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EAN : 9782354087401
291 pages
Mnémos (22/08/2019)
3.56/5   70 notes
Résumé :
XIX e siècle. Bertrand Lacejambe est un célèbre botaniste dont la particularité est de manger des fleurs, une bizarrerie culinaire qui lui vaut de de changer de couleur de cheveux au rythme de ses humeurs. Accompagné de son fidèle ami Fenby, elficologue amateur, il va braver les dangers pour démasquer un tueur dont le rituel consiste à tapisser le ventre des cadavres avec des fleurs au parfum entêtant.Sur leur route, ils sont entraînés dans une bien curieuse mélodie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
3,56

sur 70 notes

boudicca
  19 novembre 2020
Les quatre mousquetaires de la fantasy. Voilà le surnom utilisé par certains pour désigner quatre jeunes auteurs français jugés particulièrement prometteurs dans les années 1990 : Mathieu Gaborit, Fabrice Colin, Laurent Kloetzer, et Sabrina Calvo dont « Délius » est le tout premier roman. Initialement paru en 1997, le texte fait l'objet en cette rentrée 2019 d'une nouvelle publication dans un superbe écrin (la couverture est signée Cindy Canévet) : l'occasion de (re)découvrir cet ouvrage malheureusement un peu tombé dans l'oubli. L'autrice y met en scène un duo de personnages truculents en la personne de Bertrand Lacejambe, botaniste de génie résidant à Marseille, et son ami Fenby, anglais exilé en France et profondément marqué par sa rencontre il y a plusieurs années avec ce qu'il pense être des créatures féeriques. Tous deux voient leur quotidien perturbé lorsqu'une troupe pour le moins hétéroclite débarque un jour dans leur demeure afin de leur confier une enquête pour le moins intrigante. En effet, voilà plusieurs semaine qu'un assassin sème les cadavres un peu partout dans le monde sans que les enquêteurs ne soient en mesure de définir ni le profil de l'homme, ni son mobile, ni la façon dont il procède. Ne voyant guère de rapport avec leur corps de métier, nos deux compères sont sur le point de refuser avant que la curiosité de Lacejambe ne soit titillée par un détail surprenant : les visages des victimes expriment tous une profonde béatitude et leur corps est intégralement recouvert de fleurs. Il n'en fallait pas plus au botaniste pour abandonner séance tenante toutes ses activités et se lancer à corps perdu dans cette enquête dont il pourrait bien regretter de s'être mêlé.
Le texte est d'une grande sensibilité et fait référence à de nombreux artistes dont l'autrice s'inspire et auxquels elle rend plus ou moins explicitement hommage. La musique occupe ainsi une place centrale dans le roman, surplombé par deux figures majeures des XIXe et XXe siècle : la musicienne et compositrice Kate Bush et Frederick Delius, compositeur anglais qui à l'honneur de figurer au nombre des personnages du roman. La poésie occupe aussi une place essentielle : quelques poèmes de P. D. Finn sont reproduits et servent de fil conducteur au récit qui, sous la plume de Sabrina Calvo, développe sa propre poésie. Toujours dans le domaine littéraire, difficile également de passer à côté des références à deux personnages emblématiques de la littérature anglaise. Que ce soit par leur physique ou par leur attitude, nos deux héros ont en effet des allures très reconnaissables de Sherlock Holmes et John Watson : le premier est un génie dans son domaine mais s'avère complètement farfelu, le second est terre-à-terre et plus doué pour les interactions sociales. le clin d'oeil ne se limite d'ailleurs pas qu'à une simple ressemblance puisque la petite troupe responsable de l'affaire fait à plusieurs reprises nommément référence au célèbre détective qui semble être considéré par certains comme un personnage bien réel (ce que d'autres réfutent absolument). Il est aussi amusant de constater qu'Arthur Conan Doyle figure lui aussi parmi les personnages du roman, l'autrice utilisant habilement certains pans de sa biographie pour les faire coïncider à son histoire (sa fascination pour le spiritisme, notamment). Toutes ces références participent à donner au roman une ambiance très particulière dont on comprend sans mal pourquoi elle a séduit tant de lecteurs lors de sa première parution.
