AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782894557273
415 pages
Éditeur : Guy Saint-Jean (15/05/2014)
3.56/5   18 notes
Résumé :
" la maladie maudite". En 1844, ce mal que tous craignent et voient comme une punition divine sévit depuis des décennies au Nouveau-Brunswick. À une époque où la médecine est sujette aux superstitions et aux croyances religieuses, on choisit d'isoler les malades dans une léproserie de fortune sur la petite île de Sheldrake.

Parmi eux se trouve Isabelle, une adolescente de bonne famille qu'on soupçonne, à tort, d'avoir développé les symptômes du terrib... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Sourisetdeslivres
  04 décembre 2018
Me voilà une nouvelle fois conquise par une auteure québécoise cette année ; l'autre étant Louise Tremblay d'Essiambre avec « Les héritiers du fleuve » (tu peux lire mon avis ici).
Même si les deux fictions n'ont vraiment rien en commun j'ai retrouvé cette faculté identique qu'à Sergine Desjardins à t'immerger dès le premier chapitre dans son intrigue et à te créer des personnages forts, vrais.
Il me tarde vraiment de lire la suite de cette duologie.
Comme tu le lis en quatrième de couverture, tu vas te retrouver en 1844 au Canada dans la province du Nouveau-Brunswick où sévit une épidémie de peste. La petite commune de Tracadie est plus sévèrement touchée. Afin d'éviter la contagion, pour rassurer les acheteurs et riches marchands de la Province un « bureau de santé » composé surtout de riches hommes d'affaires décident de régler l'épineuse question de ces gens atteints de lèpre en les envoyant sur l'île Sheldrake, ancien poste de quarantaines pour des malades provenant des bateaux.
Ils attendaient là afin d'éviter toute épidémie sur le continent notamment de choléra.
Isabelle, l'héroïne de cette saga est accusée à tort d'avoir la lèpre.
Elle est emmenée à l'âge de 13 ans de force sur cette île.
Sa bonne santé ne lui sera d'aucun secours même quand le médecin en charge de la léproserie le remarquera.
Victime de l'ignorance et de l'injustice, comme, sûrement, d'autres à cette époque où la dermatologie n'était pas encore une spécialité, une époque où on ne savait pas encore grand-chose sur cette maladie, des hypothèses étaient émises quant à sa transmission, mais rien de probant.
Cette victime d'erreur médicale ne sera pas la seule à souffrir de l'exclusion.
Sa famille est elle aussi considérée comme des parias. Tu vas suivre Isabelle, Isa dorénavant, c'est son choix sur l'île.
Sergine Desjardins, outre de raconter ce triste épisode historique, va en plus traiter d'autres sujets très importants et qui vont alléger quelque peu les passages durs et poignants. Ainsi tu vas faire la connaissance de la soeur aînée de Isa, Fanny.
Fanny est partie chez la soeur de son père, Gus, chez sa tante Marjorie à Québec.
Avec Fanny et Marjorie entre autres tu liras la place de la femme dans cette société patriarcale et très religieuse.
Comment étaient traitées ces femmes indépendantes comme Marjorie, peintre, célibataire et qui porte le pantalon.
Par la cousine de Gus, Rosalie ; tu liras dans quel état précaire se retrouvaient les filles mères comme on les appelait enfin dernier thème, juste cité, mais qui a toute sa place c'est l'underground railroad, ce sujet est amené avec Rebecca une esclave en fuite.
Ce qui m'a le plus touché dans ce roman ? Les personnages.
Isabelle, en premier lieu. Comment, une jeune fille de 13 ans, innocente, victime d'une terrible injustice va tenir le coup. Une héroïne à la puissance de caractère incroyable. Elle garde foi malgré toutes les épreuves.
Isabelle va mûrir très vite et comprendre qu'elle a besoin d'une carapace pour survivre, mais que, même emprisonnée sur cette île ils ne peuvent pas brider son imagination.
