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ISBN : 2070782905
Éditeur : Gallimard (31/01/2008)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 163 notes)
Résumé :
Médecin des hôpitaux, pionnier de l'humanitaire "sans frontières" , écrivain, prix Goncourt 2001, aujourd'hui ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin mène sa vie au grand galop. Selon une image tirée d'un poème de Senghor. il semble aller comme un cheval qu'un léopard aurait saisi au garrot. Pourtant, sous l'apparente diversité de cette existence, on distingue une unité profonde, née de la fidélité à une seule passion : la médecine, vécue comme un en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  29 mars 2016

Je suis un peu genée de passer avec ce concert de louanges mais je n'ai pas vraiment apprécié ce livre. Ca n'était peut-être pas le bon moment... Après une cinquantaine de pages un peu encourageantes, j'ai senti mon enthousiasme retombé bien vite. J'étais bien intéressée par sa vie de médecin et celle d'écrivain mais les passages sur la politique m'ont profondément ennuyés. Je trouve qu'il manquait une dimension personnelle, il parle très peu de sa vie privée. Je comprends qu'il n'ait pas envie d'étaler sa vie dans ce livre qui parle surtout de ses envies et ambitions mais ça me l'a rendu moins intéressant. Au moins, je connais sa bibliographie dans son contexte et je me dis que je lirai bien un de ses romans - je ne considère pas celui-ci comme roman - prochainement. Globalia ou Rouge brésil m'attirent bien, d'après ce qu'il en dit.
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emmyne
  15 avril 2013
Comme l'indique le sous-titre, il s'agit d'une autobiographie et d'un voyage. Récit(s) d'une vie dans le monde, inscrite dans son époque; celui d'un parcours atypique et pourtant guidé par une aspiration : retrouver l'humanisme dans la pratique de la médecine; retrouver le regard, le lien avec la société humaine malgré la médecine scientifique, technologique et spécialisée.
Jean-Christophe Rufin est connu pour ses engagements dans des ONG humanitaires, sa présidence d'Action contre la faim, ses postes ministériels et diplomatiques, ses romans et son Goncourt ( puis son élection à l'Académie Française non mentionnée dans ce livre ). Il revient sur toutes ses expériences – intéressantes s'il en est – dans cet ouvrage. C'est la première partie de cette lecture retraçant sa jeunesse, ses études de médecine, puis son rôle, sa pratique lors des missions humanitaires avec Médecins Sans Frontières ou Action contre la faim qui m'ont le plus passionnée. Ces aspects techniques.
Si j'ai lu avec grand intérêt les passages qu'il consacre à son désir d'écriture, à cette naissance ( ou plutôt à cet accouchement ) de l'auteur, à ses sources d'inspiration – les lieux, les rencontres, les images marquantes – ainsi qu'à sa vision du roman, de l'écrivain et du monde littéraire ( lectorat, librairie, édition, auteur, média, prix ), ce sont ses réflexions sur la médecine et sur la gestion de l'urgence sanitaire qui me restent. Je précise toutefois que cet ouvrage n'est pas un essai sur l'humanitaire. Et j'en profite pour saluer les dernières pages qui s'intéressent à la complémentarité des regards du médecin et du romancier. Parce que lorsque j'ai refermé ce livre, bien que le sachant romancier, je ne pouvais penser cet homme autrement que médecin. Et c'était bien lui que je voulais lire, ce fondamentalement médecin alors même qu'il va s'y consacrer tout en cherchant par tous les moyens à pratiquer autrement. Les paradoxes de sa vocation expliquent les détours de son parcours professionnel. Ce n'est qu'avec le recul du temps que l'on peut percevoir qu'il s'agissait d'un chemin.
Héritier par la figure tutélaire de son grand-père d'une médecine humaniste, Jean-Christophe Rufin reçut sans conviction, plutôt avec déception et frustration, sa formation. » Un malentendu fondamental « : les chapitres sur ses études de médecine relatent son attente d'une autre définition, sa passion intacte mais insatisfaite et décrivent, en les resituant bien dans leur contexte – la fin des années soixante – les méthodes, l'ordre mandarinal, les relations au médecin, aux malades et à la maladie – ce qui fait une sérieuse différence – , l'accueil, l'accompagnement des patients.
Sous l'autobiographie, la biographie de la pratique médicale. Jean-Christophe Rufin manie avec finesse l'humour et l'art du portrait. Il ne se dispense pas d'autodérision ni de sens critique. S'il pointe un système qui lui paraît bien peu humain, il sait y reconnaître ses propres erreurs.
Un premier voyage de hasard en Afrique apporte une réponse à cette prise de conscience du malentendu sans le détourner de sa voie, de la voix qui l'appelle, l'interpelle. Ce seront des routes qui chacune laisseront leurs empreintes autant vers l'humanitaire que vers la littérature.
