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EAN : 9782266289061
Éditeur : Pocket (11/04/2019)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Stig vient d'avoir vingt ans, l'âge de porter une épée et de se rendre enfin sur le Wegg, l'étrange montagne où réside son souverain, le roi de la Clairière. Mais son premier solstice d'hiver ne se déroule pas comme il l'avait imaginé. À peine le jeune seigneur est-il arrivé que la mort répond aux augures néfastes et que les fils enchevêtrés du destin tissent un avenir que personne, ni homme ni dieu, semble pouvoir prédire. Menacé sans qu'il en comprenne la raison, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Kurukka
  29 mai 2018
Gros spoilers à venir.
Sans surprise, cette nouvelle "pépite" de l'imaginaire français me laisse perplexe. Je sais dorénavant que le prix des Imaginales n'est en rien un indicateur de qualité, mais n'est-ce pas simplement là la preuve que la SFFF française n'a rien à offrir à son genre depuis de nombreuses années et que les romans récompensés ne le sont que parce que nous n'avons rien de mieux à nous mettre sous la dent ? J'ai rencontré l'auteur lors de la sortie en avant-première de ce livre. Je lui avais demandé quelle était la place de ses personnages féminins et s'en était suivie une discussion sur le sexisme dans la littérature. Monsieur Bry m'avait paru bien naïf, et mal informé. Il m'avait admis que son histoire était une histoire d'hommes mais que les femmes y avaient aussi leur place.
Je lui ai senti une certaine gêne, comme souvent les hommes sont gênés lorsqu'on leur parle des violences et des erreurs de leur sexe. Je peux comprendre que le sujet du féminisme leur soit difficile, que les critiques vis-à-vis leur vision des femmes soient dures à entendre, surtout quand ils considèrent leur relation aux femmes somme toute décente par rapport aux prostitueurs et autres violeurs et qu'ils ne voient donc pas le mal où nous autres hystériques le voyons... Mais voilà : ils ne cessent de nous prouver que nous avons raison.
L'intrigue de Que passe l'hiver suit une certaine idée symbolique que j'appelle la sainte trinité du patriarcat : les dieux, les rois et les hommes. le roman prétend examiner les liens qui unissent les hommes (comprendre : l'espèce humaine) au divin et au destin avec, comme point de convergence, le roi, qui représente à la fois les dieux et les êtres humains (comprenons hommes).
Si vous avez suivi vos cours d'histoire, vous vous rappellerez que l'Eglise elle-même a placé cette responsabilité entre les mains de tous les monarques de l'ancien régime. de reine, les femmes n'avaient le titre que par alliance et symbolisme. L'obsession des héritiers mâles, porteurs de la précieuse semence qui permettait de faire perdure la lignée royale, rappelle que les femmes n'étaient jamais qu'un second choix dans la course royale. le roi représente Dieu, qui ne peut jamais être autre que masculin, et l'espèce humaine, qui ne peut être désignée que par un seul sexe, celui des hommes. Toujours selon l'Eglise, la femme, elle, ne vient qu'après l'homme.
Il est hautement pénible de devoir se farcir toutes ces références à la puissance du phallus comme pilier de la civilisation, même dans un roman de fantasy à décor médiéval. En fait, c'est même démontrer une grande paresse de l'imagination que de sans cesse revenir à un modèle de société qui se caractérise par sa grande violence religieuse envers les femmes et les hérétiques de tous bords. Qui a inventé le rôle de la méchante sorcière ? Qui désigne toute femme comme une séductrice aux mille pouvoirs envoyée par le Diable ? M'est avis que les auteurs doivent cesser de romantiser une période qui restera sans aucune doute la plus pauvre de toute l'histoire de l'humanité, que ce soit en matière de progrès technique ou éthique. La période du Moyen-Âge n'a pour elle que le mythos développé par sa littérature (ce qui est pas mal, ma foi) et c'est vraiment tout le bien qu'elle inspire.
Le propos est simple : les têtes des quatre clans complotent pour tuer leur roi, une espèce d'hybride cerf-homme avec des bois sur la tête. La raison étant que le roi est donc le lien entre le Dieu Urian et les hommes, l'un tissant les fils du destin des autres. L'idée est donc de se libérer de l'emprise de Dieu et de décider de leur avenir. le message que tente de porter le livre est que seul l'être humain est maître de son destin. En effet, la tragédie qui se déroule tout le long du livre n'est due qu'aux choix de ses personnages et Dieu n'a aucune véritable emprise sur leurs vies. Or, l'exécution de l'histoire dessert entièrement le propos et n'apporte aucune profondeur au thème quel qu'il soit. Pour commencer...
