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ISBN : 2221191935
Éditeur : Robert Laffont (14/04/2016)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Je ne me plains pas, j’explique. Je réfléchis – un petit peu. J’ai vingt-quatre ans, quand je me regarde dans une glace, je vois une fille jeune, mais derrière mon image j’ai l’impression d’être beaucoup plus vieille. Ce que j’ai vécu, je veux le raconter. Dire enfin ma pensée, mon ressenti. Reprendre le contrôle de ma vie. Ces trois dernières années ressemblent à un petit roman d’aventures où on rit, où on pleure, où on aime et n’aime pas. J’ai fait tout ça à fond.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
ildibad
  19 avril 2016
Tout d'abord, je dois avouer que je suis fan de Nabilla. Cela permet déjà de faire le tri entre ceux et celles qui vont aimer cette critique et ceux qui, par définition, vont la détester par principe.
Rarement une personne n'a suscité autant de passions opposées. Qu'est ce qui fait qu'une starlette de tv réalité qui, semble-t-il, ne fait rien d'autre que de s'intéresser aux shampooing, aux vernis à ongles ou encore à la couleur des semelles de ses escarpins, suscite débats acharnés dans toutes les couches de la société ?
Pourquoi suscite-t-elle autant de haine ? de fans ? D'audience ? Pourquoi en suis-je fan alors que je ne m'intéresse pas à la tv réalité et que mes lectures sont plutôt de la sf contemporaine bien glauque ?
Peut-être parce qu'il y a chez elle une vraie personne et une "fausse conne" et qu'elle refuse de se laisser consommer comme une potiche à laquelle les bien-pensants voudraient la réduire?
Peut-être parce qu'il y a chez elle une désinvolture, une superficialité faussement naïve qui fait paraître bien ternes les gens sérieux ?
Ceci dit, qu'en est-il du livre ?
Rien à dire, c'est une réussite. On sent qu'il y a eu du travail investi dans sa réalisation, que tant l'auteure que l'éditeur ont passé du temps pour que le style coule et colle au personnage et à son public. On est loin des autobiographies vengeance ou plaidoyers à de certain(e)s publiées à peine relues et où la critique, à défaut d'autre choix, en vante le style familier.
Il y a un souci du détail, du ton juste, de l'illustration, du rythme et du langage. Nabilla nous convie dans son monde, dans son aventure et on passe un agréable moment en sa compagnie.
Je l'ai lue d'une traite entre Bruxelles et Lyon.
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Morganeakaserge
  24 août 2017
Nous découvrons ici une sorte de petite Marilyn (toutes proportions gardées). Son histoire, à travers ce livre, nous en dit beaucoup sur cette jeune femme à la recherche de repères. Notre grande Marilyn abandonnée par son père et ayant une relation complexe avec sa mère, mit toute son énergie dans sa carrière. Elle se laissa aussi "manipuler" par la Century Fox qui lui modela l'image de blonde naïve qu'elle n'était pas. Si je me permet ce parallèle, c'est que nous pouvons retrouver en philigrane un morceau de l'histoire de Nabilla. Une jeune femme qui tente de ce construire à travers le mannequinat puis la télévision, dont on modèle une image de "sex symbol" et de jeune fille naïve. Ce qui rend Nabilla aussi attachante que Marilyn ou bien d'autres c'est qu'à travers ses choix et ses drames nous pouvons ressentir encore une jeune fille blessée par la vie qui tente de prendre une revanche, non sans erreurs.
La tournure des phrases de ce livres ne sont pas toujours qualitative mais nous ressentons bel et bien l'engagement total de la jeune femme dans son entreprise. Beaucoup de phénomènes du présent sont explicable par le passé, nous en avons l'exemple parfait ici. A lire absolument.
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Lauriyne
  17 mai 2016
Bon avant de commencée j'aimerais préciser que je n'ai pas toujours aimée ce personnage (si je peut me permette de dire ca) car comme beaucoup d'entre nous on a certain préjuger ... Mais sans mentir je la suit régulièrement dans les réseaux sociaux et j'ai vu un grand changement, donc je me suis dit pourquoi pas lire son histoire après tout, tout le monde a le droit d'avoir une deuxième chance...
Donc j'ai acheter son livre, son histoire ! Et j'ai était très surpris, le livre est d'une finesse incroyable, on voit qu'il a était écrit avec sincérité et qu'il y a eu énormément de travail passé dessus ! Elle n'a pas cherchée a se justifier ou déformée des propos, nan ! Son histoire correspond entièrement a sa personnalité.
J'ai donc était très étonner du contenue du livre mais je ne regrette pas une seul seconde d'avoir ouvert ce livre, j'ai adorée, j'ai aimée, j'ai adhérée !!
Et ne jamais ce fier au apparence !
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Javableue
  03 septembre 2016
C'est (presque) sans a priori que j'ai ouvert Trop vite ; après tout, elle a droit à sa chance, comme tout le monde. Dans cette autobiographie, elle retrace les moments-clés de sa vie, depuis son enfance en Suisse aux premiers jours de l'année 2015.
La star du petit écran nous raconte tout d'abord les premières années de sa vie, avec toute l'émotion qu'on peut ressentir à évoquer un bonheur perdu. Son père, sa mère, elle et son petit frère formaient une famille à l'aise dans leur environnement genevois... jusqu'au divorce des parents. Dès lors, tout part en vrille, et Nabilla ne tardera pas à mettre sur le dos de ses "égoïstes" géniteurs les raisons de sa descente aux enfers. Si son père avait été moins intransigeant, si sa mère avait su lui accorder toute l'attention qu'elle méritait au lieu d'aller chasser le mec aux quatre coins de la ville, si les deux avaient sur penser à elle avant de penser à eux, elle n'aurait pas connu tant de misères ! Au fond, tout ça, c'est un peu leur faute... Alors qu'on s'apprêtait à trouver la narratrice attachante, elle nous donne soudain envie de lui rabattre le caquet : on peut être enfant de divorcés et ne pas se victimiser à ce point. En même temps, comment lui en vouloir ? Quand on décide de publier un livre sur sa vie à l'âge de 24 ans, on manque inévitablement de recul : n'importe qui tomberait dans les mêmes travers.
