude Mouchard, Martin Rueff & Luc Champagneur Depuis 1977, la revue Po&sie ne cesse de traduire et de réfléchir sur la traduction « impossible-possible » de la poésie. Elle a saisi l'occasion de la publication des livres de Tiphaine Samoyault (Traduction et violence, le Seuil, 2020) et de Guillaume Métayer (A comme Babel, traduction, poétique, éd. la rumeur libre, 2020) pour revenir sur les tâches des traductrices et des traducteurs. Elle a donc consacré trois numéros à cette grande affaire : Traduire/Celan et Et, en traduisant, traduire. Des textes théoriques (Antoine Berman, Michel Deguy, Marc de Launay, Robert Kahn, Jean-Pierre Lefebvre, Jean-Luc Nancy) ; un dialogue avec Tiphaine Samoyault, mais aussi un grand nombre de traductions inédites (un immense dossier turc, mais aussi Lermontov) ou de retraductions (Arioste, Eliot, Goethe, Milton entre autres) composent ce bouquet dense. À lire – Les trois derniers numéros de la revue Po&sie aux éditions Belin : Traduire/Celan (2020, n°4) et Et en traduisant, traduire (2021, n°1 et 2).

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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Jean-Luc Nancy
julienraynaud   28 janvier 2016
Jean-Luc Nancy
Les hommes ne voient jamais l’histoire dans laquelle ils sont emportés.
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Jean-Daniel   04 septembre 2019
La jouissance de Jean-Luc Nancy
Il y a une forme d’indépendance qui s’acquiert avec la jouissance, qui implique du courage, de savoir dire à l’autre ce que nous désirons sans avoir peur de ne pas se conformer aux normes.

Adèle Van Reeth
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deuxquatredeux   13 septembre 2015
Etre singulier pluriel de Jean-Luc Nancy
L'être est ensemble, et il n'est pas un ensemble.
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Lavieestunlongfleuvetranquille   17 décembre 2021
L'intrus de Jean-Luc Nancy
Isoler la mort de la vie, ne pas laisser l'une intimement tressée dans l'autre, chacune faisant intrusion au coeur de l'autre, voilà ce qu'il ne faut jamais faire.
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Julian_Morrow   03 mai 2019
Los Angeles ou la ville au loin de Jean-Luc Nancy
Dans les collines tout devient sinueux, serpentin, tout dévale, les arbres et les toits déboulent les uns sur les autres, mais cette disposition générale n’est pas changée. Les maisons ne sont pas plantées dans les collines : elles tiennent à peine sur la pente. C’est l’ordonnance de la ville américaine dès qu’elle n’est plus, comme on dit, une ville, c’est à dire hors de New York, de San Francisco et de quelques autres rares cités assemblées, serrées et modelées sur elles-mêmes, dessinant une figure qu’on peut croire identifiable. À Los Angeles (on dit L.A., nom siglé, clair et léger pour l’énorme étendue brumeuse), les noeuds des freeways s’enlèvent au-dessus de cet espace sans lieu, sans localité.



(p.15)
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Jean-Luc Nancy
pgremaud   25 octobre 2020
Jean-Luc Nancy
Depuis l'annonce de la mort de Dieu par Nietzsche, nous sommes entrés dans une période d'incertitude. Je pense souvent à la phrase de Jean-Christophe Bailly, qui écrit dans "Adieu" : "L'athéisme n'a pas été capable d'irriguer son propre désert." Il le constate en athée convaincu, en se posant la question de l'invention d'un autre sacré, d'un autre divin, résolument athée. Je pense que son diagnostic est parfaitement exact. La civilisation moderne n'a rien proposé en remplacement de la figure de Dieu qui s'est effacée. J'ai la certitude qu'il va se produire une nouvelle révolution spirituelle, que le temps est arrivé pour cela. Mais cela prendra peut-être trois siècles...

(dans "La Croix L'Hebdo" no 53 16 octobre 2020)
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Lavieestunlongfleuvetranquille   17 décembre 2021
L'intrus de Jean-Luc Nancy
Pourquoi survivre en général ? que signifie "survivre" ? est-ce d'ailleurs un terme approprié ? en quoi une durée de vie est-elle un bien ? j'ai alors cinquante ans* : cet âge n'est jeune que pour une population de pays développé à la fin du XXème siècle... Mourir à cet âge n'avait rien de scandaleux il y a deux ou trois siècles seulement.