En dépit de l'indéniable poésie qui se dégage du texte, le roman reste tout de même très particulier. Ne vous attendez pas à une enquête ou un récit conventionnel, vous serez déçu ! L'autrice fait en effet régulièrement le pari de l'absurde et s'amuse à faire perdre aux lecteurs et aux personnages tous leurs repères, enchaînant les situations plus burlesques les unes que les autres (c'est un aspect qui m'avait aussi gêné dans « Arcadia » de Fabrice Colin, un roman qui présente des similitudes avec celui de Calvo). Certaines scènes ou dialogues paraissent ainsi complètement surréalistes, au point qu'on a souvent l'impression (notamment dans la seconde partie) de se retrouver dans un univers à la « Alice au pays des merveilles », avec une multitude de personnages bizarres et des situations complètement absurdes. C'est amusant parfois, déroutant souvent, en tout cas ça ne laisse pas indifférent. Si certains pans de l'intrigue m'ont laissée dubitative, plusieurs trouvailles sont en revanche franchement originales. L'autrice n'hésite pas, par exemple, à se livrer à des tours de passe-passe narratifs très astucieux qui donnent un charme supplémentaire au roman (pour changer de point de vue entre plusieurs personnages, notamment, ou en entretenant volontairement le flou autour de la manière dont l'assassin tue ses victimes). Les personnages et l'univers souffrent quant à eux des mêmes problèmes que l'intrigue et peuvent rebuter par leur bizarrerie et leur manie d'aller à l'encontre de toute logique.
« Délius » est un roman très particulier et, si l'aspect burlesque du récit en déconcertera plus d'un, la poésie qui s'en dégage ne laisse pas indifférent. A noter que l'autrice a écris un autre roman mettant de nouveau en scène le duo Lacejambe/Fenby (« La nuit des labyrinthes ») qui devrait également faire l'objet d'une republication.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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LaGeekosophe
  25 novembre 2021
Ce roman a été écrit dans les années 90 et c'est toujours un plaisir de voir des rééditions de livres plus anciens. Surtout que l'écrin de Délius, une chanson d'été est remarquablement belle et poétique. Sabrina Calvo nous entraîne dans une enquête entre meurtres curieux, fleurs et féérie. Qu'en ai-je pensé ?
L'autrice choisit de mettre en scène un duo pastiche de Sherlock Holmes et Charles Watson. Lacejambe, le français botaniste aux cheveux qui changent de couleur, et Fenby, elficologue gentleman anglais, forment un duo atypique et plein de charme. Les dialogues sont ciselés et offrent de beaux moments d'échanges entre les deux. J'ai beaucoup aimé la personnalité de Fenby, très humain et empathique dans sa manière d'aborder les choses, là où Lacejambe est beaucoup plus cérébral et excentrique dans son approche. On se demande qui est Watson et Holmes, pas vrai ? Les personnages secondaires sont aussi attachants et bien écrits.
Le roman se veut très onirique, ce qui confère à la lecture une sensation très étrange d'irréalité et de poésie. La plume est très belle, emprunte d'une vraie personnalité, qui s'exprime à travers différents formats, lettre, articles, narration traditionnelle… L'autrice construit un univers très originale grâce à sa plume atypique. Elle joue également beaucoup avec des thèmes qui prêtent à la création et à rêverie. La féérie, présente mais discrète, représente très bien cet aspect. Notamment car elles voyagent à travers les rêves, des artistes en particulier.
Tout au long du récit, Sabrina Calvo dresse de nombreux parallèles avec les notions de créativité et d'art. C'est notamment visible à travers de multiples références. Il y a des personnages réels qui font leur apparition. Ils viennent aussi bien du monde de la musique, comme Frédérick Délius. le monde littéraire, comme Arthur Conan Doyle. Une grande partie du mystère aussi bien sur la fameuse chanson d'été du titre que sur les poésies. Il y ainsi plusieurs scènes de bal qui animent le récit.
Il est également fait référence à un Diadème. Curieux élément, très cryptique, qui hante les rêves des artistes et s'y épanouit comme une fleur vénéneuse. Je pense qu'il s'agit d'une image de la folie créative qui anime les artistes, oscillant entre génie et démence. Mais cet aspect est resté très énigmatique, peut-être même un petit peu trop, ce qui nuit à certaines parties du roman.
