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ISBN : 2757868845
Éditeur : Points (05/04/2018)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Je ne m’habituais pas à l’étrangeté du lieu, et il m’était pénible de poser toutes ces questions en présence d’une personne en état de mort apparente alors qu’elle était elle-même l’objet de l’entretien. Leonie sentait la pommade et le talc, ses cheveux châtains luisaient artificiellement sous la clarté du néon. Sa main aux ongles laqués posait cinq taches rouges sur la couverture d’un blanc de neige.
– Madame Korn, vous avez mentionné que Leonie était heure... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
totopinette
  15 mai 2018
Ce roman est absolument génial. de base, j'adore les thrillers. Mais, il y en a qui se démarquent largement des autres. Et celui-ci en fait parti.
L'écriture est fluide, ce qui permet une lecture très rapide. Et puis, l'histoire est si absorbante qu'on a du mal à refermer le roman sans l'avoir achevé. J'ai eu du mal à trouver des points négatifs à cette oeuvre. Pour être honnête, je n'en ai pas trouvé.
Les personnages sont absolument formidables. Tous sont torturés à souhait, et j'adore ça. Doro, la journaliste, a vécu un drame horrible. Son frère a été assassiné alors qu'ils n'étaient encore que des enfants. M. Nan, quant à lui, était l'un des bourreaux des Khmers rouge au Cambodge. Mme. Nan, malgré son désaccord, a regardé son époux effectuer des tueries de masse. Yim, lui, était le protecteur de sa mère qui se faisait battre par son père. Yasmin, héritière d'une famille à pouvoir, fuyait la facilité de sa vie aisée en se liant à des groupes révolutionnaires. Vev a épousé Phillip pour la seule et unique raison qu'elle désirait plus que tout avoir un enfant. Mais elle ne l'a jamais aimé. Phillip est envahit par un sentiment de supériorité qu'il aime bien montrer à tout le monde et surtout à ceux qui n'ont pas son statut social. Timo écrit, mais jamais aucun de ses livres n'a connu le succès. Il vit donc frustré. Et Léonie, après avoir été maltraité par son père, se retrouve à se débattre avec son trouble du comportement. Tous ces personnages, malgré leur vie compliquée, restent très cohérents. Il n'y a aucune fausse note dans l'écriture de leurs caractères respectifs.
Le style d'écriture à deux temps est très agréable. Lorsque Doro se confronte à une énigme lors de son enquête, le chapitre suivant nous révèle la solution en nous racontant le passé de la Maison des brouillards.
Si nous n'avons jamais eu de doute sur l'innocence de Léonie, nous avons cependant longuement soupçonné M.Nan. Tout l'accuse ! D'abord, il est dépeint comme un fou lorsqu'il répond à Doro, au téléphone. Il respirait fort dans le combiné, tout comme un agresseur le ferait. L'auteur plaçait déjà ses pions afin de nous faire adhérer à une solution totalement fausse. Et, nous on plonge tête baissée dans le piège. Je pense que découvrir que Timo est l'assassin nous a tous surpris. Une seule chose pouvait l'annoncer. Yasmin raconte que lorsqu'ils étaient entré dans un élevage de poules, Timo a du assommer un gardien. Puis : « Qu'a fait notre Timo aussitôt après ? Il s'est mis à filmer tranquillement, la caméra n'a pour ainsi dire pas tremblé. Avec ses mains-là, tu aurais pu opérer à coeur ouvert. » - C'est le seul endroit où il devient suspect. Mais, il y a tellement de rebondissements qu'on finit par l'oublier cette petite phrase. Ce pistolet passe entre tellement de mains que tout le monde devient suspect. Même Yim y passe. Et surtout Yim. Comme on dit, les meurtriers sont souvent proche des enquêtes. Alors, on le suspecte vite de manipuler Doro afin de fausser les conclusions.
L'auteur, en utilisant un personnage comme Léonie, dénonce les à priori qu'on peut avoir sur les personnes victimes de troubles du comportement. On les pense souvent dangereuses, malsaines … Pourtant, tout autour de nous, il y a des gens qui semblent tout-à-fait normaux et qui pourtant cachent en eux un mal bien plus abject que ce que l'on pourrait imaginer. Comme dit l'adage : L'habit ne fait pas le moine. C'est le drame de la vie de Léonie qu'on vit : La vie ne voulait ne voulait pas sincèrement d'elle, et la mort ne veut sincèrement pas d'elle.
En bref, ce livre m'a complètement retourné le cerveau et j'ai adoré ça. Il me semble impossible de deviner qui est l'assassin avant de l'avoir lu. C'est ce que j'aime : être surprise ! Un grand bravo à l'auteur qui manie avec beaucoup de brio les ficelles des thrillers. Voilà un roman qui devrait, selon moi, devenir un best-seller contrairement à d'autres qui le sont et qui ne valent pas la moitié de celui-ci.
