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EAN : 9782253078296
1216 pages
Le Livre de Poche (13/10/2021)
4.14/5   50 notes
Résumé :
« Face à celui qui vient te tuer, lève-toi et tue le premier. » C’est par cette citation du Talmud que s’ouvre le livre-événement de Ronen Bergman, le premier ouvrage exhaustif sur les programmes d’assassinats ciblés menés par les services du Mossad, du Shin Bet et de l’armée israélienne. Depuis les attaques contre les forces britanniques durant les mois qui ont précédé la création de l’État hébreu jusqu'aux menaces les plus récentes, Israël s'est toujours appuyé su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ce livre est assez mal présenté dans la presse occidentale. Je pensais trouver une réflexion "de l'intérieur" sur les actions des services secrets israéliens. Une mise en perspective, n'allant tout de même pas jusqu'à une remise en question de la légitimité de certaines actions, il ne faut rien exagérer.
C'est très différent : c'est simplement un psaume à leur efficacité.
On mesure à cette lecture le degré de conditionnement des esprits que permet l'édition d'un tel livre : son auteur et commanditaires (lire les remerciements pour voir qu'il n'agit pas en franc-tireur) ne craignent absolument plus une réaction d'indignation, ou tout du moins d'interrogation. Il est vrai qu'Israël a sans doute été un pionnier dans la généralisation de ces méthodes létales et que les justifications légales ont été depuis (sous leur influence ?) largement adoptées par les Etats-Unis et ses vassaux, dont la France.
Bergman fait remonter son histoire des assassinats ciblés à l'ère du Yichouv, la structure communautaire des juifs de Palestine ayant précédé et préparé la création de l'Etat juif en s'appuyant sur les thèses de Hertzl, bien avant le prétexte officiel de la seconde guerre mondiale. Les sionistes les plus radicaux n'hésitent alors pas à tuer. C'était du terrorisme à ce moment-là mais depuis la création d'Israël, c'est devenu de la légitime défense. La justification est toujours la même, inutile de développer, chacun peut avoir son point de vue.
Il est frappant, à la lecture de ce livre de recenser le nombre de dirigeants israéliens qui sont d'anciens tueurs : Begin, Shamir, Barak, et bien sûr Sharon.
Les exemples (un par chapitre) montrent à quel point les services israéliens sont infiltrés à peu près dans tous les états occidentaux et arabes (au moins, pour le reste peu de monde le sait exactement), ce qui s'explique facilement au regard de l'histoire occidentale et de la bascule qui s'est opérée ces dernières décennies.
Efficaces, ces services le sont en diable, disposant d'un réseau tentaculaire et d'équipements très sophistiqués d'écoute, d'analyse et de connexions avec les autres services occidentaux, tout cela transparaissant dans chaque chapitre du livre.
Ce dernier vaut donc comme une narration assez précise, bien documentée (lire les remerciements en fin d'ouvrage est assez édifiant) de tout un tas d'actions dont certains ont peut-être entendu parler ces dernières décennies (et encore il en manque quelques milliers d'après l'auteur).
Les plus intéressantes sont celles qui semblent ne pas avoir eu lieu comme ce plan d'assassiner le leader palestinien Yasser Arafat en abattant un avion de ligne civil avec tous ses passagers à bord. On se dit qu'il en parle justement parce que, dans leur grande mansuétude, là dans ce cas, cela n'a pas été fait, mais donc, ailleurs, une autre fois, qui sait ? . . .
Les actions militaires, assassinats, ont toujours une bonne raison d'être commanditées, mais ne sont jamais ou presque politiquement questionnées. Elles sont toujours légitimées dans la narration, c'est assez amusant à noter. L'auteur est après tout un israélien de son temps, chroniqueur au Yediot Aharonot (le plus influent journal israélien) et c'est normal de sa part d'avoir une vision sioniste de son histoire.
Cela finit par une belle série de photos d'époques.
Cela pourra certainement servir de scénario à une série états-unienne à succès.