Le dernier paragraphe vous laisse un court indice sur ce qui m'a déplu dans le livre. J'ai en effet eu parfois beaucoup de mal à rentrer pleinement dans l'histoire. C'est tout simplement car le scénario est parfois un peu confus. En effet, on alterne entre enquête, absurde et poésie. Des genres qui ne font pas bon ménage. Ceci pour la simple raison que le côté policier nécessite de suivre une certaine logique, logique qui est souvent réfutée par le roman.
Du coup, l'enquête fait des bonds de manière mystérieuse. On passe d'une scène à une autre sans lien scénaristique apparaissant. Il y a, il me semble, des deux ex machina. En somme, ne partez pas sur l'idée que vous allez découvrir une enquête traditionnelle à la sauce fantasy. J'ai même trouvé que les meurtres devenaient quasiment accessoires. Mais pensez plutôt que vous partez plutôt sur une histoire originale peuplée de personnages truculents dans une ambiance onirique.
J'ai du mal à dire si j'ai aimé ce roman ou si j'ai eu du mal à accrocher. Un peu des deux j'imagine. Je trouve la plume très belle, poétique et très immersive, avec une vraie recherche et une vraie singularité. Les personnages sont délicieusement excentriques, ce qui donne naissance à des scènes cocasses et des échanges qui ne manquent pas de piment. Cependant, à trop vouloir donner cette atmosphère énigmatique, j'ai trouvé que le tout manquait de cohérence, de liant. Les scènes s'enchaînent sans qu'il semble qu'il y ait de cause à effet, avec des symboles cryptiques qui laisseront les plus cartésiens d'entre vous sur le carreau.

Lien : https://lageekosophe.com/202..
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ileane
  15 novembre 2015
Le résumé de ce roman pourrait ressembler à une blague : un tueur en série, un botaniste, des fées et Arthur Conan Doyle entrent dans un bar… Personnellement, c'était plutôt pour m'attirer, et je peux dire que je n'ai pas été déçue, bien au contraire.
J'ai découvert l'existence de ce livre grâce à la bibliographie sur le steampunk réalisée par la bibliothèque Reiner Maria Rilke de Paris (rendons à César ce qui est à César, je vous encourage d'autant plus à consulter cette bibliographie sur le genre vous intéresse : http://b14-sigbermes.apps.paris.fr/userfiles/file/Bibliographies/steampunk/steampunk.html#6). Je l'avais mis sur ma liste de lecture, et n'ai fini par m'y mettre qu'un an après. J'avais alors complètement oublié de quoi il s'agissait, et j'ai été assez surprise de me retrouver avec un roman à la couverture que je trouvais plutôt peu engageante, et à la police d'écriture minuscule (dans la première édition chez Mnémos, il a ensuite été réédité chez J'ai lu). Bon, jusque-là ce n'était guère prometteur. Puis j'ai commencé à lire, et là, oubliées la couverture et l'écriture, j'ai été happée par cette histoire policière loufoque, atypique et féérique (littéralement).
On croise dans ce roman toute une série de personnages, du compositeur Délius au botaniste marseillais Lacejambe, en passant par Arthur Conan Doyle et le tueur en série autour duquel tourne l'intrigue. En effet, un jeune homme triste assassine et garnit les corps de ses victimes de fleurs. On fait donc appel à Lacejambe, botaniste excentrique, pour retrouver le coupable. Chaque personnage suit alors son chemin dans cet univers étrange, onirique, beau et effroyable que construit David Calvo.
Il y avait longtemps que je ne m'étais pas délectée autant d'une lecture, prise par surprise et entraînée dans cette aventure, je ne lâchai le livre qu'à contrecoeur. Je ne saurais trop vous conseiller de sauter le pas et de vous laisser tenter par ce voyage, vous laisser guider par la prose de David Calvo.

Je viens de découvrir qu'il existe une suite, je compte bien me jeter dessus rapidement !
