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Axelinou   15 décembre 2018
Paradis (avant liquidation) de Julien Blanc-Gras
- Vous croyez à ces histoires de magie ?

- Bien sûr.

- Vous savez que pour nous, les Occidentaux, c'est dur à comprendre.

- Oui, bien sûr c'est normal que vous n'y croyiez pas. Il faut le voir pour le croire.
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Axelinou   15 décembre 2018
Paradis (avant liquidation) de Julien Blanc-Gras
Tout bien pesé, je crois qu'on s'en fout. Autour des machines à café, on parle toujours de la météo, jamais du climat. C'est normal, les loyers sont intenables et nous n'aurons pas de retraite, alors il faut bien établir des priorités. Le futur, on verra ça demain.
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Claude-Michel Cluny
sabine59   15 décembre 2018
Claude-Michel Cluny
Eaux du couchant

apaisement

au front des hommes
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taganga2000   15 décembre 2018
La nuit des temps de René Barjavel
Elle était pareille à la plante nouvelle, gonflée de jeunesse et de vie, qui vient de percer le sol obscur, et tend vers la lumière la confiance parfaite et tendre de sa première feuille, avec la certitude que bientôt, feuille après feuille, elle atteindra le ciel...
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taganga2000   15 décembre 2018
La nuit des temps de René Barjavel
Je suis entré, et je t'ai vue. Et j'ai été saisi aussitôt par l'envie furieuse, mortelle, de chasser, de détruire tous ceux qui, là, derrière moi, derrière la porte, dans la sphère, sur la glace, devant leurs écrans du monde entier, attendaient de savoir ou de voir. Et qui allaient TE voir, comme je te voyais. Et pourtant, je voulais aussi qu'ils te voient. Je voulais que le monde entier sût combien tu étais, merveilleusement belle. Te montrer à l'univers, le temps d'un éclair, puis m'enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l'éternité.
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MoonBear   15 décembre 2018
Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo
En quelques minutes, ils furent au Havelet.



Ebenezer entra le premier dans le bateau. Au moment où Déruchette allait le suivre, elle eut la sensation de sa manche doucement retenue. C'était Gilliatt qui avait posé un doigt sur un pli de sa robe.



-Madame, dit-il, vous ne vous attendiez pas à partir. J'ai pensé que vous auriez peut-être besoin de robes et de linge. Vous trouverez à bord du Cashmere un coffre qui contient des objets pour femme. Ce coffre me vient de ma mère. Il était destiné à la femme que j'épouserais. Permettez-moi de vous l'offrir.



Déruchette se réveilla à demi de son rêve. Elle se tourna vers Gilliatt. Gilliatt, d'une voix basse et qu'on entendait à peine, continua :



-Maintenant, ce n'est pas pour vous retarder, mais voyez-vous, madame, je crois qu'il faut que je vous explique. Le jour qu'il y a eu ce malheur, vous étiez assise dans la salle basse, vous avez dit une parole. Vous ne vous souvenez pas, c'est tout simple. On n'est pas forcé de se souvenir de tous les mots qu'on dit. Mess Lethierry avait beaucoup de chagrin. Il est certain que c'était un bon bateau, et qui rendait des services. Le malheur de la mer était arrivé ; il y avait de l'émotion dans le pays. Ce sont là des choses, naturellement, qu'on a oubliées. Il n'y a pas eu que ce navire-là perdu dans les rochers. On ne peut pas penser toujours à un accident. Seulement ce que je voulais vous dire, c'est que, comme on disait personne n'ira, j'y suis allé. Ils disaient c'est impossible ; ce n'était pas cela qui était impossible. Je vous remercie de m'écouter un petit instant. Vous comprenez, madame, si je suis allé là, ce n'était pas pour vous offenser. D'ailleurs la chose date de très loin. Je sais que vous êtes pressée. Si on avait le temps, si on parlait, on se souviendrait, mais cela ne sert à rien. La chose remonte à un jour où il y avait de la neige. Et puis, une fois que je passais, j'ai cru que vous aviez souri. C'est comme ça que ça s'explique. Quant à hier, je n'avais pas eu le temps de rentrer chez moi, je sortais du travail, j'étais tout déchiré, je vous ai fait peur, vous vous êtes trouvée mal, j'ai eu tort, on n'arrive pas ainsi chez les personnes, je vous prie de ne pas m'en vouloir. C'est à peu près tout ce que je voulais dire. Vous allez partir. Vous aurez beau temps. Le vent est à l'est. Adieu, madame. Vous trouvez juste que je vous parle un peu, n'est-ce pas ? ceci est une dernière minute.



