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Johan-Frédérik Hel-Guedj (Traducteur)
EAN : 9782221107072
1040 pages
Robert Laffont (10/01/2008)
3.79/5   142 notes
Résumé :
Bombay est un monde. Cruelle aux misérables, douce aux corrompus, elle grouille, vibre, enfle et dévore les imprudents qui gênent sa croissance. Pourtant, ceux qui goûtent trop longtemps à l'air vicié de ses rues défoncées ne peuvent plus s'en passer. Bombay est une drogue. Et le lieux de tous les possibles. Là, vivent deux hommes qui ne se connaissent pas : Ganesh, un gangster, roi de la pègre - le seigneur de Bombay - Sartaj, flic de quartier sur le retour, ancien... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Ce roman est une immersion dans l'univers de Bombay, plus de 1000 pages auxquelles il faut rajouter un glossaire et la liste des personnages.

En effet, c'est un roman fleuve, fouillé qui prend le temps de faire connaissance avec ses personnages. Beaucoup de personnages, beaucoup trop certaines fois, l'auteur, à travers la multitude de personnages, aborde des événements essentiels qui se sont déroulés à Bombay.

Un roman qui met en scène le parcours d'un chef de gang important, de son ascension à sa chute et celui d'un policier de la vieille école.

Des personnages intéressants, leur parcours permet de se rendre compte des relations étroites et transverses entres les voyous, les policiers, les politiques, des tractations sur fond d'argent et d'avantages, de la corruption quotidienne à tous les niveaux.

Un roman passionnant, complexe et dépaysant qui permet de découvrir la vie quotidienne de certains indiens, la condition de certaines femmes et leur tentative de la changer, une parties des traditions et des coutumes de ce pays, comment concilier traditions et modernité.

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Un énorme coup de coeur pour ce pavé indien.

Il m'a beaucoup fait penser à "Shantaram" de Gregory David Roberts, dans le sens où il s'agit d'une grande fresque qui nous entraîne dans des milieux très différents : les bidonvilles, la mafia, le milieu du cinéma bollywoodien, le monde des mannequins ou des prostituées, celui des policiers qu'ils soient intègres ou totalement corrompus et celui d'un tas de gens tout à fait ordinaires ...

Il y a une histoire centrale mais elle nous permet de découvrir des dizaines de personnages tous très intéressants, j'ai vraiment eu la sensation d'être entrainée dans les villas des gros trafiquants, dans les ruelles sales dégoulinantes d'ordures, dans les studios de cinéma, dans les rafiots de contrebande, dans les coulisses d'un commissariat...

Sous couvert d'une enquête policière, nous pénétrons les dessous de la société indienne, à la fois traditionaliste et moderne.

Les personnages sont extrêmement attachants, leur personnalité est décortiquée et les rend sympathiques...pourtant certains sont de vrais "pourris".

En résumé, un énorme bouquin très dense et très lourd (question poids, ça ne rigole pas !) qui m'a procuré beaucoup de plaisir.

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Maderchod (argot indien)! Que voilà une oeuvre originale et prenante. Bon, c'est un pavé de 1200 pages, il faut y rentrer mais quelle construction !

Un polar indien moderne, une plongée dans une Inde vivante, avec ses violences, ses travers tant sociaux que religieux, loin des clichés éculés du mysticisme et de l'ascétisme habituels et phantasmés qu'évoquent cette lointaine contrée, tant géographique que societale.

Là c'est mobile, cru, violent, dans un contexte d'intolérances religieuses et claniques propres au pays parfaitement expliqués tout au long du roman, de plus agrémentés de la description saisissante de la culture naturelle de la corruption.

J'aime particulièrement ces romans qui sous couvert d'enquête policière font un véritale exposé d'une société. Et quand en plus l'ossature du récit, n'oubliant rien, va crescendo, ramenant tous les ruisseaux narratifs, simples en apparence, liés à la mort d'un caïd mafieux dont est témoin un flic de quartier, à un complot politico-religieux tout en vraisemblance, le suspense ainsi créé devient addictif au fil des pages.

On ne sait quel est le personnage principal , le flic se voulant intègre mais acceptant les compromis, le safe made man mafieux madré et impitoyable mais aisement manipulé par deux femmes, le gourou charismatique mais fanatique, la ville de Bombay fascinante mais dévorant tout un chacun....

Sûrement tout cela sans cette épopée remarquablement menée. Bien sur il y a de nombreux personnages, recensés en fin de livre pour en faciliter la lecture, et de très nombreux termes et expressions ,expliqués dans un glossaire final, qui donnent vie au roman. Cette consultation pourrait paraître fastidieuse, mais outre la reconnaissance de beaucoup d'entre eux au fil de la lecture, l'auteur en explique souvent le sens dans la narration, pour la fluidifier

Au final une oeuvre certes lourde de plus de 1000 pages, mais étonnante, prenante, magistrale tant dans sa narration que dans son organisation architecturale, et dépaysant, décrivant une Inde contemporaine soumises aux mêmes vicissitudes que toute société moderne, avec en plus ses démons personnel prégnants et viscéraux, tels que guerres de religions, castes figeant la société, corruption endémique, saleté et pauvreté acceptées comme naturelles...

