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Monica Sabolo
michelekastner   17 novembre 2017
Monica Sabolo
Je crois que je peux nommer cette chose, aujourd'hui, cette chose qui émanait de mon père, et qui nous reliait, tous les trois, à la façon d'une guirlande multicolore, il s'agissait d'innocence. Nous étions dans une bulle hors du temps - nous restions souvent si longtemps qu'il faisait nuit, à l'extérieur, ou que le temps avait changé complètement, il pleuvait, ou un vent froid venu du lac s'était levé, à moins que nous n'ayons juste tout oublié à l'instant même où nous avions poussé la porte en verre, son carillon mélodieux effaçant nos mémoires par enchantement - tandis que les odeurs suffocantes de ménagerie nous faisaient tourner la tête imprégnant nos cheveux, nos vêtements qu'il faudrait laver ensuite, ma mère se pinçant le nez en s'exclamant, faussement horrifiée, que nous "sentions le fauve". Nous n'étions pas coupables, alors, la vie était limpide, il suffisait de suivre Summer déambulant dans les allées, sourire aux lèvres, gracieuse comme une jeune biche.
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Khiad   17 novembre 2017
Le règne de l'Empereur - Tome 1 : Le skyraff de Florence Gindre
- Cela fait du bien, dit la créature en se léchant les babines. Tu vas rester là à me regarder sans rien faire ? Tu pourrais au moins me donner mon nom ?

- Ton nom ? Mais qui es-tu ?

- Je suis un skyraff et toi, mon skyran ! répondit le louveteau comme si cela était évident.
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Txistulari   17 novembre 2017
Les ombres d'Euzkadi de Jean Weber
Quant aux amitiés de presse ... à Paris ? Autant chercher des abricots dans un pommier.
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 Anonyme
marina53   17 novembre 2017
Anonyme
Deux corps

Se reflétant dans l’eau

Courent après le mouton.

Uejima Onitsura
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YsaM   17 novembre 2017
Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt
Dehors, j'ai marché comme une ivrogne, tiraillée entre l'envie de courir, de m'enfuir, l'envie de tendre les bras pour être sauvée, arrachée du naufrage annoncé, et celle de rire et de danser. Mais ce sont les larmes qui ont jailli et j'ai eu peur et froid pour la première fois, comme lorsque l'on marche sur une mince ligne de crête et que l'on sait que, quoi qu'il arrive, on va tomber.
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Monica Sabolo
michelekastner   17 novembre 2017
Monica Sabolo
J'imagine ma mère aujourd'hui, trouvant cette femme sur le sol de son living room. Je la vois observant avec embarras la créature obscène qui geint doucement. Elle lui semblerait sans doute aussi étrangère que Summer - je me demande parfois si, en croisant ma soeur dans la rue, nous la reconnaîtrions, elle aurait quarante-deux ans, mon Dieu, rien que d'y penser, c'est comme si une main plongeait en moi pour y arracher un objet caché, une racine dans la chair.
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michelekastner   17 novembre 2017
Summer de Monica Sabolo
Il me semblait que j'étais à nouveau contre cette porte, une pièce où l'on aurait enfermé les chagrins et les mystères de ma famille, peut-être de l'humanité tout entière, les espoirs déçus des mères de famille aux lèvres rouges, les parts d'ombre des pères qui mènent des existences parallèles, les secrets des jeunes filles, verrouillés sous leurs paupières maquillées, ou dans les cahiers qu'elles tiennent serrés contre leurs coeurs. Avec le docteur Traub - lui que j'imagine, dans sa salle de bains, s'appliquant une lotion capillaire au parfum de pharmacie, d'un geste soucieux -, nous écoutons, contre cette porte, des murmures, des rires plaintifs et lointains.
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michfred   17 novembre 2017
L'ordre du jour de Eric Vuillard
On ne tombé jamais deux fois dans le même abîme. Mais on tombe toujours de la même manière, dans un mélange de ridicule et d'effroi.
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alienor44   17 novembre 2017
La France : Géographie curieuse et insolite de Pierre Deslais
Le Tarn-et-Garonne n'existait pas à la création des départements sous la révolutions, ce qui explique sa taille restreinte. Il a été formé en 1808 de la volonté de Napoléon 1er de faire de Montauban un chef-lieu.
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Fifrildi   17 novembre 2017
Perpetuum... de Baudouin Chailley
- Cette faille n'existait pas avant la tempête ; du moins je veux dire : elle était invisible parce que là se trouvait une dune. L'entrée de cette... grotte, si c'en est une, était engloutie sous des tonnes de sable. Peut-être depuis des millénaires...
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michfred   17 novembre 2017
L'ordre du jour de Eric Vuillard
Et ce qui étonne dans cette guerre, c'est la réussite inouïe du culot, dont on doit retenir une chose: le monde cède au bluff. Même le monde le plus sérieux, le plus rigide, même le vieil ordre, s'il ne cède jamais à l'exigence de justice, s'il ne plie jamais devant le peuple qui s'insurge, plie devant le bluff.
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DamienPaisant   17 novembre 2017
ABSENT PRESENT de Damien Paisant
A force de tourner en rond