Les obligations du service militaire complètent la réponse. Jean-Christophe Rufin part en coopération en Tunisie : » A Paris, pendant que j'exerçais dans le cadre immuable et rassurant de mon hôpital, il me semblait que tous les êtres humains étaient semblables et que seules leurs maladies étaient distinctes et variées. En Tunisie, je compris qu'au contraire les maladies sont universelles : exactement semblables sous toutes les latitudes. Ce sont les humains qui diffèrent. L'épisode tunisien eut un autre mérite, plus inattendu encore. Pour la première fois en effet, je découvris directement l'existence de la politique. «
Ce passionné d'histoire rejoint le contemporain. Et Médecins Sans Frontières à ses premières heures. le praticien nostalgique de l'examen clinique, du regard sur le patient, ouvre les yeux sur son siècle où » tout est politique « . Et ce seront les tours et contours de l'aventure humanitaire ( selon le titre du Découverte Gallimard Jeunesse que Jean-Christophe Rufin a signé, retraçant l'humanitaire dans sa perspective historique et politique, en présentant les formes ), les lignes et les pics, les mouvements, les manoeuvres, les développements, les progressions. Rivalités en interne, désastres en externe. le médiatique, la manipulation aussi, et les difficultés décisionnelles et concrètes de » l'action en temps réel » lorsque l'information est partielle, lorsque les évènements ne portent pas encore de nom historique, lorsqu'il faut traiter ces évènements » avec toute l'incertitude de l'inachevé » et » apprendre à se repérer dans la géographie très particulière des temps bouleversés « , qu'il faut les qualifier pour pouvoir agir à bon escient ( notamment lors des crises alimentaires pour lesquelles il est essentiel, au-delà du secours d'urgence, d'agir sur les causes ) ainsi que pour gérer la mesure de l'intervention ( et les réseaux de distributions )
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mimipinson
  04 juin 2012
Un peu « gênée » qu'il figure en bonne place dans ma bibliothèque sans avoir encore osé franchir le pas, c'est de manière un peu détournée que j'y viendrai, en lisant ces chroniques d'un médecin nomade, comme indiqué en sous-titre ; pas tout à fait par hasard …j'aime bien découvrir pourquoi l'on rentre dans le milieu, pourquoi ce métier et pas un autre. Une question, à laquelle certains ou certaines ont les plus grandes peines du monde à répondre( dont la rédactrice de ces lignes).
Jean-Christophe Rufin le sait. La médecine était pour lui une évidence.
« Je suis né en médecine, comme d'autre voient le jour au bord de la mer, au flanc d'une montagne ou dans les champs. » C'est un grand-père pratiquant la médecine à l'ancienne, une médecine plus humaniste que scientifique qui construira sa vocation médicale
Il est l'écrivain que l'on sait, un touche à tout, médecin dans l'âme, mais profondément mal à l'aise dans le milieu hospitalier, et surtout avec l'évolution de la médecine.
Il aura beaucoup de mal à trouver sa voix, multiplie les expériences, participe au début de la médecine humanitaire avec plus ou moins de succès, touchera à la coopération, et allant jusqu'à accepter un poste d'ambassadeur au Sénégal.
Ses errances professionnelles seront à l'origine de ses romans. Long sera son cheminement vers l'écriture. Quelques ouvrages techniques seront un début, pour que se produise en lui le déclic le menant à la fiction.
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt ce parcours, souvent interpellée par nombre de remarques, réflexions que l'on se pose toutes et tous lorsque l'on travaille dans le milieu.
« Nous vivions les derniers moments d'une époque : une sagesse venue du fond des âges était encore transmise et exprimable sans susciter l'indignation. Comme le faisait avec naturel mon vieux collègue, elle nous disait simplement qu'il fallait respecter la mort. Une des noblesses du médecin était d'évaluer les combats perdus et de ne pas les livrer. »
Au risque d'en indigner certains ou certaines, il serait temps de renouer avec cette sagesse. Car souvent……
« Portant peu d'intérêt à la technique et aux aspects scientifiques de la médecine, j'ai souvent traqué, dans mon expérience d'interne, toutes les occasions de rencontrer la vie véritable, d'assister des êtres dans leur confrontation à la douleur, le danger, l'inéluctable. »
Nombreux sont les passages où l'humanité prend la place de la technicité, où le médecin ne fait pas secret de ses faiblesses d'homme démuni face à la détresse, l'injustice de la maladie.
Certains (mauvais) esprits verront dans ce récit une auto promotion, un étalage de carrière… une vision unilatérale des personnalités, bien connues, qui ont accompagnées l'auteur dans ses aventures humanitaires….En ce qui me concerne cela m'a permis de mieux cerner l'écrivain, et surtout de réparer, au plus vite une injustice, et de vite me tourner vers son oeuvre romanesque.
