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Critiques sur Le tour du monde en 72 jours (14)
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Aelinel
  17 juillet 2016
Nellie Bly est l'une des précurseur du journalisme d'investigation : à la demande du rédacteur en chef du New York World, Joseph Pullitzer, en 1887, elle se fait volontairement interner dans un asile psychiatrique pendant dix jours. Son but : dénoncer les conditions effroyables de détention des malades souffrant de symptômes psychiques ainsi que les méthodes douteuses du corps médical. Ses articles auront l'effet d'une bombe : peu de temps après, les asiles psychiatriques connaîtront une réforme en profondeur.

En 1889, Nellie Bly réitère avec les défis : cette fois, elle se mesure à un personnage fictif, Phileas Fogg, héros du Tour du Monde en Quatre-vingt jours de Jules Verne, paru en 1872. Elle propose alors au rédacteur en chef de son journal de faire elle-même le Tour du Monde, seule et en moins de temps que Phileas Fogg, soit en 75 jours.

Du 14 novembre 1889 au 25 janvier 1890, Nellie Bly parcourt ainsi le monde en 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes et 40070 kilomètres, battant son objectif de départ. Cette circumnavigation la rendra célèbre à plus d'un titre et renforcera sa popularité.

Le tour du monde en 72 jours est composé des récits de voyage rapportés par Nellie Bly, en personne, et agrémenté des coupures de journaux du New York World de l'époque. le style est assez fluide et je dois dire que j'ai suivi avec grand plaisir notre héroïne dans son périple. Je l'ai trouvé extrêmement attachante dans sa simplicité, sa fraîcheur et sa gentillesse autant que dans son esprit fin et combatif. Elle possède également beaucoup d'autodérision et même les péripéties de son voyage ne lui font pas oublier son humour!

Nelly Bly est aussi une femme moderne qui ne se départ en aucun cas de son esprit féministe et libertaire. Il est ainsi arrivé plusieurs fois qu'elle s'insurge contre les conditions des femmes au cours de son périples : pas seulement en Chine, où les femmes condamnées subissaient de bien plus atroces tortures que les hommes pour un même crime commis mais aussi en Europe, lorsqu'une jeune femme respectable et non mariée se devait de sortir accompagnée d'un chaperon...

Bien que le récit de Nellie Bly soit marqué par une grande ouverture d'esprit et une volonté de découvrir le monde, la lectrice du XXIème siècle que je suis, n'a pu s'empêcher d'avoir quelques objections. En effet, au XIXème siècle, le Monde était encore très nettement fracturé entre les Pays Occidentaux et les Pays dits "colonisés" par les premiers. le comportement des Occidentaux (Anglais, Américains, Français, etc...) vis à vis des populations Locales était donc très empreint de supériorité, voire d'irrespect. Qui aujourd'hui oserait pénétrer dans un Temple bouddhiste en Inde ou en Chine et refuser de retirer ses chaussures? Qui oserait frapper un individu en Égypte parce que ce dernier aurait eu l'audace de vous arnaquer?
Enfin, il est dit que Nellie Bly est la première femme occidentale à faire le Tour du Monde seule, avec un unique bagage. Là, je ne peux m'empêcher d'émettre quelques réserves. Il est vrai que la notion de "femme seule" peut différer entre le XIXème et le XXIème siècle. Mais, à la lecture du récit de Nelly Bly, il ne m'a pas semblée qu'elle ait été seule à un moment donné. Elle était constamment en compagnie d'Occidentaux dans les transports en commun (train et bateau) ou accompagnée d'un guide-traducteur dans les pays visités. de plus, elle était également dispensée des tracas administratifs (passeport) ou de l'achat de billets, son guide s'occupant des formalités.