-Je pense à ce coffre, répondit Déruchette. Mais pourquoi ne pas le garder pour votre femme, quand vous vous marierez ?



-Madame, dit Gilliatt, je ne me marierai probablement pas.



-Ce sera dommage, car vous êtes bon. Merci.



Et Déruchette sourit. Gilliatt lui rendit ce sourire.



Et il aida Déruchette à entrer dans le canot.



Moins d'un quart d'heure après, le bateau où étaient Ebenezer et Déruchette abordait en rade le Cashmere.
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Souri7   15 décembre 2018
Du sang sur la Tamise de Anne Perry
Parfois, il n’y a pas de bon choix [...]. Il faut faire celui qui paraît le moins mauvais et espérer qu’on a raison. [...]
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Bencot   15 décembre 2018
Abattre la bête de David Goudreault
Le point de non-retour, ce n’est pas celui de l’impact. C’est l’instant où tu prends conscience que ton impulsion est trop grande pour éviter de te crasher dans le mur vers lequel tu t’es élancé. Le point de non-retour, c’est le choix entre ralentir et te blesser bêtement ou foncer et partir en mille éclats.
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Bencot   15 décembre 2018
Abattre la bête de David Goudreault
Gilles de la Tourette en serait resté muet; je criais, je riais, je sacrais de bonheur.
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erminegimenez   15 décembre 2018
Conscience animale de Franck Thilliez
-Sachez déchiffrer les mots...Imprégner-vous de l'âme de l'auteur, chercher au plus profond votre être, et vous aurez les réponses à toutes vos questions...
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Bencot   15 décembre 2018
Abattre la bête de David Goudreault
Paradoxe spatiotemporel: il faut suivre la ligne du temps, mais toutes nos horloges sont rondes.
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Bencot   15 décembre 2018
Abattre la bête de David Goudreault
L’important, quand on va nulle part, c’est de savoir s’arrêter.
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Bencot   15 décembre 2018
Abattre la bête de David Goudreault
Paraît que le corps est constitué à soixante-dix pour cent de larmes, je devais être sur le point de m’assécher.
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Bencot   15 décembre 2018
Abattre la bête de David Goudreault
Non seulement Couche-Tard a réussi à faire fermer tous les petits dépanneurs, à quelques Chinois près, mais en plus ils vendent leurs propres cochonneries, de la sloche aux jujubes en passant par les hot-dogs. Des hot-dogs au dépanneur! C’est un des signes de l’apocalypse, ça, non? Même les itinérants en mangent pas, je me demande où ils peuvent trouver des boulimiques prêts à se gaver aux rognures de fond d’abattoir.
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Bencot   15 décembre 2018
Abattre la bête de David Goudreault
Un gros cave dans un gros truck chromé de l’année, ça reste un gros cave. Le carrosse n’y change rien. Ça n’empêche pas les parvenus analphabètes de se prendre pour Cendrillon.
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Under_The_Moon   15 décembre 2018
Les Cahiers de Science & Vie [n° 150] Merlin et les premiers savants de Science & Vie
Hérités de la mythologie juive, les démons, anges déchus après leur rébellion contre Dieu, ont été introduits dans l'orthodoxie chrétienne par le 'Livre d'Hénoch' (apocryphe du II° siècle). Ils 'avèrent précieux pour expliquer pourquoi le monde, créé par un Dieu unique et bon, est rongé par le mal. Ils se sont ainsi invités dans la réflexion philosophique et théologique, et ont intégré l'imaginaire populaire. A partir du XI° siècle, la figure du diable et de ses anges démoniaques orne les chapiteaux et les tympas des églises romanes.



