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nadiouchka   15 août 2018
Trois ans sur la dunette. La Boudeuse autour du monde de Patrice Franceschi
Les quelques cinquante personnes vivant au village appartiennent désormais à quatre tribus distinctes : Macuna, Latuena, Tanimuka et, bien sûr, Yuhup. Chacune possède sa langue et ses coutumes. Dans cette mini tour de Babel, témoignage du renforcement des alliances indiennes, ce sont les nombreux mariages croisés qui assurent la cohésion d’ensemble.

P.121
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nadiouchka   15 août 2018
Paradis (avant liquidation) de Julien Blanc-Gras
L’érosion côtière est l’effet le plus évident. Un village entier a dû être déplacé à Tebunkinago, sur l’île d’Abiang. Il y en aura d’autres. Des cimetières ont été emportés par la mer. Comme Kaure, il a vu l’îlot de Bikeman disparaître. Toutes les îles seront affectées, des communautés entières devront être relogées. Et on n’a nulle part où aller.

P.82
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Lili017   15 août 2018
Le premier miracle de Gilles Legardinier
Fuir n'aide jamais à surmonter les épreuves. Il faut affronter. Je refuse de voir ma vie empoisonnée par leur agression.
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dourvach   15 août 2018
Heiraten (Noces) de Dourvac'h
– Un rêve est un terrier aux multiples entrées. Tiens, comme cette maison ! Notre pension... Les appartements de Fräulein Olga, ses photos en chapeau fleuri des fleurs de montagne... D'elle alors toute jeune fille – ne les as-tu pas regardées sur sa cheminée ? Toutes ces histoires à nous raconter... Mes feuilles que tu m'as demandé de lire, le soir à notre table de salle à manger... Sans parler de nos rêves : les miens que je veux écrire en gardant la chambre – quand tu me surprends, que je me fatigue des leçons d'hébreu. Et nous voici maintenant au balcon, à parler de nos rêves...



[Dourvac'h, "Heiraten (Noces)", Editions Stellamaris (2015), chapitre IX : "REVES AU BALCON", page 47]
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dourvach   15 août 2018
Heiraten (Noces) de Dourvac'h
Les mots de Julie résonnent dans la forêt des ombres.

Une apparition blanche au détour des rameaux.



– ... Čertovy hlavy, disent les Tchèques...



Le son mat de nos voix : sûrement à cause des troncs proches, de la roche qui nous fait face...

Vraiment un drôle de son.



J'ai pensé à une petite boîte – une petite boîte qui enfermerait nos rêves.



[Dourvac'h, "Heiraten (Noces)", chapitre VII : LES DIABLES DE LEVY, Editions Stellamaris, 2015, pages 36-37]
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tamara29   15 août 2018
L'Année de l'amour de Paul Nizon
La vie, ça se perd ou ça se conquiert. Moi je suis à sa recherche. Lorsque je précise que je cherche la vie, je veux dire que je cherche à devenir vivant, à être réveillé, un éveil, oui, un éveil. Me réveiller de cet état de confusion, d’incertitude, d’ennui, de mélancolie, de désespoir, de léthargie, où je me débats pour conquérir la réalité ?
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Bruno_Cm   15 août 2018
Respectueusement vôtre... de Marcia Rose
Sans m'étendre sur mon propre cas, je puis dire que j'ai longtemps été fascinée par la mort/ Et ce désir de disparaître est, au fond, celui qui anime toutes les sagouines du monde. Nous ne savons même plus si nous avons le droit d'exister.

Dès lors, notre comportement qui peut sembler incohérent, doit apparaître, au contraire, comme hautement symbolique de nos manques, de nos amputations affecties. même les êtres normaux savent d'instinct que, lorsqu'il y a angoisse, incapacité à être soi-même, il y a immédiatement tendance à compenser cette angoisse par la violence et la détente sexuelle. Et s'il y avait chez nous une maturité addictive, nous ne ressentirions pas ce besoin plus ou moins rythmique et obsessionnel d'aller jusqu'au bout de notre corps, par l'immensité même de sa misère physique.
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Bruno_Cm   15 août 2018
Respectueusement vôtre... de Marcia Rose
Pouvez-vous me dire, messieurs les moralistes, quelle différence existe entre la fille qui couchaille trois ou quatre fois par soirée dans les bals du samedi, et la fille qui racole, en ville, selon le même rythme ?

Il existe une seule différence, l'argent qu'elle réclame. Mais cette distinction est aussi sibylline que celle qui sépare les sportifs professionnels des sportifs amateurs. Certains assument leur pognon, et d'autres non. Tout le reste est casuistique.

