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EAN : 9782371020634
1 pages
Éditeur : Lumen (07/04/2016)
3.27/5   62 notes
Résumé :
La première règle, pour éviter la guerre ? En faire une affaire personnelle… Très personnelle.

Duchesse de Halifax, princesse de la Confédératin panpolaire, mais surtout…otage. Je m’appelle Greta Stuart, et ma vie ne tient qu’à un fil. Il y a quatre cents ans, une série de terribles conflits liés au changement climatique a ravagé la planète : guerres, famines, inondations, exodes… Débordées, les autorités ont fait appel à une intelligence artificielle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
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ElBaathory
  08 avril 2016
Cette dernière parution est une bonne surprise mais, malheureusement, n'est pas parvenue à me transporter autant que les autres romans déjà parus chez cet éditeur.
Pourtant le scénario avait tout pour me plaire mais j'ai trouvé certains passages trop longs et quelque fois un peu trop lourds et le rendu beaucoup trop inégal.
L'idée de base est pourtant remarquable et vraiment originale et je m'attendais à être totalement happé par cette nouvelle dystopie où seul le plus stratège d'entre les otages s'en sortirait vivant et indemne. Je pense que ce qui m'a personnellement fait défaut dans ce scénario est son univers futuriste. L'auteure ne prend pas forcement la peine de nous donner quelques repères temporels et seule la haute technologie imaginée par celle-ci permet au lecteur de comprendre que nous sommes à des années lumières de notre existence. J'ai longtemps été perdu au départ de cette lecture et j'ai dû relire quelques passages pour être certain de bien comprendre ce qui était abordé par l'auteur. de plus, celle-ci nous livre, dans un court laps de temps un bon nombre d'informations et autres noms de ville assez durs à assimiler.
Heureusement certains aspects de ce monde futuriste m'ont vraiment plu et conquis comme Talis – l'intelligence artificielle créée pour engendrer la paix suite à divers conflits politiques causés à cause de certaines denrées, comme l'eau, devenues bien rare à certaines populations – qui se révèle détenir l'avenir de l'humanité entre ses mains (si je peux dire) et s'est elle-même octroyée le pouvoir de vie ou de mort sur chaque héritier de leurs trônes respectifs. Les autres humanoïdes évoqués par l'auteure m'ont vraiment plu et je peux vous dire que la vision que je me suis fais d'eux, à l'aide des descriptions de l'auteure, sont parfois assez drôles.
De plus l'univers qui se dévoile au lecteur est extrêmement riche et complexe, il m'aura fallu être complètement concentré pour parvenir à être transporté par ce dernier et bien que ce roman soit catégorisé de littérature ‘jeunesse', je l'ai trouvé d'une grande maturité et il devrait séduire autant les petits que les grands de part sa notion politique omniprésente, nous concernant déjà actuellement. En effet l'auteure s'est largement inspirée de notre mode de vie et de nos avancées technologiques entraînant bien des conséquences telles que la pollution et ses ravages.
Les personnages présentés par l'auteure sont eux aussi particuliers et difficiles à cerner à cause des rangs sociaux derrière lesquels ils se cachent. J'ai vraiment apprécié les découvrir et apprendre à les connaître. Bien qu'ils soient nombreux à interagir au grès de la trame principale certains se démarquent plus que d'autres et étonnement ce n'est pas notre héroïne qui brillera cette fois-ci.
En effet j'ai trouvé Greta, au départ de ce récit, un peu trop linéaire, certes elle est présentée comme une future reine et doit donc contenir ses émotions mais du fait qu'elle soit la narratrice, j'aurais aimé connaître d'avantage son véritable point de vue plutôt que celui de son futur soi. Je n'ai pas forcément réussi à m'attacher à celle-ci et son côté ‘politiquement correct' m'a vite agacé. Heureusement vers le milieu du roman, des événements la transformeront et feront d'elle une autre personne. Elle se révélera, finalement, pleine de courage et de force face à son avenir incertain.
Contrairement à cette dernière, Eliàn, le nouvel otage de Talis suite à l'exécution d'un héritier, se démarquera de tous grâce à son caractère bien trempé, ses convictions ainsi que son âme torturée, faisant de lui un martyr. Il parviendra avec beaucoup d'humour et d'autodérision à remettre en doute les capacités du système actuel. J'ai vraiment beaucoup ri grâce à ce personnage et c'est un véritable guerrier, quelque peu rebelle, qui se cache derrière ce trouble fête.
