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Anne Perry (Traducteur)
ISBN : 2264045337
Éditeur : 10-18 (15/08/2007)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 738 notes)
Résumé :
Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de " Qui veut gagner un milliard de roupies ? " la production soupçonne immédiatement une tricherie.
Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à treize questions pernicieuses ? Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de sa vie...

Mais ces réponses, il ne les a pas apprises dans les livres, mai... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (98) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  30 octobre 2012
Un milliard de roupies! C'est la somme fabuleuse que vient de gagner Ram Mohammad Thomas au célèbre jeu télévisé, le bien nommé "Qui veut gagner un milliard de roupies?" le seul problème c'est que les producteurs de l'émission n'avait pas imaginé qu'un de leurs compatriotes puisse atteindre le sommet de la pyramide des gains. Les caisses sont vides, il faut trouver une parade. Bon sang mais c'est bien sûr! le candidat a triché! Comment un orphelin, gamin des rues, simple serveur de son état, aurait-il pu répondre à toutes les questions sans un ingénieux subterfuge?! Plainte est déposée, Ram est arrêté et au lieu de palper les billets, il tâte la matraque des policiers. Heureusement, une jeune avocate vient à son secours. Pour le disculper, elle doit connaitre la vérité et demande à son client de lui raconter par le menu les circonstances qui lui ont permis d'être si brillant lors de sa prestation.

Que dire si ce n'est que j'ai adoré ce voyage dans l'Inde d'aujourd'hui. C'est un conte de fée, assurément, et comme tout conte de fée, il recèle sa part de cruauté. Mais c'est aussi un récit d'aventures, et celles qu'a vécues le jeune Ram sont loin d'être banales et nous font découvrir son pays des bidonvilles à Bollywwood. Car Ram a tout vu, tout vécu, il a été domestique, guide touristique, serveur, entre autres. Il a côtoyé la misère des rues et le faste des riches demeures. Il a connu le pire comme le meilleur de la société et des individus.
Toujours optimiste, sans jamais s'apitoyer sur un sort pas toujours favorable, Ram se raconte et décrit les évènements qui lui ont permis de remporter le jackpot. Chaque chapitre est consacré à une question du jeu, le récit n'est donc pas linéaire mais il permet tout de même de se faire une idée de se fabuleux destin de la naissance du héros jusqu'à la fin de ses mésaventures avec la justice. Tendre et terrible, souvent drôle grâce à son héros si attachant, cette histoire au ton un peu naïf, cache des trésors d'humanité et d'espoir. Un excellent livre qu'il faut lire et c'est mon dernier mot Jean-Pierre!
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Allantvers
  30 avril 2016
Plongée dans l'Inde éternelle des sans grade avec ce livre vibrionnant, bourré d'humour et d'émotions, dans lequel nous sont contés les tribulations incroyables, terribles, drolatiques et bouleversantes de Ram Mohamed Thomas, sous forme d'un patchwork cousu des 12 séquences du jeu télévisé « Qui veut gagner un milliard de roupies » auquel participe notre héros, et qu'il remporte ! obligé alors de justifier sa victoire en racontant sa vie.
Lecture instructive et très plaisante, un ton en dessous quand même du merveilleux « l'équilibre du monde » de Rohinton Mistry.
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DawnG
  25 janvier 2013
ça n'est pas un billet facile à faire. J'ai beaucoup aimé mais le livre est dense en anecdotes et en aspects philo/psychologique je trouve, du coup, je ne sais pas trop par quoi commencer et j'ai bien peur d'oublier plein de choses. Déjà, pour ceux qui ne le savent pas, c'est le livre qui a inspiré le film de Danny Boyle : » Slumdog millionnaire » en 2008. Personnellement, je n'ai pas encore vu le film mais ma lecture m'a donné envie de le découvrir, en plus, il a quand même eu de bonnes critiques et depuis le temps qu'il est sorti, il serait temps de le voir!
