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Jacques Martinache (Traducteur)
EAN : 9782266072410
563 pages
Pocket (15/04/1999)
3.96/5   24 notes
Résumé :
Depuis que les portes du harem de Soliman le Magnifique se sont refermées sur sa jeunesse et sa beauté, Hürrem, la petite esclave tartare, n'a qu'une idée en tête : se venger des Ottomans. Aussi déploie-t-elle des trésors d'ingéniosité pour se faire remarquer du Conquérant de Rhodes, devenir d'abord sa favorite, puis son épouse, et enfin sa conseillère... Elle n'hésitera pas à user du poison et à intriguer pour éliminer tous ceux qui se mettent en travers de sa rout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Nous sommes au XVIeme siècle, dans l'Empire Ottoman. L'Empire est à son apogée, elle vient de gagner la conquête de Rhodes (île grecque). Soliman le Magnifique est triomphant et retourne chez lui, à Constantinople, la fameuse ville ayant été prise une siècle avant lui. Pendant ce temps, une jeune, belle et nouvelle femme du harem du nom de Hurrem, manigance pour devenir sa favorite, voulant sortir de sa prison que constitue le sérail... Elle parviendra à son but et deviendra, mieux encore, une sultane...
Le destin de Roxelanne, où Hurrem qui est son nom le plus connue, m'a toujours fascinée tout comme l'histoire d'amour l'unissant avec Soliman. C'est dire qu'une telle histoire est intriguant : Hurrem, cette jeune fille d'origine ukrainienne (bien que présentée comme tartare dans le livre) et esclave de l'harem, qui a reussit à se hisser en haut, à accaparer totalement le coeur de Soliman qui a brisé des lois ancestrale pour l'épouser, au prix de nombreuses manigances et complots...
Les nuits de Topkapi est un roman historique assez intéressant. Bon, il est vrai que plein de chose sont romancés mais on voit bien que l'auteur s'est assez documenté sur la réalité de cette époque et surtout sur le harem.
Le harem est souvent vu comme un lieu très sensuel, avec des femmes lascives, des amours secrets et clandestins, avec une haute note de sensualité... C'est présenté aussi dans le roman mais il ne faut pas oublier quand même que c'était aussi un lieu très politique, où se déroulaient des complots et des intrigues qui n'ont rien à envier aux séries comme Les Tudors où mieux, Game of Thrones, mais en mieux crédible. Et le roman le montre bien.
Car les femmes enfermées dans le harem, pour voir leur sort s'améliorer, devait intriguer pour avoir les faveurs du sultan et accéder au statue de favorite, et pourquoi pas, de sultane (ce qu'arrive à faire Hurrem). Lorsqu'elles donnaient naissance à des enfants, c'était quasiment un conflit et elles tramaient pour assurer la vie de leurs enfants, surtout si c'était des garçons. Car les Ottomans avaient une loi horrible, réelle, qui a marqué leur règne : la loi du fratricide... où l'aîné qui devenait sultan devait tuer sans exception ses frères et demi-frère et autres prétendants mâles du trône ! Cela est relaté cruellement dans le roman aussi.
Avec une jolie écriture quoique un peu commune, on nous relate aussi le parfum exotique, le mélange des communautés...
On a aussi toute une petite histoire romancé avec Julia, une femme de Venise enlevée par des pirates et devenue esclave du sérail, où sans le savoir, un des eunuques qui le garde, est son ancien amour...
Il y a bien sûr des défauts ce livre mais il est agréable et fascinant. Je peux aussi ajouter qu'il vaut mieux que Game of Throme et autres trucs royaux sulfureux ^^
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Comme beaucoup de monde, je connais l'histoire de Roxelanne ou Hürrem. J'ai voulu lire ce roman pour en avoir une autre vision. Ici, vous n'aurez pas un conte de fée, mais une réalité possible. Au début, je n'ai pas tout compris. Il est question d'un italienne, puis Hürrem apparait. Deux histoires pour un roman, il ne fait pas s'y attardé et continuer la lecture. Hürrem est au centre du récit. A travers elle, j'ai découvert la vie du Harem, les leçons, les complots, la sensualité,… Soliman ne fréquente pas le harem, il se contente de Gulbebar, une concubine qui lui a donné un fils. Hürrem est manipulatrice et très intelligente. Elle met en place un stratagème pour entrer dans le lit du sultan et y resté. La mère de Soliman fait partie de l'histoire. Elle tente de protéger son fils et sa lignée. La jeune Hürrem ne cherche que la vengeance et le pouvoir. Elle est sombre et manipulatrice. Elle montre que lorsqu'on souhaite obtenir quelque chose par tous les moyens, c'est possible. Ce roman ne m'a pas plu. Je ne comprends pas comment on peut en arriver à une telle extrémité. Dans ce roman tout n'est que sensualité et cruauté.
