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EAN : 9791095115229
Éditeur : Yovana (23/01/2020)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 6 notes)
Résumé :
À cinq cents kilomètres au nord-ouest de Montevideo, dans un village bordé par le fleuve Uruguay, un jeune garçon cherche sa voie entre un père aussi admiré que violent et une mère dont la tendresse s’est dissoute dans un quotidien harassant.

Les liens qu’il tisse autour de lui, que ce soit avec l’intrépide camarade Emilio, le chien Titan, le légendaire ermite Martinidad ou le spectre de son grand-père, sont tantôt salutaires, tantôt ravageurs. Un jo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  10 mars 2020
Le fleuve du titre, c'est le fleuve Uruguay, tel qu'il borde la petite ville de Bella Unión, à la frontière avec le Brésil et l'Argentine.
L'enfant, c'est un jeune garçon turbulent, pas vraiment méchant mais attiré par les bêtises et la violence. Il vénère son père, un homme dur et taciturne, qui a le don de retrouver les noyés et dont le métier consiste à plonger en apnée dans la boue du fleuve pour y réparer les canalisations du réseau d'irrigation des champs de canne à sucre. L'enfant aime aussi sa mère, mais celle-ci est trop accablée par le poids des tâches quotidiennes pour trouver le temps de donner de l'affection à ses enfants.
L'enfant grandit comme une herbe folle, en manque de tendresse, sans autre repère éducatif que les coups qu'il reçoit de son père pour le punir de la malveillance qu'il porte en lui et qu'il ne parvient pas toujours à endiguer. Mais ce contexte âpre et impitoyable, miséreux, permet aussi les amitiés profondes et les rencontres marquantes, pour le meilleur ou pour le pire. Son copain Emilio, le fantôme de son grand-père, le chien Titan, l'ermite du village ou son oncle simple d'esprit, autant de personnages qui le touchent à vie.
De moments chaotiques en respirations lumineuses, ce court récit est un très joli texte sur la transmission, très bien écrit (et très bien traduit), teinté de réalisme magique, avec des portraits magnifiques et des scènes bouleversantes qui vous prennent les tripes.
Une enfance tumultueuse à l'image du fleuve, un parcours initiatique, la vie qui coule, pas toujours tranquille, et à la fin, quand l'enfant devenu adulte revient auprès de son père, il reste le don et le pardon.
En partenariat avec les Editions Yovana.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Zazaboum
  11 février 2020
Je tiens à remercier les Editions Yovana et Babelio pour cette petite perle reçue dans le cadre de la Masse Critique de janvier 2020.
Au fin fond de l'Utuguay, dans un village au bord du fleuve éponyme (ou l'inverse ?) coincé entre le Brésil et l'Argentine, un jeune garçon cherche sa place et son identité dans une société dure et impitoyable. Il se donne tout entier dans le peu de relations qu'il se fait, pour le meilleur et bien souvent pour le pire sans jamais exprimer ses sentiments ou son attachement !
Le fleuve rythme la vie de ces hommes et elle est sans pitié au milieu de la nature luxuriante et foisonnante de dangers.
Son père est taciturne, violent et malgré tout admiré. Il travaille au fond du fleuve à fixer des canalisations pour l'irrigation des cultures et a le don de retrouver les noyés. Il n'admet aucun écart à ce fils qui peut se muer en démon malveillant.
C'est le premier roman de Luis do Santos, qu'il situe dans le village de son enfance sans être autobiographique, et j'y ai retrouvé une certaine atmosphère présente dans les romans de Jorge Amado et Gabriel Garcia Marquez où le fantastique n'est jamais loin malgré la dureté des existences et du silence !
Un quasi coup de coeur pour ce roman qui m'a semblé trop bref et pour ce petit garçon à l'enfance si chahutée et chaotique ! J'espère que Luis do Santos ne va pas s'arrêter en si bon chemin.
Je tiens aussi à faire remarquer que le traducteur, Antoine Baral, a réussi à retranscrire cette ambiance si particulière des lieux reculés d'Amérique du sud et à laquelle je suis très sensible. Elle est aux antipodes de ce que nous connaissons. On oublie bien souvent que le succès ou l'insuccès d'un livre se doit à un intervenant de l'ombre qui transmet (ou pas) l'âme d'un écrivain et de son ouvrage sans le trahir.
CHALLENGE MULTI-DEFIS 2020
CHALLENGE RIQUIQUI 2020
CHALLENGE MASSE CRITIQUE JANVIER 2020
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sarahdu91
  14 février 2020
L'enfant du fleuve est un roman initiatique qui se doit d'être parcouru avec attention et en prenant soin de repérer où l'auteur a voulu en venir et ce qu'il a bien voulu nous transmettre sur l'enfance de ce jeune garçon en son petit village d'Uruguay en bordure du fleuve quasi sacré là-bas.