La relation qui unira nos deux héros est, comme souvent dans ce genre littéraire, prévisible, mais l'auteure parvient à nous surprendre avec originalité. A cause du conflit opposant leurs clans et de leurs caractères totalement opposés, notre duo croisera beaucoup d'embûches sur son parcours. Qui plus est, et sans trop vous en dévoiler, un personnage secondaire leur mettra, involontairement, des bâtons dans les roues ce que j'ai trouvé au départ totalement inutile. Je ne comprenais pas le choix de l'auteure et ce jusqu'à la fin du roman. Si au départ j'avais trouvé ces passages assez vides de sens, ils se sont révélés très touchants et totalement utiles à la finalité de ce dernier. Cependant j'ai trouvé ce personnage secondaire – dont je tairais le nom – particulièrement attachant et intéressant du fait de sa grande sensibilité. Son évolution est la plus travaillée de ce récit et j'ai vraiment apprécié l'amitié et la dévotion sans faille qu'elle porte à Greta qui en fera une véritable alliée.
Paradoxalement, même si je n'ai pas accroché à la première moitié de son écrit, j'ai trouvé la plume de l'auteure très persuasive et fluide. Son style m'a permis de m'accrocher grâce à un ‘je ne sais quoi' qui me rendait extrêmement curieux quant à la direction qu'elle prendrait pour son oeuvre. Son talent prend tout son sens dans la deuxième moitié du roman où les pages défilent à une vitesse incroyable grâce à un rythme soutenu apporté par un savoureux mélange alliant action et sentiment avec force et sensibilité. Erin Bow joue avec le lecteur en prenant son temps pour planter des bases solides à son récit qui se révèle intelligemment bien ficelé.
De plus et malgré les difficultés que j'ai rencontré dans ce nouvel univers, j'ai apprécié le découvrir. Les descriptions réalisées par l'auteure sur l'environnement dans lequel gravitent nos héros donnent une dimension totalement réelle à celui-ci. Je regrette juste que leur aventure ne se déroule que dans un lieu, le ‘Préfectorat'. Je me sentais pris au piège par cette ‘prison' où seul l'enseignement compte et j'espère que la suite se révélera plus vaste.
J'apprécie également le fait que, même s'il s'agit d'une nouvelle saga, l'auteure laisse libre choix au lecteur de poursuivre ou non son aventure avec une fin ne laissant aucune perspective quant à l'avenir de cette dernière. le lecteur peut donc facilement se contenter de ce premier tome. Ce choix est, je pense, judicieux du fait que ce roman me parait être à double tranchant, soit le lecteur aime, soit non.
En conclusion, malgré un début parsemé de quelques longueurs, l'auteure est parvenue à maintenir ma curiosité en éveil, à l'aide de personnages complexes et charismatiques, sur le sort qui leur est réservé et est parvenue à me transporter, grâce à sa plume fluide et pertinente, dans son univers futuriste où la paix ne tient qu'à un fil ce qui n'est pas sans me rappeler notre monde actuel.
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April-the-seven
  29 mai 2016
Merci aux éditions Lumen ainsi qu'à Emily pour cet envoi et pour leur confiance. Mon exemplaire a vécu bien des aventures avant d'atterrir dans mes innocentes petites mimines (le colis qui se perd et/ou le voisin cleptomane… je commence à devenir un poil paranoïaque). Durant ce laps de temps, j'ai eu l'occasion de lire les premiers avis sur la toile, et ils étaient plutôt disparates. Entre ceux qui avaient adoré et ceux qui en ressortaient mitigés, j'étais un peu inquiète. Verdict après lecture ? Je me situe entre les deux, j'ai beaucoup aimé le concept, mais certains points m'ont chiffonnée.
Le monde dans lequel l'histoire prend place est dirigé d'une poigne de fer par une Intelligence Artificielle du nom de Talis. Sur une Terre mourante qui a connu les pires sévices, Talis a eu recours à des méthodes peu orthodoxes pour maintenir l'espèce humaine en vie, quitte à faire… certains sacrifices. Pour que la paix perdure entre les différents pays, l'AI a eu l'idée de prendre en otage les enfants des dirigeants. Si l'un d'entre eux déclare la guerre à son rival, les enfants des deux clans seront froidement assassinés. Les conflits ont donc grandement diminué et les grandes instances réfléchissent à deux fois avant de se déclarer ouvertement la guerre.