Il y a, en tout, sept femmes : Umbre Dewe, Elaine Dewe (mère d'Umbre), Anasie la prophétesse, Theudeusinde Lugen, Gaid Lugen, Vorgell la guerrière, et Sigrune Oren. Il y a aussi une certaine Mektild mais elle si peu importante que je n'ai rien à dire sur elle (elle ne doit avoir qu'une seule scène). Sur ces sept femmes, quatre d'entre elles meurent, deux sont les antagonistes de l'histoire, et la dernière ne sert à rien. Résumons :
• Umbre Dewe : héritière du clan des Dewe, elle est assassinée un peu avant la moitié du roman, tandis qu'elle cherche le meurtrier de son père.
• Dame Elaine Dewe : maîtresse du clan des Dewe, elle devient folle après l'assassinat de son mari et de sa fille et se jette d'une falaise.
• Gaid : fille inconnue de Theudeusinde Lugen, torturée par sa mère, se jette aussi d'une falaise vers la fin, après que son corps mutilé soit révélé aux yeux du héros.
• Anasie : de son vrai nom Geneva, mère du héros (sans que personne ne le sache), tuée une première fois avant sa renaissance en tant que prophétesse du clan, à nouveau tuée durant les premiers chapitres du livre après avoir déblatéré quelques mauvais augures.
• Theudeusinde Lugen : l'antagoniste principale, veut du pouvoir, séductrice, elle aime les décolletés plongeants et tue son père avec qui elle couche, par ailleurs.
• Sigrune Oren : vieille femme de mèche avec Theudeusinde, parce qu'elle veut du pouvoir.
• Vorgell : guerrière (ou lampadaire, je ne sais pas trop).
Les informations données dans ce petit tableau sont à peu près tout ce qui caractérisent ces femmes. Après l'assassinat de son père, Umbre Dewe s'associe à Stig pour découvrir ce qui se trame sur le Wegg. L'auteur nous fait croire que ce personnage fera partie intégrante du voyage, mais elle meurt avoir d'avoir proprement existé aux yeux du lecteur. le seul geste qu'on lui retiendra sera d'avoir confirmé l'empoisonnement de son père en jetant à un de ses chiens un rat qui avait goûté le plat toxique du défunt. Elle est décrite comme "pas spécialement jolie". On sait qu'elle veut se venger, mais elle n'a pas de passé, pas de personnalité. Son amitié à Stig n'en est pas une, puisqu'il ne la connaît pas et qu'ils s'allient plutôt par dépit qu'autre chose. Et c'est tout pour Umbre.
Dame Elaine, sa mère, est maîtresse du clan des Dewe et de mèche avec Theudeusinde et co, du moins, hors-livre. Son mari est tué parce qu'elle prévoyait, visiblement, de tout révéler. On n'en sait pas plus. Sa fille est tuée afin de la pousser à la folie et au suicide (c'était quand même largement parier sur par grand-chose mais comme les femmes sont prédisposées à la folie, j'imagine que ça suffit comme explication, non ?). Elle n'a pas de passé, pas de personnalité. Voilà pour Dame Elaine...
Gaid Lugen est la fille de Theudeusinde Lugen. Elle est décrite comme d'une grande beauté et Stig aussi bien que Johan, l'enfant du clan Oren (petit-fils de Dame Sigrune) qui rejoint leur petite enquête, tombent amoureux d'elle. Vous pensez que c'est cliché ? Tenez-vous bien... Gaid ne fait pas vraiment partie du clan jusqu'à ce qu'elle s'arrange pour s'y infiltrer afin de tuer sa charmante maman qui, on le découvre vers la fin, a décidé d'offrir la chair de sa fille à des esprits pour gagner de plus amples pouvoirs magiques (zzz). Dans une étrange et brève bataille magique entre mère et fille, Theudeusinde déshabille sa fille pour révéler son corps à moitié cramé et manquant de plusieurs parcelles de chairs laissant apparaître les os. La scène est assez graphique. Je ne suis pas certaine du potentiel de survie de quiconque a les fémurs à l'air (infections, tout ça ?), mais enfin, pourquoi pas. Après avoir été exposée et secouée nue dans les airs par l'horrible et méchante sorcière devant ses deux soupirants, Gaid décide que l'humiliation est insupportable et se jette dans le vide. Bye. Que retiendrons-nous de Gaid ? Qu'a-t-elle fait pour l'histoire ? Eh bien, pas grand-chose, à part être victime de l'amour de Johan : au courant de sa mort, après avoir vu tous les avenirs possibles de l'histoire, il décide de risquer la vie de la fille qu'il aime pour l'inciter à tomber amoureux de lui. C'est assez tordu comme explication : le clan de Johan a le pouvoir d'interroger le futur en ayant la possibilité d'entrevoir ce qui revient souvent comme "les fils", comprenons ceux du destin (j'y reviendrai). Selon Johan, il existait un fil en sa faveur, où Gaid le choisirait comme prétendant s'il prouvait sa valeur de guerrier, et patati. Son plan brillant était donc de lui porter secours. L'idée derrière cette ficelle grossière est que le choix des hommes (et là, je suis bien d'accord avec le choix du nom) est le seul qui décide de leur destin. La leçon à retenir est que la tragédie aurait pu être évitée si Johan avait fait un choix différent. C'est drôle : il semble ici plutôt que les femmes soient décidément destinées à souffrir de l'amour que les hommes leur portent. On n'est pas loin de la notion de "crime passionnel" à ce rythme-là. Les hommes aiment tellement les femmes qu'ils les tuent, n'est-ce pas ?
