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Critiques sur Le Sourire du scorpion (12)
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JIEMDE
  07 janvier 2020
Il y a des auteurs dont vous entendez parler depuis quelques temps, pas les plus connus ni les plus médiatisés, mais dont les recommandations positives s'accumulent petit à petit, suscitant l'intérêt, sans pour autant mécaniquement déclencher l'achat. Patrice Gain fait partie de ceux-là pour moi et il aura fallu attendre ce début 2020 et le sourire du scorpion pour passer le pas. Et j'ai bien fait !

C'est un roman noir en deux temps : le premier voit Tom, sa soeur jumelle Luna et leurs parents s'embarquer dans une descente en raft d'une rivière chahutée du Monténégro. 3 jours de vacances sportives et dépaysées sous la conduite de Goran, leur guide et ami. Un raft-trip qui va rapidement virer au drame. le second, va confronter la famille à l'absence, à l'incompréhension, au soupçon, à la vengeance…

Gain est habile : il est parfaitement à l'aise dans la maîtrise du suspense et de la tension, accrochant son lecteur dès les premières pages pour ne le laisser reposer, un brin essoufflé, que 60 pages plus tard, pour le culbuter à nouveau en fin de roman ; mais il excelle aussi dans un exercice plus lent où l'analyse des âmes et de leurs états variants l'emporte sur l'action. Il passe en revue les différentes manières d'aborder un deuil dans une même famille, la dépression, la gémellité, la construction adolescente et la nature salvatrice.

Car la nature, c'est elle le protagoniste majeur du roman : déchaînée et meurtrière en Europe centrale, sauvage et dure dans l'hiver du Larzac, ensoleillée et rédemptrice au pic des falaises du littoral. Une nature générant quelques longueurs, comme si l'auteur hésitait parfois dans son dosage de drame et de nature writing... Peut-être, mais pas de quoi gâcher cette belle découverte qui va me conduire illico vers les précédents livres de Patrice Gain !
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Billie72
  29 janvier 2020
Un grand merci à Babelio et aux éditions le Mot et le Reste de m'avoir permis de découvrir Patrice Gain et son dernier roman, le Sourire du Scorpion.
Séduite et intriguée par le résumé, j'avais sélectionné et demandé à recevoir ce roman dans le cadre de la Masse Critique ; je n'ai pas été déçue !

Tom, 15 ans, raconte.
Une équipée sportive en famille, la descente du canyon de la Tara au Monténégro en rafting. L'accident, le drame. La lente reconstruction des survivants, chacun comme il le peut. L'ombre menaçante qui plane, les signes avant-coureurs du piège qui se referme sur des êtres fragilisés par le deuil.
Victime, témoin impuissant, Tom se retrouve seul et exprime ses doutes, ses craintes, ses angoisses.

Particulièrement séduite par la première partie, j'ai été sensible aux descriptions des paysages qui prennent vie, de la flore et de la faune sauvages, de cette nature inhospitalière, “personnage” à part entière, avec l'omniprésence de l'élément liquide qui emporte, noie, dilue, lave, engloutit, purifie.

J'ai été captive de ce roman envoûtant, qui mêle la petite et la grande histoire, mélange les genres et ménage un suspense efficace. le Sourire du Scorpion m'a donné envie de découvrir sans attendre les autres romans de Patrice Gain.
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RomansNoirsEtPlus
  03 janvier 2020
Waouh ! Ce roman de Patrice Gain est un petit bijou . Tout y est : suspens , tension , rebondissements multiples , émotion(s) avec un grand E. Un modèle du genre pour ce roman noir qui décoiffe .
Tout commence par cette expédition estivale en 2006 pour Tom , sa soeur ( fausse jumelle ) Luna et ses deux parents dans le Monténégro . Assistés de leur guide Goran , ils vont descendre en raft la rivière Tara sur une centaine de kilomètres . Un périple aqueux qui sent bon l'aventure et promet , outre des sensations inédites , la découverte de belles gorges et de somptueux canyons qui tapissent la région . Une garantie d'images et de souvenirs inoubliables !
Malheureusement le périple va tourner au drame ..mortel .
Comment survivre à un tel événement si tragique alors que cette famille si unie avait appris à vivre ses passions , toujours à cent pour cent ? Une vie de nomade à bord de ce camion mais l'école de la vie et de la liberté au rendez -vous . Alors comment surmonter cet épisode si douloureux ? En se serrant les coudes et en comptant sur Goran pour redonner à leur mère le goût de vivre ?
Attention malgré tout aux apparences et aux mauvaises surprises venues du passé qui peuvent revenir tel un boomerang , fracasser les certitudes .

