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EAN : 9782352044048
288 pages
Les Arènes (04/02/2015)
4.58/5   12 notes
Résumé :

Autour d'elle, on pensait qu'elle avait tout pour être heureuse. Jusqu'au jour où Priscille Deborah se jette sous une rame de métro. Survivante, lourdement handicapée,elle se sent revivre et exister dans son art, la peinture.

UNE FILLE DE BONNE FAMILLE

Née dans une famille bourgeoise, Priscille grandit au milieu des non dits et des secrets de famille. Son petit frère, atteint de mucoviscidose,meurt à l'âge de 9 ans. Priscille ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Patpepette
  07 décembre 2015
Ce livre témoignage est poignant, Priscille alors âgée de douze ans, perd son frère d'une mucoviscidose alors qu'il n'a que neuf ans. À partir de ce jour-là, l'existence de cette jeune adolescente est bouleversée à jamais. Elle va tenter de survivre… Mais à quel prix ? Va-t-elle devoir devenir la petite fille modèle, sans histoire ?
Que faudra-t-il qu'elle fasse pour alléger le chagrin de ses parents ? Est-ce le bon chemin à suivre ? Pas sûr,
elle risque de devenir quelqu'un qu'elle n'est pas. À ce jeu-là, ne va-t-elle pas de glisser sur la mauvaise
pente ? Ses parents ne voient en elle que ce qu'il désire qu'elle soit. A-t-elle fait le bon choix ? Ce n'est que bien plus tard, adulte qu'elle va tomber dans une grave dépression. Et si l'image qu'elle montre d'elle
n'est qu'une façade pernicieuse ? Alors qu'elle est mariée, elle a un bon métier et une petite fille adorable,
elle ne trouve plus sa place dans le monde qui l'entoure. Un jour elle commet l'irréparable en se jetant sous une rame de métro. Elle en réchappe miraculeusement, mais en sort grandement handicapée Il aura fallu ce drame, pour qu'elle réalise que la vie vaut vraiment la peine d'être vécue !
Elle saisit sa chance et se réalise pleinement. Comment en arriver à de telles extrémités pour apprécier la juste valeur de son existence ? Étant handicapée moi-même, j'ai souvent entendu et discuter avec des personnes qui tenaient le même discours. J'ai beaucoup de mal à l'entendre mais il faut croire que cela peut se concevoir. Ce livre montre que parfois il faut frôler la mort par choix pour se rendre compte que la vie n'a pas de prix. C'est un roman écrit avec beaucoup de sincérité, de justesse et de pudeur aussi. Il nous fait prendre conscience, qu'il ne faut pas jouer un rôle pour sauver les apparence. Il faut être soit, quoi qu'il en coûte. Ce récit fait réfléchir, il y a un proverbe qui dit : «la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie ». En refermant cette lecture c'est exactement ce que j'ai ressenti.
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LeslecturesdeMaryline
  05 juin 2016
Je suis tombée au hasard sur une chronique de ce livre sur un blog. Et j'ai été séduite direct! Je l'ai tout de suite réservé à la bibliothèque et le voilà qui est arrivé après plusieurs mois d'attente.
Ce roman est bouleversant! J'ai vraiment beaucoup aimé! Priscille nous raconte son handicap mais surtout, elle nous explique comment elle en est arrivée à vouloir mourir...
La première partie du roman relate son enfance vécue avec son frère et ses parents, une enfance plutôt heureuse même si elle se sent à l'écart parfois à cause de ses parents qui se concentrent plus sur l'état de santé de leur fils que celui de leur fille. Ensuite, on la suit pendant son adolescence difficile à devoir surmonter le drame qui les a tous touchés quelques années plus tôt ; son début de vie de jeune fille s'en ressent et elle va tout doucement perdre pied... On comprend mieux pourquoi, à l'âge adulte, elle sombre dans une dépression qui lui fera commettre le pire.
On assiste, impuissants, à la descente aux enfers d'une femme à qui tout sourit, mais qui, intérieurement, est détruite. Personne ne la comprend, tout le monde la juge, lui demande de se reprendre, de penser à sa famille, à ses amis, à sa fille... Mais elle en est incapable! Jusqu'au jour où elle n'en peut plus et où elle commet l'irréparable.