« Pour se ressaisir, elle se disait que même si elle était emprisonnée, son esprit, lui était libre. En pensée, elle pouvait aller où elle voulait. »
« Les murs de n'importe quelle prison ne peuvent emmurer l'imagination. Elle s'envole où elle veut, quand elle veut. »
Une héroïne que je ne peux'qu'aimer vu l'amour qu'elle porte aux animaux. Son cheval Mage et plus'tard sa chienne Amy.
Elle protège les siens autant qu'elle le peut en taisant les conditions plus qu'insalubres dans lesquelles elle est obligée de vivre jour après jour.
« Une prison aux murs de vagues, de brume, de coquillages et de vent, mais une prison tout de même. Une prison dont les barreaux étaient faits de peur et de dégoût. Intangibles, mais aussi, sinon plus efficaces que de vrais barreaux de fer. Sheldrake était l'antichambre de la mort. »
Ensuite, tu as Fanny et Marjorie.
Marjorie c'est la femme indépendante. Elle a vécu à Paris et mène sa vie comme elle l'entend.
Elle ne veut jamais dépendre d'un homme. Avec Fanny, tu verras que la force de caractère est un trait commun de cette famille. Fanny amènera beaucoup d'espoir, de légèreté une belle romance au récit, mais aussi des drames.
Enfin, tu as Charlotte et Gus, les parents de Isa, Fanny, et Juliette, la cadette.
Gus est un homme bon, comme on en rencontre rarement. Un mari et un père aimant qui ne bride aucun talent de ses filles. Peinture, musique, médecine elles ont droit de tout étudier.
« Ma femme et moi sommes convaincus qu'il ne faut jamais briser un rêve, aussi impossible paraisse-t-il. On ne sait jamais comment les choses vont évoluer. »
Charlotte leur mère est une maman-louve. Elle aussi très en avance sur son temps. Une femme qui, malgré les coups durs, les mots blessants qu'elle va endurer, même de proches amis, arrivera à pardonner ou au moins à ne pas devenir une femme aigrie comme cette Théodora, la commère du village, je l'ai détesté comme d'autres. Car si tu rencontres des personnages remplis de bienveillance tu rencontreras aussi l'inverse.
Je pourrais te parler aussi du père François, plus encore de Rosalie, une femme qui m'a touché avec son dévouement pour son prochain, Théo, les docteurs Labergne et Key, les gardiens de l'île, etc. Toute une galerie de personnages impressionnante, tu as l'impression immédiate de les connaître et pourtant l'auteure reste très concise dans ses descriptions. Tu n'auras aucun temps mort grâce aux nombreuses intrigues qui s'entrecroisent.
J'ai vraiment adoré cette saga, pas autant que celle dont je t'ai parlé en introduction celle-ci n'est pas un coup de coeur, mais une très belle lecture, intéressante du point de vue historique, poignante avec le sort de ces malades laissés pour compte.
Laissé pour compte, sans remède ni soin, vivant dans des conditions désastreuses qui empiraient leur état général et mental. Ostracisés, ils sont même pour certains rejetés par leurs proches. Sergine Desjardins décrit le climat de délation et de paranoïa qui régnaient à cette époque.
Elle va te montrer la lâcheté des hommes face à l'amour inconditionnel d'un animal.
Sergine Desjardins à travers plusieurs femmes du roman va te décrire avec force, sensibilité et poésie ce qu'est l'amour maternel.
La famille de Isabelle est une famille libre et ouverte d'esprit loin des esprits étriqués des grenouilles de bénitier.
Des gens qui prient, prônent la charité, se rebellent contre ceux qui n'observent pas les préceptes de la bible, mais qui sont bien plus méchants et lâches que des personnes moins pieuses.
Cette saga historique a tout le potentiel des grandes sagas familiales historiques.
Nombre de thèmes sont traités intelligemment et justement. L'auteure mesure chacun des aspects du roman.
J'ai appris beaucoup de fait en lisant ce livre comme l'expression la plume du chapeau et l'origine du chapelier fou, d'Alice au pays des merveilles ou encore les ethnies de ce jeune état.
Richement documenté, mais jamais lourd je te conseille vivement ce premier opus et je termine en disant vivement la suite.
