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ISBN : 2354087403
Éditeur : Mnémos (22/08/2019)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 29 notes)
Résumé :
XIX e siècle. Bertrand Lacejambe est un célèbre botaniste dont la particularité est de manger des fleurs, une bizarrerie culinaire qui lui vaut de de changer de couleur de cheveux au rythme de ses humeurs. Accompagné de son fidèle ami Fenby, elficologue amateur, il va braver les dangers pour démasquer un tueur dont le rituel consiste à tapisser le ventre des cadavres avec des fleurs au parfum entêtant.Sur leur route, ils sont entraînés dans une bien curieuse mélodie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
TheBohemianWriter
  10 octobre 2019
Amis lecteurs, un petit conseil avant que vous ne débutiez la lecture de "Délius, une chanson d'été" : munissez-vous d'un gigantesque filet à papillons, tapissez-vous derrière un rocher qui vous servira de poste d'observation sur la vaste plaine de votre esprit, et attendez que votre esprit cartésien et votre logique passent près de vous. Soyez vifs et capturez-les avant de les enfermer dans une boîte confortable que vous n'ouvrirez seulement la dernière page tournée. Puis installez-vous confortablement et laissez-vous entraîner dans l'univers rock victorien et déjanté du roman de Sabrina Calvo.
Classer "Delius, une chanson d'été" dans un style littéraire bien précis me paraît tâche impossible. En voici un résumé. Dans un univers victorien où les hommes sont hantés à leur insu par une entité destructrice et où la féerie a dû se lier à leur seul imaginaire pour survivre, surviennent des crimes odieux des deux côtés de l'Atlantique. Des corps sont retrouvés, hommes, femmes, enfants, le visage béat et le ventre rempli de fleurs. le Fleuriste, ainsi est son nom, laisse les forces de l'ordre perplexes et désemparées, à tel point qu'en Angleterre on en vient à demander l'aide de Sherlock Holmes ! C'est finalement un français, Bertrand Lacejambe, botaniste de son état, et son fidèle acolyte B. Fenby, qui vont se lancer sur les traces de ce tueur poétique. Mais ils sont loin d'imaginer jusqu'où leur quête les entraînera...
J'avoue avoir eu de prime abord quelques difficultés à entrer dans ce récit loufoque et mystique (je soupçonne mon esprit logique d'avoir dissimulé quelques-uns de ses rejetons dans des cachettes inaccessibles pour ma taille). "Délius, une chanson d'été" débute comme un thriller, mais bien vite l'on verse plutôt vers le conte fantastique, peuplé de personnages étranges, inquiétants mais aussi beaux et sensibles. La poésie se mêle à la musique, la botanique au combat contre des monstres, et l'humour so british aux velléités énigmatiques d'un tueur en série qui se donne le masque d'un sauveur.
Un roman à part, donc, qui mériterait sûrement une seconde lecture maintenant que mon esprit s'est habitué à son étrangeté, afin de mieux apprécier l'écriture déliée et les chausse-trappes constants de Sabrina Calvo, qui donnent à ce récit une touche unique et, avec le recul, brillantissime.
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ileane
  15 novembre 2015
Le résumé de ce roman pourrait ressembler à une blague : un tueur en série, un botaniste, des fées et Arthur Conan Doyle entrent dans un bar… Personnellement, c'était plutôt pour m'attirer, et je peux dire que je n'ai pas été déçue, bien au contraire.
J'ai découvert l'existence de ce livre grâce à la bibliographie sur le steampunk réalisée par la bibliothèque Reiner Maria Rilke de Paris (rendons à César ce qui est à César, je vous encourage d'autant plus à consulter cette bibliographie sur le genre vous intéresse : http://b14-sigbermes.apps.paris.fr/userfiles/file/Bibliographies/steampunk/steampunk.html#6). Je l'avais mis sur ma liste de lecture, et n'ai fini par m'y mettre qu'un an après. J'avais alors complètement oublié de quoi il s'agissait, et j'ai été assez surprise de me retrouver avec un roman à la couverture que je trouvais plutôt peu engageante, et à la police d'écriture minuscule (dans la première édition chez Mnémos, il a ensuite été réédité chez J'ai lu). Bon, jusque-là ce n'était guère prometteur. Puis j'ai commencé à lire, et là, oubliées la couverture et l'écriture, j'ai été happée par cette histoire policière loufoque, atypique et féérique (littéralement).
On croise dans ce roman toute une série de personnages, du compositeur Délius au botaniste marseillais Lacejambe, en passant par Arthur Conan Doyle et le tueur en série autour duquel tourne l'intrigue. En effet, un jeune homme triste assassine et garnit les corps de ses victimes de fleurs. On fait donc appel à Lacejambe, botaniste excentrique, pour retrouver le coupable. Chaque personnage suit alors son chemin dans cet univers étrange, onirique, beau et effroyable que construit David Calvo.
Il y avait longtemps que je ne m'étais pas délectée autant d'une lecture, prise par surprise et entraînée dans cette aventure, je ne lâchai le livre qu'à contrecoeur. Je ne saurais trop vous conseiller de sauter le pas et de vous laisser tenter par ce voyage, vous laisser guider par la prose de David Calvo.

