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Lazare Bitoun (Traducteur)
ISBN : 2070733033
Éditeur : Gallimard (12/04/1995)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 54 notes)
Résumé :
En face de Philip Roth, personnage central de cette confession, un deuxième Philp Roth, un homonyme, un imposteur. Et ce sosie parfait, ce double monstrueux, s'est mis en tête de faire retourner "chez eux" - en Pologne, en Ukraine, en Allemagne - les Juifs venus d'europe vivant en Israël.
Tout se noue en quelques jours à Jérusalem, pendant le procès de John Demjanjuk, un Ukrainien alors suspecté d'être le "bourreau de Treblinka". Ajoutons que Philip Roth relè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
MarianneL
  26 avril 2013
Comment se débarrasser d’un double maléfique ? Un roman brillant de Philip Roth, au sommet de son art.
L’écrivain Philip Roth se retrouve en dépression en 1988 suite à la prise d’Halcion, un somnifère aux effets secondaires très négatifs, qui provoque en particulier des troubles d’identité. Encore fragile alors qu’il se remet à peine des dégâts causés par ce médicament, il apprend l’existence d’un autre Philip Roth, qui, à Jérusalem, utilise son nom pour promouvoir le diasporisme, doctrine visant au retour des juifs ashkénazes d’Israël en Europe, afin de leur éviter un «deuxième holocauste», car il est convaincu qu’Israël est condamnée à être détruite par ses ennemis arabes, et se réclamant de Theodore Herzl face à ceux qui rejettent son «utopie».
Exaspéré, Philip Roth appelle son double, raccroche une première fois, puis mû par une impulsion incontrôlable, se fait passer pour un journaliste du nom de Pierre Roget, se voyant contaminé et aspiré par cette usurpation d’identité qui le fait lui-même rentrer dans la peau d’un imposteur.
«Ce soir-là, après le dîner, j’annonçai à Claire que je montais dans mon bureau, tout en haut de la maison, continuer à travailler sur les romans d’Aharon et prendre des notes pour préparer l’entretien de Jérusalem. Mais je n’étais pas assis à ma table depuis cinq minutes que j’entendis la télévision à l’étage en dessous et que j’en profitai pour appeler l’hôtel King David à Jérusalem où je demandai la suite 511. Je déguisai ma voix en parlant anglais avec un accent français ; pas un accent français d’alcôve, pas l’accent caricatural de Charles Boyer, repris par Danny Kaye et que l’on entend maintenant dans les publicités télévisés pour le vin de table ou les chèques de voyage, mais l’accent des grands intellectuels français, celui des cosmopolites comme mon ami Philippe Sollers, sans « zis » ni « zat » ou autres « h » consciencieusement aspirés à l’initiale – je parlais un anglais courant rythmé par la cadence et les intonations naturelles d’un étranger cultivé. C’est une imitation que je réussis pas mal – une fois, au téléphone, je suis même parvenu à tromper Sollers, pourtant il est malin – et c’était le stratagème que j’avais décidé d’adopter alors même que je discutais avec Claire de l’opportunité de ce voyage ; alors-même, je dois le reconnaître, que plus tôt ce jour-là, la très sérieuse voix de la Raison me soufflait que ne rien faire était le plus sûr moyen de gagner la partie. À neuf heures ce soir-là, je cédai à la curiosité, et la curiosité est un caprice pas très rationnel.
« Allô, Mr Roth ? Mr Philip Roth ? demandai-je.
– Oui.
– Vous êtes bien Mr Roth l’écrivain ?
– C’est moi.
– L’auteur de Portnoy et son complexe ?
– Oui, lui-même. Qui est à l’appareil, s’il vous plaît ?»
Mon cœur battait aussi fort que si j’avais été au beau milieu de mon premier cambriolage avec un complice comme Jean Genet, pas moins – tout ceci n’était pas seulement perfide, c’était aussi très intéressant. À la pensée qu’à l’autre bout du fil il prétendait être moi, alors que de mon côté je prétendais n’être pas moi, j’eus soudain l’impression extraordinaire de vivre en plein carnaval. C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que je commis immédiatement une erreur idiote. « Je m’appelle Pierre Roget », dis-je. Et à l’instant même où je prononçai ce nom de guerre bien pratique, apparemment venu de nulle part, je pris conscience d’avoir choisi les mêmes initiales que les miennes – et les siennes. Pire, il se trouve que c’est une très petite modification du nom du lexicographe du XIXe siècle dont tout le monde connaît le célèbre dictionnaire. Et ça, je ne m’en étais pas rendu compte non plus – c’est le nom de l’auteur du meilleur dictionnaire des synonymes !»
