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ISBN : 2847550100
Éditeur : Ange de Saint Mont (01/01/2002)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :


Découvrir l’intimité des « grands hommes » est décidément une chose exquise ! Dans cette correspondance – ou plutôt ce monologue passionné ! -l’Amour de Napoléon pour sa femme Joséphine s’étale sur toute la palette des sentiments. Tour à tour sensuel, exclusif, sauvage voire brutal avant de se nuancer et de s’assagir au fil et des épreuves et des champs de Batailles !
Même à la fin, Napoléon continuera de lui témoigner de l’affection
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
AmandineMM
  12 août 2011
Très belles lettres qui montrent une facette un peu différente de Napoléon: celle de l'homme privé, de l'amoureux, derrière celle de l'homme public, le général et empereur. Les premières lettres sont particulièrement belles et expriment son amour débordant, sa jalousie dévorante et sa souffrance d'être loin d'elle pendant les premières années et la campagne d'Italie. Les suivantes, pendant la guerre de Russie et après leur divorce, sont beaucoup plus courtes et froides: j'ai l'impression que les rôles sont inversés et que la passion est passée de l'un à l'une en quelques années. La dernière lettre est très émouvante et je me demande si elle lui a répondu ou l'a rejoint dans son exil sur l'île d'Elbe.
Une belle découverte.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MalauraMalaura   15 novembre 2012
Lettre de Napoléon Bonaparte à Joséphine
Je n’ai pas passé un jour sans t’aimer ; je n’ai pas passé une nuit sans te serrer dans mes bras ; je n’ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l’ambition qui me tiennent éloigné de l’âme de ma vie. Au milieu des affaires, à la tête des troupes, en parcourant les camps, mon adorable Joséphine est seule dans mon cœur, occupe mon esprit, absorbe ma pensée. Si je m’éloigne de toi avec la vitesse du torrent du Rhône, c’est pour te revoir plus vite. Si, au milieu de la nuit, je me lève pour travailler, c’est que cela peut avancer de quelques jours l’arrivée de ma douce amie, et cependant, dans ta lettre du 23 au 26 ventôse, tu me traites de Vous !!

Vous toi-même ! Ah ! Mauvaise, comment as-tu pu écrire cette lettre ! Qu’elle est froide ! Et puis, du 23 au 26, restent quatre jours ; qu’as-tu fait, puisque tu n’as pas écrit à ton mari ?...Ah ! Mon amie, ce vous et ces quatre jours me font regretter mon antique indifférence. Malheur à qui en serait la cause ! Puisse-t-il, pour peine et pour supplice, éprouver ce que la conviction et l’évidence me feraient éprouver ! L’Enfer n’a pas de supplice ! Ni les Furies, de serpents ! Vous ! Vous ! Ah ! Que sera-ce dans quinze jours ?...

Mon âme est triste ; mon cœur est esclave, et mon imagination m’effraie…Tu m’aimes moins ; tu seras consolée. Un jour, tu ne m’aimeras plus ; dis-le-moi ; je saurai au moins mériter le malheur…Adieu, femme, tourment, bonheur, espérance et âme de ma vie, que j’aime, que je crains, qui m’inspire des sentiments tendres qui m’appellent à la Nature, et des mouvements impétueux, aussi volcaniques que le tonnerre. Je ne te demande pas ni amour éternel, ni fidélité, mais seulement…vérité, franchise sans bornes. Le jour où tu dirais « je t’aime moins » sera le dernier de ma vie. Si mon cœur était assez vil pour aimer sans retour, je le hacherais avec les dents.

Joséphine, Joséphine ! Souviens-toi de ce que je t’ai dit quelquefois : la Nature m’a fait l’âme forte et décidée. Elle t’a bâtie de dentelle et de gaze. As-tu cessé de m’aimer ? Pardon, âme de ma vie, mon âme est tendue sur de vastes combinaisons. Mon cœur, entièrement occupé par toi, a des craintes qui me rendent malheureux… Je suis ennuyé de ne pas t’appeler par ton nom. J’attends que tu me l’écrives. Adieu ! Ah ! Si tu m’aimes moins, tu ne m’auras jamais aimé. Je serais alors bien à plaindre.

PS : La guerre, cette année, n’est plus reconnaissable. J’ai fait donner de la viande, du pain, du fourrage ; ma cavalerie armée marchera bientôt. Mes soldats me marquent une confiance qui ne s’exprime pas ; toi seule me chagrine ; toi seule, le plaisir et le tourment de ma vie. Un baiser à tes enfants dont tu ne parles pas ! Pardi ! Cela rallongerait ta lettre de moitié. Les visiteurs, à dix heures du matin, n’auraient pas le plaisir de te voir. Femme !!!

Albenga, le 18 germinal
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PeetePeete   24 mars 2013
Je me réveille plein de toi. Ton portrait et le souvenir de l’enivrante soirée d’hier n'ont point laissé de repos à mes sens. Douce et incomparable Joséphine, quelle effet bizarre faite vous sur mon coeur ! Vous fâchez-vous ? Vous vois-je triste ? Êtes-vous inquiète ? mon âme est brisé de douleur, et il n'est point de repos pour votre ami... Mais en est-il donc davantage pour moi, lorsque, me livrant au sentiment profond qui me maîtrise, je puise sur vos lèvres, sur votre coeur, une flamme qui me brûle.
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PeetePeete   24 mars 2013
Mon coeur ne sentit jamais rien de médiocre... il s'était défendu de l'amour ; tu lui as inspiré une passion sans bornes, une ivresse qui le dégrade. Ta pensée était dans mon âme avant celle de la Nature entière ; ton caprice était pour moi une loi sacrée ; pouvoir te voir était mon souverain bonheur ; tu es belle, gracieuse ; ton âme douce et céleste se peint sur ta physionomie. J'adorais tout en toi ; plus naïve, plus jeune, je t'eusse aimée moins.
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