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Claude Demanuelli (Traducteur)
ISBN : 2070411729
Éditeur : Gallimard (21/01/2000)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 403 notes)
Résumé :
Rahel et Estha Kochamma, deux jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, désertée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un intouchable. Un drame va ébr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  17 avril 2016
Quel foisonnement de petits riens, de grandes questions et de souffrance dans ce roman ! Système des castes, innocence des enfants, condition des femmes, portraits de doux dingues, traditions indiennes, complicité des jumeaux, amour filial et familial, jeux de mots, lâcheté et médiocrité devant l'adversité, histoire politique, cinéma, perversité, petites anecdotes de l'entreprise… tout se mêle et s'emmêle ici.
J'avoue que j'ai souffert pendant ma lecture, tant j'ai eu de mal à dérouler la pelote de ce récit touffu, dense, sans chronologie, sans fil conducteur. Heureusement j'ai pu m'accrocher aux sons, aux goûts, aux odeurs et aux couleurs de l'Inde. Car ce roman est incroyablement pittoresque et incroyablement sensuel. M'accrocher également aux émotions de Rahel, petite fille rêveuse et joueuse, pleine d'imagination et d'amour pour sa mère, son jumeau Estha ou l'Intouchable Velutha, qui a peur qu'on l'aime moins quand elle fait une bêtise ou quand une autre petite fille arrive dans la famille.
On comprend vite qu'il y a eu un drame dans cette famille, car les jumeaux devenus adultes sont séparés, muets, écorchés, déchirés. Un drame autour de cette fameuse petite fille qui arrive, Sophie Mol. Un drame qui n'épargne personne, sauf peut-être la vénéneuse et ridicule grande-tante Baby Kochamma. Mais le drame pourrait se résumer en quelques lignes, alors que le livre s'enroule et se déroule sur des centaines de pages, évoquant tous les personnages secondaires, les thèmes secondaires et les émotions un-finies.
J'ai entendu dire que l'Inde était magnifique et grouillante, de vie, d'activité, de gens. Si c'est le cas, alors le livre est simplement à son image. Peut-être difficile à appréhender pour les voyageurs occidentaux comme moi, mais néanmoins magnifiquement beau.
Challenge PAL et challenge Atout Prix 2/xx
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Epictete
  06 décembre 2014
J'ai attaqué cette lecture ne connaissant ni le livre ni l'auteur : Totale découverte.
J'étais un peu intrigué par le titre, et j'avais envie de découvrir ce type de littérature. Quelques expériences précédentes concernant le monde Hindou m'avaient laissé un peu dubitatif.
Au début du livre, le texte donne une impression de désordre total. Et il m'a fallu plus de soixante dix pages d'efforts afin de ne rien abandonner et d'entrer enfin dans l'histoire.
D'autant, et c'est logique, que les noms d'origine Indienne ne sont pas facile à retenir et l'on se perd dans la gestion des personnages .
De plus le récit est chronologiquement déstructuré : On est au présent, puis on saute cinquante ans en arrière, et on revient à une autre époque, de chapitre en chapitre.
Pourtant, petit à petit l'histoire s'installe et l'on va entrer dans la vie de ces deux jumeaux qui ont vécu un épisode traumatisant dans leur enfance. Un épisode qui conditionnera totalement leur avenir.
Ce livre ne fait pas que raconter une histoire : Il décrit également un pays, un peuple, une civilisation avec sa culture, ses habitudes et ses façons de penser et c'est ce qui le rend intéressant. C'est une Inde sans concession qui est présentée, avec ses saletés, ses castes, un pays dans lequel on bat sa femme avant de réfléchir…. !
Le style est alerte, agréable. On ne s'ennuie pas. Il y a parfois des descriptions presque poétiques et en même temps on use de mots très crus, ou on décrit des situations très réalistes. Tout cela reste finalement agréable et pourtant très déstabilisant.