Aujourd'hui, elle doit vivre avec ce qui lui reste de ce corps qu'elle a tant détesté avant l'accident ; va-t'elle réussir à vivre enfin?
Lien : http://leslecturesdemaryline..
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vechcade
  31 mars 2015
,
magnifique témoignage qui vaut la peine d'être lue. merci à son auteur de nous donner du courage quand nous pensons ne plus en avoir.
.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   09 avril 2015
Un témoignage-choc qui a bouleversé les Français.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
PatpepettePatpepette   07 décembre 2015
La nouvelle Priscille ne rougit plus, dit quand elle n'aime pas comme quand elle adore, drague et se fait
draguer par des hommes intéressants, certains handicapés, d'autres pas. Accepter ce corps différent m'est néanmoins très difficile, dire le contraire serait mentir. Mais, je ne sais par quel cadeau du ciel ou hasard, la rame de métro qui m'a roulé dessus a totalement épargné mon visage et mon buste. J'ai été coupée en deux et ma nouvelles apparences dérange ou fait fuir certains, lorsque, chaussée de mes prothèses en fer, vêtue d'une robe ne parvenant pas à les dissimuler, je marche dans les lieux publics ; mais mon visage est intact et il est devenu plus expressif que jamais. Mes yeux pétillent et mon sourire est, lui, entier. Je ne sais pas si c'est l'envie et le combat qui m'habite qui me confèrent une capacité de séduction, mais je découvre avec surprise que je plais à certains qui ne se prive pas pour me le faire comprendre. Et pour la première fois de ma vie, je plais pour de bonnes raisons : ma toute nouvelle spontanéité, ma franchise, et surtout mon caractère passionné.
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PatpepettePatpepette   07 décembre 2015
Du jour au lendemain, j'arrête tout : mes cours au Cned et mes tentatives désespérées pour reprendre
pied au travail. Je n'ai plus la force d'avancer, je capitule. Mon milieu professionnel ne reconnaît plus mes compétences, mon mari n'arrive plus à me comprendre, je ne réussis pas à établir un lien avec ma propre fille, mes parents me disent, comme d'habitude, de m'accrocher et de faire face, sans chercher à approfondir…
Deux jours plus tard, je fais une tentative de suicide dans la salle d'attente de monde psy.
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PatpepettePatpepette   07 décembre 2015
J'ai également tenté l'aventure à Berlin. Je suis partie seule sur un coup de tête. Comme tout un chacun,
j'ai pris un billet de train et me suis installée, un matin d'août, pour neuf heures de trajet dans un compartiment bondé, surchauffé, mais avec un sourire infatigable. Autour de moi, des gamins d'une
colonie de vacances courait dans tous les sens. Il y avait des sacs à dos partout, et, sans réfléchir, au milieu de ce capharnaüm, j'en suis venue à retirer mes prothèses et les ai déposées avec les autres bagages .
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PatpepettePatpepette   07 décembre 2015
Je modifie aussi mon comportement alimentaire. Je mange de moins en moins. . Mon père ne note
Pas. Ma mère ne pipe mot. De temps en temps, le vent la tête de son assiette, il voit ma mère embarquer
la mienne encore à moitié pleine et s'adresse alors à elle plutôt qu'à moi, comme souvent à cette époque-là. Il ne perçoit pas le fait de ne pas manger comme un comportement anormal mais comme un gâchis d'une adolescente capricieuse.
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PatpepettePatpepette   07 décembre 2015
À mon arrivée au centre de rééducation, j'ai été encore très malheureuse, rongé par les idées noires mais une certaine énergie vitale commençait à réapparaître, par petites touches, le traitement contre la dépression faisant effet. C'est en rencontrant une autre patiente, Pierra, que j'ai compris que j'avais le choix de construire l'existence que j'ai souhaitait, que ce n'était pas le handicap qui m'en empêcherait, au
contraire.
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