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Comment rendre compte objectivement d'un travail aussi colossal que celui effectué par Ronan Bergman ? L'ambition est aussi simple que démesurée : raconter l'Histoire du renseignement Israélien, et en toile de fond l'Histoire d'Israël. Une dizaine d'années d'enquête, à exhumer articles, photographies, scandales. Dans le même temps, le journaliste multiplie les entretiens, témoignages, qu'il met en parallèle ou en contradiction pour recouper les informations. Il trace sa route parmi les miettes et les ruines auxquelles il avait accès, pour reconstituer le puzzle de plusieurs décennies troubles. Ajoutez à cela que s'engager dans un tel travail, c'est également se frotter à la réticence (d'aucuns diraient la résistance) voire aux menaces d'organismes aussi respectés (craints plutôt) que le Mossad.Et pour cause, l'objectif n'est pas un portrait à charge ou à décharge, impliquant donc de regarder les évènements avec ce qu'ils contiennent d'ambigüités, d'incertitudes, d'angles morts, d'erreurs, d'horreurs, etc...Comment ne pas être admiratif devant tant de courage et de patience ?
L'ouvrage est massif, 940 pages dont 200 rien que pour les références, notes et sources, histoire de vous donner une toute petite idée du sérieux de l'entreprise. Entre le compte de faits, le roman d'espionnage et l'analyse géopolitique ; on tourne les pages, qui égrènent froidement les évènements, les décomptes et les bilans. Derrière chaque victoire, il y a le présage du pire. Derrière chaque défaite, l'espoir d'une leçon. L'avantage de ce type de livre, c'est qu'il vous pousse à aller vérifier la véracité de ses dires. Je l'ai fait à de nombreuses reprises tant certains passages étaient incroyables. Au final, non seulement Bergman n'extrapole pas mais en plus démontre l'importance de sa besogne. Bien des scandales ou missions avortées furent injustement peu couvertes par les médias de masse. Là où Lève toi et tue le premier fait encore plus fort, c'est qu'il offre un éclairage des plus parlants sur la situation au moyen-orient, des guerres israélo-arabes aux germes du terrorisme en passant par les relations (ou oppositions) diplomatiques/stratégiques d'un pays ou d'un autre ou d'un service à un autre (Mossad, Shin Bet, AMAN)...À la myriade d'évènements s'ajoute une foule de noms (certains connus, d'autres moins) qui s'entrecroisent et achèvent de livrer une peinture complexe, la plus neutre et pragmatique possible. Pour quiconque cherche à s'initier à cette partie du monde, la meilleure porte d'entrée est ici. Vous aurez le qui, le quoi, le comment et le pourquoi. Sharon, Arafat, septembre noir, Salameh, le Hamas, le Hezbollah, Nétanyahou , Rabin, Mechaal. La guerre des 6 jours, l'attentat aux J.O de Munich, les massacres de Sabra et Chatila, les deux intifadas, la guerre au Liban,...Et encore, je ne prends que les plus connus. C'est peu dire qu'il faut du temps pour digérer l'ensemble. Je vous conseille d'y aller par petits bouts, vu l'abondance de sujets, de détails ou de citations compilés à chaque section (il y en a 35).
Pas sûr qu'il y ait assez de mots pour remercier Ronen Bergman d'avoir offert un tel précis d'Histoire sur son pays, accessible au plus grand nombre sans jamais tomber dans les raccourcis ou les partis pris pro-untel ou anti-untel. On est clairement du côté d'un humaniste qui fraye parmi les zones grises d'une partie du monde bien singulière. Et de son travail, il y a de quoi en tirer bien des leçons beaucoup plus pertinentes que l'image ou les réflexions simplistes voire mensongères postillonnées sur les chaînes d'infos en continu.
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Un ouvrage très intéressant. Il évoque ben sûr les grands succès du Mossad, connus ou inconnus, mais également ses échecs, dont ses bavures.