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TheBohemianWriter
  10 octobre 2019
Amis lecteurs, un petit conseil avant que vous ne débutiez la lecture de "Délius, une chanson d'été" : munissez-vous d'un gigantesque filet à papillons, tapissez-vous derrière un rocher qui vous servira de poste d'observation sur la vaste plaine de votre esprit, et attendez que votre esprit cartésien et votre logique passent près de vous. Soyez vifs et capturez-les avant de les enfermer dans une boîte confortable que vous n'ouvrirez seulement la dernière page tournée. Puis installez-vous confortablement et laissez-vous entraîner dans l'univers rock victorien et déjanté du roman de Sabrina Calvo.
Classer "Delius, une chanson d'été" dans un style littéraire bien précis me paraît tâche impossible. En voici un résumé. Dans un univers victorien où les hommes sont hantés à leur insu par une entité destructrice et où la féerie a dû se lier à leur seul imaginaire pour survivre, surviennent des crimes odieux des deux côtés de l'Atlantique. Des corps sont retrouvés, hommes, femmes, enfants, le visage béat et le ventre rempli de fleurs. le Fleuriste, ainsi est son nom, laisse les forces de l'ordre perplexes et désemparées, à tel point qu'en Angleterre on en vient à demander l'aide de Sherlock Holmes ! C'est finalement un français, Bertrand Lacejambe, botaniste de son état, et son fidèle acolyte B. Fenby, qui vont se lancer sur les traces de ce tueur poétique. Mais ils sont loin d'imaginer jusqu'où leur quête les entraînera...
J'avoue avoir eu de prime abord quelques difficultés à entrer dans ce récit loufoque et mystique (je soupçonne mon esprit logique d'avoir dissimulé quelques-uns de ses rejetons dans des cachettes inaccessibles pour ma taille). "Délius, une chanson d'été" débute comme un thriller, mais bien vite l'on verse plutôt vers le conte fantastique, peuplé de personnages étranges, inquiétants mais aussi beaux et sensibles. La poésie se mêle à la musique, la botanique au combat contre des monstres, et l'humour so british aux velléités énigmatiques d'un tueur en série qui se donne le masque d'un sauveur.
Un roman à part, donc, qui mériterait sûrement une seconde lecture maintenant que mon esprit s'est habitué à son étrangeté, afin de mieux apprécier l'écriture déliée et les chausse-trappes constants de Sabrina Calvo, qui donnent à ce récit une touche unique et, avec le recul, brillantissime.
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Strega
  29 octobre 2019
Un mystérieux tueur, que la presse surnomme le fleuriste, abandonne sur son passage des cadavres et des fleurs. Une bande de bras cassés est à ses trousses, cependant, malgré toute la bonne volonté de ces gens, aucune piste valable ne se révèle. Ces fleurs inconnues que laisse le meurtrier les poussent à consulter un botaniste, l'excentrique Lacejambe qui saura peut-être démêler cette affaire.
Étrange roman que celui-ci. Délius, une chanson d'été est une histoire de fées, de musique et de meurtres... Ici, un botaniste est détective, un enfant possède une science féerique qui fait défaut à tous les autres et un assassin poursuit une quête obscure. Dans ce polar onirique, on se balade comme entre deux songes, à la lisière de la folie et de l'absurde. le Merveilleux imprègne le récit. Un élan emporte le lecteur de scène en scène et la narration semble hachée au début alors que toutes ces pistes se télescopent. Des événements que l'on ne peut pas tout de suite relier, mais que l'on devine interdépendants, se succèdent et le récit nous ramène à chaque piste, chaque personnage, de plus en plus rapidement jusqu'à ce que tout s'éclaire et que les intrigues se rejoignent. le roman forme en fait une spirale qui entraîne le lecteur en lui donnant l'impression de l'égarer, alors qu'il acquiert une conscience de plus en plus aiguë de là où l'on veut le conduire.
Pour faire une comparaison qui siérait à Lacejambe, ce roman tient plus du jardin à l'anglaise que de la forme française ordonnée et géométrique. On s'y perd volontiers, on découvre des secrets dans des recoins faussement laissés au hasard. Il est une expérience synesthésique où les sens se mélangent, on voit la musique, on sent les couleurs…
On est submergé par le nombre de personnages, entre autres un botaniste qui entend les fleurs, un compositeur qui voit les notes, un elficologue qui mélange rêve et réalité, le tueur et les gens qui le poursuivent, une jeune aristocrate à l'esprit acéré et même Arthur Conan Doyle. Fous, intrigants, lourdauds ou brillants et débonnaires ces personnages, qu'ils soient là tout du long ou fassent juste une apparition remarquée, volent en tous sens, comme attirés par une lumière dont on ne perçoit pas l'origine.
