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coco4649   27 mai 2020
Rêve sur rêve de Martine Audet
PARFOIS…





Parfois je cherche à conserver

le silence d’une réponse.



Parfois j’écrase les nuits

de glace bleue

entre mes paumes.



Peu de mots exigent ma voix.



Rien, dans le carnet,

ne se fixe longtemps.



Je laisse aux êtres de l’enfance

la parfaite solitude.
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MawrynEmerlin   27 mai 2020
La seizième clé de Eric Senabre
La peine qu'ils éprouvaient n'était pas celle de la perte d'un proche; c'était la peine de la perte d'eux mêmes. Quelque chose de contraire aux lois naturelles, auquel nul être humain ne devrait être exposé: par définition, on ne peut assister à sa propre mort. Pas jusqu'au bout.
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Amnezik666   27 mai 2020
La Nuit d'avant de Wendy Walker
Elle en était consciente, à présent qu’elle avait un enfant. À quel point c’était aisé de les blesser à vie avec des mots. Ou de l’indifférence.
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coco4649   27 mai 2020
La Quête de joie de Patrice de La Tour du Pin
Prélude





Extrait 3



Si désolant sera-t-il dans les plaines

Que tressailleront les cœurs des passants ;

Ils s'arrêteront pour reprendre haleine

Et dire : c'est le chant d'un innocent !

Passé l'appel, résonneront encore

Les échos, jusqu'aux profondeurs des moelles,

Et suivront son vol, comme un son de cor,

Vers le gouffre transparent des étoiles !



Toi, tu sauras que ce n'est pas le froid

Qui déchaîne un cri pareil à cette heure ;

Moins lamentable sera ton effroi,

Tu connais les fièvres intérieures,

Les désirs qui brûlent jusqu’à vous tordre

Le ventre en deux, dans un spasme impuissant ;

Et tu diras que ce cri d'innocent,

C'est l'appel d'un fauve qui voudrait mordre…
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coco4649   27 mai 2020
La Quête de joie de Patrice de La Tour du Pin
Prélude





Extrait 2



Alors ils s'en allaient des altitudes

Poussés par l'orgueil et la lâcheté ;

On ne les surprend dans nos solitudes

Que si rarement ; ils ont tout quitté.

Leur légende est morte dans les bas-fonds,

On les voit errer dans les yeux des femmes,

Et dans ces enfants qui passent dans l'âme,

En fin septembre, tels des vagabonds.



Il en est pourtant qui rôdent dans l'ombre

Et ne doivent pas s'arrêter très loin ;

Je sais qu’ils se baignent par les nuits sombres

Pour que leurs ébats n'aient pas de témoins.

- Mais si déchirant parfois est leur cri

Qu’il fige les souffles dans les poitrines,

Avant de se perdre aux cimes de l'esprit

Comme un appel lointain de sauvagine.



Et les hameaux l'entendront dans la crainte,

Le soir, passé les jeux de la chair ;

Il s'étendra sur la lande - la plainte

D'une bête égorgée en plein hiver ;

Ou bien ce cri de peur dans l'ombre intense

Qui stupéfie brusquement les étangs,

Quand s'approchent les pas des poursuivants

Et font rejaillir l'eau dans le silence.

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Jacopo   27 mai 2020
Analyse de la beauté de Guillaume Hogarth
Ecrit en 1753, ce traité d’esthétique accessible et mêlé d’humour, qui pose que la ligne de beauté est la ligne serpentine, est en réalité un livre théorique important et ambitieux, révélateur d’une certaine conception des arts et de leur place dans la société moderne. La traduction par [Hendrik] Jansen, bibliothécaire de Talleyrand-Périgord, de l’ouvrage de Hogarth n’occupe en réalité qu’une petite moitié du premier volume, la Vie de Hogarth et la Notice chronologique, historique et critique des ouvrages étant l’oeuvre originale de Jansen. L’ouvrage est illustré de deux grandes planches dépliantes gravées sur cuivre comprenant de nombreuses figures.
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coco4649   27 mai 2020
La Quête de joie de Patrice de La Tour du Pin
Prélude





Extrait 1



Tous les pays qui n'ont plus de légende

Seront condamnés à mourir de froid...



Loin de l'âme, les solitudes s'étendent

Sous le soleil mort de l'amour de soi.

A l'aube on voit monter dans la torpeur

Du marais, des bancs de brouillard immenses

Qu'emploient les poètes, par impuissance,

Pour donner le vague à l'âme et la peur.

Il faut les respirer quand ils s'élèvent

Et jouir de ce frisson inconnu

Que l'on découvre à peine dans les rêves,

Dans les paradis parfois entrevus ;

Les médiocres seuls, les domestiqués

Ne pourront comprendre son amertume :

Ils n'entendent pas, perdu dans la brume,

Le cri farouche des oiseaux traqués.