L'auteur évoque aussi les zones d'ombre des services de renseignement israéliens, à savoir des exécutions sommaires des ennemis de l'État, des victimes collatérales. Cela avec ou sans l'assentiment des autorités politiques de l'État.
Un ouvrage non manichéen, reconnaissant honnêtement que rien n'est noir ou blanc, que le gris domine très souvent, et que sur le court terme certaines décisions ont pu paraître judicieuses, alors qu'avec du recul, sur le long terme, certains succès ont pu s'avérer contre productifs.
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! le journaliste d'investigation Ronen Bergman jette un pavé dans la mare en relatant une série d'assassinats ciblés menés par le Mossad, le Shin Bet et l'armée. Des faits connus ou volontairement tenus jusqu'ici dans l'ombre des médias. Il ressort de la lecture de cet ouvrage une sensation de malaise. Marqués par la Shoah et persuadés que la menace n'est pas éteinte, le peuple juif se croit (ou se sait) en perpétuel danger, en état de guerre quasi- quotidien et sur le qui-vive. Etat d'esprit qui explique le pourquoi de mesures radicales prises contre tous ceux qui menacent le pays et ses habitants. Face au danger d'annihilation, les liquidations extrajudiciaires apparaissent comme le moyen idoine de survie.
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Une énorme compilation des attentats ciblés organisés par les services secrets d'Israël ! 300 pages d'une lecture plutôt agréable malgré la masse de documents présentés. On commence dès la périodes du mandat britannique en Palestine pour finir avec l'assassinat d'Arafat… (l'auteur de prendre parti mais si on lit entre les lignes, il s'agit clairement d'un assassinat !)

J'en retiens le péché originel porté par les juifs de l'État d'Israël qui est une incapacité fondamentale à pardonner. Cette application stricte de la loi du talion est sans issue ! Jusqu'en 1967 l'enjeu était de se venger des crimes nazis en procédant à des exécutions extra-judiciaires (le cas d'Eichmann est une exception parmi les innombrables victimes du Mossad). À partir de la guerre des six jours il fallait se venger du terrorisme palestinien… avec une arithmétique douteuse des victimes de part et d'autres !
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critiques presse (1)
Liberation
06 février 2020
Dans «Lève-toi et tue le premier», best-seller politique aux airs de thriller, le journaliste d’investigation israélien retrace l’histoire des assassinats ciblés commandités par l’Etat hébreu et tente d’expliquer comment son pays est devenu un pionnier des «liquidations» [...] Derrière le thriller à la John le Carré, un livre politique.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (149) Voir plus Ajouter une citation
Le plan de l'opération Spring of Youth (Printemps de la Jeunesse), le raid beyrouthin, fut parachevé quelques jours plus tard. L'unité de commando de marine, Shayetet (Flotille) 13, débarquerait le groupe d'assaut sur la plage où des agents de Césarée les attendaient avec des véhicules de location.
[...]
Les marins descendirent dix-neuf zodiac par le bordé, chacun chargé de soldats : vingt et un homme de la Sayeret Matkal, trente-quatre des commandos de marine, vingt soldats de l'Unité de reconnaissance des parachutistes. Ces unités combattantes d'élite recevaient l'appui logistique et opérationnel de trois mille autres personnels.
[...]
En Israël, Printemps de la Jeunesse fut considéré comme un succès retentissant. Tous les objectifs avaient été atteints. Trois dirigeants de l'OLP avaient été éliminés, ainsi qu'une cinquantaine d'autres militants, presque tous membres de l'organisation.
[...]
Quatre bâtiments et ateliers de fabrication d'armes étaient détruits.
[...]
L'opération laissa le Liban en état de choc. Miné par son impuissance face à "l'agression israélienne," le gouvernement libanais démissionna.
[...]
Grâce à Printemps de la Jeunesse, le mythe que le Mossad était capable de frapper n'importe où, n'importe quand, commençait à gagner le monde arabe.
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En qualité de commandant militaire de l'OLP, qui n'avait que Yasser Arafat au-dessus de lui, Abou Jihad était responsable de nombreux actes de terroristes contre les Israéliens - plus que tout autre protagoniste palestiniens et de très loin.
