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nathavh28 juin 2017
Père inconnu de Patrick Denys
Vous ne m'avez pas donné votre nom, vous ne m'avez rien donné. Ma mère non plus ne m'a pas donné mon nom. Il a fallu en inventer un à la sauvette pour l'état civil. Même les fruits vénéneux ont leur nom.
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nathavh28 juin 2017
Père inconnu de Patrick Denys
Depuis la naissance de l'enfant, tout se passe comme si les liens de sa vie et de sa conscience s'étaient délités.
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rkhettaoui28 juin 2017
Culture Libre de Lawrence Lessig
Les cultures libres sont celles qui, largement ouvertes, permettent la création à partir de ce qui existe ; les cultures qui ne sont pas libres, qui imposent d’obtenir des permissions, offrent bien moins. Notre culture était libre. Elle l’est de moins en moins.
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nathavh28 juin 2017
Père inconnu de Patrick Denys
Pour nous, la religion, c'était le respect des choses saintes, et les choses saintes, ça n'était jamais triste, ça ne faisait peur à personne.
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nathavh28 juin 2017
Père inconnu de Patrick Denys
Quand on n'a plus rien à partager, disait-elle, la présence de l'autre est une souffrance.
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nathavh28 juin 2017
Père inconnu de Patrick Denys
Enfermé dans votre caverne, que saviez-vous du désir ? Sans doute vous étiez-vous fait une représentation du feu mais aucun incendie ne vous avait encore embrasé. Vous ignoriez encore que les brûlures ne sont pas de l'ordre de la pensée, mais de l'affection. Vous vous croyez à l'abri de l'humanité des autres, ignorant qu'elle peut être tout simplement désirable; cette découverte inattendue vous était insupportable. A quel moment avez-vous posé vos lèvres sur la bouche de cette femme ? L'avez-vous dénudée ce jour-là? Était-ce pour vous une première fois ?
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rkhettaoui28 juin 2017
Culture Libre de Lawrence Lessig
Les scientifiques se servent des travaux d’autres scientifiques sans demander de permission, ou sans payer pour ce privilège (« Excusez-moi, Professeur Einstein, pourrais-je avoir la permission d’utiliser votre théorie de la relativité pour démontrer que vous aviez tort au sujet de la physique quantique ? »). Les compagnies théâtrales interprètent des adaptations des œuvres de Shakespeare sans permission de quiconque. (Y a-t-il quelqu’un pour penser sérieusement que Shakespeare serait mieux diffusé s’il existait un organisme central de gestion des droits de Shakespeare qui serait un passage obligé pour tous les producteurs de cet auteur ?). Hollywood, de son coté, obéit à des cycles avec certains genres de films : cinq films traitant d’astéroïdes à la fin des années 1990 ; deux films catastrophe impliquant des volcans en 1997.
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nathavh28 juin 2017
Père inconnu de Patrick Denys
Ludovic cherchait le regard de Dorine et continuait de l'éviter dès qu'il le croisait, ce jeu d'esquives devenait irrésistible et cela n'avait rien à voir avec l'âme, rien qui fût pensé ou réfléchi, cela venait du creux de son ventre, un désir immense de sentir sa peau contre la sienne.
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nathavh28 juin 2017
Père inconnu de Patrick Denys
C'est quoi la raison ? Le désenchantement, l'ennui, l'aversion ? Et c'est quoi l'amour ? Devenir folle, sans doute. Folle de bonheur.
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nathavh28 juin 2017
Père inconnu de Patrick Denys
Tu as raison, le possible ça n'existe pas. Les choses sont ou ne sont pas.
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rkhettaoui28 juin 2017
Culture Libre de Lawrence Lessig
Pensez aux contes de fées des frères Grimm. Si vous êtes aussi distraits que moi, vous pensez sans doute que ces contes sont joyeux, gentils, qu’ils conviennent à tous les enfants au moment de les mettre au lit. En réalité, les contes de Grimm sont effrayants. Les parents qui oseraient lire ces histoires sanglantes et moralisatrices à leurs enfants sont rares, et peut être excessivement ambitieux.

