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EAN : 9782700280968
176 pages
Rageot Editeur (17/04/2024)
3.55/5   28 notes
Résumé :
Victime d’une purpura rhumatoïde qui paralyse ses jambes, Jill passe son enfance recluse dans son appartement, en compagnie de sa famille extravagante et de sa propre imagination. À la mort de ses parents, elle recouvre l’usage de ses membres et devient l’apprentie de M. Molineux, anthropologue qui recompose pour la police scientifique ou des archéologues des visages et des corps à partir d’ossements. La jeune fille montre un véritable don pour ce métier qui la fasc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Lecture douloureuse, asphyxiante, lecture qui m'a franchement donné un sentiment de malaise alors que j'ai véritablement lu beaucoup de livres sur des sujets sensibles dernièrement. Lecture dont je suis heureuse de rédiger l'avis, pour que ce soit "derrière moi".
Certes, je ne m'attendais pas à l'histoire que j'ai lue. Je ne m'attendais pas non plus à ne pas m'attacher à l'héroïne, Jill, qui a grandi coupée du monde, à cause de sa maladie. Elle est ainsi particulièrement mature pour ses 16 ans, tout en m'ayant semblé détachée de tout, sauf des ossements qu'elle examine pour recomposer des visages et des corps. Ce n'est pas la peine de dire que ce n'est pas une occupation pour une jeune fille de 16 ans, d'autres, dans ce récit, le pensent déjà. Mais, héritière spirituelle de monsieur Molineux, un anthropologue qui lui a tout appris, elle excelle dans son domaine : c'est lui qui l'a recueillie après le décès accidentel de ses parents.
A contratio, je me suis attachée à Marie, si vivante, si proche d'autrui, si avide de découvrir le monde qui l'entoure - alors que l'on se doute bien que son destin a été tragique. Oui, bizarrement, en dépit du danger qui rôdait, j'étais mieux en compagnie de Marie qu'en celle de Jill, auprès de qui j'étouffais littéralement. Curieux ? Oui. Marie sera vivante jusqu'au bout, elle vivra son destin jusqu'au bout, pensant toujours aux autres plutôt qu'à elle.
Je dirai aussi que j'ai eu du mal avec le dénouement, mais, encore une fois, cela ne regarde que moi. A vous de voir si vous avez envie de découvrir Jill et Marie. 
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Jill a vécu recluse chez elle jusqu'à ses 12 ans, paralysée par une maladie. Lorsque ses parents décèdent dans un accident, elle se remet subitement à marcher et c'est chez Mr. Molineux, un voisin anthropologue, qu'elle trouve refuge. Il l'initie patiemment à son art, aux outils qu'il a inventé et à ses méthodes et elle se découvre une passion et même un don particulier. Mais lorsque celui-ci meurt à son tour 4 ans plus tard, Jill n'a d'autre choix que de travailler pour Anthropolab et de reconstruire le visage et le corps d'une jeune fille cathare morte lors du siège de la forteresse de Montségur en 1244. Mais elle est loin d'imaginer ce que les ossements vont lui révéler...
Au vu de la couverture très gothique et de la quatrième de couverture, je pensais lire un roman plutôt gore ou fantasy mais ce n'est pas le cas ! J'ai cependant beaucoup aimé le récit qui m'a fait penser à la série Bones.
Il a un côté fantastique avec le lien entre Jill et Marie (nom donné au squelette trouvé) et j'ai aimé que la narration alterne entre l'histoire ces deux héroïnes, ces deux époques.
Jill est une jeune fille assez étrange, qui ne connait rien au monde actuel qui l'entoure. Elle est franche et naïve mais elle a le don de "lire" les ossements qu'elle a entre les mains et de "voir" à quoi ils ressemblaient de leur vivant. Marie, quant à elle, vit dans une époque trouble au sein d'une communauté cathare mais ne rêve que de liberté et de nature. Leurs deux destins sont liés par delà le temps.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman plutôt même si la fin est, à mon goût, un peu trop rapide. !
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Alors, oui, je suis faible, mais j'avoue que j'ai totalement craqué sur cette couverture avant même de lire le résumé…