Toujours vulnérable nerveusement, Philip Roth se rend finalement à Jérusalem où il doit interviewer son ami Aharon Appelfeld. Il va bien sûr y rencontrer son double déviant, être fasciné par cette histoire et aspiré dans un enchaînement d’événements délirants, du fait des personnalités du double – que Philip Roth affuble du surnom de Moishe Pipik pour le tenir à distance – de son attirance inexplicable pour sa maîtresse pulpeuse et antisémite repentie, et car israéliens et palestiniens veulent utiliser sa réputation et ses réseaux, tout ceci se déroulant sur fond d’Intifada et du procès de John Demjanjuk, qui pour sa défense prétend ne pas être le bourreau de Treblinka mais un père de famille ordinaire.
Comment démêler le mal du bien ? Comment comprendre ce qui relève de la réalité ou de la fiction, alors que l’auteur brouille les pistes à l’envi, mélangeant personnages réels et de fiction, mentionnant des passages de son interview, réelle, de Aharon Appelfeld (qu’on peut lire dans le passionnant «Parlons travail»), et indiquant dès première page de la préface, signée P.R., que ce livre est un compte-rendu aussi fidèle que possible des événements qu’il a effectivement vécus entre sa cinquantième et sa soixantième année, et qui devaient le conduire au début de l’année 1988 à accepter de recueillir des renseignements pour le compte du Mossad ?
Paru en 1993, traduit en 1995 par Lazare Bitoun pour les éditions Gallimard, «Opération Shylock», histoire de double hilarante en lisière du fantastique, est aussi un roman d’espionnage aux multiples chausse-trappes, une méditation sur l’identité, un thriller politique, un questionnement sur Israël, un livre totalement jubilatoire.
Retrouvez cette note de lecture sur mon blog ici :
https://charybde2.wordpress.com/2016/01/15/note-de-lecture-operation-shylock-philip-roth/
Pour acheter ce livre à la librairie Charybde, sur place ou par correspondance, c'est par là :
http://www.charybde.fr/philip-roth/operation-shylock
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Corboland78
  10 avril 2013
Philip Roth est né le 19 mars 1933 à Newark, dans le New Jersey, son oeuvre couronnée de multiple prix en fait l'un des plus grands écrivains américains contemporains. Aujourd'hui il vit dans le Connecticut. Némésis paru en France il y a quelques mois devrait être son tout dernier roman, l'écrivain ayant déclaré à la presse qu'il arrêtait d'écrire. Ce roman, Opération Shylock, sous-titré Une confession, est paru en 1993.
Jérusalem en 1988. Alors que se tient le procès de John Demjanjuk, un Ukrainien suspecté d'être le « bourreau de Treblinka », Philip Roth l'écrivain bien connu est confronté à son sosie, un autre Philip Roth, homonyme et imposteur, condamné par un cancer, promouvant le « diasporisme », une théorie qui voudrait que le seul espoir de survie pour les Juifs d'Israël face à la menace Palestinienne, serait de revenir vivre en Europe, dans les pays dont ils sont originaires, à savoir la Pologne, l'Ukraine et l'Allemagne.
Pour appliquer ce programme il a créé l'ASA, les Antisémites Anonymes, et se fait aider par sa maîtresse gironde, son ancienne infirmière, antisémite en voie de guérison. Sachez aussi qu'il y a un chèque d'un million de dollars qui s'égare, un chauffeur de taxi qui a la chiasse, une prothèse de sexe maousse, un enlèvement, un vrai Roth qui se fait passer pour le faux Roth pour mieux le démasquer et les services secrets du Mossad. Encore ai-je abrégé.
Ce qui amène l'auteur à cette constatation lucide « Jusqu'ici, l'histoire est construite de manière superficielle, elle est sur-construite, il la trouve même un peu trop monstrueusement construite à son goût, avec des évènements étranges qui surgissent dans tous les coins, de sorte que l'intelligence ne trouve pas où se fixer pour avoir une vue d'ensemble. » Tout cela est vrai et il faut tout le talent de l'écrivain pour nous embringuer dans cette histoire ahurissante, où vrai et faux s'emmêlent, où les mises en abimes en rajoutent au trouble dans lequel est plongé le lecteur. Un bouquin qui a « l'apparence de l'autobiographie tout en acquérant les potentialités du roman ».
