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Note moyenne 3.97 /5 (sur 137 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Perpignan (Pyrénées-Orientales) , le 31/03/1909
Mort(e) à : Montrouge , le 06/02/1945
Biographie :

Robert Brasillach est un écrivain, journaliste et critique de cinéma français.

Ancien élève du lycée de Sens où il a pour professeur Gabriel Marcel, Robert Brasillach est, après trois ans de classe préparatoire littéraire au lycée Louis-le-Grand, admis à l'École normale supérieure en 1928, période qu'il décrira longuement dans les premiers chapitres de Notre avant-guerre, livre de mémoire écrit en 1939-1940.

Il assura une chronique littéraire dans le quotidien L'Action française et dans L'Étudiant français durant la première moitié des années 1930.

Auteur de l'entre-deux guerres et de la Seconde Guerre mondiale, il fut, de 1937 à 1943 rédacteur en chef de l'hebdomadaire Je suis partout, dans lequel il laissa transparaître sa haine des Juifs, du Front populaire, de la République, et, sous l'Occupation, son admiration du IIIe Reich.

La violence de ces attaques conduira à son arrestation à la fin de la guerre et il sera emprisonné à Fresnes ou il attendra son procès et sa condamnation à mort en dépit d'une demande de grâce signé par Mauriac, Malraux, Camus... mais celle-ci sera refusé par le Général De Gaulle.

Il est fusillé le 6 février 1945 au fort de Montrouge.

Il laissa avant de mourir de très émouvants poèmes qui sont parus sous le titre "Poèmes de Fresnes".
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Mon pays m'a fait mal - Robert Brasillach, dit par Pierre Fresnais
Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
aleatoire   10 mars 2012
Poèmes de Fresnes de Robert Brasillach
Et ceux que l'on mène au poteau,

Dans le petit matin glacé,

Au front la pâleur des cachots,

Au coeur le dernier chant d'Orphée.

Tu leur tends la main sans un mot,

O mon frère au col dégrafé...



Chant pour André Chénier
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michfred   27 septembre 2015
Anthologie de la poésie grecque de Robert Brasillach
Xénophane: Les Dieux et nous



L'homme croit que les dieux ont sa propre nature

Même corps, même voix, et semblable vêture;



Le nègre voit camus et noir le nez des dieux,

Le dieu bulgare est roux et il a les yeux bleus.

Mais si avaient des mains les lions et les bœufs,

S'ils faisaient œuvre humaine et savaient dessiner,

On verrait dessiner des figures de dieux

Pareilles aux chevaux si les chevaux peignaient,

Et pareilles aux bœufs s'il s'agissait de bœufs,

Et l'on verrait ainsi des corps divins semblables

A ce qu'inspirerait chaque espèce animale.
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Robert Brasillach
moravia   26 novembre 2019
Robert Brasillach
La plaine russe est toujours aussi monotone. Le paysage ne change pas, avec ses marécages, ses bois, ses champs pelés. Parfois, de petits bœufs noirs et blancs, des troupeaux. Les villages sont rares. Et soudain, contre une éminence, deux ou trois isbas, neuves ou vieilles, mais point différentes de celles qu’on peut voir ailleurs. Une différence cependant, et assez importante : accroché à son haut mât, le drapeau français flotte, tout seul, dans le vent russe. Tout seul. On ne saurait manquer d’être saisi d’apercevoir d’un coup l’énorme aventure, la solitude insolite, si l’on ose écrire, de ces couleurs sur la plaine infiniment éloignée, ce qu’elles représentent. Il serait difficile au plus froid de n’être pas profondément touché. Nous sommes dans un petit poste de la Légion française contre le bolchevisme.

(Sur le front de l'Est avec la Légion française. Avril 1943)
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cathcor   20 mai 2012
Anthologie de la poésie grecque de Robert Brasillach
Ah! que ne suis-je ton miroir

Que toujours tu veuilles me voir!

Si je pouvais être ta robe

Afin que toujours tu me portes!

Je voudrais devenir cette onde

Où tu t'en viens baigner ton corps.

Je voudrais, mon amie, encor

Etre le parfum qui t'inonde,

La bandelette de tes seins,

Ou la perle à ton corps portée.

Je voudrais être la sandale

Et qu'au moins me foulent tes pieds.



ANACHREONTIQUES
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Pchabannes   22 août 2010
Le marchand d'oiseaux de Robert Brasillach
Observateur de Paris, des marchés, de la vie.