Il faut saluer le beau travail du traducteur qui au-delà du texte essaie de nous rendre les jeux de mots, les subtilités orthographiques ou grammaticales accessibles et amusantes.
Bref, c'est une belle expérience de lecture, même si cette découverte demande quelques efforts.
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IreneAdler
  25 juillet 2014
Pour où commencer ? Tout est tellement intriqué, la chronologie explosée... Elle suit le fil des souvenirs de Rahel, Indienne revenue au pays, dans son village d'enfance après avoir appris que son jumeau, Estha, était revenu sur les lieux du drame. du drame de leur enfance, qui a tué leur vie d'adulte. du drame qui leur fit perdre leur mère et un homme qu'ils ont profondément aimé, comme un père. Par jalousie et arriération.
Le roman de Roy met en évidence une certaine Inde : castes, saleté, condition des femmes. Mais aussi certaines constantes universelles : enfance, amour impossible (mais...), retour de bâton de l'Histoire (ou de l'homme ?), intimidation et chantage des adultes envers les enfants, racisme... C'est souvent triste, à la limite du désespéré, mais jamais larmoyant : des traits d'humour discrets et désespérés viennent sauver temporairement les jumeaux qui tentent de survivre entre les aspirations contraires des adultes qui les entourent. Mais le Saccage, annoncé depuis le début adviendra, violemment, truqué.
Cependant le roman se termine sur une belle scène, un petit message d'espoir. Demain est toujours possible.
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Woland
  24 décembre 2007
C'est un roman assez court mais qui foisonne, c'est vrai. de personnages mais surtout d'impressions, de couleurs, de mille images sur l'Inde. le premier roman que j'ai lu sur ce pays était "La Mousson" de l'Américain Louis Bromfield et j'en étais sortie (j'étais pourtant très jeune à l'époque) avec la certitude qu'on ne pouvait faire pays plus coloré, plus chaud que l'Inde. Bromfield, qui n'y était jamais allé, dépeignait cette contrée avec un amour que je n'ai pas trouvé par exemple dans E.M. Forster. Avec Arundhati Roy, qui est Indienne, cette passion, qui se combine souvent à une exaspération latente envers le système de castes par exemple, est bien au rendez-vous.
Mais c'est un drame qui se vit ici, dans cette atmosphère lourde et paresseuse, où le passé et le présent entremêlent leurs lents tissages d'araignées. Dès le départ, on sait que ce drame tourne autour de la mort de Sophie, la fille de Chacko et de son épouse anglaise, Margaret. La petite fille, "Sophie Mol" comme on l'appelle lorsqu'elle arrive en Inde pour y retrouver son père biologique, est morte noyée une quinzaine d'années plus tôt, dans un accident qui fut maquillé en kidnapping et en meurtre par la grand-tante des héros, Baby Kochama.
Avec leur mère, Ammu, elle aussi disparue et morte dans la déchéance, les jumeaux Rahel (la fille) et Estha (le fils) sont les personnages-clefs du livre. Deux enfants nés de l'union d'un père fonctionnaire qui s'adonnait trop à la bouteille pour que son épouse, un jour, ne finisse pas demander le divorce.
En ces années 60 qui s'achèvent (le drame se place en 1969), Ammu a en effet osé divorcer pour revenir chez elle, auprès de sa mère, Mammachi et de sa tante, Baby. Pour ces femmes qui ont connu l'époque où les Intouchables se devaient de s'éloigner à reculons en balayant jusqu'à leurs propres traces sur le sol, Ammu n'a pas de "statut légal" - ce que les jumeaux, voletant entre l'Hindi et l'Anglais, déforment en "Statue L'Egale." Certes, elles la tolèrent mais elles n'en pensent pas moins : Ammu a en elle quelque chose d'incontrôlable et de masculin.
Aussi la grand-mère et la grand-tante ne ressentent-elles pas un amour extraordinaire pour les jumeaux. Baby surtout semble vraiment les détester. Il est vrai que Baby est une aigrie ...