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tiri_noiret
  01 octobre 2018
C'est sa structure qui rend ce roman policier intéressant. le récit d'une narratrice interne, journaliste qui remonte deux ans dans le passé pour bâtir un article sur un crime non encore jugé entrecoupé du récit au narrateur externe des faits qui se sont exactement passés avant le crime. Bâti donc sur deux temporalités inversées qui rencontrent au moment du crime, nous en sommes à devoir bâtir le fil de l'intrigue en miroir.
Sinon le style est précis et concis. Il semble même mimer l'exercice journalistique qui obéit aux règles de longueur et de style du documentaire.
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Sangpages
  17 février 2017
Une bande de copain qui se retrouve. Une bande de copains qui ont fait, 15 ans plus tôt, les 400 coups ensemble. Quelques jours de retrouvailles sur l'île de Hiddensee, dans la maison du brouillard. Des retrouvailles qui auraient du être une vraie fête mais qui ont, pourtant, très vite, tourné au vinaigre. Ils ont vieilli, changé. Ils ne se supportent plus vraiment, se jugent à l'emporte pièce et même se suspectent...
Trois cadavres, un coma et 2 ans plus tard, Doro Kagel, journaliste spécialisée dans les affaires de meurtre est mandatée pour écrire un article sur cette fameuse affaire, dont le présumé meurtrier est dans le coma, n'a jamais été clairement résolue.
Doro va alors découvrir ce qui s'est vraiment passé cette nuit-là...
Un film que l'on rebobine après avoir vu la fin. Un huit clos à la Agatha Christie où tout le monde est un potentiel suspect, où l'on se demande ce qu'il a bien pu se passer et surtout qui et pourquoi ? Chacun y passe, chacun son tour, chacun avec des raisons potentielles.
Un come-back astucieux au travers de l'enquête de Doro puisque les chapitres naviguent entre le passé et le présent. Plus que naviguer, on se fait clairement mener en bateau...normal me diriez-vous puisque nous sommes sur une île 😁
L'atmosphère de l'île est parfaite. Sombre et glauque à souhait ! Un dénouement fracassant, une intrigue bien menée de bout en bout. Des personnages bien travaillés. Un style fluide. Je déplore juste une lenteur sur le milieu du livre qui détonne avec le début prenant et la fin qui l'est tout autant et n'ai pas compris pourquoi le titre est "la maison des brouillards" alors que tout au long du livre, on parle de "La maison du brouillard". C'est pas grave mais c'est un truc qui ça m'a turlupinée !
Un plongeon dans le Cambodge sous le régime de Pol Pot. le plaisir de trouver un auteur de culture différente avec tout ce que cela apporte d'enrichissant. Un petit côté nordique et quelques belles morales.
Et au final, la question est peut-être: Change-t-on avec le temps ? Retrouver de vieux amis (en dehors de la petite tuerie, bien sûr...😜) est-il bien ? Ou certaines choses devraient rester là où elle étaient ?
Lien : https://sangpages.com/2017/0..
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lespetiteslecturesdemaud
  29 avril 2018
Quand je suis arrivée à la bibliothèque, j'ai tout de suite aperçu dans le rayon « nouveautés » un roman des Editions Slatkine. Dans ces cas-là, je ne regarde même pas la quatrième de couv', je prends. Les Editions Slatkine sont toujours le gage de passer un excellent moment de lecture. Et cette fois encore, je ne m'y suis pas trompée !
Eric Berg nous emmène chez lui en Allemagne. Nous suivons Doro, journaliste, la quarantaine, qui décide de reprendre l'enquête sur une tuerie perpétuée deux ans plus tôt.
En 2010, sur la petite ile d'Hiddenssee, trois personnes sont mortes par arme à feu et celle qui est présumée coupable de ce meurtre est plongée dans un coma profond depuis tout ce temps. Que s'est-il réellement passé dans cette maison surnommée la Maison des Brouillards ?
A la base, cette maison devait être celle du bonheur et des retrouvailles entre vieux copains. Pourtant, en un week-end tout a déraillé laissant trois mortes et une personne dans le coma. Tout le monde croit la tueuse dans le coma, pourtant, dès le début de son enquête, Doro la journaliste s'aperçoit que la situation dans cette maison était tendue à l'extrême et que les protagonistes de cette aventure avaient tous une bonne raison de tuer, car de lourds secrets sont portés par certains habitants.
J'ai à peu près tout aimé dans ce thriller.