Il y a du polar ou du thriller, un fond politique et historique fort, une interrogation sur la judéité et sur la position qu'un Juif libéral peut adopter devant le comportement de l'état Israélien face au peuple Palestinien.
Philip Roth nous avait déjà habitués à la dualité avec ses héros, variantes de lui-même, comme le fameux Zuckerman, mais dans Opération Shylock, il va plus loin encore, puisque nous avons sous sa plume, deux Philip Roth. Carrément. Un roman intellectuellement époustouflant, même si certains passages sont un peu longs.
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milan
  13 janvier 2017
Philip Roth, personnage du roman , pas le vrai, sort d'une terrible dépression suite à un traitement administré pour apaiser les douleurs au genou après une opération ratée. Durant cette phase, il a perdu tous les repères de son être, de son fonctionnement , de son environnement. Il se remet au travail, et entreprend de publier une série d'entretiens avec l'écrivain Aharon Appelfeld. Pour celà, il décide d'aller à Jérusalem pour l'interviewer .Or, il apprend qu'un second Philip Roth usurpe sans vergogne son identité et en profite pour promouvoir sa théorie du diasporisme, à savoir le retour des juifs ashkénazes en Europe, afin de les sauver de l'imminent second holocauste qui les attend, cette fois des mains des nations arabes.Bon. Au lieu de faire comme tout le monde à sa place, à savoir, soit ignorer l'imposteur, ou mieux encore, signaler aux autorités compétentes, ou par voie de communiqué de presse la supercherie et se désolidariser de cette théorie, Philip Roth, se met en contact avec Philip Roth, pour.....le sonder? il ne le sait pas lui même. Une fois à Jérusalem, le hasard (ou pas) fait que les deux Philip se rencontrent, et ce sur fond de procès politico-historique, celui de Demjanjuk , citoyen américain, d'origine ukrainienne, accusé d'être Ivan le terrible, bourreau de Treblinka . A partir de là, Philip Roth ( le vrai) se met - sans savoir pourquoi- dans les situations les plus tarabiscotées, parfois dangereuses, mais on ne sait jamais si il faut prendre tout ça au sérieux. le fond, lui est très sérieux. Et les différents discours, au lieu d'éclairer, nous plongent dans le questionnement perpétuel sur la véracité du récit, la véracité de ce qui arrive à Roth, sur ce qu'il rapporte et vit (il est peut être toujours sous l'effet de son médicament) , la véracité des personnages. Dejmajnuk est ou n'est il pas Ivan le terrible? Les juifs ont ou n'ont pas raisons de se poser en victimes? les palestiniens ont ou n'ont pas raison de mener cette lutte? Roth n=° 2 est sincère ou bien un escroc? Ces luttes sont elles idéologiquement pures ou bien le masque d'intérêts plus vils? Où est le vrai? où est le faux? Est ce que la vérité est simple, ou bien plus complexe? et si elle est complexe, on risque de la perdre dans cet imbroglio de circonstances qui font que les méchants peuvent être excusés, et les victimes montrées du doigt car un peu quand même responsables de leur sort. Roth se pose des questions sur tout, mais plus particulièrement sur l'identité juive (à moins que ce soit un piège grossier), et les réponses lui sont données par les divers protagonistes, qui, soit présentent , chacun un aspect de cette identité, ou bien sont à côté de la plaque, et leurs discours ne sont que blabla destinés à donner un poids au vide qui entoure leur existence. Tout ça est bien ambigu , du début à la fin....mais ne gêne en rien la lecture. Philip Roth (l'écrivain) maîtrise avec brio tout ce petit monde de faux et de vrais, construit cette histoire avec maestria, tout est très bien ficelé. On ne s'ennuie pas une seconde, et la lecture entraîne l'esprit vers divers niveaux de réflexions, en passant par la comédie, l'introspection, le récit d'espionnage, l'analyse historique, la technique littéraire, j'en passe et des meilleurs. Les romans de Roth sont tous différents. Ils portent sa marque, à savoir, une certaine "densité sans que ce ne soit de la lourdeur. C'est complexe sans être compliqué, c'est riche, très riche, sans être gavant, c'est du lourd qui se digère avec plaisir. Tous les points abordés le sont équitablement, que ce soit le conflit israélo-palestinien, ou des conflits à plus petite échelle. A lire.