[...]
En 1983, un plan israélien avait été mis au point pour tuer Abou Jihad, mais il avait été reporté à plusieurs reprises généralement pour des motifs opérationnels.
[...]
Depuis le désastre de Lillehammer, Césarée s'était concentrée sur la refonte de Kidon (Baïonnette), son unité d'assassinats ciblés.
J'appelais cela "l'affutage de l'épée," expliquait Mike Harari, qui avait introduit un certain nombre de changements, avant de se retirer en 1980. Avec le nouveau Kidon, les survivants de l'Holocauste de jadis et les anciens liquidateurs issus de la clandestinité anti-britannique ne tenaient plus les rôles principaux. Les étoiles montantes étaient désormais diplômées des unités combattantes de Tsahal, dotées d'une riche expérience sur les champs de bataille, animées d'un grand courage et très disposées, si ce n'est même très promptes à presser sur la détente.
[...]
Au lendemain de ces exécutions, ainsi que d'autres opérations de l'OLP sur le sol européen contrecarrées grâce à quelques renseignements transmis aux polices des nations concernées, Abou Jihad en vint à la conclusion que les Israéliens comptaient des agents à l'intérieur de ses réseaux européens. Il se décida alors pour une opération navale qui serait entièrement piloté depuis son quartier général de Tunis et un camp d'entraînement en Algérie, dans le secret le plus strict. Cette opération devint le plan pour investir l'immeuble de l'état-major des forces armées d'Israël et prendre le plus de gens possible en otages.
[...]
Mais à l'inssu d'Abou Jihad, l'unité 504 de l'AMAN possédait un réseau d'agents à l'intérieur de l'appareil administratif de Secteur Occidental, l'aile militaire d'Abou Jihad.
[...]
Le 24 avril, une force d'intervention de quatre vedettes lance-missiles et de commandos de la Flottille 13 parcourut 2 900 kilomètres et fit sauter un second navire affrété pour l'opération, le Moonlight, alors qu'il était à vide, à quai dans un port algérien. Et quand l'Attaviros atteignit la Méditerranée , deux croiseurs lance-missiles israéliens et des unités de commando naval de la Flottille 13, l'attendait à une petite cinquantaine de kilomètres de Port-Saïd.
[...]
Sans les renseignement précis de l'AMAN, cela se serait soldé par "un désastre d'une ampleur que nous n'avions pas encore connue" admettait Oded RAz, un officier supérieur de l'AMAN.
Se reposer sur le renseignement pour se contenter de prévenir des attaques déjç en cours n'était plus une option acceptable.
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Les guerriers de Césarée d'ores et déjà implantés à Beyrouth n'étaient donc pas formés au combat, mais plutôt à une surveillance sous couverture et de long terme. En revanche, pour ceux de Baïonnette capables d'exécuter proprement un adversaire, il manquait une couverture convaincante pour entrer dans le pays cible et y rester suffisamment longtemps afin d'accomplir leur travail.
[...]
Romi et Harari parvinrent à une conclusion inévitable : Césarée ne pourrait mener une telle mission par ses propres moyens. Seule l'Armée de défense de défense détenait les forces et les ressources nécessaires pour mettre sur pied un groupe d'attaque capable de réussir. C'était là un postulat inédit - jusqu'alors, le Mossad et les militaires n'avaient jamais coopéré lors d'action d'attaque sur le terrain. Cela comportait aussi un risque spécifique, Israël avait pour habitude de nier toute responsabilité dans les exécutions de l'agence, mais dès lors qu'une force militaire de taille conséquente se mettrait à tuer du monde, même si ses soldats n'étaient pas en uniforme, il serait impossible pour l’État hébreu de prétendre n'être pas impliqué.
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Le Mossad décida d'exploiter la pénétration profonde de ses agents à l'intérieur de l'organisation de Haddad et d'assigner la tâche de l'éliminer à Tsomet. L'assassinat, au moyen du poison, fut confiée à l'agent Tristesse qui avait un accès très facilité à son domicile et à son bureau.