Quelle écriture ! Quelle prose ! Patrice Gain m'a conquis par ce style inimitable qui donne à la langue tout son sens . Ici il nous embarque pour un voyage sans retour à travers la narration de Tom , cet adolescent devenu adulte , que la vie n'a pas épargné . Un destin cruel , mais où le sourire et la lumière arrivent malgré tout à filtrer à travers la noirceur ambiante . Témoin fragile et victime malgré lui , il subit la fureur des événements qu'il arrive à surmonter tant bien que mal grâce à l'amour éperdu qu'il voue à sa soeur Luna . Sa force et sa lumière , son espoir et sa boussole dans les ténèbres et dans la brume qui stagne sur les causses , l'hiver venu .
Patrice Gain nous dépeint avec un talent fou l'âme des hommes comme la couleur de la nature et des paysages qu'il détaille avec minutie , lui donnant toute la place qu'elle mérite dans ce roman où la nature est hostile mais recèle une part de merveilleux pour ceux qui savent la regarder en face .
Une histoire qui vous prend littéralement aux tripes et au coeur comme rarement . Un roman noir qui se lit d'une traite et dont le scénario réserve au lecteur une sacrée surprise . Je n'en dirait pas plus pour maintenir votre émotion intacte .
Sorti hier il est pour moi le livre indispensable de ce début d'année !
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Jazzynewyork
  02 janvier 2020
Tombée amoureuse d'une plume, la suivre, roman après roman et s'émerveiller à chaque fois, c'est un pur bonheur.

Patrice Gain fait partie de ces auteurs incontournables pour l'amoureuse de roman noir que je suis. Une fois de plus il nous offre un récit où ses personnages malmenés par leur destin s'acharnent malgré tout à s'en sortir quoi qu'il leur en coûte.

À travers cette histoire il explore la solitude d'un adolescent liée à la violence du deuil, au coeur d'une nature sauvage, si belle, confronté de plein fouet à la brutalité du monde adulte.

Aussi sombre soit elle, cette histoire s'illumine d'une plume singulière, où la nature est mise en valeur et honorée dans l'éclat sublime de certains passages.

On relit avec plaisir cette écriture poétique sans jamais se lasser bien au contraire.

Alors que vous soyez déjà des lecteurs fidèles de Franck Bouysse ou de Ron Rash, il ne tient qu'à vous de succomber à votre tour au dernier roman de Patrice Gain qui conjugue lui aussi de manière brillante le roman noir nature writing et la poésie.

Pour ma part, il m'a donné une folle envie de me plonger dans Délivrance de James Dickey, à dépoussiérer d'urgence.

Que l'on soit auteur ou lecteur, nous sommes tous des passeurs de livres.

Le sourire du scorpion est juste magnifique et c'est à découvrir absolument.

Mon premier coup de coeur de l'année 2020.