( " La grande peur de la sorcellerie")
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l-ourse-bibliophile   15 décembre 2018
JRR Tolkien, une biographie de Humphrey Carpenter
Le flot de paroles se tarit un instant ; il rallume encore sa pipe. Je saisis l'occasion, je dis ce qui m'amène, et qui maintenant me paraît sans importance. Pourtant, il s'y attache immédiatement avec enthousiasme et m'écoute avec attention. Puis, quand cette part de la conversation est terminée, je me lève pour partir ; mais, pour le moment, ce départ n'est ni attendu ni souhaité, puisqu'il a recommencé à parler. Il se plonge une fois de plus dans sa propre mythologie. Il a les yeux fixés au loin sur un objet quelconque et semble avoir oublié ma présence, agrippé à sa pipe comme s'il parlait dans son tuyau. Il me vient en tête que, pour l’apparence extérieure, c’est vraiment l’archétype du don d’Oxford, parfois même sa caricature. Or c’est justement ce qu’il n’est pas. C’est plutôt comme si quelque étrange esprit avait pris l’aspect d’un vieux professeur. Son corps est en train d’arpenter une pauvre chambre de banlieue, mais son esprit est très loin et parcourt les plaines et les montagnes de la Terre du Milieu.
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Presence   15 décembre 2018
Jessica Blandy, tome 7 : Répondez, mourant... de Jean Dufaux
Scène de la vie quotidienne, je prends le tramway comme tous les autres. J'ai payé mon ticket. Je me déplace dans la ville sans laisser de trace. En passant devant le Westin St Francis, le soleil vient frapper la chevelure de la femme qui se tient devant moi, sur le marchepied. Jusqu'à présent, elle n'a pas daigné me regarder. J'aime ce genre de femme, sure d'elle, dédaigneuse, propre, nette… Mais j'ai beau la fixer, elle ne détourne même pas la tête. il faut qu'elle comprenne cependant que je la désire, que je veux l'emmener à l'hôtel, que tout ce que je lui demande pendant que je la baise, c'est qu'elle reste ainsi, dédaigneuse, propre, nette. J'ai attendu le moment propice, sans me presser, sans m'énerver. Personne ne faisait attention à nous. J'ai lentement avancé une main, et je l'ai poussée. Il y a eu un grand choc, le bruit d'un corps déchiré, traîné sur plusieurs mètres.
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Presence   15 décembre 2018
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Klasina   15 décembre 2018
Sophiste, Politique, Philèbe, Timée, Critias de Platon
Mais lorsqu’un homme s’est donné tout entier à l’amour de la science et à la vraie sagesse et que, parmi ses facultés, il a surtout exercé celle de penser à des choses immortelles et divines, s’il parvient à atteindre la vérité, il est certain que, dans la mesure où il est donné à la nature humaine de participer à l’immortalité, il ne lui manque rien pour y parvenir ; et, comme il soigne toujours la partie divine et maintient en bon état le génie qui habite en lui, il doit être supérieurement heureux. Il n’y a d’ailleurs qu’une seule manière de soigner quelque chose, c’est de lui donner la nourriture et les mouvements qui lui sont propres. Or les mouvements parents de la partie divine qui est en nous, ce sont les pensées de l’univers et ses révolutions circulaires. C’est sur elles que chacun doit se modeler et corriger les révolutions relatives au devenir qui se font dans notre tête d’une manière déréglée, en apprenant à discerner les harmonies et les révolutions de l’univers, en rendant la partie qui pense semblable à l’objet de sa pensée, en conformité avec sa nature originelle, afin d’atteindre dans le présent et dans l’avenir, à la perfection de cette vie excellente que les dieux ont proposée aux hommes.



- Timée
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