En conclusion, le tour du monde en 72 jours par Nellie Bly est un récit de voyage passionnant mais aussi très révélateur de l'état d'esprit des contemporains du XIXème siècle. J'ai donc très envie de prolonger le plaisir et de me plonger dans son précédent opus 10 jours dans un asile.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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Mimeko
  17 avril 2019
A court d'idée de reportage, la jeune journaliste américaine Nellie Bly , admirative du périple fictif autour du monde de Phileas Fogg en quatre-vingt jours, réussit à convaincre son supérieur, rédacteur en chef du New York World, de se lancer dans un tour du monde, réel celui-là, et le boucler en moins de soixante-quinze jours.....Côté logistique, Nellie est plutôt radicale, ne s'encombrant que d'un petit bagage de voyage et de l'unique robe qu'elle porte sur elle et un plaid contre le froid, et l'affaire est dans le sac, prête à partir... de New York le 14 novembre 1889, elle rejoint Londres puis la France pour ensuite via l'Italie, gagner l'Egypte, le Yémen, Columbo, Singapour, Hong-Kong, Canton, le Japon et San Francisco. Lors de son périple, le New York World lance un concours pour récompenser celui qui trouvera la durée exacte de son tour du monde, les bons attachés aux journaux s'arrachent comme des petits pains.......
Entre témoignages, impressions de la journaliste, articles de journaux relatant son voyage et même une soirée passée chez le couple Jules Verne à Amiens, le tour du monde en 72 jours est une agréable lecture, qui retrace l'audace et l'esprit d'aventure de la jeune américaine, féministe, pour qui rien n'est impossible, une sorte de Tintin au féminin, qui observe, échange, décrit et interprète intelligemment les us et coutumes des pays traversés, il faut néanmoins ré-contextualiser certaines réflexions qui pourraient paraître racistes ou colonialistes, mais c'est la mentalité qui avait cours à l'époque.
Le tour du monde en 72 jours est un témoignage intéressant, vite lu, et vite oublié pour ma part, tant les aventures se succèdent à un rythme effrénée - Nellie Bly ne restant que très peu de temps dans le pays, dépendante des horaires des bateaux, mais la découverte principale est l'esprit précurseur et aventurier de cette jeune femme libre, partie avec sa seule robe sur le dos, faire son tour du monde contre vents et marées, avec succès puisqu'il sera bouclé en soixante-douze jours au lieu des soixante-quinze prévus...
Une lecture originale, dynamique et rafraîchissante.
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Cacha
  20 mai 2018
Grâce à Dixie39, j'ai découvert Nellie Bly, journaliste américaine féministe de la fin du XIXème siècle au début du XXème, pionnière du journalisme d'investigation, à la pointe du progrès pour son époque, une Elise Lucet avant l'heure !
Dans ce récit, Nellie Bly décide, avec l'aide de son journal, New York World, de partir sur les traces de Phileas Fogg, le célèbre héros de Jules Verne, en faisant le tour du monde non pas en quatre-vingts jours cette fois, mais, mieux que lui, en soixante-douze jours. Elle rencontre l'illustre écrivain au début de son périple, et tous trois (car l'épouse de Jules Verne est longuement citée) sont sous le charme. D'ailleurs, notre aventurière a de nombreux admirateurs, qu'elle mérite amplement.
Cependant, l'autrice tombe dans les travers de son siècle colonialiste lorsqu'elle décrit les pays asiatiques ou du proche-orient et surtout leurs habitants (cf. ses promenades en pousse-pousse, par exemple).
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Wyoming
  26 janvier 2020
Livre écrit en 1890, donc obligatoirement décalé par rapport à la notion du voyage au XXIème siècle, au contexte relationnel entre les voyageurs et aux rencontres réalisées par Nellie Bly.

Elle est présentée comme une aventurière courageuse. Alors, certes, elle voyage seule, mais elle ne fait jamais qu'embarquer sur des bateaux ou prendre des trains. Elle est quasiment toujours invitée aux tables des commandants de bord et ne se trouve jamais en détresse. Alors, aventurière? On est bien loin d'Alexandra David-Neel.

Son périple est essentiellement présentée par elle-même comme un une course après le temps, pour boucler ce tour du monde dans la durée qu'elle s'est fixée, moins de 75 jours. Alors, le récit en pâtit. Elle n'a d'autre obsession que son timing et paraît indifférente à tout ce qu'elle découvre ou plutôt ne peut pas prendre le temps de découvrir. Je l'ai trouvée par moments très naïve (il est vrai qu'elle était très jeune), déterminée et entêtée, détestable à d'autres quand elle commente la vie des lépreux ou les décapitations en Chine.

Son texte aurait pu être bien plus riche, il aurait fallu pour cela qu'elle quitte ses oeillères et regarde davantage autour d'elle. Elle le fait pourtant quelquefois, mais ce ne sont que de fugaces impressions dépourvues de toute émotion.

Un bon moment tout de même dans sa rencontre avec Jules Verne, dommage qu'elle ne lui ait pas demandé quelques conseils pour relater son voyage, mais elle est une "femme libre née dans le plus grand pays du monde", déjà pleine de certitudes à 21 ans, alors?
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Ys
  07 juillet 2017
Nellie Bly, vous vous en souvenez ? La jeune journaliste du New York World qui réussit, en 1887, à s'infiltrer dans un asile d'aliénées pour écrire un reportage sur les conditions de vie dans ce genre d'établissement.