Je viens de découvrir qu'il existe une suite, je compte bien me jeter dessus rapidement !
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Dup
  03 octobre 2019
Well, passer du déjanté rock'n roll Que le diable l'emporte au déjanté onirique Délius, une chanson d'été n'était peut-être pas la plus judicieuse des façons d'attaquer ce roman de Sabrina Calvo... J'avoue avoir eu beaucoup de mal au début de ma lecture, n'arrivant pas à m'imprégner du joyeux bazar que je lisais.

Entre, d'une part une série de meurtres des deux côtés de l'Atlantique qui laisse une équipe d'enquêteurs dans le flou, l'angoisse, et un botaniste marseillais excentrique allant à la cueillette d'un edelweiss sur les toits de sa ville, un seul point commun, les fleurs. En effet, le tueur surnommé alors le Fleuriste, abandonnait des cadavres souriants et fourrés aux fleurs, façon cailles au foie gras (et vin jaune)(non, pas à propos du tout)(désolée).

Mais voilà, au début toujours, ce contraste entre ces histoires que l'on suit, en rajoutant au milieu Délius, un compositeur décalé, planant, cherchant sa muse, et bien c'était une Dup déboussolée elle aussi par ce récit fantasque et il faut bien le dire, sans queue ni tête. Il faut vraiment lâcher prise devant ce tourbillon halluciné que nous propose l'autrice (ou partager avec elle son herbe 😃), sous peine de rater un pas de cette valse féerique et se vautrer au milieu de la piste de danse de la lecture...

Il faut quand même que je vous présente Lacejambe, notre botaniste aux cheveux changeants de couleurs suivants ses émotions et aux ciseaux d'argent pour cueillir des fleurs. Il héberge un koala d'appartement, un mainate-répondeur (au point sur le dernier message uniquement) et un ami elficologue anglais, Fenby. Leurs échanges sont parfois décalés, parfois absurdes, très souvent drôles. Lacejambe est donc botaniste, mais également chasseur de monstres et c'est lui que les enquêteurs vont mettre sur la piste du Fleuriste, n'ayant pu contacter Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle hilare refusant de leur donner ses coordonnées.

L'enquête de nos deux compères est... indescriptible et passe d'une cuite au vin de Comètes dans un vignoble bordelais qui les propulse sur un paquebot direction New-York, puis Newport au pied de la tombe -ou plutôt du cénopathe- de la poétesse P.D. Finn. Quelques poèmes parsèment cette Fantasy victorienne loufoque.

L'univers dans lequel nous plonge Sabrina Calvo est étrange et féerique (dans le sens littéral), mais attention, avec des fées qui sont loin du style de Clochette hein ! Il y a une dualité permanente dans cet univers, qui est à la fois beau et effroyable, sombre et lumineux. Complètement onirique en fait !