Lacejambe et Fenby, avatars de Sherlock et Watson sont deux personnages très intéressants. L'un obsédé par les plantes, l'autre par les fées, vous verrez qu'ils se sont bien trouvés et que leurs intérêts personnels ont plus en commun qu'il n'y paraît. Ils forment un duo attachant, la douceur de l'un contrebalance l'égocentrisme de l'autre. le tueur, lui aussi, est un personnage fascinant, perdu, désespéré. On se surprend à tenter de le comprendre.
J'ai également apprécié les quelques apparitions de Doyle, qui ne sait pas qu'il est lié, même de loin, à un écho de son oeuvre, de ce personnage qui a fait sa renommée mais qu'il déteste pourtant. Bien que présent par touches légères, l'écrivain a une grande importance dans ce roman.
Lire ce livre a été une aventure en soi, exaltante parfois, perturbante souvent. Il est difficile de savoir quoi en penser au final, quand ce qu'il en reste paraît si éthéré. Délius, une chanson d'été est un roman très poétique, tissé de la matière même des rêves. Il l'est également dans sa forme. Les épisodes s'entremêlent comme les tableaux d'un monde onirique, fantasque et merveilleux, ce qui laisse l'impression de l'avoir rêvé plutôt que lu.
Lien : http://livropathe.blogspot.c..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   10 septembre 2019
Peut-être que le roman ne maîtrise pas assez ses propres codes pour convaincre, cela n’empêche pas de saluer bien bas les ambitions et l’imagination de Sabrina Calvo car peu importe le résultat, prendre des risques pour raconter une histoire sortant des sentiers battus n’est certainement pas chose facile.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
eterlutisseeterlutisse   31 mars 2008
L'enquête pour retrouver l'hôtel n'avait pas été très longue. [...] A l'abri sur une colline du New Jersey, ils avaient brûlé la fleur, l'avait saupoudrée de terre, de talc et de chocolat pilé. Puis ils avaient soufflé dessus, pour la pousser sur le vent des directions. [...] Munis de filets, pour la rattraper au cas où elle se prendrait dans un arbre, ils avaient couru après elle, par monts et par vaux, ils avaient pris des fiacres en criant "Suivez cette fleur !" à des cochers ahuris.
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FungiLuminiFungiLumini   25 avril 2020
Délius avançait sur le trottoir comme un somnambule. Il jouait des coudes sans se soucier de quoi qui que ce soit. Seuls les déchets de la fête suscitaient son intérêt. Il aimait voir les restes décharnés, pendus à quelques réverbères érodés par les soûlards et l’urine de chien. C’était comme contempler un charnier de bonheur, où toutes les bonnes volontés, les espoirs, légers, virevoltants et bigarrés, seraient entassés comme des corps mutilés aux couleurs passées.
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LovehorseLovehorse   08 janvier 2022
- Ne tue pas les fleurs, lui avait dit son père un soir. Ne tue pas les fleurs, car chaque fois qu'une fleur meurt, c'est une fée qui disparait.
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FungiLuminiFungiLumini   25 avril 2020
L’inquiétude le gagna. Pourquoi cette plage ? Et pourquoi Dieu la victime riait-elle ? En dépit des boursouflures causées par l’eau, son visage était celui d’un ange, elle avait vu le paradis, elle riait. Tétanisée par la douleur, elle s’était éteinte dans la joie, Gibbs en était désormais persuadé : elle avait connu l’extase avant de mourir. Que pouvait-elle avoir vu ? Qu’est-ce qui pouvait faire sourire quelqu’un comme ça, au point que les rires cachent la mort ?
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SosoominouxxxSosoominouxxx   29 octobre 2019
- Pourquoi croyez-vous que vos fleurs chantent, Lacejambe ?
- Parce qu’elles ont une belle voix.
- Non, parce que ce sont des fées.
- Plait-il ?
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