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3.52/5 (sur 119 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Berne , le 19/12/1929
Biographie :

Paul Nizon est un écrivain suisse.

Son père était un chimiste et chercheur d'origine russe, inventeur d'un médicament contre le lupus. Il étudie l'histoire de l'art et celle de la littérature allemande à Berne et Munich. De 1956 à 1957 il s'isole dans le Spessart afin de se consacrer entièrement à sa thèse sur Vincent van Gogh.

Il commence à publier vers la fin des années 1950, il travaille alors en tant qu'assistant au musée d'Histoire à Berne. Il vivra à Berne et Zurich comme assistant de musée et critique d'art au quotidien "Neue Zürcher Zeitung" jusqu’en 1959, date à laquelle paraît son premier livre "Les Lieux mouvants".
Plutôt bien accueillie, la parution des Lieux mouvants lui permet d’obtenir une bourse littéraire et de profiter en 1960 d’une année à Rome. En 1961, toujours étudiant, il part cette fois-ci pour Barcelone. À son retour en Suisse, il quitte son travail de journaliste.

Mais ce n’est qu’en 1961, après l’expérience de Barcelone, relatée dans "Immersion", qu’il se consacre pleinement à l’écriture et publie "Canto" (1963).

Après plusieurs années de pérégrinations et de ruptures, il revient à la vie littéraire en 1971, et publie notamment "Stolz" (1975), "L’Année de l’amour" (1981), "Chien. Confessions à midi" (1998), et un recueil de récits et de réflexions intitulé "Le Ramassement de soi" (2008).

En 1977, il hérite de sa tante d’un petit appartement à Montmartre et s’installe définitivement à Paris et devient écrivain libre. Pour la troisième fois en moins de trente ans, il se remarie à Paris.

En 1988, "Stolz" reçoit le prix France Culture et lui vaut une reconnaissance internationale. Toutes les œuvres qui suivront se superposeront de plus en plus à sa vie.

Son œuvre a été récompensée par de très nombreux prix littéraires, dont, en 2010, le prestigieux Prix national autrichien pour la littérature européenne.
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Le dj performer Prieur de la Marne rassemble des films amateurs en 8 mm pour raconter en musique et en 8 mouvements les turpitudes de la maladie d'Amour ; de l'instant crush à la déception en passant par le baiser volé, la conquête amoureuse, l'étreinte, l'amour fou et les adieux. Dans cette nouvelle création, il explore par un biais nouveau les tréfonds de son âme passant de la nostalgie au secret espoir d'un retour durable de l'être aimé… Pour ce projet, Prieur de la Marne a demandé à des invités d'enregistrer des textes auxquels il est attaché et qui servent son récit. Ainsi Augustin Trapenard, Rebecca Manzoni, Zabou Breitman, Yelle, Blandine Rinkel, Anouk Grinberg, Juliette Armanet, ou encore Élodie Frégé prêtent leur voix au travers de textes de Pier Paolo Pasolini, René Barjavel, Jean Giono, Guillaume Apollinaire, Laure Anders, Paul Nizon, Marguerite Duras, Romain Gary… Commande de Latitudes Contemporaines (Lille)

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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
La vie, ça se perd ou ça se conquiert. Moi je suis à sa recherche. Lorsque je précise que je cherche la vie, je veux dire que je cherche à devenir vivant, à être réveillé, un éveil, oui, un éveil. Me réveiller de cet état de confusion, d’incertitude, d’ennui, de mélancolie, de désespoir, de léthargie, où je me débats pour conquérir la réalité ?
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Je n’étais plus que moi-même, rien d’autre ne m’importait. J’étais heureux, heureux à en pleurer, tout seul à Paris. Libre.
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Ecrire. Je crois que le sentiment érotique, plus exactement sa naissance, se confond avec l’apparition du besoin d’écrire. Ce fut dans les deux cas une vague de volupté, une confusion de tous les sens.
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A propos du drame,de la souffrance,de la pauvreté et de l'innocence,il écrit : "...je préfère ma douleur à l'oubli ou à l'indifférence..." (Lettre 320 à Théo)
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je n'aurai jamais cru que la liberté put être une sorte de prison, la liberté, ça peut être une forêt vierge ou un océan, il peut t'arriver de t'y noyer ou de t'y perdre sans jamais plus retrouver le chemin du retour. [...] Il va me falloir la morceler, la planter, la cultiver, la reconvertir au moins partiellement en occupation [...]
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Lorsque j’avais encore un emploi, le quotidien tu travail m’étouffait. Ficelé en gerbes d’heures, il m’apparaissait comme la répétition éternelle de l’identique. Anesthésiant. Qu’est-ce que j’entends au juste par quotidien ? Le quotidien des autres ? La somme de tous les quotidiens ? Ou bien quotidien est-il un terme mal approprié ? Est-ce que je veux dire liberté ?
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L’avenir j’ai réfléchi. Ainsi, récemment, j’ai pensé à un numéro d’acrobatie où celui qui saute du trapèze ne serait pas rattrapé par les mains, mais ne tomberait pas non plus. Il disparaîtrait dans les airs, tout simplement. Il disparaîtrait, insistai-je.
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Je ne voyais pas pourquoi il me fallait peiner à l’école, tout comme plus tard je n’eus pas la concentration nécessaire pour faire des études et obéir à une discipline de vie et de travail. Il y avait toujours quelque chose qui me retenait. Je déviais toujours. En fait je n’ai pas fui les mariages et les emplois, j’ai simplement dévié. Je ne pouvais vivre qu’en transit, ou bien entre deux chaises, comme on dit. Dès que j’étais installé dans un appartement ou un emploi, les choses perdaient leur saveur. Je connaissais tout d’avance, et ce monde connu s’étendait devant moi comme un désert. Comme je m’ennuyais !
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Dès que j'avais un emploi, je le jouais plus que je ne l'exerçais. Je ne pouvais jamais m'y donner vraiment, j'avais d'emblée l'impression d'être dans des vêtements d'emprunt et de circuler avec de faux papiers. (...) Comme si non seulement je n'avais aucun droit au travail, aucune légitimité, mais aussi aucun droit à l'existence. Et bien vite je partais. Un seul objectif, retrouver la rue et plonger. Il n'y a que dans la rue que je me sentais bien, en transit, enfoncé dans le quotidien des autres. (p.31)
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Il y en a des millions comme moi, rejetés de leur emploi, de leur chez-soi, dans la rue. C'est le siècle des déportations, des exodes, des camps, des nettoyages ethniques, des grandes migrations qui se termine maintenant. Des millions de gens sont le rebut de la société, morituri. Je suis comme eux, et je suis une sorte de simulateur parmi eux - suivre le mouvement. Manifestement, je n'ai jamais eu le vrai goût de la vie et la gravité qui est son corollaire, surtout la persévérance. Je pourrais évoquer les circonstances familiales, défaut dans ma trame. En place d'une maison, d'un enracinement familial : un lieu de passage, un hôtel. Je ne cherche pas d'explication, les choses sont comme elles sont. Simplement, je ne sais pas si elles vont pouvoir continuer. Je suis trop vieux pour la Légion étrangère. Trop indolent pour mener une vie de gangster, trop lâche. (P.102)
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