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Julie Lafon (Traducteur)
ISBN : 2266184202
Éditeur : Pocket Jeunesse (07/05/2009)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 867 notes)
Résumé :
Imaginez : tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser... Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (160) Voir plus Ajouter une critique
100choses
  09 janvier 2011
Encore une série ya que j'avais très envie de lire, même si le thème au premier abord n'est pas très original, surtout lorsque l'on a déjà lu Sa Majesté des Mouches et Hunger Games.
D'ailleurs tout comme Hunger Games, Gone est un roman très prenant et enthousiasmant au moment de la lecture mais qui révèle quelques failles, dès que l'on y repense à tête reposée et que l'on analyse un minimum les 500 pages englouties.
Je vais donc commencer par me « débarrasser » de toutes les critiques, pour terminer mon billet sur du positif, puisqu'au final cette lecture a été fort agréable.
Le premier point négatif réside dans le fait que les personnages sont un poil trop jeunes à mon goût (ils ont tous moins de 15 ans !) et ont justement parfois des réactions bizarres, qui ne me semblent pas coller avec cet âge. Autant, ils sont « nounouille » sur certains aspects pratiques (ils n'auraient par exemple jamais fait les courses seuls !?), autant ils se montrent, pour certains, beaucoup trop matures et responsables pour que cela passe. On leur donnerait parfois facilement 2-3 ans de plus. Mais je pense que le choix de l'âge a été fait pour mieux parler au lecteur « normal » de cette série, adolescent.
Ensuite, j'avoue avoir été assez perplexe face à la révélation concernant Sam et Caine: prévisible à des lieux à la ronde, elle ne me semble ni justifiée ni réellement utile ; l'histoire aurait pu très bien prendre le même tour sans cela, et je ne vois pas bien pourquoi l'auteur à ajouté cet élément. A moins que les prochains volumes n'exploitent ce point... de même, leur réaction à l'extrême fin du roman m'a un peu laissée dubitative...Mais au moins, cela ouvre la porte aux épisodes suivants.
Enfin, j'ai regretté que les descriptions soient si peu nombreuses ; alors bien sûr on est dans l'action en permanence, mais les lieux et leur configuration ont une certaine importance dans le récit, et sans les deux cartes judicieusement placées en fin d'ouvrage (mais à ne pas consulter trop tôt !), j'aurais eu un peu de mal à tout visualiser. Et puis la surabondance de dialogues est parfois un peu lassante.
De même, l'alternance des points de vue est parfois un peu brouillonne, on saute d'un personnage à l'autre sans s'y attendre et sans présentation préalable, ce qui donne à l'ensemble un aspect très décousu avant que les choses ne se mettent progressivement en place et que l'on soit bien au point sur qui est qui. D'autant plus qu'il y a vraiment beaucoup de personnages dans ce premier tome.
Enfin, je n'ai pas non plus vraiment compris l'utilité des trop nombreuses références à Dieu et à la religion catholique. Les personnages commencent par se lamenter, persuadés d'avoir été punis par Dieu, que ce qu'il arrive est tellement hors norme que ça ne peut venir que de Dieu, on les voit ensuite réciter des prières, puis on a même droite à tout un paragraphe spi sur le rôle de Dieu dans le monde, le libre-arbitre…Non mais WTF ? On nage en pleine S-F, que vient faire Dieu là-dedans ? Il dit qu'il voit pas le rapport. Et puis, je ne sais pas, je veux bien que l'histoire se déroule aux States, mais j'ai trouvé cela bizarre, peu naturel, dans la bouche de ces ados. Maintenant, la situation est tellement extrême, que j'ai fini par admettre que c'est bien tout ce qui restait aux personnages. Mais je ne suis pas totalement convaincue non plus...
Bien, après avoir tant râlé, passons au positif !
Déjà, j'ai apprécié être immédiatement plongée dans l'intrigue. Dès les premières pages, le lecteur est pris par l'histoire et la tension monte très vite. Au bout de 40 pages j'étais déjà complètement flippée au fond de mon lit. Un roman à l'action vive, sans temps mort, mais sans que l'on soit noyé non plus sous le flot des événements : au contraire, l'auteur nous laisse bien le temps de cogiter et nous angoisser sur ce qui se déroule devant nos yeux.