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, nous plonge dans l'Inde de nos jours avec sa culture et ses inégalités sociales. On suit donc Ram Mohammad Thomas un orphelin, qui dès sa naissance manque de chance, au plutôt, chaque fois que sa vie est sur le point de s'améliorer un peu, le destin, le sort (appelez ça comme vous voulez) en décide autrement, et sa chance tourne. Toute la trame du livre est de savoir comment, lui, serveur misérable de 18 ans, a pu répondre correctement aux 12 questions de l'émission Qui Va Gagner un Milliard ? (de roupies). Et il va pour cela devoir raconter toute sa vie à la jeune avocate indienne qui est venu à son secours au poste de police. Dans le désordre, on suit Ram depuis son adoption mouvementée jusqu'à sa décision de participer à ce nouveau jeu télévisé à peine lancé. Par chapitre, on découvre d'abord le passé de Ram, une tranche de vie puis on découvre la question du jeu et donc on sait comment Ram a été capable d'y répondre. Mais cela n'est pas qu'une succession d'anecdotes, il y a bien une trame, des liens, un fil conducteur,…
Je ne rentrerai pas trop dans le détail de la vie Ram parce que c'est ce qui fait le charme de ce roman, découvrir les événements liés aux questions du jeu. Surtout, qu'on m'a dit à deux reprises, que les questions du livre sont en grande partie différentes de celles du film, donc, je ne veux pas spoiler ceux qui souhaitent le lire même en ayant déjà vu le film.
Ram est très attachant, il n'a vraiment pas une vie facile, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il parait très souvent malchanceux mais le fait d'avoir un nom avec les 3 religions (hindou, musulman et chrétien) et de parler anglais va lui permettre de se sortir de pas mal de situations. Dans son récit à son avocate, on le suit, on le voit grandir, évoluer, il se pose de plus en plus de questions et change beaucoup. Il est jeune et naïf au début puis en grandissant, il comprend de plus en plus de choses. Bien sur, il n'est pas cultivé, mais il est intelligent, débrouillard et il sait s'adapter. Son meilleur ami Salim est lui aussi un garçon touchant, encore plus optimiste que Ram mais peut être plus candide. Leur amitié est un des points forts du livre. Au cours de son chemin, Ram fera la connaissance de nombreuses personnes touchantes : une ancienne star du cinéma indien, un jeune orphelin, une jeune prostituée, … mais également des gens très antipathiques, cruels et manipulateurs. C'est toute une palette de personnages secondaires que l'on découvre, qu'on apprend à aimer ou détester. Ces personnages secondaires sont vraiment bien exploités, même s'ils ne reviennent pas forcément dans les autres récits, ils ne sont pas survolés, ni trop détaillés.
La vie en Inde est décrite assez précisément par l'auteur et on ne peut pas fermer les yeux sur les inégalités sociales qui ont cours dans ce pays. A la fois, on découvre la beauté du pays, ses villes (Mumbai, Delhi, Agra,…) et la richesse de sa culture passée et actuelle (surtout au travers du cinéma et de Bollywood, puisque le meilleur ami de Ram, Salim veut devenir acteur) mais également la misère, la pauvreté et les bidonvilles. Certains passages racontés par Ram sont emprunts de tendresse, de chance et d'espoir et d'autres sont à l'opposé, terriblement triste et noir de désespoir. Ces récits soulignent l'inégalité des Indiens, entre ceux qui issus de familles riches jettent l'argent par les fenêtres, ne traitent les autres qu'avec mépris, cruauté et condescendance, et ceux qui sont obligés de mendier, de se prostituer, de travailler dès 10 ans dans une fonderie,… le fossé est parfois si énorme (entre les maitres et leurs employés par exemple) et parfois si petit (entre les employés aux mêmes en fonction de leurs croyances et valeurs). Mais attention le récit ne tombe pas dans le pathos. Les conditions des gens pauvres, l'état actuel, la misère ne sont pas occultés par l'auteur mais ça n'est pas un documentaire (même si on apprend plein de choses sur l'Inde, la cuisine, le Taj Mahal, la guerre, …), on voit les choses à travers Ram qui reste bien souvent optimiste et volontaire, sa vision, sa façon d'être adoucissent les choses mais elles ne sont pas cachées. Certains passages sont très forts et Ram a à chaque fois une manière différentes de les vivre, qui suivent son évolution.