Anasie est la prophétesse du clan Feyren. C'est la seule dont le personnage est un tant soit peu développé via quelques flashbacks succincts concernant sa relation avec Stig. Après tout, c'est sa mère, l'auteur ne pouvait pas entièrement faire l'impasse. Mais son utilité à l'intrigue est somme toute assez relative. Elle répand ici et là la rumeur d'une tragédie à venir, déblatérant de grands et néfastes augures à faire trembler les morts. On apprend qu'à l'époque où elle n'était que simple femme, du nom de Geneva, elle a été empoisonnée par Theudeusinde et sa copine Sigrune pour nourrir l'animosité de son mari envers le dieu Urian, qui donc, dit-on, tisse tous les fils du destin. Ceci pour amener le maître du clan Feyren (le mari de Geneva, vous suivez ?) à comploter avec elles pour tuer le roi de leurs clans, qu'elles rendent responsables de la mort de sa pauvre épouse... Elle est tuée une deuxième fois après avoir partagé ses sombres visions de ruine.
Theudeusinde Lugen est une femme qui a peut-être la cinquantaine, qui aime le pouvoir et met les hommes dans son lit et... même son père, apparemment ? le texte les décrit comme des "amants" mais elle le tue trop vite pour qu'on comprenne quoi, comment, pourquoi. Qu'est-ce que c'est donc censé vouloir dire ? Qu'elle est décidément tordue ? C'est tout de même assez grossier, comme procédé... On ne sait donc pas qui est vraiment Theudeusinde, à part qu'elle est vraiment méchante, avide de pouvoir, et qu'elle se sert de ses charmes, BIEN QU'elle ne soit pas vraiment belle, insiste l'auteur. Même quand on est moches, on peut vendre son corps, après tout...
Dame Sigrune est une vieille femme qui veut aussi s'émanciper du dieu Urian et complote avec sa copine Theudeusinde pour se débarrasser du roi. Je n'ai vraiment rien d'autre à dire sur elle...
Vorgell est une guerrière qui ne fait rien d'autre que de limer son épée et, dans la seule scène qui lui donne plus de deux lignes de dialogue, à repousser les avances d'un homme qui propose de lui faire boire du vin pour la désinhiber. Je suis un peu amère à son sujet : l'auteur m'avait vendue ce personnage pour me convaincre de l'équilibre des sexes dans son histoire. Regardez, une femme guerrière ! Une femme qui se bat ! C'est bien, non ? Il est pas cassé là, ton cliché ? Sauf que... non. Vorgell ne se bat pas et ne prend absolument pas part à l'histoire. Elle est d'une telle inutilité que chaque mention du personnage me rappelait assez brutalement son existence. Elle ne sert que de faire-valoir à l'auteur. David Bry ne sait tellement pas quoi faire avec elle qu'il en fait la seule chose que les auteurs excellent à faire avec leurs personnages féminins : en faire l'objet de désir d'un homme. Il ne peut pas non plus s'empêcher de commenter sur son potentiel de sex-appeal, comme il le fait avec tous les personnages féminins, sans exception. Même quand elle est occupée à aiguiser son arme, David Bry ne peut s'empêcher de parler de "ses formes généreuses" (il est grand temps de bannir ce terme, de même que "ronde" et "pulpeuse", ces choses ne veulent plus rien dire). C'est franchement embarrassant, quand même.
Si je devais m'attarder sur les autres personnages, le constat serait le même, minus le sexisme : ils sont tous extrêmement creux et l'action se déroule principalement dans l'ombre. Les personnages principaux n'interviennent que très peu dans l'intrigue, qu'ils subissent au lieu de faire avancer. Pendant la première moitié du livre, il ne se passe rien, mais absolument rien. Les personnages parlent beaucoup entre eux pour ne donner aucune nouvelle information. Les maigres informations sont répétées, encore et encore, sur plus de 150 pages, de ce style :
"Qu'est-ce qui se passe ?"
"Je ne sais pas, mais je sais que le seigneur Dewe ne s'est pas étouffé, j'ai vu son expression, et j'ai aussi failli mourir par deux fois et le chien d'Umbre est mort après avoir mangé ce rat, sans oublier les augures d'Anasie."
"C'est curieux, oh, oui, c'est très curieux, tu penses que ça pourrait être qui ?"
