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ISBN : 2355846820
Éditeur : Sonatine (05/04/2018)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 120 notes)
Résumé :
« Une merveille .» Paula Hawkins

A Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  19 juillet 2018
Dans La saison des feux, critique sociale intelligente, Celeste Ng explore avec finesse l'hypocrisie qui fait la cohésion factice d'une société, et sa fragilité face à des éléments perturbateurs. Mais si elle dénonce une société rigide, sûre d'elle-même et intransigeante, elle le fait sans fustiger les choix des individus qui sont par essence aussi subjectifs que souverains.
De la même manière, dans ce récit bien construit et vertigineux, Celeste Ng aborde les secrets de famille, les relations mères-filles, la maternité, le racisme et l'adoption, en se mettant du point de vue de ses personnages — des femmes pour la plupart — ce qui évite l'écueil de la généralisation. Ainsi, elle analyse le désir et la difficulté d'être mère, d'être fille, d'être femme, sans jugement mais en mettant en garde contre le conformisme qui serait le plus mauvais choix.
Dans un monde parfaitement ordonné, dans une ville où tout le monde s'entend bien et obéit aux règles, Mia et Pearl, en ayant le courage d'être elles-mêmes, ont ouvert une porte qui ne peut être refermée — la porte de la liberté.
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iris29
  06 juin 2018
C'est une histoire de feux qui se transforment en coup de foudre d'une lectrice …
Dans le sud de la France , on sait ce qu'un tout petit rien, un minuscule mégot de cigarette peut faire comme dégâts. Un rien et tout s'embrase, le paysage est dévasté, lunaire .
L'été : la saison des feux…
C'est l'histoire que nous propose Celeste Ng : comment de toutes petites choses ( mensonges , non-dits , secrets ) , dans chaque foyer, dévastent tout sur leur passage. Comme un puzzle , comme différentes strates qui s'ajoutent les unes aux autres pour former quelque chose d'explosif , une fois tous les protagonistes réunis. Pris individuellement, personne n'est mauvais, tous pensent agir pour le mieux , souvent le mieux pour eux ! Mais une toute petite intervention de rien du tout peut faire énormément de dégâts.
Cette histoire débute par l'incendie d'une maison, on saura tout de suite que cet incendie a été perpétré par Izzy, la benjamine de la fratrie Richardson , une famille comme il faut . Leur maison est détruite et Izzy est introuvable ...
Retour en arrière : on est dans une banlieue calme et prospère, une sorte de bulle idéale et Elena Richardson ( journaliste , mère de quatre enfants) se targue de louer sa deuxième maison à des gens pauvres mais respectables ..
C'est Mia , photographe bohème et sa fille Pearl qui y élisent domicile, à l'étage . Et très vite, Pearl fréquentera les adolescents Richardson, elle sera fascinée par l'ordre , le côté bourgeois qu'il y a chez eux, et certains d'entre eux seront fascinés par la liberté, l'art qui règnent chez elle.
"On ne choisit pas sa famille" , chantait l'autre . Peut-on préférer un autre foyer au sien ? Peut-on préférer une autre mère à la sienne ?
C'est l'autre interrogation de ce roman : "qu'est ce qui faisait de quelqu'un une mère ?"
Celeste Ng nous parle du ventre des femmes: ceux qui sont désespérément vides, ceux qui aimeraient l'être… Toutes les façons d'être mère .
Peut-on couper un enfant de ses origines culturelles en cas d'adoption? Une famille de "blancs riches", adoptant une petite fille chinoise la rendront-ils plus heureuse que sa mère biologique , pauvre et célibataire?
Comment Izzy, adolescente tourmentée , lucide et rebelle en viendra , à mettre le feu à sa maison ? Il parait que sous les cendres, après, tout peut repartir , tout peut renaître .
Parce que c'était les éditions Sonatine, je m'attendais à un roman bien noir, il n'en ait rien. Pas de meurtres, pas de morts, juste des secrets, des non-dits, et un roman lumineux , subtil et riche de mille et une interrogations.
Le regard que porte Celeste Ng , jeune femme d'origine asiatique sur la société américaine des années 90, est original , pertinent et rafraichissant dans la littérature américaine . Un point de vue qui manquait , une très jolie plume et des questionnements qui résonnent encore longtemps après ….
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Kirzy
  09 mai 2018
Quand le voile des apparences ne peut être déchiré, il faut parfois y mettre le feu ... ce magnifique roman s'ouvre ainsi sur l'incendie ( volontaire - on apprend très vite l'identité de la pyromane ) d'une maison de la banlieue huppée de Cleveland, début des années 1990. Dès le deuxième chapitre, l'auteur nous plonge dans les mois qui ont précédé cet incident.
