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Christiane Besse (Traducteur)
EAN : 9782221111802
594 pages
Éditeur : Robert Laffont (19/08/2010)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 144 notes)
Résumé :
L'Ibis, ancien transporteur d'esclaves reconverti en navire marchand, est au cœur de cette extraordinaire saga indienne. Parti de Baltimore, aux États-Unis, il rejoint Calcutta pour embarquer une cargaison de coolies attendue à l'île Maurice. Parmi eux Deeti, une paysanne ruinée par le commerce de l'opium tenu par les Anglais et qui accule les paysans indiens à la misère ; Kuala, son amoureux, qui l'a sauvée du bûcher funéraire sur lequel elle avait décidé de mourir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  29 août 2018
Premier tome de la 'Trilogie de l'Ibis', Un océan de pavots nous présente une galerie de personnages loufoques et attachants : des Intouchables, un rajah déchu, des lascars matelots, un Noir presque blanc, une jeun bourgeoise rebelle... Tout ce petit monde est mêlé de près ou de loin au commerce de l'opium et se retrouve sur un grand voilier, l'Ibis, en partance de l'Inde pour Maurice.
A part ces présentations approfondies des différents protagonistes, il ne se passe pas grand chose dans l'océan de pavots, pourtant large de plusieurs centaines de pages. Ce n'est pas gênant, car ces rencontres exotiques sont plaisantes et pittoresques, pleines d'odeurs, de mots, de goûts et de coutumes indiennes ou lascaris. Je les retrouverai volontiers dans les tomes suivants.
Lu dans le cadre de Pioche dans ma PAL mai 2018, merci @juten-doji et désolée pour le gros retard de la critique.
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Woland
  18 août 2010
Un grand remerciement aux Editions Robert Laffont qui nous ont gracieusement offert ce livre, dans le cadre du partenariat avec Blog-O-Book.
Quiconque s'intéresse un tant soit peu à la littérature indienne sait combien nombre de ses auteurs sont attachés aux livres-fresques : Vikram Seth avec son "Garçon Convenable", Vikram Chandra avec son "Seigneur de Bombay" ou même V. S. Naipaul avec des ouvrages comme "Jusqu'au bout de la Foi" ou "L'Inde : Un Million de Révoltes." Avec la "Trilogie de l'Ibis", Amitav Ghosh ne fait pas exception à ce courant littéraire puisque "Un Océan de Pavot", premier tome de l'ensemble, assume dès le départ le ton et la construction des romans-fleuves.
Bien que l'auteur consacre près des deux tiers de ce livre à mettre en place les personnages principaux, encore en proie aux affres de leur "première" vie, celle à laquelle les événements, bons ou mauvais, les forceront à renoncer dans le dernier tiers, le miracle du conteur s'accomplit dès les premières pages. Dès l'entrée en scène de Deeti, la jeune paysanne indienne qui, jouant avec sa fille dans le Gange, "voit" brusquement se dresser devant elle non seulement "L'Ibis" mais aussi cette mer qu'elle n'a jamais approchée, s'éveille dans le coeur du lecteur le désir, vorace, absolu, d'aller plus loin et de savoir où cette flamboyance de mots, ces descriptions rêveuses des champs de pavots à l'aube de la récolte, ce souffle d'émotions violentes qui se lève à l'horizon des pages va les conduire, lui et les personnages du romancier.
"L'Ibis", ancien navire négrier reconverti en transporteur de coolies et d'opium - nous sommes en 1838 et les Britanniques exploitent à fond toutes les richesses du pavot, imposant sa culture aux paysans du Bengale à seule fin d'expédier en Chine la drogue qu'il produit - compte lui aussi parmi les principaux protagonistes. du début jusqu'à la fin, Amitav Ghosh fait de lui un être vivant, qui craque, frémit, tangue, lutte et vainc au même titre que ceux qu'il héberge. Il est à la fois le moyen de transport qui va permettre aux héros de quitter l'Inde pour tenter de refaire leur vie en Chine, et celui qui rend également possible ce changement spirituel qui fera d'eux des femmes et des hommes nouveaux. de l'humble paysanne devenue veuve (Deeti) et qui a fui les flammes de la sâti jusqu'au rajah déchu (Neel), en passant par Paulette, la jeune orpheline française fuyant un mariage non désiré et Zachary, le capitaine en second au teint si blanc qu'on ne croirait jamais qu'il a pour mère une quarteronne, tous sont contraints à rejeter leur identité passée et à endosser une nouvelle personnalité mais, pour y arriver, la souffrance ne suffit pas : il faut aussi vouloir survivre.
