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ISBN : 2290315729
Éditeur : J'ai Lu (30/11/2001)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 33 notes)
Résumé :

Dans le regard du comte de Peyrac, l'éclair de mort jaillit. Il vient d'apprendre qu'Angélique est partie seule pour le village de Brunschwick-Falls. Une folle imprudence !

Du nord au sud le pays est en guerre. Les tribus indiennes complotent. Abénakis et Hurons ligués contre les Iroquois. Autre danger : les flibustiers qui sillonnent les rivages et menacent les populations. Parmi eux se trouve Barbe d'Or, un aventurier de haut vol. Angéli... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
KrisPy
  07 novembre 2015
A la fin du long hiver passé dans les Appalaches les Peyrac et leur petite troupe prennent la route de Gouldsboro, la colonie qu’a fondée le comte sur les côtes du Maine.
Angélique a laissé sa fille Honorine aux bons soins de ses amis huguenots restés à Wapassou, et accompagne son charismatique mari, avec qui elle a pu renouer des liens solides et indéfectibles durant cet hiver mouvementé et riche en surprises.
Lors de cet étrange hiver, ils ont pu sauver une petite anglaise capturée avec toute sa famille par des Indiens. Ils ont maintenant l’intention de la ramener auprès de ses grands-parents dans un petit village côtier anglais.
Mais c’est l’époque des guerres entre Indiens et Anglais sur les côtes de l’Acadie, toujours ces guerres de territoires et de religions mêlées : protestants Anglais contre Indiens catholiques, Français catholiques contre Indiens hérétiques, voire même Français contre Français… -Voir Angélique et le Nouveau-Monde, lien ci-dessous -
Et c’est dans cette atmosphère délétère que choisissent d’attaquer les ennemis invisibles des Peyrac, afin de semer le trouble et le désordre au sein de ce couple indestructible.
A la faveur d’une halte de plusieurs jours, dont le comte profite pour régler des problèmes de diplomatie inhérents à ses territoires, Angélique est sommée par un bref message de son mari de se rendre immédiatement au village anglais où doit être confiée la petite rescapée à ses grands-parents.
Sans se méfier, Angélique, accompagnée de son fils Cantor et d’un soldat français égaré, se rend donc dans ce village, pour le voir attaqué par les Indiens, et ses habitants massacrés sous ses yeux. Elle n’en réchappe que de justesse avec son fils et quelques autres anglais.
Commencent pour eux un étrange et chaotique périple pour retourner à la côte où est sensé l’attendre le navire de Peyrac, le Gouldsboro. Mais en lieu et place, une embuscade, et après une lutte acharnée, Angélique se retrouve prisonnière du pirate Barbe-d’Or, corsaire mandaté par la France pour s’emparer de la colonie de Gouldsboro, en éliminant purement et simplement les Peyrac.
Mais ce que ne savait pas Barbe-d’Or en acceptant cette mission, c’est que la comtesse de Peyrac n’était autre que la « Captive évadée de Candy », avec qui Barbe-d’Or s’était enfui par le passé des geôles du sultan Moulay Ismaël … Car ce pirate n’est autre que Colin, l’ancien roi des esclaves grâce à qui Angélique avait pu regagner la France. – Voir Indomptable Angélique -
Ces deux-là ont bien des souvenirs en commun, et se tombent dans les bras l’un de l’autre sous les yeux ébahis des témoins qui s’attendaient à un affrontement.
Relâchée par Colin après avoir failli sombrer dans l’adultère, Angélique reprend sa route, consciente maintenant qu’une lourde conspiration est à l’oeuvre afin de détruire tout ce que son mari et elle ont réussi à construire si difficilement, afin de les détruire eux, tout simplement.
Toujours la même ombre, le même personnage énigmatique derrière toutes ces sombres machinations, le père d’Orgeval, puissant jésuite manipulateur, qui n’hésitera pas à employer le meurtre si nécessaire pour arriver à ses fins.
De Charybde en Scylla, Angélique est bien malmenée dans cet épisode où la nature joue encore un grand rôle, surtout l’océan, car beaucoup de navigation et de périples à pied et à cheval. On est encore baigné dans l’Histoire de l’Amérique, avec les guerres fratricides d’Indiens, de Français et d’Anglais, et l’Histoire des colons s’inscrit tout naturellement dans ce récit d’aventures au charme un peu désuet. Je regrette juste dans ce tome, la soumission d’Angélique parfois, qui semble peu féministe sur ce coup-là, elle qui d’habitude prône l’indépendance des femmes libérées du joug de l’autorité masculine… Mais c’est pour mieux nous faire sentir sa faiblesse face à la chaire… Sacrée Angélique, va !