Lien : https://dealerdeligne.wordpr..
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KrisPy
  27 février 2020
Il y a un peu de David Vann dans l'écriture de Patrice Gain, pas dans le style, car celui de Gain est foisonnant de détails, contrairement à Vann qui fait dans l'économie, mais plutôt dans ce rapport très fort à la nature, cette nature qui devient même un personnage à part entière, ou du moins, qui habite suffisamment intensément ces pages pour nous la faire presque ressentir.
Et puis il y a aussi ce sentiment de catastrophe imminente que savent instiller aussi bien Gain que Vann, cette impression que quelque chose va mal se terminer, et de fait, les choses tournent mal…
Tom, 15 ans, et sa jumelle Luna, vivent avec leurs parents comme ces tribus travellers, ces nomades contemporains, qui vivent en camion et se déplacent au gré de leurs envies et des travails saisonniers. Ils se lient d'amitié avec Goran qui leur propose une descente en raft dans les canyons sauvages du Monténégro.
Au départ, on rigole, on plaisante sur Délivrance, ce fameux film des années 70. Puis on rigole moins devant l'âpreté de la rivière qui semblait si débonnaire…
Je n'en dirais pas plus sur l'histoire, pour ne pas vous gâcher le plaisir.
Au final, j'ai bien aimé, même si je me doutais depuis le début des tenants et aboutissants de toute cette sordide histoire, illuminée et sublimée par les descriptions de nature, j'ai bien aimé cette atmosphère étrange, hors du temps, intense. Je pense que je vais lire d'autres livres de Patrice Gain
Je remercie pour cela les éditons le Mot et le Reste, ainsi que Babelio pour cet envoi dans le cadre du dernier Masse Critique de janvier.
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EvadezMoi
  02 janvier 2020
Première chronique de l'année et c'est pour vous présenter un très beau roman noir.
Patrice Gain publie son quatrième roman mais c'est le premier que je lis.
Ce qui marque tout d'abord c'est un style et une belle écriture.
L'auteur donne la parole à un adulte qui se rappelle des événements qui ont chamboulé son existence alors qu'il était ado. Ainsi, la construction et la forme n'est pas celle que l'on retrouve dans la plupart des romans avec un ado comme personnage principal. Ici, pas de niaiseries, mais une vraie réflexion sur les différentes manières de surmonter la perte d'un proche et d'autant plus quand on a une vie de nomade qui ne plait pas forcément à tout le monde. Un deuil qui peut entraîner une fragilité et une dépendance facile envers des personnes mal intentionnées.
Au début du roman, de nombreuses références à un roman bien connu surtout dans son adaptation cinématographique, Délivrance de James Dickey (Gallmeister), accrochent le lecteur dans une descente d'un rapide qui s'avèrera mortel.
Puis vient le temps de la reconstruction pour deux ados dont la mère a bien du mal à s'occuper.
On découvre enfin un contexte historique avec une guerre pas si lointaine en fin de roman qui donne un final qui rattrape la réalité puisqu'une partie est véridique.
C'est réellement une belle découverte que ce roman qui s'assombrit au fil des pages jusqu'à atteindre une noirceur totale.






Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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Leraut
  06 février 2020
Chapeau bas ! Digne d'une posture de maître, « le sourire du scorpion » est un choc de lecture. Rares sont les livres qui ont un tel souffle. Une histoire qui emporte tout sur son passage. Patrice Gain est un chorégraphe. Un auteur qui modèle le mot, l'idée et cette trame qui monte crescendo, sauvage, précise, pragmatique. Ici, nous sommes dans un canyon aux affluents tourbillonnants, superbement habiles où rien n'est laissé à la déroute des vides. le liant est ferveur, captivant. La subtilité de Patrice Gain est cette modestie déployée. Et comme on l'aime l'effacement de l'auteur qui laisse toute la place à ce scorpion emblématique dont on ignore (et c'est une merveille) où se cache sa grotte symbolique ou funeste (au choix). Ne pas dévoiler les pistes plausibles. L'incipit : « On était au début de l'été et la chaleur était assommante. » enclenche une atmosphère à la « Alfred Hitchcock ». L'écriture est aérienne, promise au délicat et à l'attention des oeuvres cultes. « La nature n'a pas d'état d'âme et c'était déconcertant de devoir confronter la douleur du moment à des lumières enivrantes, à de musculeux arbres centenaires et aux trilles des passereaux qui peuplaient leur branchage. » le narrateur Tom de 15 ans est jumeau avec Luna. Ils vivent en quasi autarcie avec leurs parents, marginaux, dont l'art de vivre est à l'instar des Cyniques tel Diogène. Un camion rouge bariolé en guise de maison, un terrain, les chemins qui mènent nulle part et partout. Pour eux, pas de contraintes, seule la liberté conçoit et dirige. Au cercle de cette famille, Goran, l'ami du père. Bohème, au sourire flamboyant, mais énigmatique et étrange (er). Ils vont faire un périple de trois jours sur un raft sur le canyon de Tara dans le Monténégro. Que va-t-il se passer ? Tout. (Ne pas dévoiler l'évènementiel et ses bourrasques) « Une brume opaque flottait sur la rivière. En aval, là où les gorges s'ouvrent sur le monde, elle était opalescente, presque lumineuse. » Apprivoiser la brume ou pas ? Octroyer la solidarité sur le raft ou le chaos ? Faire confiance à Goran ou pas ? Lisez, lisez vite ce récit qui est certes un drame mais au-delà de cette accroche, il se passe ce quelque chose qui est à hauteur d'humanité. « le sourire du scorpion » est ici. Dans ce point de toutes les interrogations. L'intériorité d'un thriller qui foudroie les apparences. Patrice Gain casse les codes et oeuvre au juste. L'adage de Prosper Mérimée : « Apprendre à toujours se méfier » gonfle les eaux d'un canyon littéraire hors norme. Je ne peux spolier cette histoire, ce serait dommage. Dire seulement qu'elle ne laisse pas indemne et qu'elle est extraordinaire. Par-delà cette haute construction littéraire il y a la rive à observer dont le lecteur comprendra les nuances et pourquoi ce livre fait partie des géants de la littérature. Publié par les majeures Editions le Mot et le Reste.
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Asmostark
  30 janvier 2020
🦂 le sourire du scorpion - Patrice Gain 🦂