Quelques citations :
« Un jour, une lépreuse, étonnamment sereine malgré tous les maux qui l'affectaient, m'a dit que chaque épreuve est aussi un cadeau. Je n'ai compris que bien plus tard ce qu'elle voulait dire : chaque épreuve nous donne l'occasion de devenir une meilleure personne » Isa à Gus.
« Je suis sur une île lumineuse qui pourrait être paradisiaque. Pourtant, je suis dans un monde de ténèbres. »
« Quand on est jeune, on se laisse moins duper par les apparences. On sait d'instinct à qui l'on peut faire confiance. Plus on vieillit, plus on a l'occasion de constater que le mal ne creuse pas souvent son nid là où on le croit. Il habite aussi parfois le coeur des grenouilles de bénitier pour qui la charité n'est qu'une question d'apparences. »
« Dire qu'avant, elle la (NB : la musique) considérait comme allant de soi. Désormais, elle savait que rien que rien n'est n'acquit une fois pour toutes. La vie est terriblement fragile et imprévisible. L'espace d'une seconde, on peut perdre tout ce qu'on aime. »
« Jamais le nom d'une maladie ne devrait être une insulte. Les mots sont des tueurs silencieux. »
Notes :
C'est une fiction basée sur des faits historiques réels.
La lèpre est loin d'avoir disparu. Il y aurait de dix à quinze millions de lépreux dans le monde. (note de l'auteure)
Connais-tu les Micmacs ? On en parle dans le récit par le biais de Charlotte, ils étaient ses ancêtres.
Voici une définition : Les Micmacs, parfois appelés Mi'kmaq, sont un peuple amérindien de la côte nord-est d'Amérique, faisant partie des peuples algonquiens. Il y a aujourd'hui vingt-huit groupes distincts de cette ethnie au Canada, et un seul groupe ethnique, la « tribu d'Aroostock ».

Lien : http://unesourisetdeslivres...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
atouchofbluemarine
  30 janvier 2021
Parfois, on sait qu'on va apprécier un roman. Comme ça, sans même en lire le résumé. Ce fut le cas pour L'île des Exclus. Juste en me basant sur le titre et la couverture, j'ai su que j'allais passer un bon moment. Et en effet, je ne regrette pas du tout cette lecture. Grâce à Mon Jardin Littéraire qui m'a proposé une lecture commune de ce livre, j'ai enfin pu le sortir de ma PAL et quelle magnifique lecture ce fût. le seul défaut de ce livre… qu'il s'agisse d'un tome 1 et qu'il fasse partie d'un dyptique. Et oui… la fin n'en est pas vraiment une. L'auteure nous annonce la couleur après son dernier chapitre. Avec sa mention « Dans le prochain tome », on devine directement que l'on va devoir replonger dans son univers pour en avoir le coeur net. Une petite déception si vous cherchez un one-shot ou si vous vous attendiez à avoir des réponses en fin d'ouvrage… mais aussi une opportunité de continuer l'aventure avec ses héros pendant un tome de plus.
Mais revenons-en à nos moutons. Dans ce roman, Sergine Desjardins nous parle de l'arrivée de la lèpre au Nouveau-Brunswick, province du Canada, dans le courant du XIXème siècle. Isa, son héroïne, est une jeune fille qui se voit juger à tord comme lépreuse, elle qui souffre d'une maladie chronique de la peau depuis toujours (et qui n'a rien à voir avec la lèpre). Mais la maladie fait peur à tout le monde et les symptômes aussi bien que la façon dont ce mal se transmet – à cette époque – sont méconnus. Les médecins refusent de prendre le risque de laisser des lépreux parmi eux… Une décision est prise : tous les lépreux seront envoyés sur l'île Sheldrake pour qu'ils puissent s'y ‘rétablir' ensemble. Cette décision va changer la vie d'Isa qui doit alors quitter sa famille, sa maison, tout ce qu'elle aime… et sa vie ne sera pas la seule à changer. Celle de sa mère, Charlotte, va également être chamboulée, elle qui ne supporte pas de se faire enlever sa fille adorée. Une horreur pour cette jolie famille qui ne peut que subir cette décision.