Deux ans plus tard, toujours pour le même journal, c'est un autre défi d'envergure, quoique d'un tout autre genre, qu'elle se met en tête de relever : battre le record fictif de Phileas Fogg et accomplir un tour du monde en 75 jours. Finalement, il lui en faudra 72 (6 heures, 11 minutes et 14 secondes) pour rallier New York à New York via Southampton, Londres, Boulogne-sur-Mer, Brindisi, Port-Saïd, Aden, Colombo, Singapour, Hong Kong, Yokohama et San-Francisco. Pour tout bagage, une simple petite sacoche de voyage, dans laquelle elle réussit à serrer l'essentiel mais doit renoncer à faire entrer une modeste robe de rechange pour les pays chauds. Et zut à ceux qui pensent que les femmes ne savent pas voyager léger !
Amplement relayé par la presse, accompagné de concours, de paris, son périple soulève un enthousiasme assez général, à commencer par celui de Jules Verne - qu'elle a le temps de rencontrer en coup de vent entre deux trains et dont elle retrouve l'interview, traduite en japonais, à son arrivée à Yokohama ! L'enthousiasme surtout des Etats-Unis entiers, qui l'accueillent en héroïne et la couvrent de cadeaux, de bouquets, d'ovations, durant toute la dernière phase de son voyage entre San-Francisco et New York.

Le récit qu'elle tire de l'aventure est passionnant à lire, même si j'aurais parfois aimé voir certains sujets un peu plus détaillés. On y trouve des tas de détails intéressants sur les modes de transport de l'époque et sur les lieux découverts au passage, certains tout juste entrevus, d'autres plus longuement visités à la faveur d'une escale de quelques jours entre deux navires. le temps a beau manquer pour approfondir chaque endroit, la jeune femme ne manque pas une occasion de découvrir ce qu'elle peut, en compagnie des amis rencontrés lors des longues traversées. Ainsi, de Hong Kong, elle a le temps de pousser jusqu'à Canton, où un guide chinois lui fait découvrir les curiosités de la ville et où le traditionnel repas de Noël se transforme en pique-nique dans le temple des Morts, face à un paisible étang. Mille anecdotes viennent relever tout cela, ainsi qu'une sympathie générale, ouverte et franche, envers les gens rencontrés, qu'il s'agisse de ses compagnons de voyage, des européens expatriés ou des populations autochtones. Les Japonais l'enchantent tout particulièrement - et les Anglais, ma foi... beaucoup moins !

Une lecture que je recommande fortement - notamment à ceux que la demoiselle intrigue et qui auraient envie d'un sujet moins plombant que celui des asiles précédemment évoqué.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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Taraxacum
  01 avril 2018
En route pour un tour du monde...à une époque où il s'agissait d'une aventure et pas d'un saut d'aéroport. Notre guide se nomme Nellie Bly et elle n'a pas froid aux yeux: elle était déjà connue à l'époque pour s'être fait interner afin d'en tirer un reportage et de dénoncer les conditions horribles qui régnaient dans les asiles.
Cette fois-ci, c'est sur les traces du célèbre roman de Jules Verne qu'elle s'embarque. Son tour du monde a elle lui prendra 72 jours et c'est le récit qu'elle nous en fait ici. C'est une vision du monde et du voyage bien différente de celle qu'on a de nos jours et c'est fort intéressant: non seulement c'est dépaysant mais c'est aussi une plongée direct dans la pensée d'un siècle perdu. Elle n'a pas froid aux yeux et plutôt que de passer ses escales à se remettre du voyage, la voici qui arpente et découvre, pleine de curiosité.

