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Analire   15 décembre 2018
Imagine John Yoko de Yoko Ono
Pour moi, écrire une chanson, c'est comme un exorcisme. C'est faire sortir le démon de moi. On est possédé - on veut dormir, mais la chanson nous en empêche. Alors, on se relève et on la couche sur le papier, pour pouvoir retourner au lit. C'est toujours au milieu de la nuit, en fait, quand on est crevé ou à moitié endormi, quand les facultés critiques sont débranchées.
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marina53   15 décembre 2018
Julius Winsome de Gerard Donovan
La Première Guerre mondiale, la bataille de la Somme, la morne terre agricole française où sont tombés un million d'hommes, un demi-million de Britanniques, deux cent mille Français et plus de cinq cent mille Allemands, tués par balle ou déchiquetés par des pièces d'artillerie, lieu bombardé par un million six cents boulets tirés par quinze cents canons durant une semaine entière avant que les Alliés lancent l'assaut, ce qui ne les a pas empêchés de perdre cinquante-huit mille hommes rien que le premier jour. À ton avis, Julius, combien de personnes gardent le souvenir de cet épisode ?
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JunoR   15 décembre 2018
La veuve Barnaby de Frances Trollope
- La veuve Barnaby de Silverton? ... Oh! mais certainement; ah! c'est une bien belle femme! personne ne le contestera. C'est la veuve de notre pharmacien.

- La veuve d'un pharmacien? ... Oh ce n'est pas cela du tout, monsieur; vous vous méprenez complètement, reprit le major.
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Nat_85   15 décembre 2018
Neige de Maxence Fermine
L'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, composer, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme.
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Polomarco   15 décembre 2018
Les Chiens et les loups de Irène Némirovsky
Lorsque Tante Rhaïssa l'invectivait, elle parvenait, à force de volonté, à regarder ce visage aigre, intelligent et dur non en fille maltraitée, mais en peintre, et elle reproduisait ensuite sur une page arrachée d'un cahier chaque trait qui s'était fixé dans sa mémoire.

Parfois, elle l'irritait à plaisir pour retrouver ce petit pli de la bouche qui ne se formait que dans l'extrême colère et dont l'expression sardonique et cruelle la fascinait; il apparaissait et disparaissait comme la queue d'un serpent jaillit des herbes; il était impossible de le saisir ! Il l'effrayait et lui procurait une délectation singulière. Le monde visible était empli tout entier de formes et de couleurs que l'on ne pouvait retenir à jamais, qui, sans cesse, vous échappaient, mais cette recherche, cette poursuite, voici ce qu'il y avait de plus précieux sur la terre (pages 99-100).
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aimeryjoessel   15 décembre 2018
Amouramort de F.S. Sixma Van Heemstra
Fenêtre après fenêtre, la servante appuie sa joue chaude contre le carreau froid des vitres. Du dehors, le valet y dépose un baiser à chaque fois. Ce verre qui les sépare et les unit, leur fait sentir tout à la fois l'ardeur de l'amour et la froideur de la mort.
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JaneLane   15 décembre 2018
Éloge de la lucidité de Ilios Kotsou
Je suis sortie de mon lit

sur deux jambes solides.

Cela aurait pu être

autrement

J'ai mangé

des céréales, une pêche mure, sans défauts.

Cela aurait pu être

autrement

J'ai promené mon chien sur la colline

dans la foret de bouleau.

Toute la matinée j'ai fait

le travail que j'aime.

A midi je me suis allongée

avec mon compagnon.

Cela aurait pu être

autrement

Nous avons dîné ensemble

sur la table avec des

chandeliers d'argent

Cela aurait pu être

autrement

J'ai dormi dans un lit

dans une chambre

aux murs décorés

de peintures, et

j'ai rêvé d'une autre journée

identique à celle-ci.