Un roman extrêmement attachant qui embarque son lecteur sans que celui-ci s'en aperçoive - ou presque. A lire en attendant la parution des deux autres tomes. (Petit bémol : on aurait aimé un glossaire des très nombreux mots indiens, pidgin et autres couramment utilisés au fil des pages.) ;o)
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ivredelivres
  28 novembre 2010
Je me suis embarquée sur l'Ibis, une goélette qui arrivée en Inde après bien des difficultés va repartir vers l'île Maurice, chargée de coolies main-d'oeuvre peu coûteuse, pour remplacer les esclaves que ce bateau négrier transportait jusqu'à l'abolition de l'esclavage par les anglais.
Nous sommes en 1838, en Inde les anglais ont imposé la culture du pavot aux paysans, l'opium récolté et traité dans des factories assure la richesse de l'Angleterre.
Cette goélette va devenir l'espoir, le cap pour une multitude de personnages, l'occasion pour eux d'aller au bout de leurs rêves, de faire le choix d'une vie différente, de changer, de devenir autre.
Pour Deeti qui va tenter de fuir l'Inde et le sort que l'on réserve aux veuves. le pavot a fait mourir son mari, les a asservi et ruiné, elle va se tourner vers l'unique personne qui lui a un jour témoigné de la compassion : Kalua « de taille inhabituelle et d'une carrure impressionnante »
Pour Jodu qui rêve de pouvoir s'embarquer, de retrouver Paulette sa presque soeur qui a grandi avec lui, partagé ses jeux. Il a tout appris « A force d'écouter les voix qui résonnaient sur le pont des grands navires » il rêve de grimper dans les vergues d'un de ces navires.
Pour Neel, le jeune rajah si fier qu'il ne veut pas voir les dettes qui s'accumulent, qui a la naïveté de penser que les anglais le respecte, qui découvre que l'on peut du jour au lendemain passer d'un palais des mille et une nuit à une geôle sordide
Pour Paulette l'Ibis c'est la possibilité de fuir un mariage imposé, orpheline passionnée par l'oeuvre de son père botaniste, grande lectrice de Rousseau et Voltaire, elle se plie mal au destin qu'on lui réserve, aux contraintes religieuses. Mais « une goélette n'est pas un endroit pour une femme » elle va devoir faire preuve de détermination.
Pour Zachary enfin « de taille moyenne, robuste, un teint de vieil ivoire » marin d'occasion, capitaine en second d'un navire qui a fait la difficile traversée depuis Baltimore. Sans Serang Ali et sa compagnie de lascars embarquée au Cap, ils ne seraient pas arrivé jusqu'au golfe du Bengale.
Fils d'esclave l'Ibis est pour lui l'occasion de changer, de changer de tout : d'origine, de métier, de destination.
Passionnant, coloré, épicé, porteur des senteurs de l'Inde, ce roman vous emporte de la première à la dernière page. C'est un tableau vivant, chaleureux, violent. Porté par un souffle romanesque qui ne se dément pas tout au long du récit, ce roman m'a rappelé mon impatience à la lecture des romans de Dumas.
L'aventure est au rendez-vous, les personnages qui vous invitent à passer d'une barque sur le Gange, à une soirée brillante au palais du Rajah,d'un bûcher funéraire à une prison sordide, des champs de pavots à la cale d'un négrier.
Tout y est : le valeureux héros, la jeune femme en danger, des lascars dangereux et sympathiques, des hommes sans foi ni loi, bref l'aventure avec un grand A.
Amitav Ghosh dresse le tableau d'une Inde disparue où le blanc fait la loi et où chacun a un destin tout tracé. En conteur exceptionnel il vous tient à sa merci et vous vous laissez éblouir par sa magie.
Pourtant attention, romanesque ne veut pas dire mièvre, le récit, les personnages ne sont pas tendres, on est loin des contes pour enfants.
Cet Océan de pavots et le premier tome d'une trilogie et je vous garantie que je serai au rendez-vous de l'Ibis.