La force de Vikas Swarup est d'avoir su créer un équilibre entre les différentes parties de la jeune vue de Ram, d'avoir dépeint son pays et son contexte social mais dans le cadre d'une histoire sans cacher les choses mais sans tomber dans le documentaire ou le pathos, d'avoir su créer des rebondissements, j'ai eu une véritable surprise dans les deux derniers chapitres. Plongée dans le récit, j'avoue que je n'ai pas vu venir certaines choses. En plus, c'est très bien écrit, ça se lit facilement (et un glossaire permet de découvrir la signification de pleins de mots hindi), et Ram introduit souvent l'humour pour dédramatiser certaines situations (surtout au début du récit). Pas de longueur, c'est rythmé et rapide. Par contre, c'est vrai que parfois tant de malchances, d'inégalités, de misère peuvent miner un peu le moral mais c'est toujours contrebalancé par ce que va vivre Ram. C'est ce qui fait la beauté de ce roman.
J'ai beaucoup apprécié ce livre et je suis contente d'avoir acheté Meurtre dans un jardin indien parce que j'aurai plaisir à retrouver l'Inde et l'efficacité de Vikas Swarup.
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Marcellina
  28 août 2017
Un roman écrit par un indien sur les indiens et surtout, sur son pays, ses coutumes et qui nous montre la face cachée des guides touristiques. Ça fait froid dans le dos.
Un roman sur la culture et son apprentissage, il y a d'un côté les bancs de l'école et de l'autre, les expériences de la rue. Et quand on naît orphelin, si on survit jusqu'à 18 ans, c'est certain, on ne sait pas tout et pourtant, on en sait déjà beaucoup.
Pas vraiment de la grande littérature et pourtant, on se laisse prendre facilement à cette plume limpide qui rythme son roman au gré des questions du grand jeu : « Qui veut gagner un milliard de roupies ? ».
En voilà une question perverse, tout le monde veut gagner un milliard de roupies, tout le monde veut être riche, et même si on est déjà riche, pourquoi pas plus riche encore… Et pour que le jeu aie un peu de piquant, pourquoi pas un jeune gars, juste majeur, l'âge légal donc pour participer, orphelin, pas trop patiné de blanc, qui va et vient entre adoptions fugaces, emplois furtifs et débrouillardises de rue.
Et pourtant, pour lui, l'argent n'est qu'un mal nécessaire pas un objectif en soi mais la vengeance, oui, la vengeance, est un plat qui se mange froid ;-)
J'ai beaucoup aimé, la gentillesse, la générosité, l'empathie du personnage principal qui vit et réagit avec son coeur et son intelligence drôlement acquise. Un roman amusant, triste, parfois burlesque qui m'a beaucoup ému et tellement horrifié que que je ne sais toujours pas si j'ai vraiment envie de faire un voyage en Inde.