Greta fait partie des otages en question. Elle vit au Préceptorat, un monastère où la vie est simple, et attend impatiemment ses 18 ans qui signeront la fin de sa claustration. Dans 17 mois, il n'y aura plus d'épée de Damoclès au-dessus de sa tête. C'est sans compter l'arrivée d'Eliàn au Préceptorat. Dédaigneux des règles qui régissent cette prison, celui-ci n'en fait qu'à sa tête et met en danger le fragile confort des Enfants de la Paix. de plus, Greta a la quasi-certitude que son pays est sur le point d'entrer en conflit avec celui d'Eliàn.
La particularité de The Scorpion Rules, c'est que ce monde dystopique est extrêmement bien ficelé et ne ressemble pas vraiment à ce que j'ai l'habitude de lire. Pour le coup, Erin Bow est parvenue à se distinguer des autres sagas à succès, et ce, au mépris des schémas habituels. Ça m'a autant plu que déconcerté. Pourquoi ? le récit m'a laissé un arrière-goût indéfinissable. J'ai fermé le roman il y a quelques jours, et je m'aperçois que je suis incapable de dire que je l'ai adoré. Je ne peux pas prétendre non plus que je l'ai détesté. The Scorpion Rules, c'est l'extraterrestre de la dystopie !
Cette idée de prendre les enfants des différents gouvernements était particulièrement ingénieuse, et surtout diaboliquement efficace. Ça m'a rappelé qu'à l'époque des rois et des reines, la plus grande puissance d'un gouvernement résidait en la succession. Un roi dort assurément sur ses deux oreilles s'il sait que son descendant reprendra le flambeau une fois qu'il ne sera plus là. La lignée est synonyme de puissance. Enlevez à un roi son héritier… que lui reste-t-il ? Comment peut-il s'assurer que son royaume perdurera ? C'est ce que Talis a compris et intelligemment exploité.
Dans les premières pages, je me suis émerveillée en découvrant cet univers déroutant. L'intrigue se déroule exclusivement au Préceptorat, ce qui donne une impression étouffante. Je ne m'attendais pas du tout à ça, mais ce huis clos ajoute énormément de tension à l'intrigue. Je crois que je ne me suis pas décrispée avant la dernière scène. Cette singularité peut plaire ou ne pas plaire, et c'est un pari risqué de la part de l'auteur. Avec moi, ça l'a plutôt bien fait, car je trouvais l'histoire bien plus imprévisible.
Là où j'ai eu un peu de mal, c'est au niveau du rythme et des personnages. le rythme, d'abord, est assez lent. J'ai attendu le moment où ça décollerait, jusqu'à m'apercevoir que l'auteur ne tablait pas sur l'action pure et dure, mais sur une nervosité fluctuante. L'introduction au monde s'étend sur la longueur, et cela est dû, je pense, à un style d'écriture plus soutenu que d'ordinaire. On apprend de quelle manière Greta et les autres vivent. On y parle de jardinage et de chèvres. Oui, oui, de chèvres ! Quand je vous disais qu'Erin Bow ne faisait rien comme tout le monde… le récit est en total accord avec l'ambiance qui règne au Préceptorat : c'est long, lourd, étouffant, on s'y sent à l'étroit, à l'instar de Greta, notre héroïne.
Parlons des personnages, maintenant. Là, pour moi, ça coince. Je n'ai pas du tout réussi à m'attacher à eux. Ils m'ont intriguée, m'ont poussé à me poser des questions, mais j'ai très vite senti une distance s'installer, m'empêchant de vraiment les comprendre en profondeur. Greta tient le rôle de la jeune fille bien sous tout rapport. Elle a appris à accepter son sort le temps que ça durera et mène un peu la danse auprès de ses camarades. Aux premiers abords, elle peut sembler assez rigide – comme ne manquera pas de le faire remarquer Eliàn –, mais elle cherche juste à éviter les ennuis.
Eliàn est aux antipodes de Greta. Si au début je l'ai perçu comme l'oasis dans le désert, il m'est cependant apparu qu'il représentait un réel danger pour la cohésion du groupe. Il est frais, authentique et n'hésite pas à ouvrir la bouche alors qu'il vaudrait mieux courber l'échine. Mais parfois je me suis dit qu'il devait être un peu maso sur les bords, car il pouvait se montrer têtu comme une mule... Sa fraîcheur n'aura malheureusement pas suffi.