C'était le pays des anges sauvages,

Ceux qui n'avaient pu se nourrir d'amour ;

Comme toutes les bêtes de passage,

Ils suivaient les vents qui changeaient toujours;

Ils montaient parfois dans le cœur des élus,

Abandonnant la fadeur de la terre,

Mais ils sentaient battre dans leurs artères

Le regret des cieux qu'ils ne verraient plus !

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coco4649   27 mai 2020
La Quête de joie de Patrice de La Tour du Pin
La quête de joie





à A. L. T. P.

Extrait 4



Il dit : « Il faut partir pour conquérir la Joie.

[…]



Mort de folie – dans un ravin, en fin décembre ;

Mort de froid et de vertige – sur les abîmes ;

Mort de fièvre – dans un marais, en fin décembre ;

Mort d’orgueil – si loin, sur les hauteurs de l’esprit

Après avoir blessé un ange ; mort en mer,

Mosuer, un héros, un grand ami, surpris

Par le vent ; un autre foudroyé dans les airs

Si près de la lumière qu’on l’a retrouvé

Aveugle ; mort n’importe où, Foulc, presqu’arrivé

Dont la sauvagerie ressemblait à la mienne…



Morts ! ils ont forcé les limites lointaines,

Le ciel tout boursouflé de soleil, qui flamboie

Si tristement…

           Quête de Joie ! Quête de Joie !
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coco4649   27 mai 2020
La Quête de joie de Patrice de La Tour du Pin
La quête de joie





à A. L. T. P.

Extrait 3



Il dit : « Il faut partir pour conquérir la Joie.

[…]



On les attend toujours, mais ils ont disparu ;

Ils ont été traînés aux obscure retraites

Par des brouillards mortels où leurs pas sont perdus ;

D’autres sont descendus aux vallées les plus vaines,

D’autres, le cœur rongé de désirs impuissants,

Se sont aventurés aux source du Vrai Sang ;

Mais ils sont morts d’amour au fond de quelle impasse !

Et ceux qui revenaient, entraînant leurs conquêtes,

Ont été bousculés par la grande tempête

De décembre, qui fit tout trembler sur les cimes…
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coco4649   27 mai 2020
La Quête de joie de Patrice de La Tour du Pin
La quête de joie





à A. L. T. P.

Extrait 2



Il dit : « Il faut partir pour conquérir la Joie.

[…]



On les rencontre encor, surgissant du ciel sombre,

Tels des rôdeurs, des fous vagants des grands chemins,

Solitaires, ayant abandonné leurs chiens

De meute, haletants jusqu’à la mort dans l’ombre ;

Ils ont erré dans les déserts de la souffrance,

Dans les âmes les plus hautes et les plus claires,

Dans les plaines encor vierges de l’enfance,

Parmi la pauvreté de l’esprit, volontaire,

Où les bouffées de Dieu montent comme des vagues,

Où les amours de soi rôdent comme des loups…



Dans le choc lumineux et brutal des dégoûts,

Ils ont bien pris cet ange qui partout divague,

« L’Angelus Communis », si triste et si petit

Qu’il se laisse attraper sans déployer les ailes ;

Mais ils n’ont pas couru ce grand ange rebelle

Qui déchaîne à son passage l’âme et l’esprit,

Et bouleverse le corps comme une tempête…
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coco4649   27 mai 2020
La Quête de joie de Patrice de La Tour du Pin
La quête de joie





à A. L. T. P.

Extrait 1



Il dit : « Il faut partir pour conquérir la Joie.

[…]



Alors, ils ont suivi le fil des grandes routes

Pour s’enfoncer profondément dans les déserts,

Et bousculés de-ci, de-là, sans qu’ils sans doutent

Par le vent animal et fou de haute mer ;

Ils ont sonné les débuchés dans la lumière,

D’un bout du monde à l’autre un lancé triomphal,

Quand leurs meutes levaient un ange solitaire

Loin dans l’âme…Jamais le hallali final

Et la mort…

        Ils se croisaient en se disant « Liesse ! »

Mais leurs regards déçus démentaient ce bonheur ;

C’était leur mot de passe : il leur tordait le cœur !