De fait, l'intrigue prend rapidement l'allure d'un thriller, on est avide de découvrir le fil des événements. Cette aura mystérieuse qui nimbe chaque personnage, le/ les drames qui couvent, le soin apporté aux personnages féminins m'ont évoqué les romans de Laura Kasischke que j'affectionne tant.
Que de beaux portraits de femmes ! Cela fait longtemps que je n'en avais pas rencontré de si riches et puissants :
- Mme Richardson, toute imprégnée de sa classe sociale favorisée, élevée pour suivre les règles, les ayant scrupuleusement suivi selon un plan pragmatiquement mis en oeuvre ( lycée, université, petit ami, mariage, emploi, emprunt immobilier, enfants )
- Izzie, le coeur d'une radicale mais l'expérience d'une adolescente de 14 ans née dans une banlieue chic
- Mia, l'artiste bohème, décalée dans ce quartier puisqu'elle se fiche du regard des autres, ce qui la rend d'autant plus dangereuse aux yeux des autres
- Pearl, sa fille, irrésistiblement attirée par cet autre monde qu'elle découvre après une vie nomade
Sur un sujet somme toute assez banal, dynamiter la trompeuse apparence qui règne dans des suburbs où tout le monde cache des secrets savamment enfouis, Céleste Ng dresse un portrait d'une rare acuité sur les relations familiales sur fond de lutte des classes. Elle prend le temps de poser le décor puis de déployer son intrigue avec finesse, complexité et évidence.
Bref, coup de coeur !
Merci à Babelio et aux éditions Sonatine pour la découverte de cette auteure.
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Ambages
  21 mai 2018
« Tout, en viendrait-elle à comprendre, c'était comme l'infini. » Un livre d'amour. Mia... un personnage inoubliable.
Je ne connaissais pas Celeste Ng et j'ai découvert un auteur de talent grâce à Babélio et aux Éditions Sonatine qui m'ont offert La saison des feux dans le cadre d'une masse critique. Je les en remercie sincèrement car je me suis régalée pendant toute cette lecture. Merci également pour le carnet de Sonatine qui est devenu le carnet d'Ambages pour des prises de notes, très utile ainsi que votre petit mot qui fait vraiment plaisir et dont je partage le contenu, je continuerais également à suivre Celeste Ng.
Tout se déroule dans la ville de Shaker Heights. « Les règlements et l'ordre étaient nécessaires, affirmaient les habitants, afin que leur communauté demeure unifiée et splendide. »
C'est un livre dur -enfin pour moi, parce que le thème des enfants m'est cher- mais c'est écrit avec une telle finesse que j'ai suivi la narration sans lourdeur. J'avoue que ce qui m'a le plus enchanté c'est la trame. La manière dont l'auteur a déroulé l'histoire la rend encore plus superbe. C'est un drame et pourtant je reste, in fine, avec une lueur d'espoir en refermant ce roman. Celeste Ng décrit la société américaine avec justesse et elle évoque, au travers de différentes familles, le thème de la maternité sous divers angles de vue, comme des photographies toutes reliées par l'enfant. L'enfant né, à naître -ou pas-, le sien mais aussi celui des autres qu'on reçoit, qu'on prend, qu'on adopte ou qui vous choisit. Elle laisse le lecteur avec ses interrogations, sans jugement. C'est un très beau livre. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pensé à John Irving en lisant ce roman. Une filiation possible des mots, des sensations, des visions de la société américaine
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nadiouchka
  01 mai 2018

Il y a feux et feux : le feu de l'incendie qui débute l'ouvrage – les feux de l'amour ou de la passion– la braise qui couve sous les feux – les feux de la haine – les feux des manifestations – les étincelles sous les feux qui ne demandent qu'à se rallumer….
Voilà de retour Céleste Ng pour son second roman « La Saison des feux » que The New York Times a jugé comme : « Encore plus ambitieux et accompli que son premier roman ». Cela est donc bien prometteur et on plonge dans ces pages flamboyantes. », « Un roman qui met le feu à la littérature américaine. »
J'ai eu la chance et le bonheur de recevoir ce livre de la part de la Masse Critique Privilégiée Babelio que je remercie ainsi que les Éditions Sonatine qui ont procédé à l'envoi et qui ont eu la gentillesse de joindre un joli carnet, délicate attention.
Mais ici, il y a aussi des femmes, beaucoup de femmes, des adolescentes, leurs mères, des amies, des femmes riches (bien établies dans la société), d'autres pauvres (qui triment pour joindre les deux bouts et tenter d'avoir une vie un brin décente).