Tom, sa soeur jumelle Luna, leurs parents et Goran, un ami de leur père ont décidé de descendre la Tara en raft avant qu'un barrage n'y soit construit. La mère n'est pas très rassurée par cette descente dans le canyon mais le père se veut rassurant et Goran leur sert de guide ce qui leur donne un sentiment de sécurité. Malgré tout une certaine tension règne et le drame fini par frapper... Ce drame va changer leur vie, il va falloir affronter le deuil, continuer d'avancer. Tom va essayer de comprendre, de disséquer les événements et dans sa solitude voir des doutes se frayer un chemin...

J'ai vu passer ce livre plusieurs fois sur instagram avec de très bons retours alors j'ai sauté sur l'occasion de la masse critique babelio pour le découvrir. Merci à eux et aux éditions le mot et le reste.
C'est un roman très noir. Dès les premières pages on ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec "Délivrance" de James Dickey et j'ai été heureuse que l'auteur y face référence assez rapidement et y revienne à plusieurs reprises dans le livre. Les chapitres sur la descente en raft sont haletants et la description des paysages somptueuse, si bien que les cinquante premières pages passent à toute vitesse. Après le drame le récit est plus intime, introspectif. On suit la famille qui doit gérer le manque, faire son deuil, chacun à sa façon. Tom décrit les réactions des membres de sa famille, les siennes, les changements dans leurs vies, leurs relations, leurs comportements et la solitude.
Le livre aborde aussi des faits historiques qui sont relativement peu connus de la plupart d'entre nous (pour ma part c'est dans le Manufacturier de Mattias Köping que j'en ai entendu parler pour la première fois).
Un roman noir, à l'écriture évocatrice qui se lit d'une traite.
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encoredunoir
  06 janvier 2020
En 2006, Tom et Luna, jumeaux de 15 ans, leurs parents et un ami de la famille, Goran, descendent en raft le canyon de la Tara, au Monténégro. Très vite, Mily, la mère, se montre inquiète, accablée par le pressentiment d'un drame à venir. Pour cette famille insouciante, habituée à une vie nomade et par bien des aspects aventureuse, c'est là quelque chose de très inhabituel. Mais de fait, très vite, l'excursion se transforme en calvaire et la mort finit par frapper. Dès lors, la vie de Tom, narrateur de cette histoire, va se déliter en même temps que monte le soupçon.
Difficile d'en dire plus sans trop en révéler sur l'intrigue de ce roman noir de Patrice Gain. Roman noir, roman intime sur le deuil aussi et qui s'inscrit certainement dans ce mouvement actuel qui cherche à déployer ces intrigues dans les grands espaces, du Monténégro, donc, au Causse du Larzac.
La première partie du Sourire du Scorpion, cette descente de la Tara qui, commencée sous les meilleurs auspices vire au drame est particulièrement prenante. Non seulement Patrice Gain sait peindre avec talent un paysage à la fois sublime et menaçant, mais il crée très habilement la tension jusqu'au drame qui vient clore l'excursion.
C'est après cela que, en ce qui me concerne, les choses se gâtent.