Quand Margaret, qui a jadis divorcé elle aussi de Chacko pour se remarier avec un Anglais, devient veuve de celui-ci, son premier mari lui propose de venir passer la Noël dans sa famille, à Ayanemen. Il espère ainsi revoir la seule femme qu'il ait jamais aimée et, bien entendu, la fille qu'elle lui avait donnée, la petite Sophie.
Et, en dépit des espoirs de Baby Kochama, Sophie sympathise très vite avec ses jumeaux de cousins.
A partir de là, tout est en place et la pièce peut se jouer avec, en toile de fond, l'amour que Velutha, l'Intouchable, ressent pour Ammu. Amour partagé mais amour voué à la Mort, on s'en doute.
Le drame final entraînera la désagrégation de la famille Kochama. Chacko s'exilera au Canada. Margaret ne se pardonnera jamais d'avoir amené sa petite fille avec elle pour ce fameux Noël. Ammu sera chassée de la maison de ses ancêtres. Velutha ... Velutha, vous verrez bien, hélas ! Quant à Rahel et à Estha, ils seront séparés. La première restera auprès de sa grand-mère, le second sera, selon l'expression de Baby Kochama, "renvoyé à l'expéditeur", c'est-à-dire à son père divorcé.
A 31 ans, Estha reviendra à la demeure familiale. Mais il sera devenu muet, comme si la mort de Sophie, la liaison d'Ammu et surtout la disparition de celle-ci l'avaient figé quelque part, entre le Passé et le Présent. Il faudra tout l'amour de Rahel, revenant elle des USA où elle avait émigré à sa majorité, pour le ramener - un peu, un tout petit peu et d'une façon très particulière - à la réalité, une réalité où Baby Kochama, maintenant âgée de 83 ans, fait plus que jamais figure de parasite borné et haineux, dans la droite ligne de ces fondamentalistes de tout poil qui, au nom de Dieu, ne savent qu'infliger malheur et torture à leurs semblables.
Un beau livre dont il ne faut guère s'étonner qu'il ait connu un tel succès. Oui, il y a des méandres mais l'Inde, dans toute ses beautés et dans toutes ses hideurs, n'est-elle pas, justement, que méandres - nos méandres originels peut-être ? ;o)
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Vianna
  21 juin 2015
Un drame, comme une déflagration, va détruire à tout jamais des vies.
Rahel revient sur les lieux de son passé. Et les souvenirs émergent, précis, vivants, teintés de l'innocence de l'enfance. La douleur aussi. 15 quinze jours vont marquer à tout jamais la destinée de Rahel, Estha son frère jumeau et Ammu leur mère.
On ne transige pas avec l'Histoire. Chacun sa place : l'Intouchable marche à reculons et efface les traces de ses pas d'un coup de balai. Et au grand jamais il ne se fourvoie avec une Touchable, car le prix à payer pourrait aller jusqu'à…
Arundhati Roy nous livre un texte percutant, violent, poétique, onirique. Dès les premières pages nous apprenons la nature du drame. le récit n'est pas linéaire comme les souvenirs lorsqu'ils remontent par bribes, sans logique apparente. Regards d'enfants emprunts de spontanéité, de créativité puis meurtris par la réalité des adultes. Pendant presque 400 pages, l'auteur nous plonge dans les profondeurs d'âme de ses personnages. Un très beau roman.
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
dreulmadreulma   08 mai 2011
La chaleur matinale laisse présager une chaleur plus grande encore.
Au-delà du marais qui sent l'eau stagnante, ils passent devant des arbres vénérables recouverts de vigne vierge. Des maniocs gigantesques. Des poivriers sauvages. Des cascades violettes d'acuminus.
Devant un scarabée bleu foncé en équilibre sur un brin d'herbe qui ne plie pas sous le poids.