On trouve également quelques garçons, amis des jeunes filles en fleur et en proie à leurs premiers émois, en bute avec les adultes, leurs parents...
L'histoire se déroule à Shaker Heights où arrivent Mia Warren (passionnée de photographie) et sa fille Pearl (quinze ans), qui ont eu jusqu'à présent une vie nomade et pensent pouvoir enfin s'installer dans cette ville avec ses nombreuses règles, « de nombreuses règles, qui régissaient ce que vous pouviez et ne pouviez pas faire » (page 20). Des règles qu'elles découvrent rapidement et d'autres par la suite car « A Shaker Heights, il y avait un plan pour tout ». (page 21).
C'est dans ce contexte que Pearl va évoluer, se faire quelques amis avec Izza, Lexie, Moody, Trip…
Dans cette riche et tranquille banlieue de Cleveland, un mystère s'installe au sujet de Mia Warren mais un autre également sur une adoption, celle de Mirabelle. Mais on ne peut pas tout raconter.
Les relations amicales au début, vont finir par être tendues. le mystère autour de Mia et de la naissance de Pearl prend beaucoup de place. Mais il arrive bien d'autres soucis tragiques pour tout le monde.
Ce roman est certes une comédie de moeurs et « quand le voile des apparences ne peut être brisé, il faut parfois y mettre le feu ».
A première vue ce n'est pas un thriller mais il y règne bien du suspense avec cette galerie de portraits de femmes toutes plus émouvantes les unes que les autres. Chacune a son petit (ou grand) secret.
L'intrique est très bien menée – on entre dans la plus grande intimité des personnages (il n'y a qu'à pousser la porte) – on assiste à quelques passages comiques (par exemple les farces des jeunes gens lorsqu'ils trouvent une façon radicale de bloquer les cent vingt-six portes de leur école en moins de dix minutes avec des cure-dents : un record).
Mais il y a plus grave : une grossesse inattendue et traumatisante – le pays enflammé par des manifestations, des émeutes un peu partout (« En 1968, à quinze ans, elle avait allumé la télévision et regardé le chaos enflammer le pays comme un feu de broussailles. Marthin Luther King Jr., puis Robert Kennedy. Des étudiants en révolte à Columbia. Des émeutes à Chicago, Memphis, Baltimore, Washington – partout, partout, les choses allaient à vau-l'eau. Et au fond d'elle, couvait une étincelle, une étincelle qui s'embraserait des années plus tard en Izzy. (…) Des images granuleuses, mais néanmoins terrifiantes : des épiceries en feu, de la fumée s'élevant de leur toit, des murs réduits à des poutres par les flammes. » page181) – l'imbroglio causé par Lexie qui se fait avorter en donnant comme nom celui de Pearl qui se retrouve dans le pétrin et dont la mère, Mia, décide qu'il faut fuir cette ville alors qu'elle commençait un grand amour avec Trip et croyait avoir enfin trouvé La Terre Promise…
Un roman de femmes sur des vies de femmes si différentes mais soudées et j'ai pensé à la chanson de Julien Clerc (avec aussi comme parolier Jean-Loup Dabadie) : « Femmes, je vous aime », dont j'ai extrait quelques lignes, par ci par là :
♫♫♫♫ « Quelquefois si douces / Quelquefois si dures / Que chaque blessure / Longtemps me dure / Je n'en connais pas de faciles / Je n'en connais pas de fragiles / Et difficiles / Quelquefois si drôles / Quelquefois si seules . » ♫♫♫♫
Céleste Ng rend donc un bel hommage à toutes les femmes dans ce roman intimiste, aux relations mère/fille si touchantes et où le feu aux poudres se déclenche facilement. « La Saison des feux » parle bien ainsi de l'apparence si trompeuse des riches banlieues que l'on croit tranquilles, en les explorant sous leur surface.
Quant aux feux, ils brûlent partout dans cet ouvrage où la plus petite étincelle peut enflammer un quartier avec divers événements tragiques et importants dans l'Histoire de ce pays. D'ailleurs l'auteure en profite pour faire une critique sociale et avec ce roman elle confirme son talent grâce à son audace.
Paula Hawkins a écrit que c'est : « Une merveille ».
Le New York Magazine lui, a un peu plus détaillé avec : « Le roman de Céleste Ng sur les tensions entre classes sociales est un drame bien calibré pour faire des étincelles ».
Et croyez-moi, on trouve tout le long de la lecture ces fameuses étincelles. Il suffit de tourner les pages en essayant de ne pas se brûler les doigts.
