AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Witi Ihimaera (Autre)Mireille Vignol (Traducteur)
EAN : 9782367342160
108 pages
Éditeur : Au Vent des Iles (05/03/2020)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
1935 : Paraiti, vieille guérisseuse maori de grande renommée, sillonne la Nouvelle-Zélande avec son cheval, sa mule et son chien. Grâce à son savoir-faire ancestral et à une pharmacopée puisée dans la nature, elle soigne, soulage et sauve des vies. Mais lorsqu’une bourgeoise blanche de la ville la convoque pour l’aider à interrompre une grossesse déjà très avancée, elle se trouve face à un dilemme et à un secret terrible... un secret à l’échelle du
fossé qui ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
MadameTapioca
  15 août 2020
[ Faux sang blanc ]

La vieille Paraiti est maorie et guérisseuse itinérante. On suit son périple avec son chien, sa mule et son cheval, allant d'un lieu à l'autre soigner avec son savoir ancestral. Respectée pour sa sagesse, son intelligence et ses connaissances, Paraiti est attendue dans toutes les bourgades qu'elle traverse. « Tel est le monde de Paraiti. Dévouée à la santé de son peuple, elle est donneuse de vie ». le jour où elle est approchée par la servante d'une femme blanche riche avec une demande spéciale de la part de sa patronne, elle se retrouve face à un dilemme moral difficile. Un dilemme qui changera sa vie.

« Faux-semblant » aborde des thèmes engagés à travers trois personnages féminins puissants, résolument ancrés dans la culture māori. L'histoire explore la nature de l'identité, les attitudes de la société face aux rôles des femmes, les tabous intercommunautaires, l'avortement, la maternité et la question du métissage.

Un texte bref, moins de 100 pages, mais un réel plaisir de lecture augmenté d'une postface de l'auteur qui éclaire sur la culture, la religion et la médecine Maori.

Quelques mots sur l'auteur :
Witi Ihimaera est un écrivain néo-zélandais, maori, écrivant en anglais
Premier romancier maori à être édité, Witi Ihimaera a publié douze romans, six recueils de nouvelles, écrit pour le théâtre et pour le cinéma, coproduit des films et documentaires, édité plusieurs livres sur les arts et la culture de Nouvelle-Zélande et enseigné à l'université d'Auckland. Il a reçu de nombreux prix prestigieux.

Traduit par Mireille Vignol
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
TheBookCarnival
  20 novembre 2020
Faux-semblant de Witi Ihimaera a été une bonne surprise dans mes lectures de fin d'été et même si j'ai tardé à en parler ici, je garde vraiment en tête cette histoire. Elle m'a marquée par son atmosphère et par cette petite immersion dans la culture maorie. Ça a été une authentique belle lecture.
🔸
Nous sommes en Nouvelle-Zélande et nous suivons Paraiti, une guérisseuse maorie, gardienne des traditions ancestrales, qui va de village en village pour soigner les habitants.
Rebecca Vickers, une femme de la bourgeoisie, croise un jour le chemin de Paraiti et exige que la guérisseuse l'aide à avorter de toute urgence.
À partir de cette rencontre, le récit prend une autre dimension, confronte les cultures, convoque l'histoire. Madame Vickers a bien plus qu'une grossesse à cacher (le titre du roman se révèle alors multi-facettes) rendant l'intrigue d'autant plus captivante.
Le roman est court mais vraiment très riche et très bien écrit, c'est fluide. Tout ce qui a trait avec le savoir des guérisseurs maoris est vraiment intéressant et se mêle finement avec le drame développé en parallèle.
Un roman qui m'a appris beaucoup en peu de pages et qui se lit tout seul. Je conseille sincèrement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Manonlitetvadrouilleaussi
  01 septembre 2020
Elle est « celle au visage ravagé », Paraiti en maori. Celle que tout le monde connaît. La guérisseuse qui sillonne la Nouvelle-Zélande avec son étalon Ataahua, sa mule Kaihe et son chien de chasse Tiaki. Celle qui risque sa vie pour soigner celle des autres. Nous sommes en 1935. Voilà quarante ans que les guerres foncières entre Maoris et Blancs ( les « Pakekha ») sont terminées. Bien que la médecine moderne soit accessible dans les grandes villes, les Maoris qui n'ont pas l'argent ou qui habitent des zones reculées dépendent toujours de ces guérisseurs itinérants. Fidèle à son calendrier maori, Paraiti prend la route. Elle a soixante-et-un ans. En ville, elle va rencontrer une jeune bourgeoise blanche, Rebecca Vickers, sollicitant ses services... La guérisseuse se retrouve alors fâce à un dilemme. Elle qui a « pour mission de sauver des vies, pas de les supprimer » va devoir faire un choix...

Un court roman ( environ 100 pages) que j'ai apprécié et aux thématiques nombreuses.
↪️ La Femme
Paraiti est une femme forte, indépendante et intègre. Elle est inspirée d'une véritable guérisseuse que l'auteure à rencontré dans son enfance et qui lui a sauvé la vie. Il lui rend ainsi hommage mais rend également hommage aux femmes impliquées dans le processus de guérison et à toutes ces personnes qui ont risqué l'emprisonnement pour soigner.
↪️ La Nouvelle-Zélande
100 pages c'est court et pourtant Witi Ihimera réussi à recréer l'atmosphère de son pays et de l'époque par le biais de divers faits historiques ( prophète Te Kooti, les spoliations foncières et culturelles, les guerres ...), de la Nature à travers le voyage de Paraiti (les Mahoris et la Nature ne font qu'un). Mais également de la culture avec les guérisseurs, les croyances, la pharmacopée et l'emploi de mots en maori (notes bas de page et glossaire )
↪️ le racisme
Le personnage de Rebecca Vickers,au combien détestable, soulève une problématique raciale de l'époque et bien au-delà. Je ne vous en dis pas plus juste que l'auteur s'est inspiré de l'actrice Merle Oberon pour cette dernière.