Je n'ai pas forcément accroché à Trop vite, mais objectivement, on aurait pu s'attendre à bien pire !

Lien : http://pulco-suivezlepapillo..
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Yannpbd
  29 mai 2016
De très loin le livre de Nabilla parodie l'histoire d'une causette de Genève ! Elle pourrait très bien se transformer en Maryline, mais semble trop fausse pour tomber dans les griffes du cinéma, et trop idiote pour entamer une carrière dans le X ( l'inverse fonctionne aussi). Finalement sa simplicité étudiée lui donne un air attachant. Apparemment son passage par la case Prison fut pour elle une bénédiction avec l'obtention d'un certificat d'études. À souhaiter qu'elle récidive. Continue à profiter de ton innocence, tu n'en seras que plus belle.
Étonnamment, le livre se lit très vite et facilement. Nabilla est une fille intelligente, elle reconnait ses limites.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ildibadildibad   19 avril 2016
Thomas n’était pas parano . Plus tard, lorsque les enquêteurs le convoqueront, excédés par toutes ces coupures de presse et les échos innombrables sur la Toile dénonçant nos retrouvailles, et qu’il leur assurera que ces images étaient des montages bidon ou antérieures à mon arrestation , les inspecteurs lui mettront sous le nez un rapport indiquant que le 31 décembre 2014, à l’heure où Thomas Vergara se déplaçait à la vitesse d’un TGV de Aix vers Genève , pendant que Nabilla Benattia restait stationnaire à Annemasse, les deux puces des téléphones par lesquels ils étaient tracés malgré leurs précautions, ces deux puces se sont éteintes ensemble presque à la même seconde. Comme deux petites étoiles disparaissant d’un coup de la carte des télécommunications. Leurs services jouaient à la chasse avec nous, eux aussi constituaient un public dangereux. Quand Thomas me l’a raconté, j’ai souri en me mordant la lèvre. J’ai imaginé deux minuscules bop – bop, bop qui s’éteignaient, enfin anonymes pour pouvoir converger l’un vers l’autre.
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ildibadildibad   19 avril 2016
Madame Biraben m’a bien accueillie. Et puis soudain , au milieu de l’enregistrement, elle m’a balancé : — Vous avez fait de la prison, mademoiselle. — Euh… Non, non…— Si, ne mentez pas. Du bout d’un doigt, elle s’est mise à tapoter un document sur la table avant de l’agiter sous mon nez. — J’ai ici votre extrait de casier judiciaire. Escroquerie bancaire, à Genève, vous étiez encore mineure. Reine de l’info, cloche à merde, vautour. T’as trois copains en Suisse, c’est tout. Monter dans la lumière pour prendre une telle claque. T’es assommée en direct. Bonjour la réalité, plus de conte de fées, juste les clochettes. Tu n’es plus là, mais tu continues à sourire, à bouger la tête. Tu ne sais plus si tu dois rire ou pleurer. Une brûlure glacée te transforme en robot, faut être pro, ne pas s’effondrer, ne pas trahir ses failles, achever le tournage. Après, une fois les caméras éteintes, ils viennent s’excuser la bouche en cœur dans la loge, où toi tu veux tout casser. Tu te mords les lèvres au sang, tu enlèves tes fringues de corrida, comme si elles t’empoisonnaient le cœur. Et tu te sauves.
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ildibadildibad   19 avril 2016
Un soir comme un autre, à table. J’avale ma soupe avec la grosse cuillère, sloupp, sloupp, sans faire gaffe au bruit. — Nabilla, tu peux manger proprement, s’il te plaît. Normal qu’il me le dise, OK. Mais sa réflexion m’a vexée (une ado est très très très très très susceptible ). Par provocation, j’ai continué de plus belle. — Sloupp, sloupp…— Arrête, je te dis ! Exprès, pour l’énerver : sloouuuupppeuuu. Je comprends, le pauvre, qu’il ait pu craquer en voyant sa fille devenir si tête à claques. La guerre était déclarée entre nous. Après un temps de silence, brusquement, il a empoigné à deux mains la soupière à moitié pleine pour se la renverser sur la tête. Au bout de la table, avec la soupe et les petites nouilles qui dégoulinaient sur sa figure, ses cheveux, nous le regardions, Tarek, maman et moi, complètement sidérés. Depuis, à chaque fois que j’avale de la soupe, cette image de mon père me revient et je mange discrètement, comme s’il pouvait encore m’entendre. Sa méthode d’éducation pouvait s’avérer efficace, finalement.
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ildibadildibad   19 avril 2016
Voir sa famille en prison ne te soulage pas, au contraire. Leur présence amplifie le désespoir de l’arrachement. Mais tu es content de les embrasser, de les toucher quand même. La vie est toujours double. Avec ma mère et mon frère revenait cette réalité que je ne parvenais pas à affronter. L’incarcération est peut-être encore plus dure à vivre pour tes proches que pour toi-même, et ça, c’est insupportable.
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ildibadildibad   19 avril 2016
Je suis tout ce que l’on voudra mais je ne serai jamais une pauvre fille malheureuse dont on commentera les souffrances à vie. Je ne serai pas une victime.
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