Désormais, elle savait que rien n'est acquis une fois pour toutes. La vie est terriblement fragile et imprévisible. L'espace d'une seconde, on peut perdre tout ce qu'on aime. (p.290).
Nous découvrons ainsi le quotidien des lépreux sur l'île Shelddrake, un endroit où ils sont horriblement mal traités. Laissés presque sans rien pour se tenir chaud, ils n'ont aucun confort et le médecin qui s'occupe d'eux faire pire que bien avec ses remèdes à base de mercure. Nous suivons également en parallèle de cela les péripéties du reste de la famille : Charlotte et son mari Gus qui vivent encore à Tracardie avec leur autre fille, Juliette, qu'ils tentent de protéger un maximum ; et Fanny, qui est partie à Québec pour rester avec sa tante, une artiste peintre. Des destins tout à fait différents… et des protagonistes qui vont tous vivre des moments pénibles, que ce soit à cause de la maladie, de l'éloignement, de la pauvreté et de tant d'autres maux. Non, ce livre n'est pas une promenade de santé. Il est dur et bouleversant. Mais il est aussi plein d'espoir, de beauté et de courage.
(…) car elle croyait que les véritables héros sont ceux qui, jour après jour, trouvent non seulement la force de vivre malgré leur situation désespérée, mais arrivent aussi parfois à voir et apprécier la beauté du monde.
J'ai adoré l'alternance des chapitres qui nous permet de découvrir un récit sur plusieurs fronts. Isa est un personnage que l'on ne peut qu'apprécier. Je l'ai trouvé fort courageuse. Gus est moins présent dans l'histoire mais Charlotte prend assez de place pour deux. Elle et son énorme chagrin de ne plus pouvoir voir sa fille quand elle le veut et de savoir qu'elle vit là-bas, sur cette île, dans la misère. J'avais du mal à comprendre où l'auteure voulait nous emmener avec l'histoire de Fanny mais les événements s'enchainent avec elle dans le dernier tiers de l'histoire et j'imagine que cela est dû au tome 2 qui nous cache encore pas mal d'événements. J'admire aussi le côté historique et l'énorme travail de recherche qu'a du faire Sergine Desjardins pour écrire cet ouvrage. Vu les sources et les faits historiques cités en fin d'ouvrage, on peut imaginer que ce ne fût pas une mince affaire.
Un récit poignant qui me rappelle L'île des oubliés de Victoria Hislop bien qu'ici, nous changeons de décor et de température. Je pense qu'il ne me reste donc qu'une chose à faire : acheter la suite pour avoir enfin les réponses que je m'attendais à découvrir dans les derniers chapitres ! Un très beau roman et surtout une chouette expérience de lecture en collaboration avec Mon Jardin Littéraire 🙂
Lien : https://atouchofbluemarine.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
simonjean
  30 janvier 2021
Sergine Desjardins emmène le lecteur au Nouveau-Brunswick en 1845 .
Le cadre historique est bien dépeint .
Le lecteur découvre avec horreur la façon dont étaient traités les lépreux
à cette époque .
L'intrigue dépeint également la condition des mères célibataires
en butte à la mentalité bien-pensante de l'Eglise catholique .
Bonne histoire , agréable à lire dont je lirai la suite sans aucun doute , même si je n'ai pas ressenti le souffle romanesque que je pensais trouver .
Commenter  J’apprécie          60
Sandra_C
  24 mai 2019
On retrouve Isabelle qui est injustement envoyée sur L'île Sheldrake où vivent reclus les lépreux. On va suivre également l'histoire des personnes de sa famille et la façon dont ils vivent avant et pendant ce drame. J'ai longuemment hésité à me lancer dans cette lecture. le thème de la lèpre étant assez reboutant pour ma part. Je pourtant adoré ce livre. Les personnes sont attachant, la lecture est facile est agréable et surtout, le fait que ce soit basé sur des faits réels . On peut y découvrir dans quelles conditions ils ont vécus ainsi que la place de femme à l'époque, les croyances, les lacunes des médecins devant cette maladie à l'époque inconnue. Lecture trés enrichissante bien que tout ne soit pas réels. Je recommande vivement ce livre et je vais m'empresser de continuer sur ma lancée avec le deuxième tome. Je suis restée sur ma faim, j'ai hâte de suivre les personnes de cette histoire.