La seconde moitié du roman est devenu un page-turner pour moi alors que je me suis traînée sur la première (en râlant pis que pendre et en saoulant dame Phooka d'extraits). Elle est pourtant toute aussi barrée cette dernière partie, mention spéciale pour le sort réservé à Fenby ! Et je pleure sincèrement de ne pas avoir réussi à lâcher prise au début. Je ne regrette en aucun cas cette lecture et me demande même si je ne le relirai pas un jour, avec une bonne mise en condition. J'ai appris qu'il existait une suite, et bien ma foi, je suis prête, surtout avec un Fenby en l'état !!!

Je ne peux quitter cette chronique sans rendre hommage à Cindy Canévet pour cette somptueuse illustration de couverture qui fait de ce roman un bien bel objet que je suis fière de posséder dans ma bibliothèque.
Lien : https://www.bookenstock.fr/2..
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TheaBib
  28 août 2019
Vous qui ouvrez ce livre, laissez votre rationalité au vestiaire !! Ovni littéraire en approche !
Sur un pitch de départ assez classique (des meurtres sordides et un meurtrier introuvable), Sabrina Calvo construit un texte foisonnant, tourbillonnant, étonnant, délirant, jubilatoire, à la fois sombre et lumineux, mais surtout éminemment poétique.
Quand plusieurs meurtres sont commis en Angleterre et aux Etats-Unis, selon le même modus operandi pour le moins suprenant (les victimes sont mortes un sourire aux lèvres, et on les a ensuite éviscérées pour remplir leurs entrailles de fleurs), les policiers des deux continents et quelques proches des victimes se réunissent pour tenter de trouver le coupable, qu'on a vite surnommé « Le Fleuriste ». Après avoir essayé (en vain !) de contacter Sherlock Holmes pour lui confier l'affaire, ils se rendent chez Bertrand Lacejambe, un botaniste marseillais pour le moins iconoclaste. Lacejambe se lance alors, en compagnie de son fidèle ami Fenby, sur la piste du tueur.
Et les voilà embarqués (et nous avec) dans ce tourbillon halluciné où on croise pêle-mêle : un koala d'appartement, un vin aux propriétés particulièrement surprenantes, une fleur qui se transforme en monstre (et un homme qui se transforme en fleur !), des ramoneurs patibulaires, des fleurs qui chantent, des mouettes douées de conscience, quelques fées qui sont loin de ressembler à la fée Clochette, un rêve étrange qui se propage parmi les passagers d'un bateau, un cerf-volant bavard, et un Diadème terrifiant et menaçant.
Si on est d'abord surpris par cette histoire fantasque et qui peut paraître sans queue ni tête, il suffit d'accepter de lâcher prise et d'accepter de ne pas tout maîtriser ni de tout comprendre pour se laisser embarquer dans cette histoire qui sort des sentiers battus, même pour un roman de fantasy. Un roman inquiétant, parfois, drôle et absurde, souvent, mais poétique et merveilleux, toujours.
Si vous voulez être surpris, bousculés, enthousiasmés, n'hésitez-pas !!
Quant à moi, je m'en vais de ce pas ajouter le tome 2 à ma PAL !
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JessieL
  23 août 2019
Délius, une chanson d'été, c'est avant tout une enquête menée par un duo irrésistible, composé du célèbre botaniste et chasseur de monstres français Bertrand Lacejambe et de son acolyte, l'elficologue britannique B. Fenby. Clin d'oeil à Sherlock Holmes et à son bon docteur Watson, à n'en pas douter.
Londres est secoué par une série de meurtres odieux. Pire, l'assassin semble avoir même sévi outre-Manche. Il essaime des cadavres aux visages heureux et aux corps remplis de fleurs. Quel est donc encore ce fou qui semble tuer au hasard, ne distinguant ni âge ni sexe dans le choix de ses victimes. Pourvu que Jack l'Éventreur ne soit pas de retour. La police est sur les dents et ne sait plus à quel saint se vouer pour retrouver le coupable. L'inspecteur chargé de l'investigation a l'idée avec d'autres de faire appel au plus fin limier d'Angleterre, j'ai nommé Sherlock Holmes ! Vous trouvez ça drôle ? Eux sont pourtant très sérieux. Ni une ni deux, les voilà qui vont taper à la porte d'Arthur Conan Doyle. Une démarche qui a, d'ailleurs, fort amusé le célèbre écrivain. Mais malheureusement n'a point aidé notre communauté d'hurluberlus. Heureusement pour eux, il existe Bertrand Lacejambe, qui en plus d'en connaître un rayon sur les fleurs, ça tombe bien, est aussi, à ses heures, un excellent enquêteur. C'est ainsi que le botaniste et son compère se sont mis sur la piste de ce poète-tueur.
Cette année, les éditions Mnémos ont choisi de dépoussiérer un vieux texte de fantasy victorienne pour mettre en valeur le genre. Belle idée que de mettre à l'honneur une plume qui redonne tout son éclat à la féerie. Ce roman est une véritable expérience poétique qui nous fait pénétrer dans un univers bourdonnant de couleurs, de sons, et de sensations.
L'autrice articule son intrigue autour de la poésie, particulièrement de deux magnifiques poèmes de P.D. Finn qui nous accompagnent tout au long du livre. Elle fait preuve d'une grande sensibilité artistique et donne à son texte un réel esthétisme. Elle s'est réapproprié le merveilleux pour nous entraîner dans un voyage surprenant où la magie est là où on ne l'attend pas. Elle prend, par exemple, forme dans des vers déclamés, dans des notes fredonnées, dans la nature elle-même, les fleurs deviennent ainsi des vecteurs de prodiges.
Sabrina Calvo nous offre dans ce roman un maelstrom de petites histoires qui s'entremêlent dans un joyeux bazar.
Mélomane des mots, Sabrina Calvo laisse sa verve s'exprimer ici avec fougue pour nous léguer un texte assurément incontournable de la fantasy française... pour plus d'infos...allez sur Fantasy à la carte
Lien : https://fantasyalacarte.blog..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   10 septembre 2019
Peut-être que le roman ne maîtrise pas assez ses propres codes pour convaincre, cela n’empêche pas de saluer bien bas les ambitions et l’imagination de Sabrina Calvo car peu importe le résultat, prendre des risques pour raconter une histoire sortant des sentiers battus n’est certainement pas chose facile.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
eterlutisseeterlutisse   31 mars 2008
L'enquête pour retrouver l'hôtel n'avait pas été très longue. [...] A l'abri sur une colline du New Jersey, ils avaient brûlé la fleur, l'avait saupoudrée de terre, de talc et de chocolat pilé. Puis ils avaient soufflé dessus, pour la pousser sur le vent des directions. [...] Munis de filets, pour la rattraper au cas où elle se prendrait dans un arbre, ils avaient couru après elle, par monts et par vaux, ils avaient pris des fiacres en criant "Suivez cette fleur !" à des cochers ahuris.
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Videos de Sabrina Calvo (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sabrina Calvo
22/08/2019 : "Délius, une chanson d'été" de Sabrina Calvo
XIXe siècle. Un poète assassin sème la terreur autour du monde, ses victimes sacrifiées aux cours d?horribles rituels floraux. Sur ses traces, Bertrand Lacejambe, un botaniste excentrique et son fidèle Fenby, elficologue amateur. Aux portes de la folie et de la magie, ils vont devoir braver les dangers de Féerie pour dévoiler la terrible menace que fait peser le Diadème sur nos rêves.
Délius, une chanson d?été nous plonge dans une fantasy victorienne étourdissante, dans un univers merveilleux et effroyable, au c?ur d?une enquête délirante sur un ton souvent décalé.
Sabrina Calvo est une autrice, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo, née à Marseille en 1974. Reconnue pour son sens très singulier du merveilleux et de l?absurde, elle vit quelque part dans le monde fatal. « ? Que savez-vous des étoiles, Fenby ? ? Des étoiles ? Oh, pas grand chose. Ce sont des rêves, non ? ? Oui. Les rêves des planètes. »
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