AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Dominique Vitalyos (Traducteur)
EAN : 9782843045776
210 pages
Éditeur : Zulma (08/04/2012)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Dès les premiers mots, Basheer subjugue et séduit par un art de conter qui nous plonge sans transition dans les parfums et les couleurs de son Kerala natal - et l'intimité de ses personnages, militants politiques, peintres, poètes ou critiques, amis fidèles, couples heureux, amoureux en déroute, fantômes voluptueux...
Sur fond de luttes radicales contre l'injustice et les systèmes ancestraux, on est saisi par l'espèce de tutoiement espiègle et tendre, à la ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
5Arabella
  11 août 2018
Un court recueil de nouvelles, comportant douze textes. Nous sommes dans ce que l'on pourrait appeler l'Inde profonde, celle des petites gens, que nous suivons dans leur quotidien. Gagner de quoi manger, prendre soin de sa famille, ou essayer de trouver l'âme soeur, sont les préoccupation de la plupart de ces nouvelles. La vie n'est pas toujours facile, mais les personnages l'affrontent souvent avec une arme à toute épreuve : l'humour. Et ils en ont bien besoin, car subsister pour les plus pauvres est un combat de chaque jour, les haines et les violence entres les communautés font des ravages, et trouver un partenaire dans la société traditionnelle relève parfois d'une gageure.
Vaikom Muhammad Basheer regarde ses personnages avec empathie et bienveillance, compatit à leurs petites ou grandes tragédies, sourit à leurs naïvetés ou bévues, et l'air de rien, ausculte la société de son pays, sans prétention et sans vouloir donner de leçons de morale.
C'est une lecture plaisante et dépaysante, un voyage en dehors des circuits touristiques, qui amène le lecteur à la rencontre de personnages universels, même s'ils appartiennent bien à l'Inde de leur temps. Certains aspects ont peut-être un peu vieilli ou nous paraissent choquants, comme la nouvelle où le personnage principal bat sa femme pour « son bien », mais il y a des petites merveilles, comme la première nouvelle, entre guerre qu'un chien musulman livre aux femme hindous, et amulettes censées résoudre tous les problèmes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Lounima
  17 mai 2012
Je peine à trouver les mots pour vous convaincre de lire ces contes cocasses, savoureux, malicieux, fantasques, parsemés de personnages attachants et qui nous emmènent en Inde (eh oui, encore !), servis par une plume alerte et rythmée: à savourer sans modération !
La suite sur le blog...
Lien : http://loumanolit.canalblog...
Commenter  J’apprécie          30
PatryckFroissart
  22 juin 2012
Commenter  J’apprécie          11

Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LounimaLounima   17 mai 2012
"Khan était tombé amoureux de Malou, la chienne noire de Parvati. Malou était la seule beauté des environs. Khan et Malou, c’était une histoire d’amour hindou-musulmane. Malou-aime- Khan-Khan-aime-Malou. Parvati, la voisine, n’était pas opposée à cette relation. Ummusalma, l’épouse d’Abdul Aziz, non plus. Parvati réservait à Ummusalma un chiot de Malou et de Khan. Hélas, trois fois hélas, six molosses hindous surgis Dieu seul sait d’où se mirent à courtiser Malou, bien décidés à ne pas laisser ces deux-là s’aimer. Khan s’interposa. Ce fut une horrible mêlée. À eux six, ils se jetèrent sur lui et faillirent le réduire en bouillie. Khan, en bon Musulman, se battit contre les infidèles avec la dernière énergie. Malou assistait, impassible, à l’horrible bataille, tout comme Parvati et Ummusalma. Il s’agissait bel et bien d’un conflit hindou-musulman, alors comment et pour qui prendre parti ? Personne ne pipait mot. D’abord Khan mordit ses ennemis, les fit décoller de terre l’un après l’autre. Mais lorsque les chiens hindous ripostèrent en bloc, ils le catapultèrent dans les airs et plantèrent tant de crocs dans sa chair qu'il en eut le corps entier à vif et la moitié de l’oreille droite arrachée. Défait, Khan s’enfuit jusqu’à la cuisine et s’allongea tout sanglant. Dehors, les chiens hindous le défiaient en aboyant sauvagement.
Khan se tint coi.
Fiasco total. Déception sentimentale phénoménale. Que faire contre une déception sentimentale ? Rien. Khan ne fit donc rien. Plus exactement, il conçut un dégoût sans limites pour la gent féminine.
Il mordit deux femmes. Les deux mordues étaient hindoues. Agression anti-communautaire !
On frôlait l’illégalité." (Zulma - p.9-10)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
5Arabella5Arabella   09 août 2018
Le sentier disparut à sa vue ; la pénombre gagnait du terrain, la colline s'était recouverte d'un manteau d'obscurité, circonscrite par un silence impressionnant. Un vol d'échassiers noirs traversait le ciel sombre, une nappe opaque engouffrait les cocotiers. Etaient-ce des volutes de brume qu'il voyait s'élever du jardin pour se dissoudre dans le ciel ? La lampe du globe terrestre s'était éteinte. Le silence profond des ténèbres engendrait un lui un sentiment d'extase. Il regardait, les yeux grand ouverts.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
LounimaLounima   17 mai 2012
"Les rivalités intercommunautaires, chez nous au Kerala, ne sont que des bouffées de zéphyr en comparaison de ce qui se passe dans le Nord, où un véritable typhon de haine souffle constamment et partout. Hindous, Musulmans et Sikhs s'y comportent comme des bêtes sauvages, se jettent les uns sur les autres, se déchirent à belles dents et se délectent de la mort de leur ennemi. Toute la confiance qui a pu exister un temps entre eux est détruite et leurs cultures ont devenues inconciliables. A croire que la situation n'a pas évolué d'un iota en plusieurs siècles, depuis l'époque où les querelles se réglaient dans le sang. Tueries de vaches, disputes linguistiques, tout est bon pour alimenter le feu du sacrifice que réclame l'expression de leur rivalité." (Zulma - p.195)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
5Arabella5Arabella   09 août 2018
Par une nuit de lune, disons que c'est une histoire de fantôme. Ce qu'on entend par là, je n'ai pas l'intention de vous l'expliquer. Vous le savez très bien, tous autant que vous êtes. Les histoires de fantômes sont liées à l 'histoire des sociétés humaines. Quoique. Déjà à l'ère de la préhistoire, on devait trouver des fantômes et des histoires de fantômes...Mais bon, vous aurez compris où je veux en venir. En deux mots, je me demande si les fantômes existent vraiment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

autres livres classés : indeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La littérature indienne : etes-vous intouchable ?

Quel est le nom de l'ancienne propriétaire de la maison qu'occupe le couple dans "Loin de Chandigarh" de Tarun Tejpal ?

Fizz
Karine
Catherine
Angela

10 questions
87 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature indienne , indeCréer un quiz sur ce livre