Mais un jour, je sais,

que cela sera autrement



Extrait du poème Otherwise "Autrement" de Jane Kenyon - 1996
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jcouallet   15 décembre 2018
Lost ego de François De Smet
« Ego est en tension perpétuelle entre sa nature d'être conforme et sa culture d'être libre: le dualisme est une porte de sortie logique pour gérer ce nœud gordien »p.37; « les scientifiques sont d'accord pour considérer que le dualisme entre corps et esprit n'a plus lieu d'être » pp 49; « les neurosciences nous dépeignent un flux, un chaos au sein duquel ce que nous appelons « conscience » n'est qu'une partie négligeable qui n'a rien à voir avec les causes réelles de nos actions » pp 70. « La conscience est une construction mentale que le cerveau construit comme sas entre deux chaos: celui de nos propres neurones et celui du monde » pp90 et 98. « Il est plus exigeant psychiquement de se forcer à ne pas interpréter » p.92. « Le libre arbitre serait une synthèse narrée par l'hémisphère gauche » p.93. « La conscience...est affaire de récit »p,100. « L'esprit humain crée la causalité comme arme pour maitriser le chaos...La première utilité est de favoriser la survie en ordonnant le chaos, en faisant de ce chaos un objet de fiction » p.99. « les replis identitaires consécutifs d'une fuite des individus souhaitant échapper à cette contingence »p.103. « Que le pouvoir d'achat et l'identité se soient hissés comme enjeux politiques et électoraux prépondérants démontre la fragilité irrémédiable des démocraties, dont le valeurs ne suffisent pas »p.111. » « mais la contingence l'emportera toujours sur la longueur »p.113. « il est cohérent de considérer la démocratie libérale comme l'aboutissement logique de l'évolution p.113 ». « Il s'agit d'accepter que la liberté d'expression est la liberté de conviction et non l'inverse » p. 116. "la seule chance d'épanouissement d'égo ne réside pas dans la censure et la protection mais , mais dans la confrontation et la modélisation du chaos »p.119.« Il convient de travailler sur le décentrement des esprits » p.122. « il est temps pour nous de devenir des héraclitéens » p.116. « Il n'y a nulle raison de désespérer – mais simplement occasions de penser et de créer, comme dirait Spinoza, avec une plus juste perception de nos limites » p.105
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aimeryjoessel   15 décembre 2018
Qu'ai-je donc fait ? de Jean d`Ormesson
La littérature, c'est une affaire entendue, c'est du chagrin dominé par la grammaire. Il est permis de soutenir qu'elle raconte le plus souvent des tempêtes dont elle se souvient dans le calme. Elle se confond aussi avec un désir transformé en imagination, avec un manque changé en rêve.
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isabiblio   15 décembre 2018
Le Meurtre du Commandeur, livre 1 : Une idée apparaît de Haruki Murakami
Il arrive un moment, dans notre vie à tous, où une conversion audacieuse est nécessaire. Et alors, il faut saisir rapidement cette occasion et la tenir fermement, pour ne plus jamais la relâcher. Dans le monde, il y a ceux qui savent prendre le bon tournant au bon moment, et les autres.
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Lucrese1   15 décembre 2018
Sur la route de Jack Kerouac
Mais pour l'heure ils dansaient dans les rues à cloche-pieds, et je me traînais tel un boulet derrière eux, comme je l'ai fait toute ma vie après les gens qui m'intéressent, parce que les seuls êtres intéressants sont pour moi les déments, ceux qui sont assez barjots pour vivre, illuminés quand ils parlent, déjantés pour ne pas sombrer, désireux de tout en même temps, ceux qui jamais ne bâillent ou ne débitent un lieu commun, mais qui brûlent, brûlent, brûlent, comme les fabuleuses chandelles jaunes romaines et éclatent à travers les étoiles en des explosions tentaculaires de feu d'artifices, et au beau milieu, vous voyez le bleu de l'apothéose et tout le monde fait « Aaaaaaaah ! »
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Vermeer   15 décembre 2018
Envole-moi de Annelise Heurtier
Il portait un vêtement de marque avec le nom du logo disproportionné, au cas où un lycéen atteint de cataracte précoce puisse louper l'info.
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Vermeer   15 décembre 2018
Envole-moi de Annelise Heurtier
Je suis un oiseau comme les autres, avec le poids de mon drame en plus. (Jane Eyre, phrase fétiche de Johanna)
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zazimuth   15 décembre 2018
Sur mon île de Marie-Louise Gay
Les fourmis bâtissent des châteaux à l'épreuve de tous les dragons.
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aouatef79   15 décembre 2018
Quatre-vingt treize de Victor Hugo
Robespierre s'imagine que l'histoire voudra savoir qu'il avait une redingote olive à la Constituante et un habit bleu-ciel à la convention .Il a son portait sur tous les murs de sa chambre .

Robespierre interrompit d'une voix plus calme encore que celle de Marat .

-Et vous, Marat , vous avez le vôtre dans tous les égouts .
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Ladybird123   15 décembre 2018
Trois chevaux de Erri De Luca
Les livres devraient rester sans surveillance dans les endroits publics pour se déplacer avec les passants qui les emporteraient un moment avec eux, puis ils devraient mourir comme eux, usés par les malheurs, contaminés, noyés en tombant d’un pont avec les suicidés, fourrés dans un poêle l’hiver, déchirés par les enfants pour en faire des petits bateaux, bref ils devraient mourir n’importe comment sauf d’ennui et de propriété privée, condamnés à vie à l’étagère.
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Cer45Rt   15 décembre 2018
Zaïde: Histoire espagnole de Madame de La Fayette
J'aime Zaïde et Zaïde en aime un autre.
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Pchabannes   15 décembre 2018
Le jounal impubliable de George Pearl de Eliane Garillon
« Je pense que la race des employés de maison est la seule qui n’a pas connu d’évolution depuis l’antiquité. Une insatisfaction chronique, indépendante de n’importe quel bon ou mauvais traitement, caractérise ses membres. Les complexes d’infériorité ont la vie dure. »
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Nono19   15 décembre 2018
Cinq heures vingt-cinq de Agatha Christie
Ah! il est difficile de continuer d'aimer un homme qui vous surpasse en tout.
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Pchabannes   15 décembre 2018
Le jounal impubliable de George Pearl de Eliane Garillon
« Moi j’ai très vite compris que l’unique obstacle à l’ascension humaine était la bêtise, et que le luxe était le seul antidote à la promiscuité. »
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