Un livre très intéressant qui m'a donné envie de découvrir les deux autres ouvrages de sa plume traduits à ce jour!
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Ollie
  17 juin 2016
Parlons d'une de mes héroïne, Nellie Bly, une des premières journaliste d'investigation à la fin du XIXe qui, après s'être fait interner volontairement dans une asile pour femmes pour en dénoncer les dérives, a décidé d'entreprendre un tour du monde en moins de 80 jours pour battre le héro de Jules Verne, Philéas Fogg. Cet ouvrage est son compte-rendu étape par étape de cet événement sans précédent à l'époque. J'avais adoré 10 jours dans un asile publié l'année dernière alors j'étais un peu excitée pour la lecture de le tour du monde en 72 jours qui fut une super découverte, encore une fois. Avec beaucoup de modestie, sans jamais chercher à se lancer des fleurs, Nellie Bly nous conte, étapes par étapes, voir jour par jour, son périple qui la fera partir de New-York, traverser l'Europe en train, l'Asie en bateau puis les États-Unis en train encore une fois, lors d'un retour triomphale.
Les éditions du Sous-Sol (j'aime ce nom) n'ont pas fait les choses à moitié. En plus de traduire le texte publié par Nellie dans le New York World, son employeur, il a aussi traduit les articles du New York World, publié au fil du voyage mettant en place des paris pour essayer de deviner quel temps exact elle mettrait pour y arriver. Cet intégration montre vraiment l'impact de cette histoire sur la population américaine. Ils racontent qu'elle devient une héroïne pour les petites filles de l'époque, quel honneur pour une femme encore inconnue quelques mois plus tôt.
Lien : http://thegingersreading.blo..
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Noctenbule
  11 août 2017
J'ai découvert ce personnage dans la bd Culottés de Pénélope Bagieu. J'avoue avoir été intriguée par l'histoire d'une femme qui s'est imposée dans le journalisme d'investigation. Elle a changé de nom, d'Elizabeth Jane Cochrane en Nellie Bly, mais il est resté féminin. Et que cela soit pour aller auprès des soldats pendant la guerre ou à l'autre bout du monde, elle montre que rien n'est impossible pour une femme et qu'en plus, elles peuvent écrire. Et pour ne rien facilité elle fait tout en robe avec toute l'artillerie qui en est rattachée. La révolution du pantalon n'était pas encore passée par là. 

L'idée d'un voyage avec une robe et un sac m'a paru assez drôle. Mais il faut se rassurer. Les hommes à son journal ont tout prévu. Elle a un petit mot sur lequel c'est écrit qu'il faut faire attention à elle car elle voyage seule, la petite chose fragile. Les moments en solitaires sont assez rares. Des hommes l'accompagnent au train, au bateau, en chaise pour aller d'un point A ou point B. Il faut remettre le récit dans le contexte du 19ème. La dame veut la liberté mais ce n'est pas si facile quand un homme n'est pas dans les parages. Elle ne prend aucun billet de train ou bateau, ni aucune réservation dans les hôtels. Tout est déjà réservé alors son inquiétude se limite aux faits que les transports partent et arrivent à l'heure. Partout où qu'elle aille, elle rencontre toujours des occidentaux qui parlent sa langue et qui échangent avec elle. 

Elle affirme son caractère et prend plaisir à son voyage. Les rencontres n'arrêtent pas entre les voyageurs et les autochtones. Je pourrais dire que parfois ces remarques sur certaines personnes ou nationalités sont un peu hautain et ethnocentrique. Elle rappelle souvent que c'est mieux dans son pays. Elle déplore que tout le monde ne parle l'anglais alors qu'elle aussi ne maîtrise qu'une seule langue. Je dirais que l'on sent un peu le discours de la suprématie blanche. Toutefois, c'est assez inhérent à sa culture et à l'époque. Ne trouve-t-on pas encore, malheureusement, ce genre de discours de nos jours ?

Elle a refusé plus d'une fois de ce déchausser dans des temples ou dans des lieux de convivialité au Japon. Mais elle va partout où on vient bien l'emmener. Voir des prisons en Chine et savoir comment on torture les gens ? Pourquoi pas. Soyons fou et au passage, montrez-moi la tête d'un décapité. Tout ne sera pas morbide puisqu'elle appréciera la délicatesse des femmes japonaises par exemple. Et puis, il y a les moments de bonheur quand elle rentre aux Etats-Unis et qu'à tous ces arrêts de train, elle est accueillie très chaleureusement. Elle ne manquera pas de fleurs et de chocolats à son arrivée.

Ce que je trouve dommage c'est qu'il n'y a pas à la fin de l'ouvrage quelques pages pour expliquer le contexte. Elle évoque une femme qui fait la course avec elle pour arriver plus tôt grâce à un journal concurrent. J'aurais été curieuse de savoir si elle est bien arrivée avant. J'aurais aimé savoir combien de coupon le journal a reçu pour miser sur la date d'arrivée de la journaliste. J'aurais voulu connaître le gagnant et savoir comment c'est passé son tour du monde offert par le journal. J'aurais aimé savoir combien de lettre d'admirateurs elle avait reçu et avoir des exemples. Un petit bonus Nellie Bly aurait été appréciable, pour ma part.