Quête de joie ! Quête de joie ! dans leur détresse,

Ils rêvaient de trouver ces philtres enchantés

Où l’on descend aux paradis par lâcheté…
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rkhettaoui   27 mai 2020
Nos résiliences de Agnès Martin-Lugand
Mon père était un funambule des mots. Cela s’était imprimé dans chaque fibre de mon être, j’avais absorbé cette passion, elle était devenue mienne. Le sens de la communication, cet art de la séduction et cet amour pour les artistes qui étaient le propre des galeristes s’étaient inscrits en moi d’une manière irrévocable. Je laissais Grand-Père dire que ses gènes l’avaient emporté sur ceux de maman, sachant pertinemment que contredire un vieil homme buté comme lui aurait été une dépense d’énergie inutile.
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rkhettaoui   27 mai 2020
Nos résiliences de Agnès Martin-Lugand
Une multitude de gens hauts en couleur s’occupait de moi et de tous les autres enfants, peu importait le lien de famille. C’était un monde merveilleux et illusoire. J’étais toujours revenue à la maison et à la galerie après ces semaines passées dans la communauté de maman, heureuse et rassurée par la stabilité et la constance de papa.
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rkhettaoui   27 mai 2020
Nos résiliences de Agnès Martin-Lugand
Grandir sans ma mère m’avait appris l’autonomie et l’indépendance. J’étais la petite femme de la maison ; très vite, j’avais géré avec plaisir l’intendance, je régnais sur mon monde. Et puis, maman n’était jamais loin, finalement. Elle nous écrivait régulièrement des lettres nous donnant et nous demandant des nouvelles. Elle glissait quelques photos de sa vie, nous en faisions autant.
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Jacopo   27 mai 2020
Analyse de la beauté de Guillaume Hogarth
En 1753 il publia son Analyse de la Beauté, ouvrage dans lequel il cherche à prouver par de nombreux exemples, que la ligne serpentine est la véritable ligne de la beauté , et que ce sont les formes ondoyantes qui plaisent le plus à l'oeil. Hogarth fut aidé dans ce travail par le docteur Benjamin Hoaldy , qui le conduisit jusqu'au neuvième chapitre.
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Jacopo   27 mai 2020
Analyse de la beauté de Guillaume Hogarth
Après le succès de ces planches , ajoute M. Walpole , Hogarth commença à peindre le portrait ; genre qui ne convenait point à un homme aussi étranger que lui à toute espèce de flatterie , et qui ne pouvait apercevoir le

ridicule de la vanité sans laisser échapper le sourire dédaigneux du mépris. Cependant sa facilité à saisir les ressemblances , et un genre de tableaux de chevalet qu'il avait créé , représentant des assemblées de famille et des conversations , lui fournirent durant quelque temps beaucoup de travail.
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rkhettaoui   27 mai 2020
Nos résiliences de Agnès Martin-Lugand
Ces nuits-là, nous faisions l’amour étroitement serrés, animés d’une urgence lente, profonde. Le manque, la faim de nous appartenir nous emmenaient dans un autre monde, notre monde. Il fallait le recréer, nous réadapter, nous le réapproprier.
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rkhettaoui   27 mai 2020
Nos résiliences de Agnès Martin-Lugand
C’est bon d’attendre, de faire monter le désir de se retrouver l’un contre l’autre après tant de jours d’éloignement. Je posai lentement un pied sur le parquet, puis le second, tous les mouvements se suspendirent au-dessous de moi. Il savait que je savais qu’il était là.
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marina53   27 mai 2020
La rivière à l'envers, tome 2 : Hannah (BD) de Maxe L'Hermenier
Dans le désert j'avais appris que la vie dure une seconde et qu'une seconde contient l'éternité.
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rkhettaoui   27 mai 2020
Les Identités remarquables de Sébastien Lapaque
Le monde lui apparaît hostile, peuplé d’hommes et de femmes

gras, difformes, boiteux, méchants. C’est le genre de choses qu’elle ne raconte à personne, même pas à son frère. Depuis ce matin, elle a le sentiment que les gens la regardent. Et lorsqu’elle les fixe,

droit dans les yeux, ils baissent la tête.Elle observe une jeune fille en t-shirt, sans soutien-gorge, qui avance en parlant dans son

téléphone portable, les yeux fixés vers le sol. Une autre plus loin, en rangers et pantalon de treillis.

Il y a aussi un punk, avec une chevelure verte, un clochard roulé dans son vomi, derrière le kiosque à journaux. Il y a tous ces titres à la une des magazines féminins – “Spécial rajeunir, lifting light, micro-Botox et soins bluffants”, “Mon psy est plus

fou que moi”, “Si on essayait la fessée ?” –, un labrador noir qui aboie, la sirène des pompiers qu’on entend au loin. Putain, c’est la guerre. La fête va être grandiose. Les femmes vont sortir les couteaux pour venger les pères tués sans droit. Le fils va poignarder la mère adultère, le frère laver dans le sang l’honneur de sa sœur.
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