"Tout ce que je sais, c'est que j'ai failli mourir par deux fois, qu'Umbre a donné ce rat à un de ses chiens et qu'il en est mort, il y a aussi les augures d'Anasie et je te dis que j'ai vu l'expression du seigneur Dewe, il n'avait pas l'air de s'étouffer, on l'a empoisonné, c'est sûr !"
"Mais enfin, ça n'a pas de sens, qui pourrait bien vouloir la mort de tous ces gens ?"
"Je n'en ai aucune idée, mais Umbre a donné ce rat à ses chiens..."
Vous avez compris. Les informations se découvrent par hasard, que ce soit grâce à des conversations qui tombent bien convenablement dans leur oreille (j'ai entendu machin dire) ou par des explications magiques vaseuses. C'est dommage, car ça retire au roman son propos sur le destin : les personnages n'ont aucune emprise sur les événements, ils n'y participent pas, ils en sont simplement victimes. L'importance de Stig, soulignée par les augures d'Anasie, est grossièrement exagérée. On veut l'éliminer, on le perçoit comme une menace, mais même lorsqu'il réchappe à la mort qui lui était assurée, il ne change pas la direction de la trame. le roi est tué, les méchants ont gagné. L'auteur désirait une tragédie shakespearienne. C'est sûr que, avec tous ces morts et ce pathos, on s'en approche. Mais en ôtant tout pouvoir d'action à ses personnages (à part Johan, l'amoureux des femmes), en ne leur donnant pas d'histoire ni de personnalité au-delà de quelques lignes, David Bry passe à côté de son propre propos : que nos vies dépendant de nos choix et de la façon dont tous ces choix impactent la vie des autres.
Trop occupé qu'ils sont à parloter et à philosopher sur le sens du destin, les personnages ne viennent jamais vraiment à la vie, leurs relations sont superficielles et ne reposent sur rien de durable. Une véritable tragédie s'ancre dans les raisons qui motivent les choix des personnages, et le moteur de ces choix ne s'exprime ici que par de vagues idées de l'amour et de la haine. En ce sens, l'histoire ressemble à un conte, comme le désirait l'auteur : elle est tout aussi creuse. On pourrait croire que le thème est trop ambitieux pour un one-shot mais l'échec est à attribuer à la qualité plutôt qu'à la quantité. Il y a trop de personnages, trop de lenteurs, trop de descriptions, pas assez de caractérisation et trop de facilités. Beaucoup de choses sont clairement là pour faire joli et rien d'autre, comme ce fameux "Un fil se brise. Un autre se renforce." qui apparaît presque dans chaque chapitre, comme s'il existait un sens terriblement profond caché là-dessous. Pourtant, la manoeuvre fonctionne : toutes les chroniques la mentionnent, comme le mantra d'une secte...
Par ailleurs, le roman est énormément encensé pour sa poésie. Mais l'émotion n'y est pas. La plupart du temps, l'auteur noie ses lecteurs sous des vagues de descriptions du paysage. Et que le soleil pointe ici, et que la neige tombe, et que les flocons...
"Les nuages, gris, ont repris possession du ciel : caché le soleil. D'innombrables flocons en descendent lentement, noient le plateau surélevé, la plaine, la Clairière tout entière dans une mer de brume et de silence où aucun autre mouvement, aucun autre son que la neige qui tombe ne semble vouloir ou pouvoir exister. de la fumée s'échappe des cheminées qui se dressent sur les toits des bâtisses du Wegg. Les panaches sombres s'élèvent en d'épaisses volutes, disparaissent sous l'effet de l'air glacé qui agite les bannières rectangulaires, carrées ou triangulaires brodées d'une main d'or, d'un oeil ouvert, d'une lune grise ou d'un ours à la gueule béante. Un peu plus loin, la salle des clans au foyer éteint s'est endormie. Elle seule semble s'être soumise à l'hiver, son toit de pierre recouvert d'un manteau plus épais à chaque instant."
Les personnages se lancent souvent dans des exercices du même style :
"Tout ce à quoi je n'aurais peut-être jamais prêté attention si je n'avais pas été atteint de cette infirmité. J'ai découvert les légendes de la Clairière, la magie qui souffle sur les rivières, sur les forêts, dans le vent du matin ou le cri d'un hibou."
