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Dominique Letellier (Traducteur)
ISBN : 9782752904461
Éditeur : Phébus (26/08/2010)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 686 notes)
Résumé :


Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse : une jolie maison dans le Massachusetts, trois beaux enfants, un chien fidèle.

Mais, à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Les infidélités de son mari ne sont plus un mystère et les cours de cuisine du jeudi ne suffisent pas à exalter sa vie monotone. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lect... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (118) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  23 décembre 2016
Voici un roman rare, un voyage intérieur dans l'amour et la spiritualité, une quête où l'amour est un océan infini, qui nous dévoile le "soufisme", cette branche spirituelle de l'Islam qui n'est qu'amour, tolérance, humanité, humilité, compréhension et découverte de l'autre aussi bien une kyrielle de personnages éparpillés : ivrogne, assassin prostituée, novice, saint, poéte.......qui contribuent chacun à leur manière à construire l'histoire ..et nous ouvrent l'esprit.......
Cette oeuvre polyphonique interroge au plus près sur le sens de nos vies et des relations humaines, nous dévoile cette "voie' "mystique "intérieure qui tranche radicalement avec l'Islam orthodoxe, offre une lecture du Coran humaniste et tolérante, une porte ouverte sur cette culture souvent caricaturée .......
Un livre magnifique qui se lit de bout en bout comme un 'conte des mille et une nuits" , un ouvrage surprenant et spirituel qui éveille nos sens et met en perspective une philosophie de vie qui prône 'l'altruisme "...
Une aventure littéraire puissante et riche, délicieuse et envoûtante qui nous tire vers le haut à l'aide d'une construction innovante et novatrice, une réalisation fluide et intelligente, mais une lecture qui incite à "l'humilité" , à la recherche de sa richesse intérieure.
Un roman dont l'amour est la clé, l'amour pour les autres et l'amour de soi, la renaissance à soi !
Un long récit qui se lit avec le coeur dont on sort grandi qui incite à la réflexion et à la méditation!
Je dirai peu de l'intrigue, ce serait trop dévoiler !
L'auteur d'une plume ensorcelante ,à l'aide de son talent de conteuse entrelace deux rencontres, deux parcours initiatiques, l'un au XII° siècle , l'autre au XXI°, le premier : deux grands hommes du soufisme, Shams de Tabriz,, derviche errant qui se déplace pour délivrer son message d"amour, indiscipliné, rebelle ........et Rumi, poéte et chef spirituel très suivi, Ella, la quarantaine, mére de famille sage, lectrice, découvre le manuscrit qui la transcende en 2008 et Aziz , l'écrivain turque......
Un livre à acheter pour le garder en soi et le relire !
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NathalC
  11 janvier 2018
Ce livre est une petite merveille. Un perle dans un écrin. Enfin presque...
Lectrice athée, je me suis retrouvée avec ce livre entre les mains quand une amie m'a demandé de le lire. Elle était curieuse d'avoir mon avis. J'avoue que je ne l'aurais peut être pas lu de moi-même en lisant la 4ème de couverture...
Et bien, j'ai adoré. Je suis tombée dedans et ne pouvais plus le lâcher, ce livre !
2 histoires parallèles.
Celle d'Ella, américaine, au 21ème siècle.
Celle de Rûmi et Shams au 12ème siècle.
J'avoue que l'histoire d'Ella m'a laissée de glace. Je n'est ressentie aucune empathie pour ce personnage.
En revanche, j'ai adoré l'histoire de Shams, derviche errant et de Rûmi. L'histoire de ces 2 personnages est contée, chapitre après chapitre, par un narrateur différent, soit l'un ou l'autre, soit un proche, ami ou ennemi. Nous y découvrons peu à peu leur vie, indépendamment l'une de l'autre, puis ensemble. L'amitié qui les lie à jamais, comme le yin et le yang, l'un ne va pas sans l'autre.
J'ai eu une préférence pour Shams, sous le charme, je suis tombée !
Cette histoire m'a fait découvrir cette branche de l'islam, plus centrée sur la spiritualité, l'Amour des uns et des autres, de l'univers et donc de Dieu. Sans de règles dictées, juste dans l'observation, la tolérance, l'introspection, la sérénité...
Islam ou pas, religion ou pas, les valeurs décrites sont, selon moi, universelles. J'irai jusqu'à dire que ce livre devrait être lu par tout croyant, quelque soit sa confession ; en fait, ce livre devrait être lu par tout le monde. Il y a énormément de choses à retenir et à appliquer !
Rûmi et Shams ont bien existé (et oui, je me suis renseignée !!). Ce ne sont pas des personnages inventés... et cela apporte encore plus de valeur à ce livre. Même si leur vie dans ce livre a peut être été un peu romancée, leurs actes, leurs paroles sont là, bien réels.
Ce livre, c'est une des histoires que Shéhérazade aurait pu nous raconter, en mieux...
Deux petits bémols cependant (ce qui fait que je ne donne que 4 étoiles à cet avis) :
L'histoire d'Ella qui, selon moi, permet juste au lecteur de souffler, de prendre du recul par rapport à l'histoire du 13ème siècle ici contée.