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yuukikoala
  29 avril 2014
Il y a un genre de livre, que j'affectionne vraiment tout particulièrement, qui bien souvent permet au livre de devenir un de mes nombreux coups de coeurs. C'est pareil pour les films. Et c'est le même genre. Il y a un temps, dans le bus alors que j'étais en voyage à je sais plus où, les professeurs nous ont mis un film : Slumdog Millionaire. Je suis tombée en amour de ce film, devenu depuis ce jour là, mon favori de tous les favoris. Car il a ce genre, qui dépasse même le policier ou le gay. Ce genre qui n'a pas de nom, ce genre qui mélange coup de chance et de destin, malchance dans la chance, et aventures extraordinaires. Un peu comme le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ou le Passage. le livre de mon film préféré n'échappe pas à cette règle. Mélangeant plusieurs destins, coup de chance, ethnies et familles différentes, il n'a pu que me plaire. Même si je devrais lui reprocher tous les passages longuets notamment celui avec la guerre. Même si je peux lui reprocher aussi, d'avoir pleins de noms compliqués - mais en soi c'est pas sa faute, c'est indien - Je ne peux lui reprocher sa magie. On suit ce livre du côté de Ram, à la première personne du singulier. Tout commence par son arrestation, parce qu'il a eut un peu trop de chance à une émission télévisée et qu'il a gagné le gros jackpot. Il a su répondre juste à toutes les questions. Et, au fur et à mesure, on découvre que ce n'est pas de la chance, c'est juste qu'à chaque fois, il a vécu quelque chose qui lui a permis de répondre à ces questions. que ce soit des histoires qu'on lui raconte, ou des histoires qu'il a vécu, j'ai trouvé que la plupart étaient atroces, et montraient bien trop souvent le côté obscur des humains, et surtout la vie dure des indiens, qui n'ont pas un pays si développé que ça. Entre une fille qui se fait violer par son père, une histoire de prostitué, un faux prêtre pédophile, et tout et tout, ce livre nous montre l'atrocité du monde, et bien que je n'ai versé aucune larme, j'ai eut très mal au coeur. On découvre au fur et à mesure qui est Ram, ce qu'il est devenu, et ce qui l'entoure, avec des personnages récurrents comme Salim, son meilleur ami. On y découvre aussi des relations très fortes. Et c'est écrit d'une façon agréable, avec des répétitions qui changent, un style que j'ai tendance à moi même utilisé. On se laisse bercer par les histoires bien que ça nous choque, et j'ai bien souvent arrêté à un chapitre en me disant "aller c'est le dernier" pour finir par continuer, parce que la curiosité était trop forte. J'ai aussi comparé avec mes souvenirs du film - forcément - et bien qu'ils soient en vérité très différents bien que le principe reste le même, leur magie reste pareille. Les questions de Qui veux gagner un milliard de roupie, s'enchaînent et on découvre nous même les réponses parce qu'on nous les a dit dans le chapitre. Et vraiment, j'ai adoré. C'est un coup de coeur, et ce même si je ne pense pas qu'il pourrait devenir un de mes livres préférés.
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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
MarielinoMarielino   17 juin 2009
J'ai été arrêté, pour avoir gagné à un jeu télévisé.
On est venu me chercher tard dans la soirée, à une heure où même les chiens errants dorment déjà. Ils ont enfoncé ma porte, m'ont passé des menottes et m'ont escorté jusqu'à la jeep qui attendait en faisant tourner son gyrophare rouge.
Il n'y a pas eu de branle-bas de combat. Aucun de mes voisins n'a bougé dans sa cabane. Seule la vieille chouette sur le tamarinier a hululé pendant qu'on m'emmenait.
Les arrestations à Dharavi sont aussi courantes que les pickpockets dans le train local. Il ne se passe pas un jour sans qu'un malheureux se fasse embarquer au poste. Il y en a qui se font traîner manu militari par les agents, qui hurlent et se débattent en chemin. Et il y en a qui suivent calmement. Qui attendent, qui guettent presque l'arrivée de la police. Ceux-là sont soulagés de voir apparaître la jeep au gyrophare rouge.
Avec le recul, je me dis que j'aurais peut-être dû hurler et me débattre. Clamer mon innocence, faire un esclandre, alerter le voisinage. Mais cela n'aurait sans doute pas servi à grand-chose. Même si j'avais réussi à réveiller quelques habitants, aucun n'aurait levé le petit doigt pour me défendre. Ils auraient observé la scène d'un oeil torve, lâché une banalité du style «et voilà, encore un». Ils auraient bâillé et seraient retournés se coucher illico. Mon départ du plus grand bidonville d'Asie ne changera rien à leur existence. Il y aura toujours la queue pour l'eau le matin, et la lutte quotidienne pour attraper le train de sept heures trente.