Rien n'est plus simple que de se prostituer. Aucune femme ne peut jurer qu'elle ne le fera pas un jour sous la pression des circonstances.
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Bruno_Cm   15 août 2018
Respectueusement vôtre... de Marcia Rose
Pour la prostituée au matin, qui se trouve seule étourdie de résistance, usée jusqu'à l'âme, aride comme un galet roulé par les marées, le bonheur se dérobe. Et si elle revendique l'orgueil de vivre, elle ne trouve plus en elle qu'un silence énorme, comme le vol lourd d'un oiseau entre l'horreur et le silence, lorsqu'aucun nid, au lointain, ne l'attend.
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Bruno_Cm   15 août 2018
Respectueusement vôtre... de Marcia Rose
J'ai souvent vérifié que les filles qui avaient connu une existence semblable à la mienne avaient été victimes, elles aussi, d'un changement total de situation. Mort des parents, faillite, départ d'un père assurant la subsistance, sont autant d'éléments qui facilitent le faux pas. A cet environnement favorisant se joignent incontestablement des conditions de misère psychologique. Une fille comprise, aimée, adaptée à son milieu, ne se prostitue pas. Ce n'est pas vrai. Bien entendu, ces éléments prédisposent mais ne déterminent pas.

[...] il arrive aussi que des femmes trébuchent en étant nées sur les marches d'un trône, mais croyez-moi, c'est moins fréquent.
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coco4649   15 août 2018
Char : Oeuvres complètes de René Char
LE MARTEAU SANS MAITRE

Moulin premier





LVII



  Les boueurs de poésie sont en général privés du sen-

timent de la poésie ; inaptes à percer les voies de son

action.

  Il faut être l’homme de la pluie et l’enfant du beau

temps.



p.76
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Luxi   15 août 2018
Astria: Métamorphose de Doriane Schwald
J’appréhendais encore plus le retour de mon mari que toutes les autres fois où il s’était éloigné de chez nous. J’avais peur dorénavant que mes réactions face à lui soient différentes maintenant et me trahissent. J’étais persuadée que s’il se rendait compte que j’étais au courant de son secret, il me tuerait sans la moindre hésitation.
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Luxi   15 août 2018
Astria: Métamorphose de Doriane Schwald
J’ai toujours détesté mon enveloppe charnelle, elle ne m’a attiré que des ennuis, le rejet des autres, leur mépris, l’humiliation, le dénigrement. J’en souffrais tous les jours. Je n’ai jamais réussi à faire avec, à l’assimiler comme étant moi, la représentation de moi que se font les autres.
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Luxi   15 août 2018
Astria: Métamorphose de Doriane Schwald
Les journées s’écoulèrent pendant un certain temps dans cette horrible monotonie et puis, un jour, les choses empirèrent encore quand les insultes et les coups se mirent à pleuvoir. Il avait dû commencer à perdre patience devant mon ventre qui ne concevait toujours pas. Pourtant, presque chaque soir quand il ne tombait pas comme une masse sur sa couche complètement alcoolisé, j’avais droit à ce que je considérais désormais comme des rapports conjugaux normaux puisque je ne connaissais rien d’autre. J’ai ainsi vite compris que je ne représentais pas plus qu’une esclave avec un ventre et que j’aurais tout intérêt à lui donner une tripotée de petits garçons à son image.
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Luxi   15 août 2018
Astria: Métamorphose de Doriane Schwald
Lorsque j’avais environ dix ans, je ne me réveillai assez tôt un matin pour entamer mes corvées comme je le faisais chaque jour aux aurores. Devia, ma mère adoptive en conclut que la paillasse sur laquelle je dormais devait être trop confortable. Je dus ainsi passer les deux nuits suivantes avec les chiens, à l’extérieur, sans toit ni couverture. C’était le genre de petites cruautés quasi quotidiennes que je subissais. Alkar et Devia me dressaient plus comme ils le faisaient avec leurs chiens, par la crainte, la douleur et la punition que comme une enfant, il n’y avait ni respect, ni chaleur humaine, ni affection.
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Fifrildi   15 août 2018
Au-delà de Sherlock Holmes de Frédéric Brument
Chacun devrait pouvoir préserver son intimité dans son propre crâne. Et cela rendrait toute investigation d'une inconvenance insupportable.



(Poul Anderson)
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Bruno_Cm   15 août 2018
Je croyais qu'il suffisait de t'aimer... de Jacques Salomé
"Papa, je voudrais tellement que tu sois un vrai papa ! un vrai papa qui m'aime..."



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Bruno_Cm   15 août 2018
Je croyais qu'il suffisait de t'aimer... de Jacques Salomé
Il arrive parfois aux parents de faire des

enfants, mais ce sont toujours les enfants

qui font les parents.
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Bruno_Cm   15 août 2018
Je croyais qu'il suffisait de t'aimer... de Jacques Salomé
- C'est quoi une peau se vache ? demanda Lili.

- C'est quelqu'un qui est capable de tout, du pire et du meilleur, mais qui ne distingue pas ce qu'est le pire et ce qu'est le meilleur."
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Bruno_Cm   15 août 2018
Je croyais qu'il suffisait de t'aimer... de Jacques Salomé
Papa adorait expliquer les évidences de la vie.

"Seulement les évidences, car il faut laisser beaucoup de place aux mystères", ajoutait-il.

Alors je lui demandais : "Raconte-moi encore une évidence..."

Il ne se faisait jamais prier. Une de ses évidences les plus évidentes était que les hommes étaient bons même s'ils ne le savaient pas. "C'est souvent une surprise pour eux de découvrir qu'ils sont bons, il suffit de leur en donner l'occasion et cela bouleverse tout le reste de leur vie."
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