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traversay
  29 août 2012
Il est de bon ton d'affirmer que le roman d'aventures à la Kipling ou à la Dumas a totalement disparu de la littérature moderne. Tout du moins avec cette haute ambition d'être à la fois fresque historique et saga feuilletonesque embras(s)ant toute une époque. Cela n'est pas faux, mais que ces nostalgiques du passé jettent ne serait-ce qu'un oeil dans le dernier pavé d'Amitav Ghosh, Un océan de pavots, et ils auront tôt fait de comprendre que cet héritier des grands anciens, dont le maître pourrait être Dickens, n'a rien à leur envier, ni le souffle, ni le souci du détail, fruit d'une documentation que l'on devine impressionnante. Avant que de Calcutta la goélette ne cingle, dans une nuit d'encre, vers les lointains rivages de l'île Maurice, Ghosh prend le temps de nous présenter les personnages principaux (une dizaine) qui vont se retrouver à bord. Ils prennent vie les uns après les autres, leurs destinées se mélangeant au gré de l'imagination débordante de l'écrivain, de la campagne indienne, recouverte de pavots, au cul-de-basse-fosse de la prison la plus sordide, en passant par les élégantes propriétés des rajahs. le romancier tisse sa toile dans un roman choral, avec les fabriques d'opium en arrière-plan, omniprésentes. le lecteur, emporté par la houle, doit s'accrocher au bastingage et ne pas se laisser happer par le mal de mer, tellement les évènements se bousculent le long du Gange. D'autant que les termes bengalis abondent dans le récit et qu'un glossaire aurait bien été utile.
Après 400 pages, et comme par enchantement romanesque, tous les protagonistes de cette épopée se retrouvent enfin à bord de l'Ibis. Commence alors un huis-clos en mer, étouffant, où la véritable nature des uns et des autres se révèle tandis que, de la cale des coolies à la cabine du commandant, se nouent des intrigues et se mijotent des trahisons. Impossible de ne pas être embarqué, comme par une bourrasque, dans ce voyage au long cours qui ne fait pourtant que commencer. Si Un océan de pavots se déploie sur 600 pages, Amitav Ghosh a d'ores et déjà annoncé que le livre ne constituait que le premier volet d'une trilogie. Il se termine au plus fort de l'action alors que tout semble basculer. Et dire qu'il va falloir patienter au moins deux ans pour connaître la suite ! Trop frustrant !
Un océan de pavots a tout pour devenir l'opium du peuple.
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GeorgesSmiley
  02 décembre 2017
1838, le delta du Gange et son arrière-pays de Bénarès à Calcutta est devenu un gigantesque champ de pavots au profit de la Compagnie des Indes orientales qui exporte le précieux produit en Chine. Il n'y a plus d'esclaves mais le sort des coolies n'est guère plus enviable. Trompés, spoliés, rejetés ils n'ont plus qu'à se vendre pour ne pas mourir de faim. Ils sont destinés à être déportés, dans d'effroyables conditions et à des milliers de kilomètres de leur terre natale, vers l'île Maurice ou une autre colonie britannique pour servir de main d'oeuvre exploitée sans pitié.
Vous vous attendez à lire le récit de l'agonie des damnés de la terre et vous découvrez l'aventure extraordinaire et souvent joyeuse de quelques uns de ces parias que les vicissitudes de la vie ou un karma néfaste vont regrouper pour une traversée qu'aucun lecteur n'oserait entreprendre ne serait-ce qu'une heure.
Sur un vilain rafiot affrété par un richissime négociant anglais, vont s'entasser sous les ordres du capitaine anglais fatigué et de son sadique second et sous le fouet alerte des garde-chiourmes : un rajah indien déchu, des paysans ruinés ou vendus par leur famille, quelques femmes destinées à repeupler la colonie, un mousse astucieux, un prêteur sur gage en pleine réincarnation, un marin américain sympathisant avec les « lascars » de l'équipage indien, une veuve échappée du bucher funéraire de son mari et une orpheline fuyant un mariage qui la répugne sans oublier un condamné chinois prêt à toute extrémité pour un peu d'opium.
Rien de commun entre tous ces personnages que leur origine devrait séparer (anglais, américain métissé, hindou, musulman soufi, parsi, brahmane, chinois) et pourtant « à partir d'aujourd'hui et pour toujours nous serons des soeurs et des frères de navigation …des enfants du navire» dit l'une d'entre eux.
Pour échapper quelques instants à la promiscuité, au mal de mer, aux odeurs pestilentielles et à la peur, certains racontent leur histoire « il se trouva ainsi transporté dans un autre voyage, bien plus vivant que celui qu'il faisait… [et] qui le protégea de la folie durant…la traversée ».
Le voyage n'est pas de tout repos, pourtant on célèbre un mariage, mais peut-être y a-t-il des pirates à bord ? Une mutinerie se prépare-t-elle? Une tempête se lève, on s'inquiète : le navire finira-t-il par atteindre Maurice?