* Quand l'auteur s'est fait greffer un nouveau coeur
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niouar_allaouz   25 mars 2017
Noli me tangere de Jean-Luc Nancy
L’amour et la vérité touchent en repoussant: ils font reculer celle ou celui qu’ils atteignent, car leur atteinte révèle, dans la touche même, qu’ils sont hors de portée. C’est d’être inatteignable qu’ils nous touchent et qu’ils nous poignent. Ce qu’ils approchent de nous, c’est leur éloignement: ils nous le font sentir, et ce sentiment est leur sens même. C’est le sens de la touche qui commande de ne pas toucher. Il est temps, en effet, de le préciser: Noli me tangere ne dit pas simplement «ne me touche pas», mais plus littéralement «ne veuille pas me toucher». Le verbe nolo est le négatif de volo: il signifie «ne pas vouloir». En cela aussi la traduction latine déplace le grec mè mou haptou (dont la transposition littérale eût été non me tange). Noli: ne le veuille pas, n’y pense pas. Non seulement ne le fais pas, mais même si tu le fais (et peut-être Marie-Madeleine le fait-elle, peut-être sa main s’est-elle déjà posée sur la main de celui qu’elle aime, ou sur son vêtement, ou sur la peau de son corps nu), oublie-le aussitôt. Tu ne tiens rien, tu ne peux rien tenir, et voilà ce qu’il te faut aimer et savoir. Voilà ce qu’il en est d’un savoir d’amour. Aime ce qui t’échappe, aime celui qui s’en va. Aime qu’il s’en aille.
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PGilly   12 mars 2021
Un trop humain virus de Jean-Luc Nancy
De fait le virus nous communise. Il nous met sur un pied d'égalité (pour le dire vite) et nous rassemble dans la nécessité de faire front ensemble.
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Jean-Luc Nancy
Partemps   08 octobre 2021
Jean-Luc Nancy
2/

Difficile d’aller à l’esprit, en effet. Le distant, l’impénétrable… Parfois la peinture en dit long là-dessus, comme certains autoportraits… Que faire d’ailleurs de ce regard qui ne nous concerne pas vraiment, entièrement pris dans la singularité de son lieu ? Quelque chose d’intrusif ?



J’ai plutôt écarté l’autoportrait : je l’ai subordonné au portrait en général, en tant qu’il est toujours portrait de l’« auto », du rapport à soi (au lieu de poser l’autoportrait d’un côté, du côté d’un renvoi à soi, et de l’autre côté le portrait comme vision de l’autre). Il m’a semblé que le portrait montre sans réserve que l’autoposition imputée au « sujet » n’a jamais lieu que par, dans et comme un portrait. Donc, a lieu exposée ou s’exposant. En ce sens en effet, un intrus est indispensable : un autre qui m’expose.



Quel est l’intrus qui me fait sortir du ventre maternel ? Est-ce la mère ? le père ? moi-même ? moi-même à moi-même déjà intrus dès ma conception ? Pourquoi sortir du ventre et se montrer ? peut-être parce que justement j’étais un intrus dans ce ventre ? (c’est une amie philosophe, Sylviane Agacinski, qui m’a écrit après avoir lu L’Intrus qu’il faudrait parler de cet intrus qu’est l’enfant dans sa mère…). Vous dites : ce regard du portrait reste pris dans son lieu : mais non, je ne crois pas, justement pas : il irradie de son lieu singulier une capacité d’universel qui pourtant reste singulier et ne peut être universel que singulièrement…



Le corps s’expose, s’écarte de lui-même autant que s’écartent les singularités qui le peuplent. Vous semblez préoccupé, ces derniers temps, par un type d’espace sans cesse menacé de dispersion. Est-ce là le statut nouveau du corps qui reçoit ses mains ou son cœur du dehors ?







