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EAN : 9782070123100
320 pages
Gallimard (02/04/2009)
3.13/5   44 notes
Résumé :
Premier flic noir à intégrer un groupe d’investigations après les émeutes interraciales de l’année passée, Désiré Saint-Pierre est aussi dealer à ses heures, dans son quartier, ghetto Sud de la ville Blanche. Mais un accident tout bête vient bouleverser cette belle ordonnance. Une voiture avec Désiré dedans. Un mur. La rencontre des deux.
Le policier se réveille d’un long coma, défiguré, atteint d’un syndrome d’indifférence massive à la douleur.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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jfponge
  16 février 2020
Un polar déjanté qui décrit les aventures d'un flic noir, camé, dealer à ses moments perdus dans le quartier mal famé qu'il n'a jamais voulu quitter. À la suite d'un accident qui a failli lui coûter la vie il se retrouve doté d'une parfaite insensibilité à la douleur. Voilà donc notre "créature" partie pour des aventures incroyables au pays des malfaisants, flics et voyous compris, à la poursuite de l'insaisissable "Tueuse aux bagues". La morale de l'histoire : "tous pourris", comme on s'en doute. Tous les lieux communs du nihilisme intégral et de la théorie du complot sont au rendez-vous. Malgré une apparente parenté, tenant au langage crû et aux situations cauchemardesques, on est loin, très loin d'une littérature engagée utilisant le polar comme un moyen de sédition pour changer la société. Ici, nulle morale, nulle dénonciation ne sont au rendez-vous. le lecteur subit passivement le choc des situations horribles, de la cruauté gratuite, sans aucune échappatoire possible. Une vision de l'avenir qui nous attend ? Ou bien est-on bel et bien dans le monde d'aujourd'hui, celui que nos yeux refusent de voir ?
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malko
  15 avril 2014
Je recherché un livre trash. Mon libraire m'a conseillé "Anaisthésia ".Je ne demanderais plus rien à mon libraire.
Désiré Saint Pierre, flic noir défiguré et devenu insensible à cause d'un accident de voiture se voit contrait d'infiltré un club privé de débauches sexuelles afin de trouver " la tueuse aux bagues " …
Au vu des commentaires et de la vie de l'auteur je m'attendais vraiment à un roman décalé, atypique sur fond de violence et de non conformisme. Au final, je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire, que je trouve plutôt sans intérêt…Je ne sais pas j'ai du rater quelque chose car j'ai sentie tout de même un certain talent de l'auteur – qui je reconnais - est sacrément bien documenté sur certaines pratiques médical, procédures mortuaires…
Les " Voix des Morts " en début de chaques chapitres ont apporté un certain dynamisme au livre mais qu'on ne retrouve pas dans le texte lui-même.
C'est bien dommage tout cela monsieur Chainas car Anaisthésia aurais pu être beaucoup plus trash, car appart le début du roman qui est glauque à souhait, la tueuse aux bagues qui perd son nez et notre Désiré qui ne représente pas le stéréotype du flic landa le reste n'est qu'une banal histoire policière.
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BVIALLET
  19 avril 2012
Désiré Saint-Pierre est un flic plutôt atypique. Premier inspecteur noir à être intégré dans un groupe d'intervention d'investigation criminelle au titre de la discrimination positive, une enfilade de promotions devrait s'ouvrir devant lui. Mais il n'en est rien. Désiré a provoqué un grave accident en conduisant camé au dernier degré son véhicule de fonction. Il en a réchappé avec un handicap bizarre : il ne ressent plus aucune douleur et il s'est retrouvé au placard car son visage rafistolé fait peur aux témoins. de plus, dealer à ses heures et amant d'une camée, il doit rendre des comptes au parrain de sa cité pour une histoire de stock de cocaïne disparue tout en menant une enquête difficile sur une mystérieuse « Tueuse aux bagues »...
Aux limites du pur roman policier et du thriller à l'américaine, « Anaisthêsia » est surtout un formidable roman noir qui prend le lecteur dès la première page et ne le lâche plus tant il est pris par l'ambiance glauque de la banlieue avec sa violence, son racisme ordinaire, ses rancoeurs et sa paranoïa sous-jacente. Antoine Chainas sait parfaitement recréer des atmosphères, des situations ou des lieux en ne s'intéressant que secondairement à l'intrigue policière (le lecteur ne saura jamais ce qui se cache derrière la mystérieuse « Organisation » qui téléguide la tueuse en série...) Mais qu'importe ! le lecteur aura été plongé dans la réalité des morgues, des commissariats peuplés de flics plus ou moins bras cassés, des partouzes et orgies répugnantes de notables et dans l'horreur des asiles psychiatriques. le tout décrit avec force détails techniques ou anatomiques que certains pourront trouver outranciers. Mais si l'auteur, qui n'est ni un tiède ni un mou, franchit parfois la ligne blanche de l'improbable et de l'excès, cela n'en donne que plus de puissance à son propos car tout n'est pas à prendre au premier degré. Un regard honnête, lucide, ironique et un peu désenchanté sur notre société, ça n'a pas de prix et c'est courageux dans le contexte actuel. Excellent travail, Mister Chainas ! Les amateurs du genre ne devraient pas rater ce petit bijou qu'on reçoit comme un crochet au plexus.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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gridou
  24 mai 2011
Le grand talent de Chainas dans ce livre est d'adapter son écriture à son personnage. Désiré ne ressent rien. le style sera donc mécanique, détaché du début à la fin.
De nombreux détails "techniques" (médicaux ou non) jalonnent le récit. Chainas a choisi de suivre son idée du début à la fin et c'est cohérent mais un peu usant pour le lecteur. le détachement est tellement bien (d)écrit, qu'on n'arrive pas à aimer les personnages et qu'il est un peu pénible de suivre Désiré jusqu'au bout.
L'autre grand talent de Chainas est de créer des ambiances. Pas vraiment réalistes. On est presque dans la caricature. La banlieue devient un coupe-gorge, un ghetto immonde dans lequel il faut être fou pour s'aventurer. La violence, la crasse (le bruit et l'odeur! )...tout est poussé à son paroxysme.
Jusqu'ici, deux bonnes raisons d'aimer Anaisthêsia.
Ensuite, apparaît la "tueuse aux bagues" et tout part en live !
L'enquête n'a aucun intérêt; d'ailleurs il n'y a pas d'enquête, juste un témoin qui tombe du ciel à point nommé pour relancer l'investigation qui piétine et prétexte pour entrer dans le milieu SM. Caricature ou non ? Je ne suis pas à même de juger...En tout cas, l'histoire de la tueuse est complètement abracadabrantesque et c'est là que j'ai commencé à me demander pourquoi je lisais ce livre...

Mais bon...à chacun de juger.
Lien : http://lesgridouillis.over-b..
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YvPol
  30 juillet 2011
Polar violent. Hémoglobine, viandes et os.
Polar rapide : phrases très courtes, rythme des actions soutenu.
Polar noir, sombre : héros désabusé, blasé, totalement déconnecté de la réalité.
Polar atypique : écriture qui intègre des textes officiels, telle la norme concernant la "housse biodégradable Hygéral 100 avec une fermeture en nylon et drap absorbant confirmé au décret 8728 du quatorze janvier quatre-vingt-sept, article vingt-neuf, agréée par le ministère de la Santé et de l'Action humanitaire" (p.10), celle qui renferme les cadavres.
Polar qui, mine de rien, fait un point plutôt pessimiste de la situation dans les banlieues, de l'intégration des noirs et autres personnes issues de l'immigration qui vivent dans les cités de ces banlieues.
Polar qui parle de la revanche souhaitée des femmes
Polar qui parle des gens oubliés des médias et des conversations et de la littérature : les malades, les fous, les handicapés. On pourrait même parfois y voir la cour des miracles, tellement les descriptions d'Antoine Chainas sont noires.
Pas vraiment gai, mais un style, une écriture, un angle de vue, des héros hors normes et originaux. Antoine Chainas scrute les bas-fonds, les perversions de la société, ses tentatives ou velléités d'intégrer tout le monde quelles que soient ses origines. Antoine Chainas, dont j'ai déjà lu Aime-moi, Casanova fait montre d'une oeuvre à part, loin des clichés et des modes actuelles. Il construit des polars très singuliers, et va au bout de ses raisonnements, quitte à choquer.
Polar qui peut déplaire, qui peut dégoûter.
Polar que l'on peut adorer ou abhorrer.
Polar qui ne laisse pas indifférent. Assurément !
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
balooobalooo   05 juin 2010
Derrière les murs bétonnés, juste à côté de la colonne porte-tube, ils se déshabillèrent. Le silence n'était troublé que par le doux ronronnement de l'amplificateur de brillance.
En attente.

Une heure avant, ils avaient ingéré le baryum en solution buvable diluée à soixante et onze pour cent, n'éprouvant, juste après la déglutition, qu'une sensation de brûlure diffuse sur la langue. Comme lorsque la maldodextrine des hosties s'incrustait aux pourtours des papilles.

Ils s'allongèrent sur la table de radiologie FPF conforme aux recommandations de la Société Française d'Imagerie et approuvée par le Conseil des Enseignants, la Fédération Nationale ainsi que le Syndicat des Hospitaliers Radiologues.
Le contact de leur peau sur les paravents plombés aux normes Euratom 97/43 était froid. Vivifiant, en un certain sens.

Le ronronnement de l'amplificateur s'accentua jusqu'à ce que la pulsation atteigne la vitesse de croisière de 1,2 Roentgen/minute et produise un léger sifflement rappelant celui d'un ascenseur. Dans le cas présent, il était impossible de savoir s'il montait ou descendait.

Sous les arceaux isocentriques, le corps bombardé par plusieurs dizaines de méga-électrons-volts, ils firent l'amour.
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YvPolYvPol   30 juillet 2011
Tu comprends maintenant ce qu'est le pouvoir. Le vrai pouvoir, le seul. Celui qui libère les entraves. Celui qui inverse les valeurs. Celui qui porte l'avilissement ultime. Celui que vous [les hommes] laissez échapper chaque jour et celui que nous [les femmes] gagnons. Vous avez déjà perdu une bataille qui n'a jamais existé. Nous n'avons plus besoin de vous. Ni pour jouir, ni pour faire des enfants. Ni pour manger, ni pour survivre. Ni pour faire nos courses, ni pour payer les factures. Ni pour l'éducation, ni pour le dressage. Ni pour la joie, ni pour l'accomplissement. Vous êtes des animaux en voie de disparition. "Une denrée périssable"[...] (p.154/155)
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gridougridou   24 mai 2011
A l'arrière de ma tête, l'hémoglobine, aidée par la fibrine endogène, a coagulé. Je suis tenté d'arracher la croûte. Ce serait bien de sentir quelque chose
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Videos de Antoine Chainas (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine Chainas
Une seconde boîte à question avec Antoine Chainas, à l'occasion de la remise du Grand prix de littérature policière 2014, qu'il s'est vu décerné pour le magistral et très intense "Pur". ( à La Bibliothèque des littératures policières.)
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