A commencer par l'ambiance, angoissante et glauque, à l'image de ce qui s'est passé sur cette île.
L'auteur nous plonge dès le départ dans ce climat un peu tendu, dont on connait l'issue, sans savoir exactement comment les choses se sont passées. On remonte lentement le fils, on avance en même temps que la journaliste dans cette intimité angoissante et pesante qui n'a rien d'une rencontre bucolique entre vieux potes ! le récit alterne entre des chapitres au présent et des chapitres relatant ce fameux week end de 2010.
La deuxième force du roman est une ambiance à la Agatha Christie et son célèbre roman : « Les Dix petits nègres ». Coincé sur cette île ravagée par la tempête le soir de la tuerie, le tueur est forcément l'un des protagonistes, l'un des invités ou habitants de cette maison. Car l'ile était à ce moment-là coupée du monde. On soupçonne tout le monde, sans parvenir à une certitude.
Et puis arrive le final : éblouissant. Il ne s'agit pas d'un dénouement à te retourner la tête mais il te laisse tout de même bien correctement sur le carreau car tu ne le vois pas venir !
Ce fut donc un très bon moment de lecture. Il n'y a pas coup de coeur absolu pour une seule raison : j'ai parfois déploré un petit manque de rythme notamment dans le premier tiers du roman. J'attends de ce genre de roman qu'il m'emporte et me rende accroc dès les premières pages et ce ne fut pas le cas.
Ici ; l'auteur prend son temps pour installer l'ambiance et le récit. Et si cela sert son intrigue pour la suite, j'aurais préféré entrer directement dans l'addiction !
Malgré ce minuscule bémol, ne passez pas à côté, il s'agit d'un excellent roman à suspense !
Lien : https://www.lespetiteslectur..
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dbouillot
  28 juillet 2018
Une ambiance glauqie à souhaits sur une île brumeuse du nord de l'Allemagne, un quadruple meurtre resté non complètement élucidée puisque la supposée meurtrière, dans le coma depuis deux ans, fait partie des victimes. Une journaliste se lance, sans trop y croire, dans une enquête afin de pondre un article sur ce fait divers et va à la rencontre des quelques témoins directs ayant survécu au drame. L'astuce du roman consiste à mener la narration sur les deux époques (pendant le drame et deux ans après) en alternant les chapitres dans un lent balancement d'horloge Comtoise, jusqu'au dénouement final, forcément surprenant, mais bon, que d'efforts pour en arriver là ! L'idée était plutôt bonne, mais les personnages restent un tantinet caricaturaux (ainsi que les situations, d'ailleurs), un peu comme si on s'appliquait à mélanger les ingrédients d'une bonne recette sans y mettre le coup de baguette magique qui en fera un plat délicieux. Je suis donc resté sur ma faim, n'ayant ni dégusté, ni dévoré ce livre…
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
Il était toujours bon de débuter un entretien difficile par quelques politesses convenues. Nous allions devoir parler de mort, de violence brutale, du hasard, du destin, de l’irruption soudaine du pire des cauchemars dans la calme monotonie d’une vie.
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
Ces gens aux noms aussi surprenants que leurs coiffures l’avaient invité à partager leurs couvertures avec une spontanéité dont n’étaient pas capables ceux qui avaient une porte à ouvrir. En apprenant qu’il était écrivain, ils l’avaient bombardé de questions, et il avait aimé cela. Il n’avait pas souvent l’occasion de parler de ses livres, car ils ne se vendaient pas aussi bien qu’il l’aurait voulu, et cela le rongeait, lui fouaillait les entrailles…
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
Les rêves et les événements de la veille se mêlaient dans mon demi-sommeil : élucubrations psychologisantes, Pol Pot, poèmes dans un carnet blanc, fleurs de M. Nan, pistolet, Mekong Sunset, trois morts, Maison des brouillards, dire du mal des morts, bougies, gâteaux de riz sucrés, un sourire, une respiration pesante, coma, bande d’assassins, un coup de feu, un téléphone qui sonne…
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
Certains aspects de la tuerie restaient un mystère, le dossier n’avait été ni jugé ni clôturé. La mort de Benny, elle, était une affaire classée. Mais pas pour moi, pas pour sa famille. Que le meurtrier soit en prison ou non, une telle perte n’aurait jamais de fin.
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totopinettetotopinette   15 mai 2018
Je ne savais que trop qu’amour et chagrin d’amour étaient deux frères siamois que d’autres avaient, en vain, essayer de séparer.
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Videos de Eric Berg (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric Berg
La maison des brouillards, d'Eric Berg, en librairie : http://www.slatkineetcompagnie.com/catalogue/la-maison-des-brouillards/
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