A suivre, Angélique et la Démone.
Challenge pavés 2015-16
Lien : http://www.babelio.com/livre..
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sld09
  28 juin 2017
Lue il y a plus de vingt ans, j'ai adoré cette saga riche en péripéties et très romanesque.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   05 novembre 2015
Et les baies, les îles, les fleuves piégés de mascarets où l'on ne pouvait pénétrer qu'à marée haute, avec leur cortège de brouillards et de tempêtes, les grèves où s'ébattent les loups-marins, les rives couvertes de forêts, pullulant de bêtes à fourrure, où l'on voit l'ours noir séchant d'un coup de patte au bord de la vague, pullulant d'Indiens pour troquer la fourrure avec les navires, toute cette grande portion de terres déroulée autour de la Baie Française, telle qu'elle se présente comme une petite Méditerranée et aussi farcie de pirates et de trafic que la Nostra Mare, aussi bleue parfois, plus riche en poissons, mais plus vierge, rivages neufs au lieu d'être rivages antiques, ici plages roses ou blanches, ou bleutées, rouge framboise même parfois, ce désert, ce paradis, ce chaudron de sorcière, qui se rétrécit en un gouffre où de plus en plus l'on s'enfonce dans l'obscurité des brumes, parmi les mugissements du ressac, jusqu'à ce cul-de-sac du fond de la Baie Française où les quatre frères Défours, Marcelline-la-Belle et ses dix enfants, Gontran-le-Jeune, gendre du vieux Nicolas Parys, et quelques autres encore pataugent dans les marécages de Chighectou, et vendent leurs corbeillons de charbon de terre au navire le plus offrant, tandis que le Père Jean Rousse les maudit pour leur impiété et leur sauvagerie, ce lieu infime du monde américain et pourtant si gigantesque pour l'être misérable qui cherchait à s'y accrocher, avait déjà une histoire à son image, ignorée, cruelle et dispersée sur des étendues et les abîmes des horizons perdus, une histoire pleine de tristesse et de douleurs.*
* Hors les combats de la guerre franco-anglaise, l'histoire de l'Acadie fut marquée, lors des années 1620-40, par la rivalité sanglante de deux Français : Charles Latour et Pierre d'Aulnay, qui prit l'ampleur d'une véritable tragédie.
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KrisPyKrisPy   05 novembre 2015
- Monsieur de Peyrac, d'où tenez-vous la charte qui vous a donné des droits sur la terre de Gouldsboro? Est-ce du roi de France ?
- Non, mon Père.
- De qui donc alors? Des Anglais de la baie du Massachusetts qui se prétendent indûment propriétaires de ces côtes?
Peyrac esquiva habilement le piège.
- J'ai fait alliance avec les Abénakis et les Mohicans.
- Tous ces Indiens sont sujets du Roi de France, la plupart baptisés, et ils n'auraient dû, en aucun cas, prendre de tels engagements sans en référer à M. de Frontenac.
- Allez le leur dire...
L'ironie commençait à poindre. Le comte avait une certaine façon de s'envelopper de la fumée de son cigare qui trahissait son impatience.
- Quant à mes gens de Gouldsboro, ce ne sont pas les premiers huguenots qui prennent pied sur ces rivages. M. De Monts y fut envoyé jadis par le roi Henri IV...
- Laissons le passé. Dans le présent, vous voici sans charte, sans aumôniers, sans doctrine, sans nation pour vous justifier, jetant votre dévolu sur ces contrées, et vous y possédez déjà à vous seul plus de postes, de comptoirs et de populations que de la France entière, qui en est possédante depuis fort longtemps. A vous seul, et les tenant de vous seul. Est-ce bien cela?
Peyrac eut un geste qui pouvait passer pour un acquiescement.
- De vous seul, répéta le jésuite dont les yeux d'agate brillèrent subitement. Orgueil! Orgueil! C'est là, la faute inexpiable de Lucifer. Car ce n'est pas vrai qu'il voulait être semblable à Dieu. mais il ne pouvait tenir sa grandeur que de lui-même et de sa propre intelligence. Est-ce là votre doctrine ?
- Je tremblerais de vouloir associer ma propre doctrine à un aussi redoutable exemple.
- Vous vous dérobez, monsieur.
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