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Fx1
  30 mars 2014
Roth est un auteur extraordinaire , et chacun de ces ouvrages apporte une pierre à l'édifice. Celui ci est tout simplement génial . Roth sortant à l'époque d'une dépression s'invente un double maléfique avec lequel il va converser au cours d'un dialogue hallucinant d'intelligence et de folie . Les thématiques abordées ici reflétent à la perfection l'état d'esprit de ce grand écrivain qui à cette époque était un peu en perdition . Ce double monstrueux que Roth s'invente s'avére la création littéraire la plus passionante vue depuis trés longtemps. Cette lutte de titan que Roth méne contre lui méme pour guérir donne lieu à un opus d'une maestria incroyable que l'on a du mal à lacher , tellement il y a ici d'intelligence , d'humour et de réalisme. Tout les dépressifs devraient lire ce livre , bien plus efficace que tout les cachets du monde.
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merveille
  30 septembre 2017
Ce roman paru en 1993 se situe en 1988.
Philipp Roth, écrivain juif de la diaspora aux Etats-Unis souffre d'une crise de dépersonnalisation / déréalisation suite à la prise de Halcion. Il doit se rendre en Israël pour rencontrer et interviewer Aron Appelfeld, le romancier Israélien.
Lorsqu'il arrive à Jérusalem, se déroule le procès de Demjanjuk, le « Ivan le Terrible » de Treblinka.
Et Philipp Roth se trouve confronté à un sosie, un usurpateur d'identité, ou son double, en Israël.
Donc durant 3 jours, Philipp Roth subit ou traverse des évènements, des situations hors de son contrôle.
De nombreux personnages ayant eu un rôle dans l'histoire, ou appartenant à l'imaginaire juifs, passent dans ce livre, Arafat, Lech Walesa, Moishe Pipik, Shylok, Hofez Heim, Léon Klinghoffer, les faits historiques sont mêlés à des situations invraisemblables. Et cela donne un roman dense, Philipp Roth sera confronté à son double, jusqu'à être entraîné dans un piège puis le rôle central est repris par l'auteur en fin de livre.
PR nous livre à travers ses personnages, nombreuses réflexions opposées, contradictoires, voire illusoires sur le conflit entre Israël et la Palestine, entre autre la théorie du diasporisme. Tout aussi savoureux au chapitre 10, le développement du thème sur le " loshn horé " est à découvrir.
J'ai découvert l'écriture d'un Philipp Roth beaucoup plus complexe que dans les ouvrages que j'ai lu auparavant. Il me reste encore à découvrir sur cet écrivain.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
merveillemerveille   02 octobre 2017
Enlevez aux juifs leur loshn horé, et qu’est-ce qu’il reste ? Des braves goyim. Mais dire cela, c’est déjà une manifestation de loshn horé, du loshn horé de la pire espèce, parce que utiliser le loshn horé en considérant le peuple juif comme une entité est le plus grand de tous les péchés. Reprocher comme je fais, au peuple juif d’utiliser le loshn horé constitue en soi un crime de loshn horé. Et je ne me contente pas de pratiquer le loshn horé, j’aggrave mon péché en vous obligeant à rester assis et à m’écouter. Je suis exactement comme ce Juif que je dénonce. Je suis pire que ce Juif-là. Parce que ce Juif dont je parle est un imbécile il est incapable de se rendre compte de ce qu’il fait, alors que moi , je suis un disciple du Hofetz Haïm et je sais que tant que ce loshn horé persistera , le Messie ne viendra pas nous sauver-et malgré cela, je continue à utiliser le loshn horé comme je viens de le faire en traitant cet autre Juif d’imbécile. Quel espoir existe-t-il alors de réaliser le rêve du Hofetz Haïm ? Peut-être que si tous les Juifs religieux qui ne consomment aucune nourriture le jour de Kippour s’abstenaient plutôt d’utiliser le loshn horé … si pendant un bref instant, pas une seule parole de loshn horé ne sortait de la bouche d’aucun Juif….si au même moment tous les juifs de la terre consentaient tout simplement à se taire pendant une seconde….( p 378 et suivantes)
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Corboland78Corboland78   10 avril 2013
Attendre de voir la critique que fera de mon dernier livre le plus bête, le plus maladroit, le plus superficiel, le plus débile de tous les crétins bourrés de mauvaises intentions qui traînent dans ce métier où des abrutis sans aucune oreille et incapables de sentir la moindre nuance passent leur temps à aligner des clichés qu’ils appellent critiques de livres. Il n’y a pas grand espoir de se faire comprendre. Qui ne penserait qu’il valait peut-être mieux sauter par la fenêtre ?