Dans ce roman, nous découvrons l”histoire de Jill, une jeune fille dont la vie se résume aux 4 murs de son appartement depuis qu'une maladie l'a paralysée. Élevée par des parents qui semblent sortis tout droit d'une autre époque, elle mène une enfance atypique et solitaire. Ce qui explique sans doute qu'elle vit avec un certain détachement le décès de ceux-ci et accepte sans hésiter de devenir la pupille de leur voisin, éminent anthropologue. A ses côtés, elle apprend la minutieuse science de la reconstitution des visages des défunts grâce à leurs os jusqu'à ce que son destin la mène vers des ossements qui semblent lui raconter une histoire ancienne…

Voilà une bien étrange histoire que nous conte Jeanne Bocquenet Carle avec cette jeune fille dont le talent semble lui conférer la capacité de lire le passé. Passé que nous découvrons à travers quelques chapitres de ci de là qui nous ramènent auprès d'une autre jeune fille au moyen-âge dans le sud de la France.

J'avoue que ce récit m'a surprise sur de nombreux points. Jill ne connaît rien aux relations humaines et c'est à travers le prisme de ce qu'elle connaît - l'anatomie - qu'elle voit les autres. Il y a ainsi beaucoup de termes anatomiques mais sans que cela n'entrave la lecture.

Le second point, c'est que je pensais qu'il s'agissait d'un thriller gothique (la faute à cette couverture et mon imagination) mais il s'agit en fait d'une enquête historique avec une pointe de fantastique. 

Enfin, c'est un roman bien plus court que je ne l'imaginais (200p) et à destination d'un public ado. 

Passée ma surprise, j'ai passé un bon moment de lecture. L'intrigue est originale et j'ai aimé que la dimension professionnelle de Jill soit particulièrement bien détaillée. J'aurais juste voulu que l'intrigue soit un peu plus développée et plus longue mais sa brièveté aura sans doute de l'attrait pour le lectorat cible de ce roman. 

En somme, si vous cherchez un roman qui combine science, mystère et une pointe de fantastique, il est fort probable que vous appréciez le code de Jill.
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Voilà une lecture clairement atypique.

J'ai trouvé la couverture intrigante, tout comme le résumé de 4ème de couverture, et pourtant... je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai trouvé !
Niveau ambiance, le roman est singulier. On a d'un côté l'histoire personnelle de Jill qui est assez irréaliste et d'un autre, tout le côté scientifique, anthropologique et anatomique qui est criant de vérité. D'un commun accord avec moi-même et pour faire fi de cette espèce de distorsion, j'ai classé ce roman dans une catégorie que j'ai nommée “conte contemporain historico-fantastique"...

Dans ce récit, on alterne entre le chemin de Jill et celui d'une certaine Marie. On comprend qu'elles ne vivent pas à la même époque. Marie a vécu dans le passé.

Ces deux personnages sont aux opposées. Marie est pleine de vie alors que Jill est détachée de tout ce qui l'entoure, pour ne pas dire dépourvue d'émotions. Si vous connaissez la série Bones, Jill m'a fait penser au Dr Brennan version ado ! Difficile d'avoir de l'empathie pour elle qui m'a plus inspiré de la tristesse et une forme de pitié.

J'ai trouvé certaines scènes étranges (notamment celle de la mort de M. Molineux). le roman est destiné à un public ado, mais pour moi, je ne le recommanderais que pour pour de grands ados voire de jeunes adultes du fait de l'atmosphère si particulière.

Le roman est court, ce qui le rend facile à lire. Je pense qu'en fonction des besoins des lecteurs, on peut avoir un goût de trop peu.