Je m'attendais à ce que l'auteur développe un peu plus la personnalité des autres Enfants de la Paix qui gravitent autour de Greta et d'Eliàn, ça n'a malheureusement pas été le cas. Ils se tiennent très en retrait, à la manière de figurants, et lorsqu'ils entrent en scène, je n'ai pas ressenti de lien qui se créait. Dommage.
Cela dit, Erin Bow met sur pied une romance inhabituelle et inédite, soulevant des points que l'on ne voit malheureusement pas beaucoup dans la young-adult. Culotté et rafraîchissant ! Les sentiments ne tiennent peut-être pas une place de choix dans l'intrigue, mais c'était tout de même intéressant de la construire de cette façon.
La fin, maintenant. Là, j'étais estomaquée. Je ne m'attendais pas à ce que les événements prennent une telle tournure, ce qui a sensiblement décuplé mon envie de connaître la suite.
En résumé, The Scorpion Rules est une histoire qui m'a laissée avec une impression indéfinissable. L'intrigue est approfondie et prend place dans une ambiance parfois irrespirable, faite d'attente et de tensions ; les frontières entre le bien et le mal n'ont jamais été aussi floues. Erin Bow nous offre un univers pertinent, tout en nuances, à l'atmosphère particulière. Seul bémol : les personnages difficiles à appréhender, et un rythme qui manque parfois de dynamisme.

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Elyza
  20 avril 2016
Avec des phrases chocs telles que "Si vous deviez sacrifier votre père ou votre mère, qui choisiriez-vous?" j'ai tout de suite été très intriguée par la grande campagne promotionnelle des éditions Lumen concernant leur dernière publication: The Scorpion Rules. Je remercie bien entendu la maison d'édition pour l'envoi de ce livre et de manière générale, pour la confiance qu'elle m'accorde.
Talis est une intelligence artificielle extrêmement puissante qui dirige d'une main de fer le monde. Pour limiter au maximum les guerres, Talis a créé les préceptorats: des établissements dans lesquels sont enfermés ce qu'il appelle les enfants de la paix. Ce ne sont ni plus ni moins que des otages, des fils et filles de présidents et de rois qui représentent chacun leur pays. Si un pays déclare la guerre à un autre, les enfants représentants de ces deux nations sont tout simplement exécutés, ce qui réduit forcément les conflits. Greta, 16 ans est l'héroine de cette histoire et son pays est au bord de la guerre civile. Elle vit dans la crainte constante et dans l'attente de se faire exécuter.
Non mais on est d'accord? Quel sujet!!! J'ai essayé de vous résumer au mieux cette histoire qui peut sembler comme ça, assez complexe! On est dans une dystopie (alors, oui, je sais, j'entends du bruit au fond de la salle "encore une dystopie?!" Certes. Mais celle-ci possède une originalité folle, elle ne ressemble à aucune autre que j'ai eu l'occasion de lire et pour ça, bravo parce que les dystopies finissent bien souvent par se ressembler. Ce qu'il faut noter, c'est qu'on a une dimension politique assez marquée dans ce récit où l'essentiel se focalise sur les rivalités entre pays qui mettent en péril la vie des enfants de la paix. Ce contexte n'est pas hyper simple à ingérer, il faut parfois bien s'accrocher pour ne rien perdre des tenants et aboutissants de l'histoire mais fort heureusement, la plume de l'auteure est très agréable à suivre et fait passer en douceur des passages qui auraient pu être rébarbatifs si ils avaient été tournés autrement.
J'ai d'ailleurs complètement adhéré à la première moitié du récit que j'ai trouvé particulièrement addictive. L'univers est très futuriste puisqu'on a une intelligence artificielle qui domine le monde et que les professeurs du préceptorat ainsi que les surveillants sont tous des machines robotisées. Justement en parlant de Talis, j'ai adoré cette entité complètement barrée qui possède un humour particulièrement tordu pour une machine. A plusieurs reprises je me suis dis que ce "type", cette "chose" était un grand psychopathe! J'ai également été passionnée par cette situation glauque que vivent les enfants de la paix, passant le temps entre jardinage et discussions politiques pour tromper l'attente visant à savoir si oui ou non, ils réussiront à atteindre leur dix-huitième année sans que leur pays d'origine entre en guerre, ce qui leur garantira la vie sauve. Horrible mais particulièrement prenant!
Et puis la moitié du récit est arrivé et je suis complètement tombée des nues. J'étais bien partie pour sinon avoir un coup de coeur, au moins attribuer une excellente note à ce livre sauf que je n'ai absolument pas aimé la deuxième partie du récit! C'est simple, je n'ai compris ni adhéré à aucun des choix de l'auteure!