Petit clin d'oeil pour une petite phrase qui m'a beaucoup amusée….
« Les infirmières ont une puissance redoutable. Il faut les amadouer afin qu'elles ne fassent pas un usage trop rude des armes dont elles disposent. »
Vous êtes donc prévenus !!!


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Bigmammy
  22 novembre 2011
C'est une merveille d'écrivain, clair, simple, passionnant, maître de son expression, en un mot un classique, à la fois élégant et expressionniste (les scènes tunisiennes).
Comme il le reconnaît lui-même, cet acharnement à raconter des histoires haletantes dans un style lumineux, avec l'intention coupable de combler ses lecteurs, est un triple péché mortel en France, depuis 60 ans, et n'a pas dû lui faciliter l'intégration dans la République des lettres.
L'auteur aime tellement ses lecteurs qu'il va jusqu'à leur confier des secrets plus ou moins bien gardés : la dureté de l'hôpital, du moins pour les plus faibles – malades et étudiants -, l'oisiveté forcée de certains cabinets ministériels et des diplomates, le brouillon agressif et toxique des humanitaires.
Il a la dent dure, décrivant dans une langue exquise les pires villennies. Il faut le lire, absolument, pour les clés qu'il nous donne sur la médecine : un jour ou l'autre, hélas, nous en serons les dociles « patients ».

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Missbouquin
  05 mai 2017
Décidément, à chaque lecture d'un roman de Jean-Christophe Rufin, je suis de plus en plus attaché à cet auteur. Je suis à chaque fois impressionnée de la manière dont il parvient à se renouveler, roman après roman : pas de comparaison possible entre Rouge Brésil, L'Abyssin, Immortelle randonnée (où il raconte le périple de Compostelle, qu'il a fait seul), même si à chaque fois j'ai apprécié ses connaissances historiques, son sens du romanesque et son humour ! Dans Un léopard sur le garrot, j'ai découvert ce qui l'a poussé à écrire chacun de ses textes, j'ai découvert l'homme derrière les mots, et j'en suis restée admirative.
« La volonté d'engagement, l'humanisme en acte, l'ancrage littéraire, tous ces idéaux étaient pour moi au principe de l'activité mystérieuse dont je suis témoin depuis l'enfance et qu'on appelle la médecine. »
Il fut d'abord et avant tout médecin, à la suite de son grand-père qui lui a donné le goût de comprendre et soigner l'âme humaine. Mais très vite, il ne parvient pas à s'intégrer dans ce monde : il ne veut pas être généraliste, et le milieu hospitalier lui pèse trop. Pour supporter tout ça, il se tourne en parallèle vers l'humanitaire : il rejoint Médecins sans frontières, que Bernard Kouchner vient de créer, et mène de multiples missions. Par la suite, il quittera l'association, pour mieux y revenir. Il y décrit les problèmes qui s'y pose, les conflits politiques. Il y découvre les dangers de l'humanitaire, dont il tirera un livre, « le piège humanitaire », qui fut un flop.
Puis, sa réputation se fait, et on lui confie l'ambassade du Sénégal, autre étape de sa vie.
Et parallèlement à tout ça, il écrit. Ses missions en Ethiopie et au Brésil lui permettront par exemple d'écrire Rouge Brésil et L'Abyssin.
« Ainsi la médecine m'a conduit à l'écriture. Mais ce fut par un long détour de l'engagement humanitaire, des voyages et de l'action politique. […] Je me suis gardé de mettre en scène ma pratique. le roman a toujours été pour moi un espace d'évasion. Dans les cours de la Salpêtrière, j'imaginais des mousquetaires à cheval … ils m'aidaient à supporter un quotidien qui m'apportait trop de frustrations et de souffrances. »
Homme au parcours tellement riche, homme d'engagement, il m'impressionne par les risques qu'il a sans cesse pris pour vivre selon ses valeurs.
« Pourquoi avoir pris cette charge lourde (l'ambassade) sinon parce que c'est une tache difficile, à un moment crucial des relations entre l'Afrique et la France ? Je suis plus que jamais posté sur cette frontière invisible entre les mondes. […] On est bien aise de disserter sur les flux migratoires, les sans-papiers ou la lutte contre l'immigration clandestine lorsque l'on est assis tranquillement dans un salon à Paris. Je subis, moi, l'inconfort d'être au front, sur le lieu où s'exercent directement les forces contraires, où se jouent les drames, où ils prennent une forme humaine […] Je vis ici trop d'émotions, je vois trop de paysages et de portraits, pour que n'en sortent pas un jour, par le détour du temps et de l'oubli, de nouveaux livres et de nouveaux rêves. »
Ce texte est fascinant, porté par une magnifique plume, et va devenir un de mes livres de chevet, pour me rappeler qu'on se doit d'être ouvert, d'avoir une vie bien remplie, au service des autres, et qu'il y a tant de causes à défendre !