Personne ne cherchera à connaître le motif de mon arrestation. D'ailleurs, lorsque les deux agents ont fait irruption dans ma cabane, moi non plus je ne me suis pas posé la question. Quand on vit dans l'«illégalité», qu'on flirte avec la misère dans un dépotoir humain où il faut jouer des coudes pour le moindre centimètre d'espace et faire la queue même pour chier, une arrestation est par certains côtés inévitable.
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TheomaTheoma   13 mai 2009
Au bout de deux mois au bar-restaurant Chez Jimmy, je ne suis toujours pas capable d'évaluer la résistance d'un buveur. Mais bon, j'ai quand même réussi à établir une sorte de classement. En tête de liste viennent les bourrins. Ceux-la peuvent ingurgiter jusqu'à huit verres sans bafouiller. Ensuite, il y a les ânes qui se mettent à braire et à radoter après deux ou trois verres, ou alors ils font la guimauve et fondent en larmes. Puis il y a les chiens- Plus ils boivent, plus ils cherchent la bagarre. Certains vont jusqu'à batifoler avec Rosie. Au-dessous, il y ales ours que l'alcool fait dormir. Et, tout en bas de l'échelle, il y a les porcs. Ceux qui vomissent après le dernier verre. Ce classement n'est pas figé. J'ai vu des clients commencer comme des bourrins et finir comme des porcs. Et des chiens se transformer en ours.
+ Lire la suite
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TwiTwiTwiTwi   30 septembre 2010
Le rideau est levé, et l'écran s'anime. Tout d'abord, on a les publicités. Quatre financées par des sociétés privées, et une par le gouvernement. On nous dit comment être premier à l'école et devenir champion de cricket en mangeant des corn-flakes au petit-déjeuner. Comment conduire des voitures rapides et conquérir des filles sublimes en utilisant Spice Cologne. ("C'est le parfum d'Armaan !" s'exclame Salim.) Comment obtenir une promotion et porter des habits d'un blanc immaculé en employant le savon Roma. Comment vivre comme un roi en buvant du whisky Red & White. Et comment mourir d'un cancer en fumant des cigarettes.
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Cielo1984Cielo1984   15 janvier 2013
Au bout de deux mois au bar-restaurant Chez Jimmy, je ne suis toujours pas capable d'évaluer la résistance d'un buveur. Mais bon, j'ai quand même réussi à établir une sorte de classement. En tête de liste viennent les bourrins. Ceux-la peuvent ingurgiter jusqu'à huit verres sans bafouiller. Ensuite, il y a les ânes qui se mettent à braire et à radoter après deux ou trois verres, ou alors ils font la guimauve et fondent en larmes. Puis il y a les chiens- Plus ils boivent, plus ils cherchent la bagarre. Certains vont jusqu'à batifoler avec Rosie. Au-dessous, il y ales ours que l'alcool fait dormir. Et, tout en bas de l'échelle, il y a les porcs. Ceux qui vomissent après le dernier verre. Ce classement n'est pas figé. J'ai vu des clients commencer comme des bourrins et finir comme des porcs. Et des chiens se transformer en ours.
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EMELOUEMELOU   10 juin 2013
Un à un, les enfants commencent à gagner le réfectoire, et notre définition de l’enfer s’en trouve sérieusement ébranlée. Je vois des garçons sans yeux, qui avancent à tâtons en s’aidant d’une canne ; des garçons aux membres arqués et difformes, qui se traînent jusqu’à leur table ; des garçons avec deux moignons en guise de jambes, qui marchent avec des béquilles ; des garçons aux bouches grotesques et aux doigts tors, qui mangent le pain en le coinçant entre leurs coudes. Certains ressemblent à des clowns. Sauf qu’ils donnent plus envie de pleurer que de rire. Heureusement, Salim et moi avons pratiquement fini de dîner.
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Video de Vikas Swarup (1) Voir plusAjouter une vidéo
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