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La Silicon Valley s'est toujours targuée d'être visionnaire. Aucune culture, confirme l'anthropologue English-Lueck que j'ai eu la chance de rencontrer, ne s'est davantage préoccupée d'imaginer son propre futur et de le faire advenir, par anticipation. What next ? En réalité, les leaders siliconés vendent un unique produit : leur futur. Et il nous le markète à l'échelle mondiale. C'est leur propre économie de désirs qu'ils nous font investir. Ils façonnent un monde à leur image, obnubilé par la performance, qui privilégiera toujours l'interface au face à face. Un monde où nos cortex computent vite, se figurent être des réseaux de neurones multicouches, une pure nappe électrochimique, tant et si bien que l'IA finit par leur sembler de même nature que nos cerveaux organiques.
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Il ne tient qu'à toi d'évoluer. Ne trimballe pas ton passé partout avec toi, pose-le sous tes pieds et sers-t'en comme d'un trépied pour monter plus haut vers tes rêves et inspirer les autres.
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[Destin des empires : le califat et l'empire romain transformé, après 700 et la conquête arabe]

... L'empire romain survécut au califat, qui l'avait ostensiblement remplacé.



Une des raisons de cela était que l'identité et le pouvoir n'étaient pas articulés de la même façon dans le califat et dans la Romania. Cette dernière était, et se présentait comme "l'état des Romains". Vers 700, presque tous ses citoyens parlaient grec, appartenaient à la même église chalcédonienne, et étaient, ethniquement, des Romains. Ils avaient un état unique, dont le but était leur protection et leur bien-être, à la fois matériel et spirituel. Le gouvernement préférait employer la persuasion et l'effort de consensus avec ses sujets, plutôt que la force, et favorisait la coopération, non la soumission. Les Romains disposaient d'un commandement militaire unique qui rassemblait toutes les ressources des provinces pour protéger la totalité du territoire romain. Leur armée était soutenue par un système unifié d'administration et de législation. Il n'y eut aucune révolte paysanne ni aucune tentative de créer des états sécessionnistes à cette époque. Les soulèvements provinciaux avaient pour but de protéger la capitale, Constantinople, et renouveler son gouvernement : c'étaient des coups d'état. La Romania était moins un empire qu'un état-nation.



Par contraste, le califat faisait face à une problème qui lui fut fatal : il n'élabora jamais une idéologie consensuelle de gouvernement. Un petit nombre de guerriers arabes, temporairement unifiés par un nouveau message religieux, profitèrent de la ruine provoquée par la guerre entre Rome et la Perse pour se tailler un empire à eux. Les populations conquises furent contraintes de payer des impôts pour entretenir cette armée de conquête. Mais quoi de plus ? A qui ce pouvoir appartenait-il et quel était son objectif ? Dans un premier temps, les conquérants ne se souciaient pas de convertir les autres : ils n'y avaient pas intérêt, car cela aurait diminué le montant des impôts pesant sur les infidèles. Mais qu'apportaient les gouvernants aux gouvernés, sinon l'assurance de ne pas les tuer ? Les chrétiens, les Juifs, les zoroastriens conquis ne s'identifiaient pas au projet du califat, qui leur imposait une domination étrangère assortie d'impôts plus lourds. Pour la première fois depuis des siècles, il y eut à nouveau des révoltes agraires en Egypte.



De plus, qu'arrivait-il quand les conquis commençaient à se convertir à l'islam et à apprendre l'arabe ? Leur fallait-il encore payer des impôts ? Devenaient-ils des arabes, avaient-ils un droit sur le fonctionnement de l'empire ? Ces questions pressantes furent vite compliquées par un autre fait : les conquérants établis dans les villes engagèrent des mercenaires non-arabes, en particulier des Turcs, pour combattre à leur place. Comment, dans ce cas, tracer les lignes de l'identité et du pouvoir ? A qui toute cette structure était-elle censée profiter ? Enfin, sur quels critères choisir les gouvernants ? Il n'y eut aucun consensus sur ces problèmes critiques, et donc des dynasties, des familles, des tribus concurrentes rassemblaient des partisans. Ces factions se soupçonnaient l'une l'autre dès l'abord et se faisaient périodiquement la guerre. L'unité politique des musulmans, ordonnée par le Coran, était une fiction pieuse. La guerre civile commença presque immédiatement et finalement, le califat se désintégra, en même temps que des dynasties régionales se libéraient du centre. Les factions concurrentes étaient en violent désaccord mutuel sur l'identité et les objectifs, et sur les questions de savoir qui devait gouverner qui, pourquoi, et comment ? Les Romains avaient réglé ces questions depuis longtemps.