j’oublie ton carré de lumière

qui brille là-haut

depuis ma naissance



Tu es trop loin de moi

pour me faire voir

autre chose

que le mur

qui nous sépare



Il faudra

des années

pour qu’il tombe

de lui même



Je l’ai construit pour que



juste

tu puisses le voir
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michfred   17 novembre 2017
L'ordre du jour de Eric Vuillard
Hitler est hors de lui, ce qui devait être un jour de gloire, une traversée vive et hypnotique, se transforme en encombrement. Au lieu de la vitesse, la congestion; au lieu de la vitalité, l'asphyxie; au lieu de l'élan, le bouchon.
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alienor44   17 novembre 2017
K de Daniel Easterman
Il sortit de sa poche un trousseau, chercha d'une main fébrile la bonne clé et l'introduisit dans la serrure. Au même moment, une ombre apparut sournoisement sur sa droite. Il voulut se retourner, mais trop tard. Le fil de fer lui serra le cou avant qu'il ait eu le temps de réagir. D'un geste vif, John lui arracha la mitraillette des mains, puis resta, mal à l'aise, à côté de l'homme qu'il avait aidé à supprimer, attendant que Mary termine son sale boulot. Le fil de fer était trop épais pour mordre la chair, mais il s'enfonça profondément dans la gorge du garde. John aurait voulu se boucher les oreilles afin de ne pas entendre l'affreux gargouillis que le jeune homme émit comme seule protestation.
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DamienPaisant   17 novembre 2017
ABSENT PRESENT de Damien Paisant
Le chant d’azur

a cessé en plein jour



j’ai perdu cette innocence

qui me berçait



Des cris déferlent

dans le silence des flots



La ligne d’horizon

est derrière moi



Je ne vois plus

mais j’entends encore le vent marin

me chuchoter

le clapotis des nouvelles vagues
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Lisa Papademetriou
Mixed   17 novembre 2017
Lisa Papademetriou
" - Parfois, ce que pensent les gens n'a aucun sens."
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Kawane   17 novembre 2017
Les Arpenteurs du monde de Daniel Kehlmann
Sur cette terre, on avait bien d'autres tâches que le simple fait d'être là. La vie, ce n'était pas le but de l'existence.
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DamienPaisant   17 novembre 2017
ABSENT PRESENT de Damien Paisant
Ce matin je suis parti

avec mon costume

d’orphelin



Il ne me quittera plus désormais



Longtemps

je n’ai rien porté

que le fardeau du deuil

sur mes épaules



Loin de toi



Aujourd’hui

mes poches sont pleines

de souvenirs



Je dépense tout l’or de ma mémoire

pour ne plus jamais t’oublier
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Mixed   17 novembre 2017
Cupcakes et compagnie, tome 1 : La gourmandise n'est pas du tout un vilain défaut de Lisa Papademetriou
" On n'arrête pas de nous dire qu'il ne faut pas se battre. Moi, je me demande si certaines causes ne méritentent pas qu'on se batte pour elles."
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DamienPaisant   17 novembre 2017
ABSENT PRESENT de Damien Paisant
Pas un jour

pour me faire oublier la guerre

Pas un jour

sans qu’elle ne se déclare



Dès l’aube déjà

le réveil sonne

la fin d’une mort savoureuse



J’ai récolté la sève de l’arbre des rêves



j’en descends maintenant



Mes yeux s’ouvrent

sur un champ de bataille



Tremblement de terre



Sur le qui-vive

mais toujours en vie

j’encaisse les tirs

de ces soldats

au cœur d’acier
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