Commenter  J’apprécie          10
ingridfasquelle
  04 octobre 2018
Cadette d'une famille de treize enfants, Sergine Desjardins a passé son enfance sur une ferme, au Cap-à-la-Baleine, à l'est de Matane. Elle vite désormais à Rimouski et se consacre à l'écriture et aux conférences qu'elle donne aux quatre coins du Québec. Son roman précédent, Marie Major, est un best-seller international, couronné du Prix indépendant Marguerite Yourcenar. Avec L'île des exclus, l'auteure nous offre un nouveau roman qui met en lumière un pan méconnu sur l'histoire du Nouveau-Brunswick. Suivez Isa dans son dangereux et injuste périple sur l'île des horreurs…
En 1844, à Tracadie, une épidémie de lèpre fait rage depuis 50 ans. Pour tenter d'enrayer la contagion, les autorités décident d'isoler les malades sur la petite île de Sheldrake. Déportés de force, ils sont arrachés à leurs familles pour se retrouver dépourvus de soins adéquats et laissés dans des conditions de vie misérables à peine humaines… C'est ainsi qu'Isa, fille de Charlotte et de Gus, sera séquestrée, car on la suspecte, à tort, d'avoir contracté la maladie. Une erreur médicale qui aura des conséquences pour tous les membres de sa famille...
Tout aussi passionnant autant que poignant, le roman de Sergine Desjardins rend un hommage vibrant à tous les exclus ainsi qu'à tous ceux qui leur ont tendu la main. On se réjouit déjà de découvrir la suite des aventures de cette famille du Nouveau-Brunswick !
Lien : http://histoiredusoir.canalb..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   24 décembre 2015
Je sème la terreur, la laideur, la mort, la discorde, la honte, la détresse, l’exclusion.
Je frappe indifféremment le riche ou le pauvre, le vieillard ou l’enfant, l’homme ou la femme.
Je défigure, mutile, isole, exacerbe la libido et blesse.
Je transforme les gens au point où une mère ne reconnaît plus son enfant, une femme, son époux, un homme, sa fiancée.
Je me moque des médecins qui me confondent avec la syphilis, la peste ou certaines maladies de la peau.
Je me ris des grands de ce monde, même du roi Louis XIV qui, jadis, a envoyé ce qu’il croyait être le dernier groupe de lépreux à l’hôpital Saint-Mesmin, près d’Orléans.
Imprévisible, je disparais et réapparais quand bon me semble.
On m’appelle la maladie de Hansen ou l’éléphantiasis des Grecs.
On pourrait tout aussi bien m’appeler douleur, honte, souffrance, désarroi et désespoir.
Je suis la lèpre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   24 décembre 2015
Il est faux de prétendre qu’un malheur vécu collectivement unit et solidarise. Cela se produit bien sûr, mais il arrive aussi qu’une grande souffrance vécue dans la promiscuité engendre l’effet contraire. C’est alors la loi du plus fort qui prime.
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaouirkhettaoui   24 décembre 2015
C’est bien connu, à la longue, la souffrance engendre souvent la rage. Et l’injustice, la révolte. Contraints de vivre jour et nuit dans un espace réduit avec des personnes que la maladie leur imposait, ils se querellaient souvent.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   24 décembre 2015
La perfection d’un dessin ou d’une phrase, c’est quelque chose de volatile et d’éphémère. On finit par l’oublier. Mais pas ce qu’on a ressenti en posant les yeux sur une œuvre d’art ou en lisant un livre.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   24 décembre 2015
C’était insensé d’avoir honte d’être malade. Mais la honte, inexplicablement, s’attachait à la maladie autant qu’à la pauvreté et la laideur, comme si les personnes se sentaient responsables de leur état.
Commenter  J’apprécie          20

Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2425 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre