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EAN : 9782070494170
299 pages
Gallimard (30/06/1996)
3.33/5   3 notes
Résumé :
1938. Cleveland est menacé par une guerre des clans et la police est bien trop corrompue pour faire quoi que ce soit. La ville fait appel à un agent fédéral qui a déjà fait ses preuves : Eliot Ness. Ness va s'attaquer au gang de Mayfield Road qui dirige les machines à sous truquées dans les ghettos noirs de Cleveland, rendus célèbres par Chester Himes.

Source : Gallimard
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Le célèbre Eliott Ness fut recalé par Hoover en personne lorsqu'il demanda à intégrer le FBI.
A la fin de la Prohibition, il fut envoyé à Cleveland, où il devint le directeur de la Sécurité Publique. C'est donc dans cette ville du Midwest que se déroule l'intrigue de Loterie en noir et blanc, où Ness, fort de ses exploits contre Al Capone, et toujours soucieux de faire le ménage au sein des forces de l'ordre s'attaque aux loteries clandestines tenues par Lombardi et Scalise , du gang de Mayfield Road qui gère les machines à sous truquées dans les ghettos de Cleveland.

Loterie en noir et blanc est apparemment le dernier polar d'une série consacrée à l'Incorruptible et signée Max Allan Collins, qui s'ouvre avec Ça sent la rousse, et se poursuit avec le Boucher de Cleveland, et La Mafia ne passera pas !
Commencer par le petit dernier n'est absolument pas gênant pour suivre une enquête au long cours dans les ghettos noirs de la ville, des années 1933 à 1939, aux côtés de Ness et de Toussaint Johnson, policier noir vétéran de la Compagnie du 9e bataillon du 372e régiment d'infanterie qui s'est illustré en France à la fin de la première guerre. La fine équipe tente de mettre un terme aux agissements des mafieux italiens et des policiers corrompus. Et comme nous sommes à Cleveland dans les années 30, le lecteur prendra aussi plaisir à croiser Katzi, un jeune journaliste afro-américain, ancien détenu devenu journaliste au Call and Post, inspiré de Chester Himes, natif de la ville. Bref, c'est bien documenté, et plaisant à lire.
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En 1938, le ville de Cleveland est ravagée par une impitoyable guerre de gangs entre Noirs et Italiens pour le contrôle des loteries clandestines de l'East Side. La police est bien trop corrompue pour pouvoir y mettre un terme. Massacres et règlements de comptes de succèdent jusqu'à ce qu'intervienne un agent fédéral qui a déjà largement fait ses preuves à Chicago, le célèbre Eliot Ness et ses Incorruptibles. Les deux parrains Sal Lombardi et Angelo Scalise vont voir leur empire assez rapidement démantelé.
Un roman classé comme policier, mais qui reste très proche du roman historique. Il ne raconte pas une intrigue policière classique avec meurtre à élucider, mais retrace sous forme de fresque huit années du combat acharné d'un homme contre la pègre. le lecteur y découvre à la fois les mécanismes de l'intimidation, de la prise de contrôle d'un quartier ou d'une ville entière avec la complicité d'hommes politiques véreux et la réplique d'une police épurée de ses pires éléments et remise dans le droit chemin par un homme intègre. Ce combat qui semblait perdu d'avance au début, bascule et se termine par un happy end classique : le bien triomphe du mal. Agréable et facile à lire grâce à une prose fluide et vivante, ce livre est à la fois distrayant et instructif car cette histoire semble inspirée de faits réels. Au détour d'une page, on y rencontre même un certain Chester Himes.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
En dépit de son jeune âge, Ness était un vétéran de ce que les journaux appelaient mélodramatiquement "une croisade personnelle contre le crime". A vingt-six ans, il avait dirigé la brigade du service de la Prohibition de Chicago, une poignée d'hommes sélectionnés par ses soins, qui, avec leur blanc-bec de chef, avaient été surnommés "les Incorruptibles" à cause de leur réputation justifiée à résister aux pots-de-vin, aux menaces et aux pressions politiques. Sa campagne victorieuse pour faire écrouer Al Capone, et ses opérations ultérieures contre les gangs de bootleggers du Kentucky, du Tennessee et de l'Ohio, avaient valu à Eliott Ness la renommée de mettre les méchants sous les verrous tout en fournissant abondamment aux journalistes la matière d'articles palpitants.
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 Cet enfoiré de Ness.
Il aurait pu s'arrêter et l'abattre, mais mieux valait sortir. Dehors, les flics n'oseraient pas tirer : trop de négrillons jouaient dans le secteur. Lorsqu'il atteignit la porte, au pied de l'escalier, son coeur battait la chamade. Ness le serrait de près, il n'était qu'à une volée de marches derrière lui, mais s'il parvenait à traverser le vestibule, à s'y ouvrir un chemin à coups de pétard au cas où il y aurait des flics, à sortir et à atteindre le camion, ou même un endroit où se faufiler jusqu'à la rue entre deux immeubles, au besoin en prenant un otage, une petite négrillonne qu'il traînerait derrière lui comme une poupée de chiffon, alors il serait sauvé... »
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Les choses avaient changé récemment. Il n'avait jamais aimé s'attarder dans le bar du Pla-Mor parce que le bruit des allées lui était désagréable, mais, depuis quelque temps, aucun débit de boissons ne l'attirait plus parce que l'alcool, ou même la bière, semblait incompatible avec son estomac. Le seul breuvage qui calmait ses entrailles susceptibles était le lait chaud. La bouffe elle-même devait être réduite en purée, sinon il ne la digérait pas : quand il ne dégobillait pas, il était constipé et s'il n'était pas constipé, il avait la courante. S'il avait eu le sens de l'humour, l'ironie de « Baby-Face Sal » (un sobriquet dont il s'était débarrassé depuis des années) revenant, une fois parvenu au faîte de la puissance, à une alimentation de bébé l'aurait fait sourire. Mais il ne souriait pas, n'ayant pas le sens de l'humour. 
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Dans l'East Side, monsieur Ness, la loterie n'est considérée comme un délit. En un sens, c'est une petite lueur d'espoir. D'autre part, c'est aussi, pour les miens, un exemple très rare d'indépendance économique. Il existe, dans la communauté noire, d'autres hommes de la même « stature » qui pensent comme moi.
Ness comprit que Hollis parlait de Raney et des autres conseillers municipaux noirs, qui auraient certainement aimé retrouver les contributions électorales des rois de la loterie. 
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Robuste et vigoureux quinquagénaire, Burton avait le front haut, les traits réguliers et les cheveux prématurément blancs. Peu soucieux de son apparence, il portait en toute saison un complet de confection gris foncé, invariablement fripé, et une cravate bleue toute froissée. Ses yeux cernés lui donnaient un aspect vaguement maladif et même un peu inquiétant, mais son sourire était désarmant.
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