Certes, c'est joli, mais ce n'est que ça. Il n'y a pas d'atmosphère, David Bry ne prend pas de risques, il ne s'essaie pas à des images inédites, se cantonnant à des descriptions génériques détachées de l'émotionnel. Elles sont soignées sur la forme, mais c'est le minimum syndical qu'on attend d'un auteur, tout de même. Les nuages cachent le soleil ? Les toits sont recouverts d'un manteau de neige ? La belle affaire. Tous les écrivains savent écrire ces choses. C'est en osant de nouvelles choses qu'un artiste se démarque. David Bry s'entête à décrire les saisons, les vêtements et les victuailles des banquets comme si cela apportait de la richesse à son écriture. Mais Gaid a souvent le sourire doux, le visage doux, l'expression douce, la voix douce. Elle "rougit" et "s'émerveille", elle a une "beauté fragile". Quand les personnages sont mal lunés, ils ont les traits "durs". Allons bon ! Quand Bry s'essaie à quelque chose de plus personnel, ce n'est pas tellement réussi :
"C'est un endroit empli de couleurs que nous ne connaissons pas ici : les tristes et les pâles, celles d'une profondeur insoupçonnée au premier regard comme au second, les chaleureuses et les tourbillonnantes, les tourmentées, les calmes, les insensées."
La maladresse stylistique enlève souvent énormément à l'intention poétique, tant dans la narration que dans les dialogues qui font souvent carton-pâte, non seulement parce qu'ils sont sentencieux mais aussi parce que l'auteur a tellement besoin de donner des informations qu'elles sortent de la bouche de ses personnages de manière totalement impromptue.
Je m'arrête là. Que passe l'hiver ne fait que dans le paraître. Contrairement à ce qu'en disent les blogueurs, son propos sur le destin (des hommes) est vu et revu, ses personnages sont des clichés romanesques et l'écriture, si elle est décente, n'a rien à offrir à l'art. le genre de la fantasy n'y gagne pas non plus : la magie est floue, incompréhensible. Et, comme toujours lorsqu'on a affaire à du pseudo-médiéval, les personnages féminins sont catastrophiques. Quand, lors de notre rencontre, je lui ai fait part de mes doutes sur le progrès de la représentation des femmes dans la littérature, Monsieur Bry s'est montré sceptique. J'ai tout de suite compris ce qui m'attendait.
J'ai quand même été déçue.
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Dionysos89
  23 septembre 2019
Certaines découvertes ne se font qu'une fois le passage en format poche effectué : Que passe l'hiver, de David Bry, est d'abord sorti chez les éditions de l'Homme Sans Nom (HSN), mais c'est par sa version Pocket, grâce à l'envoi par Charlotte Volper, nouvelle directrice du pôle Imaginaire de Fleuve Éditions (merci à elle !), que j'ai pu en faire la découverte.
Lutte de clans au fin fond de l'hiver
Que passe l'hiver est un roman montrant les tensions qui surviennent lors d'une cérémonie rituelle. La société que nous narre David Bry est divisée en quatre clans, chacun avec un territoire limité mais surtout avec un pouvoir particulier : le clan des Feyren possède la faculté de se transformer en n'importe quelle créature ; les Dewe ont la capacité à marcher entre le Voile et le monde des humains ; les Oren peuvent s'approcher du cratère de la Montagne du Destin pour sentir frémir au bout de leurs doigts les fils du destin et ainsi voir toutes les possibilités du temps ; et les Lugen, enfin, peuvent parler aux esprits. Tous descendent des Ordrains, les gardiens du Wegg où se déroule l'histoire et dont le chef est le roi de l'hiver, maître des hommes et de la Clairière, qui arbore sur son crâne de beaux et puissants bois de cerfs. C'est du clan des Feyren que vient Stig, jeune homme au pied bot, héros qui découvre cette réunion ancestrale entre les clans. Il se pose beaucoup (beaucoup) de questions, notamment quand débute sa petite enquête personnelle sur ce qui lui semble être une mort intentionnelle.
Sur un rythme polar
Ainsi, le jeune Stig se lance dans une enquête sur la mort de Conrad, le chef du clan des Dewe : Stig commence à émettre des soupçons sur la nature de ce décès et il est rejoint en cela par la fille du défunt, Umbre Dewe. Son récit est rythmé par la maxime « Un fil du destin se brise, un autre se renforce. ». En effet, à chaque décision, se ferment certains chemins, mais d'autres se solidifient. Dommage toutefois que le lecteur ne puisse, en fait, rien tenter de deviner : quels fils semblent importants ? aucun indice n'est concrètement donné pour se faire sa propre aventure, sa propre enquête. Pour le reste, il n'y a peut-être beaucoup de matière en ce qui concerne des étapes de transition dans l'enquête, par contre il y a une progression certaine dans la tension apportée au récit : Stig débute en simple innocent, naïf face à l'inconnu mais lucide sur ses maigres possibilités ; puis, il acquiert un certain nombre de certitudes à force de désillusions malheureuses. Cette montée crescendo amène forcément le lecteur à attendre une fin digne de ce nom qui répondra à tous les enjeux de façon inattendue, le contrat est en bonne partie rempli. Restent quelques détails sur la facilité à se débarrasser de certains personnages ou de mettre en scène la psychologie de certains autres.