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DAYTONADAYTONA   10 janvier 2016
Mais ce n'était pas le première ni la dernière fois que, démuni face à une situation dont l'issue était incertaine, je me tournais vers la lecture pour apaiser mes frayeurs et empêcher le monde de s'écrouler autour de moi....

Il ne me restait plus qu'à apprendre le secret qui me permettrait d'amener ces lettres à devenir des mots pour que l'extase soit complète. Je n'avais jamais connu pareil plaisir, aussi stimulant et qui soit susceptible d'étendre de manière aussi dynamique le champ de ma conscience, depuis que j'avais appris à marcher quelque quinze mille jours auparavant ; et rien n'allait s'approcher d'une expérience aussi exaltante jusqu'à ce qu'un stimulant pas moins fort que la puissance du langage - les attraits toujours hasardeux de la chair et le besoin irrépressible de la quéquette pressée de gicler - ne vienne mettre fin à une enfance angélique.
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DAYTONADAYTONA   27 décembre 2015
Je n'arrivais pas à m'expliquer comment j'avais pu à ce point perdre mon bon sens et le contact avec ce qui faisait ma vie - comme si la réalité s'était arrêtée et que je l'eusse quittée quelque temps, jusqu'à ce que je sois conduit le long de ces routes sombres vers l'endroit où la réalité attendait que je reprenne ma place en même temps que le cours habituel de ma vie.
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dcombierdcombier   28 juillet 2018
(Céline aussi était cinglé, c'était un écrivain français génial et un antisémite virulent, de l'époque de la Deuxième Guerre ; j'essaie désespérément de le détester - et je donne ses livres démentiels à lire à les étudiants.)
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Videos de Philip Roth (48) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Roth
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La Vespasienne de Sébastien Rutés aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/102494-divers-litterature-la-vespasienne.html
Les Détectives du Yorkshire - Tome 1 : Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman et Dominique Haas aux éditions Robert Laffont https://www.lagriffenoire.com/109204-nouveautes-polar-les-detectives-du-yorkshire---tome-1-rendez-vous-avec-le-crime.html
Un manoir en Cornouailles de Eve Chase et Aline Oudoul aux éditions Nil https://www.lagriffenoire.com/111204-nouveautes-polar-un-manoir-en-cornouailles.html
La Chorale des dames de Chilbury de Jennifer Ryan et Françoise du Sorbier aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/108515-divers-litterature-la-chorale-des-dames-de-chilbury.html
L'Affaire des Corps sans Tête de Jean-Christophe Portes aux éditions City Poche https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=82091&id_rubrique=363
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La disparue de Saint-Maur de Jean-Christophe Portes aux éditions City https://www.lagriffenoire.com/99914-divers-polar-la-disparue-de-saint-maur.html
À chacun son rêve de Paul Ivoire aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/114155-article_recherche-a-chacun-son-reve.html
La Maison au bord de la nuit de Catherine Banner et Marion Roman aux éditions Presses de la Cités https://www.lagriffenoire.com/76802-divers-litterature-la-maison-au-bord-de-la-nuit.html
Le syndrome de Croyde de Marc Welinski aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/77357-divers-litterature-le-syndrome-de-croyde.html
Dossier Wasselot de Marc Welinski aux éditions French Pulp https://www.lagriffenoire.com/110737-nouveautes-polar-dossier-wasselot.html
Le petit quizz Marie Antoinette de Grégoire Thonnat aux éditions Pierre de Taillac https://www.lagriffenoire.com/114199-article_recherche-petit-quizz-de-marie-antoinette-gb.html
Le petit quizz Police de Grégoire Thonnat aux éditions Pierre de Taillac https://www.lagriffenoire.com/114198-article_recherche-petit-quizz-de-la-police.html
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