J'ai eu beaucoup de mal à cerner les différents personnages de cette histoire. Autant au début, je pouvais faire abstraction, trop occupée que j'étais à me familiariser à ce nouvel univers, au mode de fonctionnement du préceptorat et au suspens lié à la survie des personnages, autant, passé la moitié, je n'ai pas pu continuer à ignorer à quel point Greta était lisse et énervante. Elle est considérée comme un leader aux yeux de ses camarades de classe mais à mes yeux elle ne possède aucune qualité qui aurait pu faire d'elle une bonne dirigeante. Elle veille à ne pas faire de vague, elle se fond dans le moule à tel point qu'on aurait presque parfois tendance à l'oublier mais heureusement elle évolue un petit peu à la fin du récit.
On va également suivre Elian, un nouvel enfant de la paix qui va intégrer le préceptorat. Je m'attendais à un personnage fort, marquant, pas à un trouble-fête immature. On fait aussi connaissance avec Xie, la meilleure amie de Greta qui est une princesse asiatique assez charismatique que j'ai somme toute bien apprécié. Concernant les autres enfants de la paix, je ne pourrai rien vous dire de plus, l'auteure leur accorde à peine une phrase ou deux à prononcer de temps à autre, histoire qu'on oublie pas qu'ils existent. Dès le départ, on à une possible histoire d'amour qui se dessine mais l'auteure décide d'en faire un triangle amoureux dans la seconde partie de son récit et comment vous dire que j'ai été déçue par ce choix? Cette romance n'est absolument pas crédible pour deux sous! Et en parlant de déceptions, je n'ai pas non plus adhéré à la fin du roman. L'auteure l'amène en douceur, j'ai eu tout le temps de me dire "non, elle ne va quand même pas faire ça?!" Et ba si. Bim dans ma face.
En résumé, The scorpion rules fait figure d'LEEB (livre étrange et bizaroide). Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé parce que cette histoire est hyper originale et qu'elle possède un potentiel de dingue (et en plus de ça j'ai appris plein de chose sur la vie sexuelle des boucs) mais en même temps j'ai été déçue des choix de l'auteure concernant sa romance et le caractère de ses personnages. Je ne sais pas encore si j'ai envie de lire la suite et je mets tout juste la moyenne à ce premier tome.
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orbe
  05 mai 2016
Pour obtenir une paix durable entre les nations, une intelligence artificielle développée a pris le contrôle du monde notamment en gardant dans des lieux protégés les enfants des dirigeants.
La moindre attaque, le moindre début de guerre et aussitôt le jeune qui représente en principe ce que ses parents gouvernants ont de plus cher, est exécuté.
Les enfants de cinq à dix-huit ans vivent ainsi en communauté dirigé par des règles de vies à la fois strictes et simples. Les corvées et les activités pour permettre la survie sont assurés collectivement.
Il reste dix huit mois à Greta à tenir avant d'espérer une libération. Mais les relations entre son pays et ses voisins sont tendues et elle sait que sa situation est périlleuse, que sa vie peut en un instant s'arrêter.
L'arrivée d'un nouveau jeune de son âge, rebelle et prêt à tout, va mettre en danger mais aussi renforcer les liens entre les sept jeunes de son groupe…
Un thriller qui repose sur la notion d'otage mais aussi sur celle de prix à payer pour espérer sauvegarder la paix et donc un nombre incalculable de vies.
Une poussière dans le lointain annonçant l'arrivée probable d'un messager et tout le monde se fige dans l'attente de la sentence. Pourtant, la vie continue pour ces adolescents qui doivent aussi tenter de vivre leur présent.
Le lien entre Greta et sa mère est émouvant et l'héroïne reste tout au long du livre d'un courage exemplaire. La peur, la mort, elle connait. Pourtant elle tente à chaque fois de penser à ses compagnons et aux autres vies humaines en jeu.
La mise en scène des intelligences artificielles semi humaines nous plonge dans la science-fiction et l'auteur se plait à les munir d'un certain cynisme. La torture n'est pas absente du récit même si la plus importante est celle de l'attente.
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Khalya
  02 février 2021
J'ai cherché ce livre longtemps mais il était toujours indisponible. J'ai fini par le trouver d'occasion, avec le tome 2, sur Rakuten. Autant dire que le premier tome n'est pas resté très longtemps dans ma PAL (Qui a dit : « Pour une fois ?? »).