Une nette inspiration nordique
Avec ce roman, David Bry nous emmène, et c'est là le plus intéressant, à l'assaut de la mythologie scandinave classique, mais sans l'aborder par son aspect habituel souvent lié à la guerre et l'organisation du monde. Ici, il s'agit plutôt du rapport à la nature et du lien entre les humains et les forces de la terre. Ainsi, la mythologie majoritairement nordique est mise à contribution et on retrouve un certain Urian à sa tête, un dieu sombre et mystérieux qui s'est retiré dans ses Cavernes, le monde souterrain, attendant de réceptionner des âmes prêtes à ne plus ressusciter. Des prophétesses accompagnent chaque clan et des créatures fantastiques rôdent dans la forêt et hantent les cavernes ; le bestiaire est complètement par le clan des Feyren qui, comme déjà précisé, le pouvoir de se transformer en animal. Dès que l'enquête se lance, l'usage plus ou moins restreint par l'autorité d'une magie de plus en plus forte pose évidemment question au narrateur. Celle-ci peut-elle être utilisée pour dépasser le cadre du monde qui leur est octroyé ou bien doit-elle rester dans un cadre consensuel ? Plusieurs personnages sont des petits Thor et des petits Loki en puissance, se répandant plusieurs fois en vengeances et en coups de sang, d'autant que pour certains l'abus d'alcool ne favorise pas la fraternisation entre clans.
En conclusion, Que passe l'hiver possède des qualités, notamment cette ambiance entre grand froid, bestiaire nordique et huis clos inquiétant qui fonctionne bien, ainsi que plusieurs points à améliorer, mais dans son sujet comme dans son propos, l'ensemble est assez frais.
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Stelphique
  25 juin 2019
Ce que j'ai ressenti:

▪️Des fils et des flocons par milliers…
Que passe l'hiver mais que reste le charmant souvenir de cette histoire, une fois la féerie rencontrée au pied de la montagne du Wegg… Quel roman mais quel roman! Tout un univers de blanc et de magie qui prend vie en tournant les pages, et que de tragédies dans la pureté de ce paysage! C'est un roman Fantasy enchanteur et mystérieux qui tisse son intrigue au coeur de la fête du Solstice d'hiver, quand les flocons tombent tellement drus, que la force des traditions et des contes oraux prennent enfin tout leurs sens. Des liens et des destins qui s'entrelacent au coeur de la Clairière. Des fils d'amour, d'amitié mais aussi de haine et de pouvoir féroce qui prennent leurs origines dans un lieu secret. Des Clans réunis pour perpétuer les souvenirs et les promesses d'engagements. Stig Feyren assiste à sa première cérémonie et se réjouit déjà de mêler son fil de destin à son clan, si tordu soit-il…Mais il ne se doutait pas que c'est lui, le coeur du noeud, et d'un battement d'ailes, il nous fera voyager dans cette communauté étrange et lointaine…
"-Tout est dans le coeur des hommes, Stig, le pire comme le meilleur."
▪️Des fils et des ailes déployées…
David Bry nous entraîne dans une histoire envoûtante au milieu de clans aux pouvoirs magiques, avec des croyances et prophéties d'un autre temps. Des êtres capables de se transformer, de disparaître, de passer au travers des frontières, de deviner les futurs. Et le temps Que passe l'hiver, je me suis laissée allée avec plaisir dans cet environnement glacé. J'aurai aimé voler juste à côté du corbeau et de l'aigle, caresser le roi-cerf, me mesurer à la force de l'ours, me perdre dans les yeux des prophétesses…La magie d'un conte tient à celui qui le raconte. Et David Bry le fait avec tant de passion et d'enchantement, que ce moment de lecture a quelque chose de merveilleux. On part à l'aventure, et on y croit parce que l'atmosphère est là, givrée et teintée de danger, lumineuse autant que sombre. J'ai adoré son héros, Stig. Attendrissant, en transition vers son destin d'adulte, c'est un personnage très réussi, avec ses doutes et son idéalisme. Je me suis prise aux jeux de cette symbolique de fils qui viennent se mêler autour de ces augures néfastes et c'était juste fascinant, à vous en faire pulser vos points cardinaux…
"-Et que certains d'entre nous devront sans doute disparaître, avant que passe l'hiver."
▪️Des fils et des vers sublimes…
Et s'il ne faudrait ne retenir qu'une chose, c'est la poésie qui surgit de ses pages. La poésie qui s'impose entre les strates de pouvoirs, celle qui resplendit de beauté dans les paysages réinventés, celle qui dynamise un héros dans son complexe d'infériorité…La poésie, qui commence chaque nouveau chapitre, qui fait le lien entre tous ses multiples personnages et leurs destins. La poésie comme fil tenu qui tient toute une histoire, grâce à son pouvoir élévateur. Il est peut être temps maintenant pour vous d'allez découvrir cette folle histoire d'un jeune poète au pied bot, et n'attendez pas Que passe l'hiver pour vous laisser charmer par les festivités de ce solstice…Une très belle découverte et une ambiance que je ne suis pas prête d'oublier…

Les rêves ne meurent jamais
Seuls, emportent avec eux
Les coeurs et les âmes;
N'y laissent que des larmes.


Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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Tatooa
  23 décembre 2019
A dire vrai, je ne sais trop que penser de ce bouquin. Et je n'aurais pas du le lire maintenant, c'est mal tombé, car il est un peu trop sombre pour mon humeur du moment, j'ai besoin de plus de légèreté.
Comme à mon habitude, je n'ai pas relu le 4ème de couverture, mais l'aurais-je relu, je n'aurais sans doute pas été plus avancée...
Les points positifs : une belle écriture, quoi qu'un brin répétitive par moments (d'une page à l'autre, l'auteur répète des choses, ça fait vraiment bizarre, à chaque fois je me suis demandé pourquoi), mais ça reste agréable à lire.
Le personnage de Stig, personnage principal, est assez bien caractérisé, quoi qu'un brin naïf, mais bon, c'est du livre jeunesse, alors je ne vais pas trop chipoter.
L'ambiance hivernale et froide est particulièrement bien décrite.
L'intrigue est plutôt bien tissée, au vu des différents pouvoirs des 4 familles...
Les points négatifs : Les répétitions, justement. Les descriptions de Stig se transformant en corbeau, on a bien compris à la première, il était inutile de tout répéter à chaque fois, par exemple, c'est maladroit...
Les autres personnages sont pales, sans consistance, à part peut-être Ewald, et encore. Mais bon, comme au dessus, c'est un livre jeunesse, alors on peut aussi passer par dessus cela.
Trop de morts... Je sais que c'est à la mode, mais franchement, certaines d'entre elles sont inutiles, elles ne servent justement que la mode, et c'est dommage... La tragédie a des limites au delà desquelles elle devient ridicule...
Certaines petites incohérences liées aux pouvoirs des familles, aussi. Je ne vais pas spoiler (certains avis (celui de Kurukka, pour n'en citer qu'un) se font une joie de tout révéler de l'intrigue, manifestement, surtout ne les lisez pas si vous voulez lire ce bouquin !), mais bon, ça m'a fait tiquer, de même que le fait que les rouages du cerveau de Stig mettent des plombes à se mettre en marche, à la fin du livre...
Certains combats sont peu clairs et pas géniaux, et leur longueur amplifie le malaise (le combat d'Ewald à la fin, ouille, celui de Stig et Johan à la fin, ouille)... Il vaut mieux ne pas décrire les choses si on n'est pas à l'aise avec...
Sur le fond, également, l'absence d'analyse des conséquences et retombées des actes des uns et des autres est assez gênante, de mon point de vue. Certes c'est sympa d'écrire sur certains thèmes (tuons nos pères et nos dieux, c'est ça la modernité, puisque ceux-ci nous laissent notre libre arbitre, youpi... Mdr !), mais s'il n'y a pas la description des suites, on finit avec un goût de "tout ça pour ça..." assez désagréable. Deux ou trois chapitres de plus n'auraient pas été de trop, mais au moins, un épilogue de quelques pages, pour apporter une conclusion un peu plus digne de ce nom, ça aurait été un peu mieux, déjà, que cette fin abrupte.
Bref, je suis assez mitigée, je ne vais pas mettre une mauvaise note, il ne le mérite pas, mais il ne mérite pas non plus un 5/5. C'est agréable à lire, cela se défend pas mal, mais ça aurait pu être mieux...
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Saiwhisper
  05 mars 2019
Voici un titre dont j'attendais beaucoup, notamment en raison du fil d'actualité du salon des Imaginales ! David Bry a apparemment été élu coup de coeur des Imaginales 2019, une distinction permettant de mettre en avant un écrivain de langue française dont les oeuvres sont déjà saluées par les critiques et la blogosphère. Or, j'avais déjà repéré « Que passe l'hiver » dont la couverture m'intriguait. le hasard a également voulu que Les fantasy d'Amanda vient juste de lire ce titre et a posté une belle critique enthousiaste ! J'ai donc mis la barre très haut, espérant être aussi conquise que la majorité… Hélas, j'ai eu du mal à rentrer dans le récit et, surtout, je ne me suis attachée à aucun personnage, ce qui a fortement joué sur mon plaisir de lecture… Je ressors partagée, voire déçue.