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on ne sait pas grand chose de Hurrem la sultane du grand Soliman le magnifique sinon qu'elle était peut être russe (ou polonaise), qu'elle s'appelait Alexandra (ou Roxane) que son père devait être un pope orthodoxe... en tout cas elle était puissante. Elle a réussi a bousculé les traditions à plusieurs reprises et a certainement joué un rôle politique. J'ai dévoré le . roman de Colin Falconer et je suis resté sur ma faim. En effet, sa vision de ce personnage haut en couleur est un peu manichéenne : Hurrem est mauvaise et vengeresse. Sans nuance. Pour contrebalancer cette figure démoniaque accusée d'être à l'origine de la déchéance de la dynastie des Osmanlis, l'auteur a introduit le personnage de Julia ajoutant encore à la facilité.
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Un roman que j'ai beaucoup aimé. Très romanesque, il réussit à la fois à raconter une histoire rocambolesque et à traduire une époque historique. Il possède aussi une sensualité veloutée. On tourne les pages avec délectation. Attention toutefois le titre est trompeur : la grande majorité de l'histoire ne se déroule pas à Topkapi.
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Littéralement transportée à Isqtanbul, son palais, ses intrigues, son harem en pleine cour de Soliman.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Julia avait l'impression de vivre dans une vaste maison dont les portes auraient été fermées. Il y avait le mystère de son père, sombre et austère présence qui se déplaçait dans la pénombre de son palazzo tel... telle l'ombre de Dieu lui-même, pensa-t-elle en rougissant. Il y avait le mystère de sa mère, morte en couches, qu'elle n'avait pas connue et dont on ne parlait jamais.
Mais surtout il y avait le mystère des hommes.
Son père lui avait donné entendre qu'un jour elle en épouserait peut-être un. Cette suggestion avait fait naître en elle deux sentiments : de la peur et du soulagement. Un homme est différent d'une femme, elle le savait, mais de quelle manière ? Elle ne pouvait que l'imaginer. Selon la Bible et sa duègne, la signora Cavalcanti, les jeunes hommes étaient des créatures du diable, qui mettraient en danger jusqu'à son âme. Une partie de Julia se demandait cependant si la damnation ne valait pas mieux que sa condition présente. Elle était déjà enterrée vivante.
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Il est dans l'entourage des rois une monnaie dont la valeur ne se rapporte pas à l'or. L'argent est un instrument, un symbole, il ne vaut rien en soi. La seule chose qu'on puisse échanger contre un peu de pouvoir, contre sa vie parfois, c'est une information.
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Le chef des gardes du palais tenta de se ressaisir.
-A qui crois-tu parler ? Je te ferai donner le bâton.
Il s’avança, l'empoigna, approcha le tranchant de son sabre de son visage pour l'intimider mais Hurrem sourit. Il eut un hoquet de surprise en sentant les doigts de la fille se referme sur son bas-ventre.
-Meylissa prétend qu'ils remplissent encore leurs tâches. Je ne suis qu'une innocente petite couseuse mais je pensais que la chose était impossible.
-De quoi parles-tu ?
-Meylissa attend un enfant.
Le Kapi Agha recula, comme si la fille venait de lui annoncer qu'elle avait la peste.
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Hafise étudiait la nouvelle iqbal de son fils avec l’œil exercé d'une femme ayant passé presque toute sa vie adulte dans l'univers trouble du harem. D'emblée, elle pouvait dire que cette femme n'avait rien à voir avec Gulbehar. C'était évident à sa façon de marcher, de se tenir. Elle avait le regard un peu trop averti, la langue-du moins le lui avait-on rapporté- un peu trop agile.
Ce n'était peut-être pas une si mauvaise chose. Elle-même n'aurait pas survécu si longtemps dans le harem de Sélim sans une certaine vivacité d'esprit et, oui, sans quelque inflexibilité.
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Hurrem ressentit une flambée d'envie et de haine, sentiments partagés, imaginait-elle, par toutes les autres femmes présentes au hammam. Pourquoi toi ? pensa-t-elle. Parmi toutes ces houris, pourquoi toi seulement ? Es-tu particulièrement enjôleuse, ou est-il facile à ensorceler ?
Se sentant observée, la favorite releva la tête et ouvrit les yeux. Dans la brume vaporeuse du bain, ils avaient l'éclat des saphirs. Quelle expression avait son visage ? Gêne ? Curiosité ? Pitié ?
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