Ce 1er roman écrit tout en finesse et très bien traduit, nous parle de solitude, de cette quête de soi pendant l'enfance, toutes les ressources que peut découvrir un enfant quant à ses propres émotions. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises cet enfant a besoin d'être entouré d'amour et surtout d'être éduqué pour bien se construire. La vie dans ces petites campagnes où la misère règne en maître n'est pas facile et la violence nest pas toujours le bon chemin à prendre. C'est grâce à ce petit récit qu'on va cheminer avec cet enfant en recherche de sagesse auprès des adultes qui le croiseront dans sa construction personnelle.
En tout cas c'est un roman qui vaut la peine d'être lu et je remercie l'éditeur Yovana d'avoir bien voulu le publier pour le public français sans oublier Babelio qui m'a permis de le découvrir grace à sa masse critique de janvier 2020.
Je ferai voyager ce petit roman dans d'autres mains c'est certain.
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Subtropiko
  15 février 2020
Subtropiko 15 février 2020
Belle idée d'avoir rebaptisé « le plongeur » (titre original, en espagnol : « El zambullidor »). Il est devenu « L'enfant du fleuve ». Ce titre met au premier plan le jeune garçon plutôt que son père, même si, on le devine, ce dernier tiendra une place prépondérante dans son histoire et dans son esprit.
J'ai énormément aimé le cadre de ce roman, original, étrange (on n'est pas seulement sur, mais sous le fleuve, avec les tuyaux, les humains qui en prennent soin) comme le langage, poétique à la limite du fantastique : « Les rêves se firent alors si réels que je m'éveillais souvent les bras fatigués de lutter et les pieds blessés de tant courir » ou, ailleurs : « la lune s'ébat tranquillement […], instruite des fins et des destins ».
Dès l'incipit et les premières pages, l'eau est présente partout, ce qui est de plus en plus, je crois, une vérité conflictuelle dans cette région d'Amérique latine (entre autres !) : quand on voit les chutes d'Iguaçu, on a l'impression que les généreux robinets de la nature ne se tariront jamais, et pourtant je me souviens d'un chauffeur de taxi expliquant qu'il y aurait la guerre parce que les uns déviaient ou pompaient, au détour des fleuves, l'eau qui était due aux autres…
Emilio, le blondinet aux semelles de vent est à la fois le compagnon, le complice et le bourreau : après avoir présidé à la naissance de la pirogue rêvée, la Fille de l'Eau, il joue… la fille de l'air, et disparaît de la vie du héros.
L'enfant du fleuve, devenu un homme, a hérité de son père un « don incroyable »… Avec la brève réapparition de ces deux personnages – le Blondinet, le père – la boucle du récit est bouclée.
Pas un instant on ne « sent » la traduction, le texte coule, lui aussi, les métaphores viennent d'être inventées (« des mottes de terre tombaient doucement de la berge, comme des plaintes retenues »… « Nous apprîmes à déchiffrer les messages écrits par le vent sur l'échine du fleuve ») … Antoine Barral, le traducteur, se joue de la difficulté. Bravo, l'artiste !
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LauHolv
  11 février 2020
Une enfance de débrouillardise, de roublardise, d'amitiés et aussi de solitude au sein d'une famille nombreuse dont les parents sont accaparés par des préoccupations de survie quotidienne qui font que les enfants sont un peu livrés à eux-mêmes pour le meilleur et pour le pire... Un très joli petit roman qui n'est pas sans rappeler un voisin brésilien : "Mon bel oranger" de José Mauro de Vasconcelos.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ZazaboumZazaboum   11 février 2020
J’ai rarement été aussi heureux de ma vie. Je fixai mon compagnon avec un air de conquistador, le regard hautain, la poitrine gonflée de vaillance. Il me rendit un sourire complice de timonier espiègle, le même que j’ai découvert plus tard, le jour de la seconde mort du grand-père. La barque s’en fut à la dérive, descendant le fleuve, poussée par les rafales de notre inhabituelle allégresse. Quand nous cherchâmes les rames pour lui donner son véritable cap, nous ne trouvâmes rien. Le vieux coquin nous avait tendu un piège.

Page 23 – chapitre 1 : Le plongeur
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ZazaboumZazaboum   11 février 2020
Nous étions en pleine conversation quand mon frère Marcos fit irruption pour me demander de lui prêter ma fronde. Je la lui donnai sans commentaire pour qu’il reparte au plus vite. Il ne remarque rien de nouveau dans la pièce. L’image du grand-père s’évapora dans la pénombre, sans à-coups. Je sus alors que le don incroyable de parler aux morts m’avait été révélé, et que je ne pus éviter de sentir que ma peau portait la marque des élus.

Page 30 – chapitre 2 – Le grand-père
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sarahdu91sarahdu91   14 février 2020
Au milieu de l'indifférence générale, je crois que j'essayai de chercher la lumière, hélas mes zones de clarté étaient trop enfouies.
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