L'ouvrage avait pourtant de très bons atouts sous ses pages, notamment son univers nordique. L'atmosphère est tellement dépaysante ! J'ai beaucoup aimé découvrir une nouvelle culture et d'autres croyances comme l'idée de fils des âmes menant à plusieurs destinées. Les protagonistes sont également divisés en plusieurs clans possédant chacun un pouvoir qui leur est propre, ce qui m'a captivée. Celui de Stig, le héros, a par exemple la capacité de se changer en animal. Pour le jeune homme né pied bot et rejeté pour son handicap, ce don est une chance. Pouvant devenir corbeau à loisir, il se sent heureux lorsqu'il survole les montagnes et se laisse porter par le vent en savourant la liberté. Il n'y a que dans les airs que sa jambe boiteuse est oubliée… Malheureusement pour lui, de nombreuses choses vont arriver sur la terre ferme durant le solstice d'hiver, notamment un complot sacrément bien ficelé que l'on va suivre progressivement. L'auteur a souvent su me surprendre, n'hésitant pas à sacrifier de nombreux individus, parfois même ceux qui titillaient le plus ma curiosité ! Attendez-vous à être régulièrement étonné(e) par les différents rebondissements.
La plume de David Bry est vraiment féerique : il emploie un vocabulaire riche et travaillé, tandis que ses phrases dégagent beaucoup de poésie. Il a un style très intéressant. Honnêtement, c'est l'une des rares belles plumes que j'ai pu croiser jusqu'à aujourd'hui en matière de fantasy… Et c'est ce qui me fait vraiment regretter le fait que je n'ai pas réussi à plonger dans cette aventure. le début m'a d'abord effrayée avec son listing de personnages : ce n'est pas moins d'une cinquantaine de noms qui ont défilé ! (Oui, j'ai compté…) J'ai donc pris peur, car la mise en place de l'intrigue a été lente mais progressive et les protagonistes nombreux dès les premières pages… Pour moi, cela faisait beaucoup d'un coup. Un début long ne me dérange pas s'il permet de creuser la personnalité de cinq ou six personnages (grand maximum) et de poser les bases de l'univers. Néanmoins, il y a plus que six noms à retenir et il est important de comprendre le rôle ainsi que le pouvoir de chacun. Je regrette également la place des Femmes dans le récit : elles ont un rôle intéressant, mais peu développé à mon goût, ou ont une apparition très courte… On est plus sur une guerre des clans composés d'Hommes. Enfin, le dénouement m'a également laissé un sentiment mitigé. Je ne m'attendais pas à cela et aurais souhaité un ou deux chapitres supplémentaires. Il y a encore trop de zones d'ombre à mettre en lumière…
Lien : https://lespagesquitournent...
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critiques presse (1)
Elbakin.net   21 mars 2018
Le drame se déploie, à l’échelle d’une famille, d’un clan, d’un monde. La tension grimpe au fur et à mesure que les pages se tournent, et on se laisse emporter, comme un flocon de neige dans la tourmente.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   18 mai 2020
Tu ne savais peut-être pas que nous avons, nous, fils et filles d’Urian, l’ensemble de ces pouvoirs dans leur complétude. Plus que quiconque, nous pouvons nous approcher du cratère de la Montagne du Destin ; nous marchons avec la nuit, parlons aux esprits, et avons la faculté de prendre la forme de n’importe quelle créature de la Clairière.
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Dionysos89Dionysos89   12 juillet 2019
Que passe l’hiver sur la Clairière
Aux étranges trouées sombres,
`la magie puissante et aux mystères sans fin,
Aux dieux, aux hommes si cruels,

Que passe l’hiver sur un roi
Mi-dieu mi-homme, au destin funeste ;
Sur celui qui devina la mort de ses terres,
Ne put s’y résoudre.

Que passe l’hiver, oui.
Mais qu’en restent les souvenirs.
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CotonCoton   12 avril 2017
Que passe l'hiver sur la Clairière
Aux étranges trouées sombres,
À la magie puissante et aux mystères sans fin,
Aux dieux, aux hommes si cruels.

Que passe l'hiver sur un roi
Mi-dieu mi-homme, au destin funeste ;
Sur celui qui devina la mort de ses terres,
Ne put s’y résoudre.

Que passe l’hiver, oui.
Mais qu’en restent les souvenirs.
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StelphiqueStelphique   25 juin 2019
Les rêves ne meurent jamais
Seuls, emportent avec eux
Les cœurs et les âmes;
N'y laissent que des larmes.
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FungiLuminiFungiLumini   01 mai 2018
Rassure-toi. Il n’est jamais trop tard. Jamais. Ce qui ne se répare pas se recrée. Ce qui est brisé s’invente à nouveau. La vie, Stig, possède des ressources infinies. Malgré tout.
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Videos de David Bry (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Bry
David Bry, le coup de coeur des Imaginales en 2019, a accepté de répondre à nos questions depuis son magnifique jardin. Il nous parle de son dernier roman en date ("Le Garçon et la ville qui ne souriait plus", publié par les éditions Lynks), de ses nombreux ouvrages en cours d'écriture, de ses coups de coeur littéraires du moment, de ses belles rencontres pendant les festivals et des Imaginales !
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