Lien : https://missbouquinaix.com/2..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Chadia-JChadia-J   13 novembre 2010
Ces consultants se sont adressés a moi non pas en tant que personne mais par intérêt pour mon “profil” .Il semble que ce terme soit réservé a des gens que, malgré leurs efforts personne n’a jamais regarde de face. Faute d’avoir un visage, une âme, une conscience, une substance ,une vérité, on doit se contenter d’être un profil….Ils ressemblent a ces fresques égyptiennes sur lesquelles chacun avance de travers, en ne donnant jamais a voir qu’un cote de lui.
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WictorianeWictoriane   10 août 2009
Ce qui s'acquiert dans les morgues, c'est une vision complète des corps, de son dedans comme de son dehors, de son état inerte comme de état palpitant. Les médecins, à cause de ces moments de familiarité avec le cadavre, savent que le corps n'est pas seulement la disposition souple et chaude d'organes, de fonctions et de sens. Ils savent que la vie est un état fragile et rare, l'improbable mise en mouvement d'une molle horlogerie de chair, si désespérante à contempler quand elle est jetée en tas au fond d'un bassin d'émail.
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KarineCastilloKarineCastillo   03 octobre 2010
Il me confia une vacation et j'allai passer ainsi un après-midi par semaine à pratiquer la médecine que j'aime : celle qui se fait avec les yeux, les mains, les oreilles et beaucoup d'intuition, car les SDF s'expriment peu et mal sur leur corps. La plupart de leurs plaintes ne correspondent à rien de sérieux, tandis que les vraies maladies, celles qui les rongent et les tuent, sont chez eux particulièrement muettes.
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KarineCastilloKarineCastillo   03 octobre 2010
Tsunami, Afghanistan, Darfour, les récifs n'ont pas manqué, contre lesquels nous eûmes autant d'occasions de nous écraser. Car il y a bien des manières, pour une grande organisation humanitaire, de rencontrer l'échec. Arriver trop tard, ne pas prendre la mesure de l'urgence, au contraire, surdimensionner sa réponse, méconnaître les dangers et envoyer ses équipes à la mort, alarmer l'opinion à l'excès, ou à l'inverse, se rendre complice d'un génocide par son silence, les pièges de l'humanitaire sont nombreux. J'avais été l'un des premiers à les dénoncer dans "Le piège humanitaire". Prendre soi-même la décision de l'action est autrement difficile. On ne dispose plus de la confortable position du critique, doublement protégé par son irresponsabilité et le recul temporel.
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IndiaSongIndiaSong   13 janvier 2015
Il me serait aujourd'hui impossible de supporter ce quotidien d'horreurs. C'est que, depuis ,la mort , est devenue pour moi une affaire personnelle.(..) Je ne pourrais plus accepter , si peu que ce soit, de laisser entrer en moi cette indifférence à la mort.
Mais en ce temps là, je l'ai fait

Ce qui s'acquiert dans les morgues, c'est une vision complète des corps, de son dedans comme de son dehors, de son état inerte comme de état palpitant. Les médecins, à cause de ces moments de familiarité avec le cadavre, savent que le corps n'est pas seulement la disposition souple et chaude d'organes, de fonctions et de sens. Ils savent que la vie est un état fragile et rare, l'improbable mise en mouvement d'une molle horlogerie de chair, si désespérante à contempler quand elle est jetée en tas au fond d'un bassin d'émail.
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Comme vous allez pouvoir le constater ci-dessous, le jury du Prix Orange du Livre 2019 rassemble des passionnés, qu?ils soient auteurs, libraires ou lecteurs issus de la communauté de ce site. Le 10 mai, tous les membres se sont réunis sous la présidence de Jean-Christophe Rufin afin de désigner les 5 finalistes de cette 11e édition. Voici une vidéo qui va vous donner envie de lire ces livres si ce n?est pas encore fait? et de voter à votre tour pour votre roman favori, ce que vous pouvez faire ici : https://www.lecteurs.com/article/revivez-les-deliberations-du-prix-orange-du-livre-2019-et-votez-pour-votre-roman-favori/2443599
? Bénédicte Belpois, Suiza, Gallimard ? Franck Bouysse, Né d'aucune femme, La manufacture de livres ? Harold Cobert, Belle-Amie, Les Escales ? Jean-Claude Grumberg, La plus précieuse des marchandises, Seuil ? Jean-Baptiste Maudet, Matador Yankee, le Passage
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