Malgré ces descriptions peut flatteuses l'on ressent que l'auteur est attiré par la dure mégapole qu'est Bombay, puisque tous y vivent sans vouloir la quitter ou y reviennent.

L'auteur nous décrit patiemment au fil de sa narration romanesque une Inde mêlant modernité et archaïsme, remplie de traditions et de contractions, d'ouvertures et dintolerances, au final passionnante.

Il s'agit d'une épopée originale, que l'on peu apprécier ou pas, dont Bombay est l'épicentre, qu'importe les personnages, ils sont l'Inde actuelle.

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Sacré pavé avec Bombay/Mumbai au coeur de ce roman… je ne sais pas trop comment le qualifier, il y a une ambiance de film noir, des gangsters, des flics, de la corruption, la quatrième de couverture résumé très bien le livre « Bombay est un monde ».

La première chose que je fais quand je commence un livre c'est livre la première page et voir combien de pages me sépare du prochain chapitre. La première page, simplement la première phrase, est très évocatrice de la cruauté auquel j'ai été confronté tout au long du livre. 17 pages pour le premier chapitre, c'est long je trouve, donc non seulement c'est un univers cruel mais en plus ça va durer. le premier chapitre vous plaît ? Ca ne fait que commencer.

J'ai accroché assez rapidement au livre, et à partir de là, je pense que ça a été un déclencheur pour être pris dans l'intrigue, je pense que sans ça, je n'aurais pas dépassé les cent premières pages. Pas que la suite soit mauvaise, au contraire, ça va crescendo, seulement il y a beaucoup de personnages, de lieux, de faits, un peu comme dans le trône de fer. J'ai bien aimé qu'il y ai quelques termes non traduit dans le texte (dont la définition figure en glossaire, quand même), ça ajoute à l'immersion.

1201 pages (chez pocket), je trouve cette page assez symbolique, c'était une aventure éprouvante pour tous mais dans ce un, c'est comme si une porte restait ouverte, l'intrigue est terminée mais la ville réserve encore d'autres choses tout aussi folles et chaotiques. J'ai passé d'excellentes heures de lecture et je le recommande pour quiconque n'a pas peur d'aventures.

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Que prendre pour partir en vacance? Tiens il est bien gros celui là, un polar à l'indienne...une couverture dorée trouée de balles...Allez hop, je le prend. Pas déçu du voyage, c'est le moins que je puisse dire.....

Dans un polar la moindre des choses, c'est le suspense, il est tenu tout le long, bien que la fin soit connue dés le début... comment les deux protagonistes sont arrivés là, le résultat semble improbable tout le long, et pourtant....

Les différents personnages, leur aspirations profondes, leurs inquiétudes, si éloignés par leur modes de vie.... Les castes, les religions, les sexes, tous différents et semblables cependant par leur extrême humanité.

Ce polar, nous fait un raccourci sur la vie des indiens d'aujourd'hui, confronte les traditions et la modernité de l'inde ( devoir filial et concours de miss univers etc...)

Ce livre, je l'ai lu vitesse grand V, j'ai plongé dans l'inde d'hier et d'aujourd'hui, il m'a surpris, il m'a appris, il m'a séduit. C'est, il parait, ce qu'il se passe lorsque l'on met les pieds en Inde, surprise, connaissance sur soi, sur l'autre et pour finir séduction. Ce livre nous y emporte, on n'en reviens pas tout a fait pareil après l'avoir refermé.

Si reflète l'énorme potentiel de ce 'sous continent", le XXI siècle sera indien ou ne le sera pas....

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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation

Et le début de la vie est violence. Sais tu d'où nous vient notre énergie ? Du soleil dis-tu. Tout dépend du soleil. Nous vivons à cause du soleil. Mais le soleil n'est pas un lieu paisible. C'est un lieu d'une violence incroyable. Une explosion énorme, une explosion en chaîne. Quand la violence cesse, le soleil meurt, et nous mourrons.

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Paisa phek, tamasha dekh. "Jette l'argent par les fenêtres, et admire le spectacle"

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Ne cède pas à l'insouciance. Observe, surveille. Les chiffres tombent juste, mais le tapis bouge. Ce qui est blanc sera noir. Grimpe haut et vite, les longs reptiles attendent couchés. Joue ta partie.

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La mort était le terrain qu’il arpentait, le pays de son existence. Il vivait à l’intérieur de la mort, et donc il ne la remarquait plus.

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Paisa phek, tamasha dekh : Jette l'argent par les fenêtres, et admire le spectacle.

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