Pourquoi dire « menacé » ? L’extériorité, la dispersion sont toujours ressenties dans l’ordre de la menace. L’intériorité, l’intimité sont le « dedans », le foyer, l’identité… Or nous savons ce dont sont capables (ou incapables) les identités crispées… Mais il est vrai qu’il y a aussi dans notre actualité un éloge hâtif de la multiplicité et de la fragmentation, etc. En vérité, ce qui est à penser, c’est qu’une identité (une « intériorité ») n’advient – car il faut qu’elle advienne, c’est hors de doute – que quelque part (dans un corps, par exemple, dans tel corps) : mais quelque part implique la pluralité des « parts », des places, des lieux et des avoir-lieux. Il faut toujours un lieu-tenant de l’identité. Qui dit un lieu dit plusieurs lieux et leur exposition entre eux (ouvertures, frontières, passages, partages). Et que vienne une circulation inouïe jusqu’à nous des organes – bientôt sans doute entre des animaux et l’homme – qu’est-ce d’autre que la gigantesque intrication de la technique et de la nature que la nature a engagée depuis qu’il est issu d’elle un anthropoïde, un animal à outils et à symboles ? Dans cet animal, la « nature » s’est faite son propre « art » – à ses risques et périls…



Qu’est-ce précisément pour vous que le lieu, occuper le lieu ? Le lieu propre ne s’ouvre-t-il pas sur un lieu commun, une communauté ?



Occuper le lieu ? justement pas « occuper », pas comme une armée d’occupation. Non pas être là et s’y installer, au mépris des singularités du lieu, mais tenter d’être-le-là (comme voulut le penser Heidegger) : de se faire l’ouverture d’un lieu, cela par quoi il ouvre sur d’autres lieux – car sans cela il n’y a plus de lieu, il y a des places, des positions, rien d’autre – un « lieu », c’est d’abord une capacité de sens hors du lieu



Mais ce corps démembré-remembré est-il susceptible de rejaillir sur la constitution du corps social ? A cet égard pourrait-on envisager le mythe de Frankenstein comme le lieu d’émergence d’un homme nouveau – pour autant que Frankenstein puisse faire figure d’intrus dans la lignée des descendances ? (Il n’a pas de mère, cette mère dont vous parliez plus haut. C’est un corps sans filiation qui compose ses rapports avec des individus nombreux et qui n’exclut pas, peut-être, un cœur de femme. C’est un nouveau Christ dans son genre, un ressuscité d’un type nouveau)



C’est tout le « corps social » qui est désormais en proie à des processus très complexes de transformation, au point de devoir se demander en quel sens il est ou n’est pas « corps ». Nous avions eu le « corps du roi ». Puis le « peuple en corps ». Mais toujours, en somme, un corps organisé et ordonné en une autonomie souveraine. La « souveraineté » a un sens aussi longtemps qu’on peut désigner le « plus rien au-delà » que son nom signifie (souverain = au-dessus de tout). Mais désormais – c’est cela, l’extrême contemporain (pour reprendre la devise de Michel Deguy) – il faut voir la souveraineté se déconstituer d’elle-même : un autre rapport s’engage. Ni corps social, ni « lien » (terme à tout faire), ni « communauté » (trop en intériorité) : la complexité et la relative obscurité de l’« avec » : être « avec », c’est extérieur/intérieur, l’un et l’autre et ni l’un ni l’autre.



On dira que vous avez un entretien avec moi, mais aussi qu’il y a sur la table un clavier avec une souris, ou bien que Céline sort avec Mikhaîl : « avec » dit beaucoup de choses compossibles et incompossibles. Mais je ne verrais pas Frankenstein ici – pas du moins selon ma perception spontanée de ce mythe. Pour moi, Frankenstein est vieilli : il est d’ailleurs vieux dès qu’il est fait. Il est un assemblage mimétique d’un corps : pour nous, il s’agit d’autre chose, d’un tout autre mode de com-position ou de com-parution, de com-possibilité : compossibilité d’incompatibilités, peut-être, com-passibilités. Une humanité qui n’a plus un modèle qu’elle singerait par un monstre, mais qui discerne devant elle les traits indiscernables d’un à-venir qu’elle voit venir en tant qu’inconnu, monstrueux peut-être, peut-être monstratif d’un autre homme… Mais votre interprétation de Frankenstein est ici différente, et je vous l’accorde !
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