Le 10 janvier 1978, Tristesse échangea le tube de dentifrice de Haddad contre un autre, identique contenant une toxine mortelle développée grâce à un travail intensif à l'Institut israélien de recherche biologique de Ness Ziona, au sud de Tel Aviv, l'un des sites les plus étroitement gardé d'Israël.
[...]
A son arrivée en Allemagne, Haddad était absolument fichu, signalait un rapport mentionnée lors d'une réunion de commandement de Tsomet. Les experts de l'institut biologique nous assurent que c’est un mort-vivant.
[...]
Habache était très peiné par le décès de son ami et il ne doutait pas un instant qu'Israël en fût le responsable.
Le Mossad et les plus hautes sphères de la défense étaient enchantés du résultat de l'opération. L'un des ennemis les plus puissants et les efficaces de la nation venait d'être neutralisé. Et, ce qui n'était pas moins important, cinq ans après le fiasco de Lillehammer, l'agence avait renoué avec les assassinats ciblés, et l'avait fait au moyen d'une méthode éminemment sophistiquée. Ce fut peut-être la première fois que la formule "faible signature," utilisée pour décrire un assassinat où la mort paraît naturelle ou accidentelle, entra dans le vocabulaire des services.
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Le Premier ministre, le ministre de la Défense, et tous les autres, ils nous ont vu, nous, la Sayeret Matkal et le Mossad, recevoir cet ordre et en l'espace de quelques semaines l'exécuter. Et nous l'avons bien exécuté. Cela leur a donné l'impression que cette capacité était commune à toute l'armée. Mais nos succès, tant pour la guerre des Six-Jours que pour les opérations qui ont suivi, découlaient d'une planification précise et d'une gestion optimale de l'effet de surprise. C'étaient nous qui prenions l'initiative. Nous fixions le calendrier autant que les résultats.
"Et cette impression inédite de sécurité allait de pair avec une forme de complaisance. Nous ne pensions pas qu'ils pourraient nous prendre par surprise, eux aussi, qu'ils seraient capables de nous infliger de lourds dommages."
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Vidéo de Ronen Bergman
« Face à celui qui vient te tuer, lève-toi et tue le premier. » C'est par cette citation du Talmud que s'ouvre le livre-événement de Ronen Bergman, le premier ouvrage exhaustif sur les programmes d'assassinats ciblés menés par les services du Mossad, du Shin Bet et de l'armée israélienne. Depuis les mois qui ont précédé la création de l'État jusqu'aux menaces les plus contemporaines, Israël s'est appuyé sur le renseignement et les opérations secrètes pour préserver sa sécurité en exécutant, sur son sol ou à l'étranger, ses ennemis. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les Israéliens ont ainsi éliminé de manière ciblée plus d'individus que n'importe quel autre pays occidental. Il a fallu plusieurs décennies d'enquête à l'auteur pour réunir ces milliers de documents – dont beaucoup sont encore aujourd'hui classifiés – et pour mener des centaines d'entretiens avec des responsables du Mossad, des anciens Premiers Ministres israéliens, ou encore des membres de commandos parfois célèbres, remontant ainsi toute la chaîne depuis les agents exécutants jusqu'aux plus hautes sphères politiques. Bergman nous fait revivre les grands succès de ces opérations secrètes, certains échecs également, et écrit ainsi une histoire parallèle de l'État hébreu. Une histoire de l'ombre dont on comprend dès les premières pages qu'elle est ancrée dans l'ADN de la nation israélienne. Il s'agit d'un projet extrêmement ambitieux mais aussi d'un fabuleux page-turner qui se dévore, chapitre après chapitre, à l'instar des meilleures séries télévisées. Et pourtant nous ne sommes pas du côté de la fiction, Bergman nous raconte un monde secret mais bien réel qui continue, encore aujourd'hui, de modeler le Moyen-Orient et les relations internationales.
Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
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