Une lecture intéressante qui se dévore assez vite. J'ai envie d'en savoir plus sur cette femme. Je pense lire très prochainement son reportage dans un asile psychiatrique. Affaire à suivre donc.
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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CelineArthemiss
  24 novembre 2017
J'avoue que je ne connaissais pas du tout Nelly Bly et lorsque je suis allée me renseigner sur elle (Wikipedia mon amour), je me suis dit que le hasard avait bien fait de la mettre sur mon chemin.
Une journaliste aventurière qui veut battre le record de Philéas Fogg, célèbre personnage de Jules Verne, reine de l'infiltration de surcroît. Il n'en fallait pas plus pour que j'apprécie le personnage que l'on pourrait croire tout droit sorti d'un roman !

« Il faut toujours croire en la réussite de son entreprise. »

Une femme habitée, déterminée, libre, drôle, qui a le sens de la répartie et qui n'a pas froid aux yeux…
Une seule robe (qu'elle porte) et un sac à mains en guise de bagage…
Des bateaux, des trains…
Sans jamais s'éloigner de son but, elle prend le temps d'observer, de visiter, de parler avec les locaux, de décrire ce qu'elle voit partout où elle passe (Southampton, Paris, Brindisi, Port Saïd, Aden, Colombo, Singapour, Hong Kong, Chine, Japon…)

« Si j'échoue, je ne remettrai jamais plus les pieds à New York (…).
Je préfèrerais encore arriver morte mais victorieuse
que vivante et en retard. »

Et nous nous prenons au jeu de manière irrésistible.
Le lecteur la suit pas à pas, bravant les tempêtes, les retards… avec elle.

Le 30 novembre 1889, le New York World (j'ai beaucoup apprécié l'insertion dans le récit de leurs brèves/articles parus au sujet du périple) résumera très bien à l'époque ce que j'ai ressenti en la lisant en 2017 :

« Elle fait voler en éclats le romantisme
en rendant la réalité plus désirable que nos rêves. »
Lien : https://arthemiss.com/le-tou..
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keisha
  17 mars 2020
Nellie Bly (1864-1922) est une journaliste américaine, connue pour un reportage clandestin dans un asile. En novembre 1889 elle part pour un tour du monde, bien décidée à battre le record de Phileas Fogg. Elle voyage léger : juste un sac, pas de robe de rechange, mais quand même un corset (ah ces tailles fines de l'époque!)

Une jeune femme très décidée à obtenir ce qu'elle veut et ne craignant pas les aléas d'un tel voyage.
Son trajet : New York - Angleterre - France (où elle rencontre le couple Verne), train de Calais à Brindisi (hé oui), bateau via Suez Aden Colombo Hong Kong (visite de Canton et détails affreux), Japon (qui visiblement lui a fort plu) et retour aux Etats-Unis, avec train jusqu'au point de départ, 72 jours avant! Pari gagné.

Même si elle voyage 'seule' elle a quand même des contacts avec des employés de son journal (qui finance le voyage) et que ce soit en train ou en bateau elle est toujours en contact avec des gens fréquentables. Aucune péripétie dangereuse ne lui advient, elle connaît un peu de mal de mer et la crainte de ne pas gagner son pari, c'est tout. Elle a de l'humour, heureusement, mais pour elle je sens que rien n'est au-dessus des Etats-unis.On va dire qu'à l'époque on avait ce genre de façons de voir l'étranger... (pas toujours disparue de nos jours).

Un livre court, vif, sans longueurs, la narration étant entrecoupée d'articles de journaux détaillant pour les lecteurs où se trouve Nellie Bly. A lire, pour découvrir tous ces détails intéressants et bien racontés.

La lecture de ce voyage (pas vraiment à la roots) a été parfois pour moi source d'agacement, dû à un usage fantaisiste du passé simple et de l'imparfait. OK, je fais des fautes, comme tout le monde, mais je ne suis pas du métier! Par exemple : "Je descendis la passerelle et marchais à la suite du gardien dans la ville sombre. Il s'arrêta enfin etc." Pourquoi marcher a-t-il droit à l'imparfait alors que le reste est au passé simple? Bon, soit, ça peut se discuter, elle a marché un certain temps, on comprend. Mais que dire de ce "Je prenai donc le repas de noël"? Hélas cela suffit à me déconcentrer.
Lien : https://enlisantenvoyageant...
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