Je ne vais pas faire de mystère, j'ai adoré ce tome.
J'ai adoré les personnages, même Talis qui n'est pourtant pas particulièrement sympathique, mais dont on a un bon aperçu du caractère cynique dès le prologue.
Greta, une des otages de Talis, est un peu la prisonnière parfaite. Il faut dire que 11 ans d'endoctrinement éducation, ça laisse des traces. Elle est même plus docile que ses camarades car elle a bien conscience de vivre sur une corde raide puisque son pays dispose d'une denrée recherchée et convoitée : l'eau. Et le pays voisin lorgne dessus depuis longtemps.
Alors, je peux comprendre que, quand on sait que l'on peut mourir à tout moment, et qu'on ne peut rien y faire, l'on veuille au moins tirer sa révérence avec une certaine dignité.
Elian, lui, n'est pas dans le même état d'esprit. Mais il faut dire qu'il vient d'être arraché à sa vie pour être catapulté « otage » dans le protectorat et qu'il n'a donc pas vécu toute sa vie dans ces conditions et n'a pas été élevé comme les autres.
D'ailleurs, quand il défie les gardiens (tous des Intelligences Artificielles), il ne sait ni à quoi il s'expose, ni à quoi il expose les autres. Car le moins qu'on puisse dire, c'est que les IA du protectorat sont passés maîtres en représailles.
Mais la révolte affichée d'Elian sème les graines de la contestation dans l'esprit de Greta et ses camarades.
Je ne m'attendais vraiment pas au retournement de situation qui amorce la seconde partie du roman.
Si Elian est furieux de sa condition d'otage, il va vite se rendre compte qu'il y a otage et otage. Les jeunes héritiers, et surtout Greta, vont se retrouver en plus grand danger qu'ils ne l'ont jamais été. La situation de Greta semble inextricable et j'ai vraiment eu très peur pour elle pendant toute cette seconde moitié.
Si on commence le livre en étant très remonté contre Talis, je me suis vite demandé qui était le plus monstrueux.
J'ai bien aimé les petites touches de romances. Elles ne sont que survolées, il n'y a pas d'histoire vraiment établie et ça ne prend jamais le pas sur l'histoire.
Ces petites scènes ont l'avantage de faire redescendre la pression et de donner plus de profondeur aux personnages.
Jusqu'au dernier tiers, et vu comme était engagée l'histoire, je me demandais pourquoi il pouvait bien y avoir un second tome.
Et puis est arrivée la fin. Et avec elle cette ouverture sur le second tome, car cette fin pourrait bien annoncer le bouleversement de l'équilibre mondial. Je pense également que ce second tome va nous permettre de voir un peu plus Talis ce qui n'est pas pour me déplaire car ce personnage est encore une énigme pour moi.
Je peux vous dire que je ne vais pas tarder à lire la suite (d'autant que je suis en train de faire une liste de toutes les suites qu'il va falloir que j'envisage de lire !)
Je suis impatiente de voir ce que cette nouvelle donne nous réserve dans le second et dernier tome !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
KateLineKateLine   12 juin 2016
Les bras croisés derrière la tête, Da-Xia leva pensivement le nez.
— Un jour, je déciderai du sort d’un million de sujets. Je serai une déesse pour les moines de trois ordres. Je commanderai une armée de dix mille fantassins et cinq mille cavaliers… Mais pour l’instant, je ne suis pas fichue de faire descendre une simple chèvre de cet arbre.
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Melissa-MacyMelissa-Macy   07 août 2016
Si je pouvais choisir un don, ce serait peut-être celui de pouvoir me laisser doucement emporter par le sommeil sitôt la joue posée sur l'oreiller. Hélas, mon cerveau a l'air de penser que la fatigue est ma façon à moi de lui annoncer qu'il est temps de passer en revue toutes les erreurs que j'ai pu commettre dans ma vie.
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orbeorbe   06 mai 2016
Mère. Le mot semblait me toiser. J’avais envie d’écrire :
Ne laissez pas la mort me prendre par surprise.
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LaurapassageLaurapassage   09 avril 2016
Un Préceptorat était certes une colonie de futurs dirigeants, mais aussi un modèle d'intelligence écologique, un exemple pour le monde.
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SuzyBessSuzyBess   24 juin 2016
Les armes ne servent à rien contre ceux qui n'ont pas peur. Quel inconscient répondait à l'innocence par la force ? Leur propre puissance les rendait faibles.
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