Pour info , ce roman a reçu le prix littéraire « Nga Kupu Ora – Aotearoa Maori Book Awards » et a été adapté au cinéma en 2013 par Dana Rothberg sous le titre « White Lies » (« Tuakiri Huna » en maori). La couverture est d'ailleurs une image du film 😉. Pour sa commercialisation en France, la couverture est différente!
Lien : https://www.instagram.com/p/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
paperborn
  28 août 2020
Bien que très courte, cette histoire prend tout de même le temps de nous entraîner dans la vie de la guérisseuse Paraiti pour explorer la surface du monde maori, des différences avec celui des colons blancs, et des inégalités sociales et raciales en Nouvelle-Zélande. le récit est prenant, fluide et intéressant à lire, avec des révélations qui parviennent à tenir le lecteur en haleine quand bien même il ne s'agit en aucun cas d'un thriller/policier.
Commenter  J’apprécie          10
Charlottep53
  01 mai 2020
Quel délice de se plonger dans ce texte… Witi Ihimaera sublime de sa plume ses personnages féminins à travers des portraits aussi sensibles que justes. On aime cette guérisseuse drôle et fine, forte et empathique ; avec laquelle l'auteur nous invite à faire un bout de chemin. Faux-semblant est un livre qui questionne, sur ce qui fonde notre identité, sur la frontière vacillante entre vérité et mensonge et sur ce qui nous relie malgré les apparences. Avec son écriture poétique et lumineuse, Witi Ihimaera sait comme personne redonner du poids à chaque mot.
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BambsBambs   30 avril 2020
La seule ombre au tableau avait été le texte de loi adopté contre les tohunga « charlatans ». Te Teira avait dû entrer en clandestinité. Il avait continué à pratiquer de manière illicite et à enseigner son art à sa fille pour qu’elle puisse gagner sa vie. Il lui avait en particulier transmis le rare don des massages maoris, la patience qu’il fallait pour travailler en profondeur, sous la peau, et pour remettre les muscles, os et tissus à leur place quand ils étaient cassés,
déchirés ou déboîtés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BambsBambs   30 avril 2020
Paraiti n’est pas son nom de baptême.
Il signifie « Celle au visage ravagé » et elle le porte depuis qu’une cicatrice rouge vif traverse son visage en diagonale à partir de la tempe droite, chevauche l’arête de son nez et, évitant son oeil de justesse, réapparaît en s’effilant sur la pommette gauche.
Paraiti avait six ans lorsqu’elle reçut cette balafre en 1880. Ses parents et les autres membres de sa famille voyageaient au fin fond du pays Urewera. Son père, Te Teira, était un tohunga, guérisseur et prêtre vénéré ; le groupe l’accompagnait à une messe ringatu. Un soir, alors qu’ils s’apprêtaient à souper, ils furent attaqués par une brigade de police à l’affût d’un plus gros gibier : leur chef Te Kooti.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
BambsBambs   30 avril 2020
En ce premier jour de juin de l’an de grâce 1935, Paraiti a soixante et un ans. Les guerres foncières entre Pakeha et Maoris sont terminées depuis une quarantaine d’années. Bien qu’elle n’ait pas succédé à son père dans son rôle de prêtre, Paraiti a poursuivi son travail de guérisseur.
La médecine moderne est accessible dans les nombreuses villes, petites et grandes, qui ont surgi dans tout Aotearoa, mais les Maoris des campements et des zones côtières reculées dépendent encore des guérisseurs et guérisseuses
traditionnels.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
BambsBambs   30 avril 2020
Mme Vickers songe à sa situation délicate. Merle Oberon a le monde à ses pieds, mais elle ? De plus en plus frustrée, elle referme le magazine. Elle n’a pas l’intention de compromettre son avenir pour une simple indiscrétion,
une liaison adultère lors de son séjour en Angleterre.
Son amant l’avait aguichée comme son époux âgé n’y était jamais parvenu. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de prendre un peu de plaisir, elle aussi ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
BambsBambs   30 avril 2020
L’ombrelle formée par l’immense canopée d’arbres endémiques a protégé son sommeil, tandis qu’au-dessous les chatoyantes fougères arborescentes lui ont procuré un abri plus intime contre la pluie. La brume s’élève de la forêt,
pressée de se faire happer par le vent qui la transforme en hélices et arabesques vers le soleil radieux.
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : avortementVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Ecrivain et malade

Marcel Proust écrivit les derniers volumes de La Recherche dans une chambre obscurcie, tapissée de liège, au milieu des fumigations. Il souffrait

d'agoraphobie
de calculs dans le cosinus
d'asthme
de rhumatismes

10 questions
205 lecteurs ont répondu
Thèmes : maladie , écriture , santéCréer un quiz sur ce livre