Devant des toiles d'araignées géantes qui ont résisté à la pluie et courent comme des rumeurs colportées d'un arbre à l'autre.
Une fleur de bananier dans son fourreau de bractées bordeaux s'accroche à un arbre rugueux aux feuilles arrachées. Joyau offert par un écolier dépenaillé. Bijou de la jungle veloutée.
Des libellules cramoisies s'accouplent dans l'air. Comme un bus à deux étages. Quel art ! Plein d'admiration, un policier regarde et s'interroge brièvement sur la dynamique de la copulation libellulienne. Qu'est-ce qui va dans quoi ? Puis son esprit revient à des Pensées Policières.
Devant de hautes fourmilières coagulées par la pluie. Écrasées comme des sentinelles dormant d'un sommeil de drogué aux portes du Paradis.
Devant des papillons flottant dans l'air comme de joyeux messages.
Des fougères géantes.
Un caméléon.
Une étonnante ketmie rose.
Un canal fourchu. Stagnant. Étouffé par les lentilles d'eau. Comme un serpent mort. Un tronc jeté en travers. Les policiers passent dessus à pas menus. Tout en faisant tournoyer leurs matraques en bambou luisant.
Fées poilues armées de baguettes qui distribuent la mort.
Puis le soleil se heurte aux troncs graciles des arbres inclinés qui brisent la lumière.
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borealeboreale   22 juin 2008

(... ) ... de temps à autres quand elle écoutait ses airs favoris à la radio , Ammu se sentait toute remuée. comme s'ils distillaient en elle une douleur diffuse, comme si , métamorphosée en sorcière , elle quittait ce monde pour un monde meilleur.

Ces jours là elle se montrait agitée , parfois même rebelle. Comme si elle abandonnait momentanément son rôle de mère et de divorcée. jusqu'à sa démarche qui , de tranquille et de posée, se faisait soudain plus dansante.

Elle mettait des fleurs dans ses cheveux et ses yeux étaient plein d'étranges sortilèges. elle ne parlait à personne. Passait des heures au bord du fleuve avec pour seul compagnon son petit transistor en forme de mandarine. Fumait cigarette sur cigarette et prenait des bains de minuit.

qu'était-ce au juste qui donnait parfois à Ammu ce côté inquiétant ? totalement imprévisible ? Les forces antagonistes au dedans d'elle se livraient bataille. Comme un mélange aux composantes irreductibles .
l'infinie tendresse de la mère et l'audace du kamikaze. Voilà ce qui finit peu à peu par l'envahir jusqu'à l'amener à aimer la nuit l'homme qui aimait ( .... )
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dreulmadreulma   01 mai 2011
L'homme qui, debout dans l'ombre des hévéas, des pièces d'or dansant sur son corps nu, tenait sa fille dans ses bras, leva les yeux et croisa le regard d'Ammu. Des siècles entiers se téléscopèrent pour se ramasser en cet instant unique, évanescent. L'Histoire, surprise, perdit pied. Fut rejetée comme une vieille peau de serpent. Les marques, les cicatrices, les blessures qu'avaient laissées les guerres anciennes et l'époque où certains devaient marcher à reculons s'effacèrent brusquement. Pour faire place à une aura, un tremblement palpable aussi visible que l'eau dans une rivière ou le soleil dans le ciel. Aussi sensible que la chaleur d'une journée d'été ou la brève saccade du poisson qui tire sur la ligne. Tellement patent que personne ne remarqua rien.