Disney reprit ces contes et les raconta à nouveau d’une façon qui les projeta dans une ère nouvelle. Il anima les contes avec de la lumière et des personnages. Sans complètement supprimer les touches d’angoisse et de danger, il rendit drôle ce qui était sinistre et insuffla émotion et compassion là où auparavant on trouvait de la peur.
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barthoux28 juin 2017
Miserere de Jean-Christophe Grangé
sais tu que le dieu Pan, dans l'antiquité, était célèbre pour son rugissement qui terrifiait les voyageurs? Que le mot "panique" vient de ce mythe? Sais tu que les Irlandais utilisaient un cri particulier pour faire fuir leurs ennemis? Un cri de guerre qui se dit en gaélique "sluagh-qairm" et qui a donné le mot "slogan"? Le cri est au cœur de nos cultures, Cédric. Au cœur de nos corps. Nous ne faisons ici que remonter à cette source. Nous remontons au mythe pour que le mythe redevienne une réalité.
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rkhettaoui28 juin 2017
Culture Libre de Lawrence Lessig
Dans notre tradition, la propriété intellectuelle est un moyen. C’est un moyen de favoriser l’épanouissement de la création dans la société, mais qui reste subordonné à la valeur de la créativité. Le débat actuel constitue un revirement de cette tradition. Nous sommes devenus si préoccupés de protéger l’instrument que nous perdons de vue l’objectif.
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nanieg28 juin 2017
Demande à la poussière de John Fante
«Parfois, il faut accepter que les choses ne reviendront jamais comment elles étaient»
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Sharon28 juin 2017
La plus grande peur de ma vie de Eric Pessan
Quand un adulte approche un collégien, il veut toujours savoir les mêmes choses, c'est comme un interrogatoire de police, avec le sourire en plus.
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-Olivier-28 juin 2017
Soigner : 14 juillet 2016, ils ont pansé les plaies de Nice de Marc Magro
Lorsqu’une mère vous demande où est son enfant et qu’on ne sait même pas s’il est vivant, on aimerait se cacher dans un trou de souris. On aurait pu lui amputer une jambe à cette pauvre femme, je crois que c’était secondaire. Elle n’avait qu’une idée en tête : Où est mon fils ?
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-Olivier-28 juin 2017
Soigner : 14 juillet 2016, ils ont pansé les plaies de Nice de Marc Magro
Elle découvre un homme d’une quarantaine d’années en choc hémorragique, inconscient, gémissant, les deux jambes écrasées. Deux garrots ont été posés au-dessus des genoux avant qu’elle n’arrive. Vanessa cherche une veine pour perfuser le patient. Il est urgent de lui remonter la tension. Ce sera fatal, autrement. Malheureusement rien n’est simple. Les veines sont plates, le patient a perdu énormément de sang.

Au-dessus d’elle, Vanessa entend cette litanie incessante : « Comment il va ? … Est-ce qu’il va s’en sortir ? Hein ? ...Dites-moi, madame… Est-ce qu’il va s’en sortir, comment il va ? Dites-moi ... »

Elle n’ose relever la tête. Elle a besoin de se concentrer. Tout en elle bouillonne. Aucune veine n’est accessible. Elle doit rester calme.

« Comment il va ? ... » La litanie recommence. Elle exploserait peut-être, mais se retient.

Lorsqu’elle lève la tête, elle découvre avec stupéfaction que la voix est celle d’un jeune ado de 11 ou 12 ans.

« C’est mon papa », dit-il.
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Marc Magro
-Olivier-28 juin 2017
Marc Magro
Elle découvre un homme d’une quarantaine d’années en choc hémorragique, inconscient, gémissant, les deux jambes écrasées. Deux garrots ont été posés au-dessus des genoux avant qu’elle n’arrive. Vanessa cherche une veine pour perfuser le patient. Il est urgent de lui remonter la tension. Ce sera fatal, autrement. Malheureusement rien n’est simple. Les veines sont plates, le patient a perdu énormément de sang.

Au-dessus d’elle, Vanessa entend cette litanie incessante : « Comment il va ? … Est-ce qu’il va s’en sortir ? Hein ? ...Dites-moi, madame… Est-ce qu’il va s’en sortir, comment il va ? Dites-moi ... »

Elle n’ose relever la tête. Elle a besoin de se concentrer. Tout en elle bouillonne. Aucune veine n’est accessible. Elle doit rester calme.

« Comment il va ? ... » La litanie recommence. Elle exploserait peut-être, mais se retient.

Lorsqu’elle lève la tête, elle découvre avec stupéfaction que la voix est celle d’un jeune ado de 11 ou 12 ans.

« C’est mon papa », dit-il.
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-Olivier-28 juin 2017
Soigner : 14 juillet 2016, ils ont pansé les plaies de Nice de Marc Magro
Au lieu d’évaluer la gravité des patients dans un rapide survol, je me suis arrêté à la première victime. C’était plus fort que moi : l’élan humain a pris le pas sur la raison. J’ai réalisé que ce n’était pas ce qu’il fallait faire. Elle était malheureusement morte et je ne pouvais rien. Personne n’aurait pu la sauver. J’ai dû dire deux trois mots à la famille, quelque chose comme : « C’est terminé, on est obligés de partir. » On ne dit jamais ça en temps normal. On explique, on accompagne. Là, c’était inhumain pour tous.
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ETOILEE28 juin 2017
Le premier oublié de Cyril Massarotto
Je ne fais que ça, pleurer. C'est incroyable, on s'habitue. La preuve, depuis quelques années, j'ai toujours un paquet de mouchoirs sur moi ; je n'en avais jamais, avant, d'autant plus que je ne suis jamais enrhumé. Maintenant, j'ai toujours mes petits sèche-larmes dans une poche, tellement je suis coutumier du fait. C'est fou comme ceux qui vous aiment vous rendent tristes.
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