Michaël Grant réussi à construire un univers très sombre, voir franchement glauque et cela même avant que tout ne dérape (gamins maltraités, alcoolisme, bande de casseur, ados souffrant de boulimie, banlieue ayant subi un accident nucléaire il y a quelques années …), tout en restant très crédible. La violence et l'horreur sont très présentes sans que cela prenne un tour exagéré et malsain (cela dit, ayez l'estomac et le moral bien accrochés pour certains passages…), au contraire, c'est effroyablement crédible, on imagine sans peine que les choses pourraient se passer ainsi, dans les mêmes conditions.
Quant aux phénomènes inexpliqués, sans les dévoiler ici, ils rajoutent une bonne dose d'angoisse à eux seuls. One ne connait ni leur origine ni la façon dont ils vont évoluer.
Bref, ces différents éléments font que le lecteur se sent vraiment oppressé. Et d'ailleurs, un décompte en tête de chaque chapitre, dont on ne connait pas la signification au début, ajoute à ce sentiment : on avance inexorablement vers quelque chose de crucial, mais quoi ? Et comment l'éviter ? Est-ce seulement possible ?
Revenons sur l'accident nucléaire qui a touché la ville il y a quelques années, l'évocation de celui-ci est entre autre l'occasion d'une visite à la centrale de la ville qui cache visiblement bien des secrets et les dévoile au compte-goutte. Ce bâtiment est sans aucun doute lié à tous ces étranges phénomènes, mais dans quelle mesure ? Ce qui est vraiment flippant, c'est que tout cela est très réaliste, quotidien : les accidents nucléaires quoique rares, existent et leurs conséquences, bien que très loin de celles évoquées dans le roman, ne sont pas vraiment maîtrisées. Une menace réelle, tangible pour le lecteur plane sur ce roman. J'aime beaucoup la place que prend ce thème dans le roman, et j'espère que cet aspect sera bien développé par la suite, même si je n'ai strictement aucune idée de ce qui nous attend.
Du côté des personnages, comme je l'ai dit, ils sont très nombreux pour un premier volume et peu développés. Quelques-uns sont touchants, d'autres effrayants, mais Quinn, même s'il m' a profondément agacée, en particulier a retenu mon attention. Au premier abord, il est plutôt banal et pas particulièrement attachant, une espèce de personnage ni très fin, ni très affirmé, un ado « normal, quoi, suivant la majorité ou le plus fort, dont on n'attend pas grand chose… mais son évolution se révèle être très intéressante…Là encore je ne veux pas trop en dire, mais par son intermédiaire, nous est posée une fois de plus la question posée par la Vague (entre autres), celle de la collaboration, de l'abandon à un mouvement. Pourquoi cela arrive ? A qui cela arrive ? Comment être sûr des choix que l'on ferait dans un tel cas ? Quel est le bon choix ? Quand est-il trop tard ? Les réactions les plus extrêmes, quelles qu'elles soient, ne viennent pas forcément des personnages les plus remarquables, et ils prennent alors une importance, qu'ils n'auraient jamais soupçonnés eux-mêmes.
Encore un point que j'ai aimé c'est la présence de nombreuses références à la culture populaire actuelle, ses objets-cultes, ses artistes, livres… ; une citation, parmi d'autres, pour vous donner un exemple : « Let me guess : you're secretly a wizard who was raised by muggles? » C'est tout bête mais ça me fait sourire et ça ancre vraiment la série dans son temps, présentée d'ailleurs en ces termes : « The sci-fi series for the X-Box generation ».
Enfin, autant, je trouvais au début, le roman un peu léger, autant au fil des pages, j'ai découvert une autre dimension, et j'ai adoré toutes les questions posées/réflexions menées par l'auteur, et qui vont au-delà du simple roman ya. Il y a en particulier une réflexion intéressante sur la prolifération des armes dans les foyers américains, ce que cela peut avoir comme conséquences, l'effet qu'elles exercent sur la population, l'attirance malsaine qu'elles provoquent… Un autre thème intéressant est celui des rapports entre les jeunes et les adultes qui les encadrent, le rôle crucial de ces derniers, conscient et inconscient, dans le développement d'une personnalité. Bref, une fois de plus, mon côté anthropologue a pris le dessus, et je pourrais citer plein d'autres passages qui m'on fait pas mal cogiter. ^^
Enfin, l'Académie de Coates est très intéressante, en particulier en raison de sa devise : Ad Angusta Per Angusta. Phrase qui nous révèle pas mal de chose. Déjà sa simple traduction colle bien au roman : « vers la gloire, par des chemins tortueux » ; mais il est en outre intéressant de se pencher sur son origine. En effet, c'est le mot de passe employé par les conjurés dans Hernani de Victor Hugo, là encore ça n'est pas anodin, par rapport au thème du roman .