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dreulmadreulma   20 avril 2011
Murlidharan, l'aliéné qui hantait le passage à niveau, était assis en parfait équilibre sur la borne kilométrique. Il avait les jambes croisées et l'on voyait ses testicules et son pénis pointer vers l'inscription :
COCHIN
23
Murlidharan était nu comme un ver, à l'exception d'un sac en plastique cylindrique que quelqu'un lui avait enfoncé sur la tête et qui lui faisait une toque de cuisinier transparente à travers laquelle il continuait de voir défiler le monde, vision certes imparfaite et déformée, mais nullement limitée. L'eût-il voulu qu'il aurait été bien incapable d'enlever son couvre-chef : il n'avait plus de bras. Il se les était fait arracher par un obus à Singapour en 1942, une semaine à peine après s'être enfui de chez lui pour s'engager dans les unités combattantes de l'armée indienne. Après l'Indépendance, il avait obtenu le statut de Combattant de la Liberté, classe 1, ce qui lui avait donné le droit à une carte lui permettant de prendre le train gratuitement et en première pour le restant de ses jours. Mais cette carte, il l'avait perdue ( en même temps qu'il perdait l'esprit), si bien qu'il ne pouvait plus vivre dans les trains ou les buffets de gare. Il n'avait pas de domicile, pas de porte à fermer, mais il avait conservé ses anciennes clés. Solidement attachées à sa taille par une ficelle, elles formaient une grappe luisante. Son esprit était rempli de tiroirs renfermant ses petits plaisirs secrets.
Un réveil. Une voiture rouge dotée d'un klaxon musical. Un verre à dents rouge. Une épouse ornée d'un diamant. Une serviette bourrée de documents importants. Un retour du bureau. Un déolé, colonel S., mais il fallait que je dise ce que j'avais à dire. Et des beignets de bananes croustillants.
Il regardait passer les trains. Et il comptait ses clés.
Il regardait passer les gouvernements. Et il recomptait ses clés.
Il regardait les visages aux traits indistincts des enfants qui écrasaient leurs nez de guimauves concupiscents contre les vitres des voitures.
Les sans-abris, les sans-espoirs, les déclassés, les malades et les égarés, tous défilaient devant sa fenêtre. Et il comptait toujours ses clés.
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dreulmadreulma   08 mai 2011
Les deux hommes eurent une conversation. Brève, laconique, directe. Comme s'ils échangeaient non pas des mots mais des chiffres. Aucune explication ne semblait nécessaire. Il n'y avait entre eux aucun lien d'amitié, et ils ne se faisaient absoluement pas confiance. En revanche, ils se comprenaient parfaitement. L'enfance n'avait laissé sur eux aucune trace. Dépourvus de curiosité comme de doutes, ils étaient à leur manière terriblement adultes. Ils regardaient le monde sans jamais se poser de questions sur son fonctionnement. Pourquoi l'auraient ils fait puisque c'étaient eux qui le faisaient marcher ? Mécaniciens promus à l'entretien de rouages dans une même machine.
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Videos de Arundhati Roy (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arundhati Roy

Pascal Laurent présente Catherine Cusset et Arundhati Roy
- "Indigo", Catherine Cusset, Gallimard - Un festival culturel rassemble pendant huit jours en Inde quatre Français, deux hommes et deux femmes, qui ne se connaissent pas. Une surprise attend chacun d'eux et les confronte avec leur passé. Cette semaine bouleverse leur vie. de Delhi à Kovalam, dans le Sud, ils voyagent dans une Inde sur le qui-vive où, juste un an après les attentats de Bombay, se fait partout sentir la menace terroriste. Une Inde où leur jeune accompagnateur indien déclare ouvertement sa haine des États-Unis. Une Inde où n'ont pas cours la légèreté et la raison françaises, où la chaleur exacerbe les sentiments, où le ciel avant l'orage est couleur Indigo. Tout en enchaînant les événements selon une mécanique narrative précise et efficace, ce nouveau roman de Catherine Cusset nous fait découvrir une humanité complexe, tourmentée, captivante. - "Le Dieu des Petits Riens", Arundhati Roy, Gallimard - Rahel et Estha Kochamma, des jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, abandonnée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un Intouchable. Un drame va ébranler leur existence et les séparer. Comment réagir quand, à huit ans, on vous somme de savoir ...
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