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Briden, qui avait eu le malheur de se retourner, avait soudain éclaté d'un rire strident. Le pauvre avait perdu la raison, et ce rire terrible allait l'accompagner jusqu'à sa mort dans la cabine, une nuit que Johansen errait sur le pont, en proie au délire.
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La vie est trop courte pour faire la gueule.
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Ils jouaient sans arrêt, les filles comme les garçons ! Jamais je n'avais vu des adultes et des gens si haut placés, s'amuser comme des minots !
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Sur la côte occidentale de cette terre de Grèce, il est une île comme une goutte dans la mer, dernier reliquat d'une rencontre insatisfaisante avec un amant précoce.
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Un homme se mesure au poids de ses actes, pas à la longueur de ses phrases.
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Comme le gouvernement a bien fait d’avoir supprimé les cours d’histoire voilà quinze ans, au profit des cours d’avenir. On y apprend aux élèves de façon passionnante et visuellement impressionnante que tout se passera bien dans l’avenir car – c’est le cœur du message – on pourra régler tous les problèmes grâce à la technique.
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Si Pascal lui-même a voulu l'explosion qui a soufflé le bâtiment, s'il a lui-même lacéré ses discours en autant de "méchants petits papiers" qui plongeront ses proches dans un désarroi plein de regret, au nom de quoi faudrait-il revenir, contre sa volonté, à un état antérieur ?
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Une société dont les savants seraient les prêtres, deux mille banquiers et techniciens régnant sur une Europe de cent vingt millions d'habitants où la vie privée serait absolument identifiée avec la vie publique, où une obéissance absolue "d'action, de pensée, et de cœur" serait rendue au grand prêtre qui régnerait sur le tout, telle est l'utopie de Comte qui annonce ce qu'on peut appeler les religions horizontales de notre temps. Elle est utopique, il est vrai, parce que, convaincu du pouvoir illuminant de la science, il a oublié de prévoir une police. D'autres seront plus pratiques; et la religion de l'humanité sera fondée, effectivement, mais sur le sang et la couleur des hommes.
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Ce qui tient ces éclats disjoints est à jamais plus fort que notre besoin d'ordre. C'est le hasard - qui donne les pensées et qui les ôte -, c'est l'histoire, c'est la maladie, c'est la mort. C'est l'insatisfaction de Pascal et la rapidité de son esprit. C'est un mélange inconcevable d'énergie et de fragilité.
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Le progrès, paradoxalement, peut servir à justifier le conservatisme. Traite tirée de confiance sur l'avenir, il autorise ainsi la bonne conscience du maître. A l'esclave, à ceux dont le présent est misérable et qui n'ont point de consolation dans le ciel, on assure que le futur, au moins, est à eux. L'avenir est la seule sorte de propriété que les maîtres concèdent de bon gré aux esclaves.
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September: je croyais qu'on partageait quelque chose ,Kyle.Je croyais qu'il y avait une étincelle,tu apelles ça comme tu veux,mais tu passes ton temps à contredire cette étincelle et tu vas jusqu'a me jeter.

Kyle: il y a quelque chose

Je lâche un cri de frustration,ce qui fait que Peter hausse un sourcil étonné.

-Qu'est ce qu'il se passe ?demande-t-il.

-C'est Kyle,soupire-je.

-Le loup-garou sexy?

-C'est comme ça que tu l'as surnommé?

-C'est le surnom qu'il mérite.

-Je crois que je l'aime bien,soupiré-je.

-Ca,j'avais compris.
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Par ce livre, je ne prétends absolument rien n'affirmer, car chacun peut librement croire ou ne pas croire en la survie de l'âme et en l'existence d'un monde invisible qui serait peuplé d'esprits dont la nature nous échappe. Sont-ils créatures de Dieu ou du diable ? Il n'en reste pas moins que la sociologie, la psychologie, le doute même, ne peuvent suffire, avec tous les arguments scientifiques qu'ils développent, à totalement expliquer l'ensemble des phénomènes, si souvent et si nettement constatés, que vous allez découvrir au travers de ce guide.



Préface.
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Je ne suis pas sûre d'avoir encore un coeur à offrir, Papa.
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Toutes les combinaisons de lettres possibles ne changeraient rien au saccage amoureux. 
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[19]



Il a quatre laquais.
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[107]



Le bec du perroquet qu'il essuie, quoiqu'il soit net.
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[157]



Athéisme marque de force d'esprit, mais jusqu'à un certain degré seulement.
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