Par contre, j'ai beaucoup aimé lire les descriptions du point de vue de Jill. Comme elle ne sait pas communiquer ni décrypter les gens, elle se sert de ses connaissances anatomiques pour essayer de les comprendre. C'est malin et ça permet de mieux appréhender ce personnage atypique.

Pour finir, je n'en dirai pas plus sur Marie, pour vous laisser découvrir son histoire... Les chapitres la concernant contrastent avec ceux de Jill, et ce sont de petites bouffées d'oxygène.

Une chose est sûre, c'est un roman qui ne peut pas laisser indifférent.

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Voici un roman plutôt déroutant...
Jill a vécu jusqu'à 12 ans coupée du monde, clouée au lit par une maladie qui l'empêchait de marcher. Ses parents l'ont laissée grandir sans ouverture aucune, sans que cela gêne la fillette: son univers intérieur suffisait à son bonheur.
Lorsque ses parents meurent brutalement, c'est son voisin qui prend sa tutelle et qui lui apprend son métier: il reconstitue les visages de personnes à partir des os de celles-ci grâce à des logiciels informatiques, puis il les modèle en silicone. Cela convient tout à fait à Jill qui semble posséder un étrange pouvoir: celui d'accéder, en touchant les os d'une personne, à des bribes de sa vie...
Mais quand Jill atteint 16 ans, son tuteur meurt à son tour. Elle décide de ne plus dépendre de quiconque et de gérer sa vie. L'opportunité lui en est donnée grâce à l'offre d'emploi d'une société spécialisée. Jill est chargée de reconstituer, à partir de ses os, la tête et le corps d'une jeune fille. Elle se lance dans le travail et ce qu'elle va découvrir changera sa vie.
Dans ce récit, l'onirique et le fantastique se côtoient, au même titre que deux périodes temporelles: le 21ème siècle et le Moyen Age. Toutefois, le format plutôt court du livre ne permet pas d'exploiter au mieux les personnages ni l'intrigue: on reste sur sa faim, et le dénouement arrive trop rapidement; c'est frustrant. le personnage de Jill est tellement original qu'on a du mal à s'y attacher: elle est tellement "hors du monde", tellement hermétique qu'elle repousse toute empathie.
En bref, je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. Même le style adopté, le vocabulaire, m'ont souvent perdue ou obligée à relire certains passages pour mieux les comprendre. Ce livre n'est pas pour moi...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
L'eau ne possédait pas la mémoire des pierres. L'eau ne faisait que passer, comme le vent et l'air. L'eau emportait les souvenirs et les marques. L'eau ne vivait que l'instant.
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Ce qu'il contemplait, c'était deux êtres réunis. L'évidence qu'il ressentait ne possédait pas d'explication scientifique. Ces silhouettes marchaient à la fois dans le passé et dans le présent. Leur lien était plus fort que le temps, plus fort que la vie et la mort. Il les regarda avancer le long d'un chemin connu d'eux seuls... un chemin séculaire qui avait auparavant existé. Il devina qu'il ne les reverrait plus.
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— J'ai confiance en toi, répondit-il.
Quelque chose était né entre eux. Quelque chose d'indéfinissable. Un lien qui ne se tissait pas le temps d'une vie mais sur plusieurs siècles. Un ruban infini qui, quelle que soit l'époque ou le lieu, rapprochait ceux destinés à se rencontrer.
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Hermann se demanda si exiger les meilleurs scientifiques était de l'arrogance ou du perfectionnisme.
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Les femmes n'avaient pas le droit d'être sourcière. Les femmes n'avaient pas le droit d'écouter le secret des hommes.
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Video de Jeanne Bocquenet-Carle (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeanne Bocquenet-Carle
Avec Samantha Bailly, Jeanne Bocquenet-Carle,Charlotte Bouquet, Olivier Gay et la participation de visiteurs-lecteurs des Imaginales !
Vidéo réalisée par Jade Sequeval (https://500px.com/jadesequeval).
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En Provence.
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