2ème bémol : jusqu'au 3/4 du livre, rien à redire. L'histoire est superbe, les émotions sont présentes et intenses. En revanche, je trouve la fin du livre un peu bâclée. Dans les derniers chapitres, je me suis détachée de Rûmi et de Shams. J'attendais la fin de l'histoire, la fin de leur histoire, et voilà...
Comme si je m'étais essoufflée !
Quant à la fin de l'histoire d'Ella, je me suis demandée l'intérêt que cela apportait ?!!
Mais restons positif, ce livre reste quand même un sacré coup de coeur. Et je le recommande chaudement. C'est une magnifique découverte que ce monde des soufis et leur belle spiritualité.
Merci à mon amie Christelle pour cette découverte spirituelle et humaine.
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nadejda
  25 mars 2011
Ella Rubinstein, 40 ans, maîtresse de maison «modèle» va progressivement remplacer «les quarante règles de la maîtresse de maison bien établie et terre à terre» qu'elle aurait pu écrire (p60), et qu'elle s' impose en fait à elle-même comme protection, par «les quarante règles de la religion de l'amour» énumérées par Shams de Tabriz, derviche errant du XIIIe siècle, qu'elle va découvrir au fil de sa lecture d'un roman. Ce roman de Aziz Zahara «Doux blasphème», dont elle doit rendre compte pour la maison d'édition qui vient de lui offrir un emploi de lectrice, le lecteur va le découvrir avec elle.
Divisé en cinq grandes parties, 
1 Terre, ce qui est solide, absorbé, immobile
2 Eau, ce qui est fluide, changeant, imprévisible
3 Vent, ce qui bouge, évolue et nous défie
4 Feu, ce qui abîme, dévaste et détruit
5 le Vide ce qui est présent à travers ton absence,
au cours desquelles se croisent les voix de Ella et les mails qu'elle échange avec Aziz le soufi écrivain, celles de Shams et des rencontres qu'il fait au long de son errance qui le mène progressivement vers la sublime rencontre avec l'Ami aimé, Rûmî, maître respecté qui enseigne à Konya. Il manque à Rûmî d'avoir atteint le cinquième degré «le vide» là où va s'intégrer la danse des derviches qui mène à l'extase. C'est l'amitié de Shams qui va lui permettre de parvenir au plus haut degré de l'Amour, l'oubli total de soi et l'acceptation de la perte. Shams est le provocateur, «Il était habitué à voler en oiseau solitaire, sauvage et libre», il rompt les digues protectrices pour ouvrir la voie vers l'Amour. En lisant Ella va, elle-aussi, progressivement se transformer et son entourage avec elle.
C'est à mon avis un livre empreint de beauté et d'une grande richesse permettant d'approcher la mystique soufie en la rendant accessible et en montrant que l'Amour se rit de l'espace et du temps et peut toucher aussi bien une bonne maîtresse de maison américaine, figée dans ses principes que l'on peut juger comme superficielle au départ, une prostituée, un mendiant ou un maître etc... que tous se valent et ont la possibilité de s'extraire de leur gangue pour renaître. Shams sait sonder le fond des coeurs et permet à chacun de se découvrir mais il y a ceux qui s'y refusent auxquels le grand vent fait peur et alors ils haîssent celui qui voulait leur faire ouvrir les portes....
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viou1108
  17 août 2012
Ceci est un roman d'amour, qu'il s'agisse de l'amour de Dieu, de son prochain, de l'amour filial, charnel ou spirituel, c'est la même chose puisqu'à la fin Tout n'est qu'Un.
C'est ce que va découvrir Ella en lisant le manuscrit d'un auteur inconnu, pour le compte de son employeur, éditeur.
Ella, la quarantaine, se croit heureuse dans le rôle de la femme au foyer, entre son mari et ses trois enfants, son ménage et ses cours de cuisine. Vie bien réglée, parfaite, où l'imprévu et l'inconnu sont indésirables. A moins que « Doux Blasphème », le manuscrit en question, et surtout Aziz, son auteur, ne viennent tout remettre en question, en mettant Ella sur la Voie soufie, la voie de l'instant présent, de la compassion, du lâcher-prise.
Le manuscrit raconte l'histoire du poète musulman Rûmi, au 13ème siècle, et de sa rencontre avec le derviche errant Shams de Tabriz. Rencontre décisive pour le destin de chacun, qui donnera naissance à une amitié profonde, presque insensée tant elle aura de conséquences sur l'entourage et la réputation des personnages.
« Soufi, mon amour » est découpé en courts chapitres, décrivant alternativement les étapes de la rencontre entre Rûmi et Shams racontées tour à tour par les différents protagonistes de ce drame annoncé, et en parallèle celles de la renaissance d'Ella grâce à sa rencontre avec Aziz.
On apprend des choses sur le soufisme, le style est fluide, le roman se lit rapidement, par moments j'avais même du mal à le lâcher.
Ce n'est pas totalement un coup de coeur, même si on parle d'amour à toutes les pages, mais j'ai beaucoup aimé cette histoire. Ce n'est pas non plus un monument de littérature, on frôle parfois un peu trop la guimauve ou les clichés moralisateurs, mais ce roman m'a emportée, m'a apaisée aussi.