C'est passionnant, imagé et coloré comme les saris indiens ; les personnages sont complexes, l'hindouisme, ses castes et divinités omniprésents, les destins individuels hors normes. Un océan de pavots est un très grand roman d'aventures.
N'hésitez pas et rejoignez sans tarder Deeti dans son champ de pavot près de Ghazipur, là où commence l'aventure…
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AtasiAtasi   09 novembre 2013
Tout en écoutant le bruissement des voiles, elle s'aperçut qu'une graine était restée logée sous l'ongle de son pouce. Une graine de pavot. Elle l'expira, la roula entre ses doigts et leva les yeux au-dessus des voiles bien étarquées, vers la voûte remplie d'étoiles. Tout autre soir elle aurait cherché dans le ciel la planète qu'elle avait toujours pensé être l'arbitre de sa destinée, mais aujourd'hui c'est la minuscule sphère qu'elle tenait entre le pouce et l'index que son regard retomba. Elle scruta la graine comme si elle n'en avait jamais vu auparavant et, soudain, elle comprit que ce n'était pas la planète là-haut qui gouvernait sa vie : c'était cette minuscule petite boule, à la fois généreuse et dévorante, miséricordieuse et destructrice, nourrissante et vengeresse. C'était là son Shani, son Saturne.
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missmolko1missmolko1   18 mai 2012
It happened at the end of winter, in a year when the poppies were strangely slow to shed their petals : for mile after mile, from benare onwards, the ganda seemed to be flowing between twin glaciers, both its banks being blanketed by thick drifts of white- petalled flowers. It was as if the snow of the high Himalayas had descended on the plains to await the arrival of holi and its springtime profusion of colours.
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jeronimusjeronimus   13 août 2016
Le besoin d'utiliser ses mots remémorés était si fort que Neel ne réussit pas à dormir cette nuit-là. Bien plus tard, quand les femmes eurent chanté à s'enrouer et qu'un calme incertain fut revenu dans le dabusa, il entendit quelques migrants tenter de se souvenir de la légende de l'île de Ganga Sagar. Il ne put s'empêcher de leur raconter l'histoire lui-même : parlant à travers le conduit, il rappela à ses auditeurs que, sans cette île, ni le Gange ni la mer n'auraient existé ; car, selon la légende, c'est là que Lord Vishnu, dans son avatar du sage Kapila, méditait, assis, quand il fut dérangé par les soixante mille fils du roi Sagar qui traversaient le pays en en revendiquant la possession pour la dynastie Ikshvaku. C'est là aussi, exactement où ils se trouvaient à présent, que ces soixante mille princes avaient été punis de leur impudence en étant réduits en cendres par le seul regard des yeux brûlants du sage. ; c'est là encore que leurs cendres impies étaient restées jusqu'à ce qu'un autre héritier de la dynastie, le bon roi Bhagiratha, ait été capable de persuader le Gange de pleuvoir du ciel et de remplir les mers : et c'est ainsi que les cendres des soixante mille princes Ikshvaku avaient été ramenées de l'enfer.
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yza345yza345   20 septembre 2014
Neel, en fils toujours obéissant, avait laissé s'effacer dans sa tête ce langage qui poutant, sans qu'il le sache, était resté vivant - et à présent, en entendant Deeti chanter, il reconnut que sa musique l'avait secrètement nourri: il avait toujours adoré les dadras, chaitis, barahmasas, horis, kajris - des chansons pareilles à celles que Deeti chantait. En l'écoutant, il comprenait pourquoi le bhojpuri était la langue de cette musique: de tous les parlers entre le Gange et l'Indus, aucun ne l'égalait dans sa cpacité à exprimer les nuances de l'amour, du désir et de la séparation, la souffrance de ceux qui partent et de ceux qui restent.
Comment se faisait-il que, en choisissant les hommes et les femmes destinés à être arrachés à cette plaine asservie, la main du destin se fût posée si loin à l'intérieur, très à l'écart des côtes peuplées, sur des gens parmi les plus obstinément enracinés dans le limon du Gange, un sol qui devait être semé de douleur pour produire sa récolte d'histoires et de chants? Comme si le sort avait enfoncé son poing dans la chair vive du pays pour en arracher un morceau de son coeur souffrant.
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VanessaVVanessaV   08 août 2012
La vérité, monsieur, est que les hommes font ce que leur pouvoir leur permet. Nous ne sommes aucunement différents des pharaons ou des Mongols sinon que nous, quand nous tuons, nous nous sentons obligés de prétendre que c'est pour une cause supérieure. C'est cette prétention à la vert, je vous le promets, que l'histoire ne nous pardonnera jamais.
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