“Le large choux aux grosses veines gonflées à éclater d’un sang vert et crayeux, les caisses de haricots roux, pleines d’un gravier rutilant, les pois cassés, les sacs qui sentent la toile et où la main plonge dans les lentilles crissantes, les bouquets de carottes taillées dans la brique, les tomates de la fin d’automne, crevées par endroits, talées de brun et de violet, au cœur fibreux, mais toutes giclantes encore d’un sang pâle, s’amoncellent sur des planches gluantes, devant la vitrine. […] Dans les vitrines, devant les boîtes de conserves en piles, où se reflète une lumière sourde, les gros plats de faïence blanche portent quelques mottes de beurre, où tous les jaunes se marient, jaune un peu vert, juste sous les boîtes, jaune paille, jaune cendré, jaune des cierges anciens, jaune des gants de marié, jaune frais, blanc à peine crémeux. Le Hollande couleur de pomme, fendu d’un coup et comme éclaté, montre sa chair épaisse à coté du gruyère huilé et suant sous sa croûte pareille au sol des basses-cours couvertes d’ordures. A ses cotés, le bleu d’Auvergne, granit à peine souillé, le Roquefort somptueux, rutilant de toutes les splendeurs vertes et bleues de la putréfaction, gras, beurré et déjà effrité en onctueux éboulements, - et le Gorgonzola blafard rongé de lèpres presque noires.”
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PiertyM   04 avril 2014
Les Sept Couleurs de Robert Brasillach
Si j'avais à donner une belle image, peinte ou sculptée, de la volupté, je ne choisirais pas de jeunes amants



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Pchabannes   29 juillet 2009
Présence de Virgile de Robert Brasillach
‘’Le charme des souvenirs d’enfance est sans doute dans cette faculté d’étirer, d’étendre en tous sens, espace et temps, une journée de soleil, une aventure.’’
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michfred   27 septembre 2015
Anthologie de la poésie grecque de Robert Brasillach
Poème de Sapho: A une aimée



il goûte le bonheur que connaissent les dieux

Celui qui peut auprès de toi

Se tenir et te regarder, Celui qui peut goûter la douceur de ta voix,



celui qu peut toucher ton rire,

Mais moi, ce rire, je le sais,

Il fait fondre mon cœur en moi.



Ah! moi, sais-tu, si je te vois,

Fût-ce une seconde aussi brève,

Tout à coup alors sur mes lèvres,

Expire sans force ma joie.



Ma langue est là comme brisée,

Et soudain au cœur de ma chair,

Un feu invisible a glissé,

Mes yeux ne voient plus rien de clair,

A mon oreille un bruit a bourdonné.



Je suis de sueur inondée,

Tout mon corps se met à trembler,

Je deviens plus verte que l'herbe,

Et presque rien ne manque encore

Pour me sentir comme une morte.



(Trad. de Brasillach)



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Pchabannes   11 mars 2010
Oeuvres complètes de Robert Brasillach
“Je me suis trouvé là, dans ce Paris unique, dans cette ville des faubourgs et des cathédrales, dont la douce couleur grise est la couleur même de ma jeunesse. Il n’était besoin de rien d’autre. Il n’y a pas d’êtres ordinaires.”



“Je les regardais venir de loin, image populaire de la jeunesse, gênants enfants prêts à tirer les sonnettes et à réveiller les voisin, mais agréables à voir, somme toute, amusants et jeunes surtout, irrémédiablement et admirablement jeunes.”



“J’appris à m’intéresser à tous ces mythomanes de la culture gratuite que rassemble les bibliothèques municipales : ils étaient pareil à ceux que j’avais pu connaître en province, autrefois, et formaient bien, en effet, la province de Pari, cette province formée instruite par les instituteurs, illuminée par la naïve idée du progrès et qui épelle l’histoire de la civilisation humaine de Zola et de Romain Rolland. Autour de ce tapis vert, pareil aux tapis des casinos, où montent des rêves ingénus et parfois dangereux, se perpétue cette race qui ne sait lire que depuis Jule Ferry et qui se lève, à cinq heures, des yeux pâles et myopes sur la pendule, règle sa montre, et, songeant toujours à la République et au Peuple, va rejoindre au café les compagnons des parties de cartes, ou à la maison la femme acariâtre et fidèle.”

“Le matin gris n’apporterait pas la paix. Il devait venir cependant, comme chaque jour, avec son aube aigre, son froid mouillé, ses nuages déchiquetés au-dessus de l’orient, avec son soleil invisible à Paris et ses pas résonnants dans les rues désertes. Il vient donc blanchit le carreau sale, fit retourner sur leur couche trempée les malades dans leur sueur, les couples anciens dans leur rêves solitaires, arrêta le somnambule sur le bord du toit, décrocha le volet rouge du bistro fumeux, ouvrit l’œil du chat pelotonné. ”



“Je l’ignorais. Peut-être jamais plus. Peut-être jamais plus. Mais dans ce soir velouté, dans cet air savoureux comme le jus des premiers fruits, que m’importait ! La vie était auprès de moi, devant moi, et la vie était douce.”

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michfred   27 septembre 2015
Anthologie de la poésie grecque de Robert Brasillach
Archiloque : A l'amie perdue



Si je pouvais toucher la main de mon amie...



Elle aimait porter la branche de myrte,

Elle aimait la fleur de beauté des roses,

Laissait sur ses reins et sur ses épaules

Couler ses cheveux comme fait une ombre...
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