Au final, « Un magnifique portrait de femmes poignantes. Un roman qui se lit comme un thriller et qu'on ne souhaite pas lâcher ! » (Anne-Charlotte / Librairie Cheminant).
Merci encore à Babelio et aux Éditions Sonatine. Ce fut pour moi un moment de lecture lumineux à l'éclairage de tous ces feux.












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critiques presse (1)
Bibliobs   05 juillet 2018
A Shaker Heights, dans la banlieue policée de Cleveland, tout explose soudain. Un roman inflammable de l'Américaine Celeste Ng.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
clefran45clefran45   17 septembre 2018
Pour un parent, un enfant n'est pas une simple personne : c'est un "endroit" , une sorte de Narnia, un lieu vaste et éternel où coexistent le présent qu'on vit, le passé dont on se souvient et l'avenir qu'on espère."
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iris29iris29   06 juin 2018
- Et la poupée qui ferme les yeux ? De quelle couleurs sont-ils?
- Bleus.(…)
Mais ça ne veut rien dire. quand vous regardez le rayon jouets… la plupart des poupées sont blondes aux yeux bleus. C'est la norme.
- La norme, répéta Ed Lim, et Mme McCullough eut l'impression de s'être fait piéger, même si elle ne savait pas trop pourquoi.
- Il n'y a rien de raciste là-dedans, insista-t-elle. ils cherchent juste à fabriquer une petite fille générique. Vous savez, celle qui plaira à tout le monde.
- Mais elle ne ressemble pas à tout le monde, n'est-ce-pas ? Elle ne ressemble pas à May Ling .(…)
May Ling a t-elle des poupées asiatiques - c'est à dire, des poupées qui lui ressemblent ?
- Non, mais quand elle sera plus grande, quand elle sera prête, nous pourrons lui acheter une Barbie chinoise.
- Avez-vous déjà vu une Barbie chinoise ?"
Mme McCullough rougit.
- " Eh bien… je n'en ai jamais cherché. Pas encore. Mais il doit y en avoir.
- Il n'y en a pas. Mattel n'en fabrique pas."
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hcdahlemhcdahlem   04 juin 2018
Alors ils avaient d'abord eu Lexie, en 1980, puis Trip l'année suivante et Moody celle d'après, et Mme Richardson avait été secrètement fière de voir que son corps était si fertile, si endurant. Elle marchait avec Moody dans sa poussette pendant que Lexie et Trip lui emboîtaient le pas, chacun agrippant sa jupe comme des éléphanteaux suivant leur mère, et les gens dans la rue marquaient un temps d'arrêt : cette jeune femme élancée ne pouvait pas avoir porté trois enfants, si ? « Juste un de plus », avait-elle dit à son mari. Ils avaient convenu de les avoir tôt pour qu'ensuite Mme Richardson puisse retourner au travail. Dans un sens, elle aurait aimé rester à la maison, simplement être avec ses enfants, mais sa mère avait toujours méprisé les femmes au foyer. « Elles gâchent leur potentiel, affirmait-elle d'un ton dédaigneux. Tu as une tête bien faite, Elena. Tu ne vas pas juste rester à la maison et tricoter, n'est-ce pas ? » Une femme moderne, avait-elle toujours laissé entendre, pouvait – non, devait – tout avoir. Alors, après chaque naissance, Mme Richardson avait repris le travail, rédigeant les gentils articles que son rédacteur demandait, puis elle rentrait à la maison pour dorloter ses petits, attendant l'arrivée du prochain. 
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palamedepalamede   19 juillet 2018
Un énorme merci à mes lecteurs – aussi bien de ce livre que du premier. À ceux qui m’ont adressé des e-mails, écrit des lettres, tendu des mots pendant des lectures, ou qui ont discuté avec moi lors de dédicaces : merci. Je ne peux pas vous dire à quel point je suis reconnaissante. De nombreux mercis à mes amis sur Twitter : vous me rappelez chaque jour combien les gens peuvent être intelligents, drôles et gentils. 
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DidiliDidili   20 mai 2018
Mia savait exactement à quoi elle pensait. Pour un parent, un enfant n'est pas une simple personne : c'est un endroit, une sorte de Narnia, un lieu vaste et éternel où coexistent le présent qu'on vit, le passé dont on se souvient et l'avenir qu'on espère.
On le voit en le regardant, superposé à son visage : le bébé qu'il a été, l'enfant pis l'adulte qu'il deviendra, tout ça simultanément, comme une image en trois dimensions. C'est étourdissant. Et chaque fois qu'on le laisse, chaque fois que l'enfant échappe à notre vue, on craint ne jamais retrouver ce lieu.
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