Sur la forme d'abord. L'écriture de Patrice Gain, au début de son roman s'avère plutôt séduisante, riche et évocatrice (même si l'on peut regretter l'emploi répété du terme « ruiniforme ») mais, peu à peu, elle tend à mon sens à s'enrichir jusqu'à rendre l'ensemble presque surécrit. Ce qui semblait couler naturellement au départ devient plus forcé et il faut bien dire que l'on peine à imaginer un adolescent de quinze ans (et même n'importe quel adulte, en fait) se lancer dans des répliques comme « Tu sais à quoi je pense, Luna ? Je crois que nous attirons les mauvaises ondes aussi sûrement qu'un paratonnerre la foudre. Depuis que nous sommes descendus dans ce maudit canyon, les malheurs s'enchaînent. Papa était notre électrode positive et notre camion rouge grapillait en chemin la joie et la douceur de vivre. » Si l'on arrive à passer dessus pendant un temps, l'accumulation des phrases de ce genre rend les dialogues pour le moins emphatiques.
Cela va de pair avec le fond. On l'a vite compris, la famille de Tom et Luna est une famille bohème, quelque peu hors du monde, et c'est d'ailleurs un élément essentiel à l'intrigue puisque cet isolement rend possible la machination à l'oeuvre. Néanmoins, on peut aussi être gêné par la manière dont le prisme du regard de Tom rejette totalement le monde extérieur. Certes, le narrateur n'exprime pas forcément la pensée de l'auteur, mais la manière devenue assez habituelle, dont est systématiquement opposé un mode de vie nomade qui serait plus ouvert au monde à un mode de vie sédentaire et plus généralement à un « système » nécessairement confit dans ses certitudes et son rejet de ce qui est différent peut devenir lassant.
Si l'histoire est indéniablement prenante et que Patrice Gain, par ailleurs, se refuse en fin de compte à livrer le happy end attendu, on reste toutefois partagé en fin de compte entre tout ce qui a pu nous plaire dans ce roman et ce qui, au-delà de l'écriture en elle-même dont on a déjà parlé, peut apparaître comme un certain manque de nuance.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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MadameTapioca
  19 février 2020
Tom et Luna vivent une adolescence nomade avec leurs parents. Une jeunesse heureuse, faite de découvertes, de liberté et bien loin du quotidien traditionnel des enfants de leur âge.
Nous les rencontrons au Monténégro alors qu'ils s'apprêtent à descendre le canyon de la Tara en raft, accompagnés de leur guide serbe Goran.
Ce qui n'était à la base qu'une balade va transformer pour toujours la vie de cette famille.
La tragédie se cache entre les gorges de cette rivière ; l'époque de l'insouciance est terminée ; la grande Histoire va percuter la petite histoire ; la décomposition de la cellule familiale commence ici.

Savant mélange de nature writing et de roman noir, Patrice Gain, que je découvre avec ce roman, fait très efficacement monter la tension en construisant son récit en deux parties et en deux lieux.
Si les premières pages sont trépidantes, sportives et vives comme les eaux de la Tara, la seconde moitié du livre est bien plus intime, plus introspective, à l'image du caractère des habitants des causses du Larzac.
Et pourtant il y a une vraie cohérence dans cette histoire qui tient tant aux descriptions remarquables de la nature qu'à l'exploration fine de l'ambiguïté de l'âme humaine.

Avec son écriture évocatrice et inspirée, Patrice Gain semble inventer une littérature à la fois bien française et cependant teintée d'une touche américaine, celle qui sait conjuguer parfaitement la poésie des grands espaces et le scénario d'un polar.

Je pourrais peut-être reprocher une ou deux bricoles à ce récit mais le plaisir l'a largement emporté sur ces petits bémols. N'est-ce pas là le principal ?
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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