Avant de conclure, une dernière citation pour la route, tirée des commentaires émis sur l'oeuvre : « If Stephen King had written Lord of the Flies, it might have been a little like this.» J'ai choisi cette citation parce qu'elle colle bien à l'oeuvre. On retrouve sans aucun doute les thèmes de Lord of the Flies, mais dans quelque chose de plus abouti, dans le sens où on a une explication à la situation dans laquelle se retrouvent les jeunes. En plus de s'interroger sur leur réaction en pareille situation, on a une vraie intrigue de SF, imprévisible et soignée, ce qui rajoute une dimension au thème général commun aux deux ouvrages.
Bref, malgré les défauts relevés, un tome d'introduction qui m'a beaucoup plu, et qui me donne très envie de découvrir la suite, afin d'avoir des réponses à toutes mes questions et de pousser plus loin les réflexions amorcées.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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Livresque78
  10 novembre 2013
J'ai apprécié ce premier tome de la saga, cela débute rapidement, nous sommes immédiatement mis dans le bain. dès les premières pages, je me suis dit qu'un monde sans adulte lorsqu'on a 13-14 ans, nous en avons tous rêvé. pourtant, tout de suite après, viennent les question d'ordre pratique, comment vont-ils soigner les blessures, s'occuper des petits et de nombreux autres problèmes à régler, qui sont habituellement pris en charge par les adultes. Et l'auteur a su se poser les mêmes questions et y répondre q'un manière plutôt logique et crédible. J'ai trouvé ces jeunes gens courageux, ils ne pleurent pas sur leur sort mais agissent. Il y a aussi bien sûr, les empêcheurs de tourner en rond, ceux qui compliquent la situation, mais je n'en dirai pas plus. je vais plutôt me diriger de ce pas vers le deuxième tome de cette saga, qui pour moi, n'est pas la meilleure, mais qui tire son épingle du jeu.
La remarque négative, car il en faut bien une, c'est cette affreuse couverture, qui dessert totalement le livre, je n'avais jamais porté beaucoup d'attention à cette saga à cause de cela, heureusement que mes amis de Babelio ont su me donner envie de passer outre!
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CamKessler
  24 août 2012
En lisant Gone, je ne savais pas trop à quoi m'attendre... Beaucoup d'avis que j'avais lu étaient en sa défaveur, mais j'avais quand même rencontré quelqu'un qui m'avait assuré l'adorer. Donc, je me suis lancée, un peu comme ça, sans trop lire même le résumé...Je dois dire que j'ai moi aussi adoré Gone ! si ce roman ne peut pas plaire à tout le monde, pour moi, c'était un sacré livre Science-fiction dans le genre, mais pas que...
Gone est un roman jeunesse, mais il peut tout à fait convenir aux plus grands, il plaira sans doute aux adeptes de la science fiction, peut-être de la fantasy, poussons le vice jusqu'à la Dystopie. Personnellement, cette chronique ne contiendra pas vraiment de points faibles, plutôt tout ce que j'ai pu noter, mais principalement, ça dépend des gouts des lecteurs, car les genres se différencient et ne plaisent pas tous forcément, surtout la ''Science-fiction'' parce que Gone s'y rapporte vraiment, mais pourtant c'est un très bon livre.
Tout d'abord Michael Grant est un très bon auteur, il a une bonne écriture, qui varie entre le texte et les dialogues sans en avantager ou en dénigrer un, ce qui permet d'avoir un bon équilibre quand on lit le roman. le point de vue omniscient nous permet de survoler le récit, d'observer chacun des personnages, d'en garder certains mystérieux, et de plonger dans les pensées d'autres, dans leurs âmes... C'est intéressant. L'auteure sait aussi mener un récit, si parfois il y a des endroits qui paraissent vides ou lents, ils sont vites rattrapés par une révélation qui nous pousse à continuer, et tourner les pages, sans cesse. J'ai été happé par le récit, ne voulant plus le lâcher, et des fois je me forçait à lire, perdant un peu le fil. Cependant j'ai adoré ce roman.