On rêve d'une rencontre telle que celle d'Ella et Aziz, peut-être parce qu'on peut se reconnaître vaguement dans cette personnalité qui balance entre volonté de tout contrôler pour se rassurer et confort de la passivité. A moins que finalement il n'y ait une 3ème Ella : celle qui a la certitude qu'un jour se produira un déclic qui bouleversera tout.
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colka
  28 janvier 2020
Le Père Noël avait cette année des allures de prince oriental. C'est ce que je me suis dit en découvrant dans ma chaussette de Noël le roman d'Elif Shafak : Soufi, mon amour. Un titre on ne peut plus romance ! Et la moitié du livre ne dément pas ce jugement. Il s'agit de deux histoires dont l'une se déroule aux Etats-Unis et relate l'amour d'Ella envers un soufi Aziz. On ne peut imaginer plus "desesperate housewife" qu'Ella ! Et franchement je crois que j'aurais déclaré forfait s'il n'avait été question que de cette histoire d'amour sirupeuse à souhait !
Heureusement un second récit s'entrelace avec le premier et celui-là est beaucoup plus intéressant car il relate la rencontre de deux grands noms du soufisme : celle du poète persan Rûmi et de celui qui fut à la fois son pygmalion et son initiateur à cette confrérie du soufisme que sont les derviches tourneurs.
Dans ce second roman, nous sommes avant tout dans un conte oriental dont Elif Shafak maîtrise parfaitement les codes. L'ambiance, les couleurs, les odeurs, le cosmopolitisme des villes orientales sont très présents grâce à la sensorialité de la plume de l'auteure. Avec rigueur et précision, elle évoque la société féodale du XIIIe siècle en Anatolie : une société fortement cloisonnée avec ses vassaux et ses exclu(e)s. C'est toute une galerie de portraits hauts en couleurs qui défilent devant nos yeux : Suleiman l'ivrogne, Rose du Désert la prostituée, Kymya la spirite, Hassan le mendiant atteint de la lèpre... A la fois personnages de conte par leur côté archétypal, ils sont aussi très présents grâce au pouvoir d'évocation d'Elif Shafak qui mêle avec harmonie réalisme et merveilleux.
Mais bien sûr le personnage le plus marquant de cette histoire est le fameux Shams de Tabriz. Un personnage historique dont on sait peu de choses et dont l'auteure s'est emparée avec bonheur jusqu'à en faire d'une certaine façon un double. En tout cas les points de ressemblance sont nombreux : le cosmopolitisme et l'errance de leur vie, le côté rebelle et iconoclaste, tous les deux prennent le contrepied des idées reçues lorsqu'elles sont sclérosantes et liberticides. Shams, en effet, en arrivant à Konya, la ville où vit Rûmi va entrer en guerre contre l'Islam traditionnel et il va entraîner dans son sillage Rûmi, un notable bien établi et respecté de tous. Dépouillement, lien personnel avec Dieu qui dépasse les rituels et les cérémonies, enfer sur terre et en nous au lieu d'un monstre extérieur, refus du prosélytisme, tels sont quelques uns des principes qui émergent des Quarante règles de la Religion de l'Amour, l'oeuvre de Shams.
Si ce personnage est aussi très intéressant c'est parce que ses relations avec Rûmi ne sont pas sans ambiguïté. Et bien souvent j'ai vu en lui un maître despotique bien plus qu'un guide bienveillant s'attachant seulement à mettre l'autre devant ses failles ! En tout cas une belle réflexion en filigrane pour qui est intéressé par la relation maître/disciple.
Pour finir comment ne pas signaler la place des femmes dans le roman. A la fois persécutées et résilientes, elles ne baissent pas les bras, à l'instar d'Elif Shafak, obligée de vivre loin de son pays, la Turquie, en raison de ses prises de position sociales et politiques.
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Citations et extraits (253) Voir plus Ajouter une citation
Anis0206Anis0206   02 avril 2020
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre
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Anis0206Anis0206   31 mars 2020
Dans tout ce que nous faisons, c’est notre cœur qui fait la différence, pas les apparences.
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Anis0206Anis0206   30 mars 2020
La quête de l'Amour nous change. Tous ceux qui sont partis à la recherche de l’Amour ont mûri en chemin. Dès l’instant où vous commencez à chercher l'Amour, vous commencez à changer intérieurement et extérieurement.
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Anis0206Anis0206   30 mars 2020
elle lut un poème de Rûmi : "Choisis l'Amour, l'Amour ! La vie est un fardeau Sans la douce vie de L'Amour - comme tu l'as vu."
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Anis0206Anis0206   30 mars 2020
Comme l’argile doit subir une chaleur intense pour durcir, l’amour ne peut être perfectionné que dans la douleur.
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Videos de Elif Shafak (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elif Shafak
Avec "Trois filles d'Eve", Elif Shafak signe une satire violente de la bourgeoisie stambouliote comme du fanatisme religieux, également aveugles aux aspirations d?une jeunesse en quête de vérité et de liberté. En librairie le 10 janvier.
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