Le monde imaginé par Michael Grant est le notre comme un monde différent. tout un tas de mystères tourne autour de l'apparition de cette fameuse zone, la ville, le désert, la mer, mais enfermés dans une bulle, infranchissable... cependant je n'irais pas plus loin, car je spoilirais le roman, mais les révélations sur la zone, sont vraiment intéressantes, moi, je ne l'avais pas deviner, et j'ai été étonnée de voir comment elle à pu apparaitre, car c'est une des grandes question de ce roman, Comment la zone est apparut? mais aussi pourquoi n'y a-t-il plus d'adultes ? Pourquoi 15 ans est la limite ? Comment, ou ? tant de question, toutes ne trouvent pas de réponses, ce sont des vrais mystères qui s'imbriquent l'un dans l'autre, quand un parait se résoudre, il en découd un autre. A la fin du roman, notre soif de réponse n'est pas apaisé, loin de là, et ce qui nous pousserait sans doute vers le tome deux !
On a l'habitude des romans jeunesses où les héros, les personnages principaux sont des enfants, des ados, mais il y a toujours un adulte, ici ou là, quelque chose pour régir le monde, et bien ici, non, il n'y a que des enfants. Plus de loi, si ce n'est celle du plus fort. L'idée de laisser le monde - en plus dans la zone- au mains d'enfants est intéressante, ça développe ainsi certaines choses, certaine morales, et nombres de sentiments, en observent l'humain. Car finalement, il faut toujours un adultes, des lois, pour régir un espace. Faire que les choses soient sous contrôle, les enfants sont encore naïfs, et manipulables pour certains,et d'autres se font des joies de jouer les manipulateurs, un schéma du monde réel, certes, mais avec des enfants, tout devient plus frappant, choquant que si cela avait été des adultes, car des enfants sont des enfants, ils ne sont pas censés avoir des rôles à proprement parler d'adultes, ne pas être responsables, gérer toute une organisation, pas comme ça. Ils développent des caractères qui font réfléchir à voir, jusqu'où peut aller l'humain?
Ces mini-adultes livrés à eux même vont bien devoir endosser le rôles de leurs parents, ces parents disparut dont le manque est cruel. Faire comme des grands, tout enfants en rêve, mais quand ça lui tombe dessus ? et bien il voudrait juste retourner dans les bras de sa mère, tout simplement.

Ces côtés ci du récit sont soutenues par l'attrait fantastique du roman, car la zone grouille de pouvoir... des enfants qui ont des spécialités bien à eux - courir plus vite que le vent, lancer des flammes, téléporter des objet, etc- plus des coyotes qui parlent, portées par une source de pouvoir noir... Voilà ce en quoi le récit d'un point de vue science-fiction se révèle vraiment bon, dans une certaine règle de l'art, c'est un roman pas mauvais du tout, d'où peuvent bien venir ces pouvoirs ? ceux-ci s'affrontent, ils sont la sources de quelque chose dans la zone, quelques choses en rapports avec la centrale ? un peu comme Tchernobyl, c'est un aspect qui vaut le coup d'oeil.
Ce que j'ai pu noter, est la cruauté. Les enfants sont connu pour être tendres, innocents, mais aussi cruels. La cruauté d'un enfant, peux parfois dépasser bien celles des adultes, car certain ne se rendent pas compte. Drake lui est conscient et c'est ce qui rend la situation un peu plus terrible, je cherchais une raison de le plaindre... de justifier ses actes, mais je n'en trouvais pas, et finalement, ce n'est que de l'horreur bien humaine, dont il est question. Celle que reflètent les adultes.
Donc, dans les personnages, nous avons vu Drake, nombreux diffères et ont tous leur part d'attrait, comme Mary est son histoire, mais les plus importants sont Caine, le ''méchant'' mais plus le cerveau, il reflète un peu ce que peut être un garçon riche dans un pensionnat, et pourtant, à l'intérieur, il est déchiré. Seulement, rien n'est plus fort que la haine. Accompagné de Drake et Diana, cette fille qui est blanche et noire à la fois, on ne sait jamais, il forme un parfait opposé de Sam et ses amis, Sam l'épaule sur qui on s'appuie celui sur qui tout repose. Ce n'est certes pas facile, mais il faut le faire, Sam est droit et vaillant , un personnage facile à aimer, tout comme Edilo, Astrid est plus dure à apprécier, un peu froide, mais en apparence... Quinn a sa part de démons, mais dans un monde comme le leur qui ne serait pas tenté de chercher sa place dans un autre camp? Je ne parlerais pas du petit Pete, car il est découvrir, ce bout de mystère bien plus important à l'histoire qu'il n'y parait...
Gone est une aventure dans un espace ou seuls des enfants s'affronte, un espace qui tient bon rongé par les pouvoirs qui affluent, pas toujours bons... mêlé entre les sentiments décuplé des enfants, emporté par l'absence d'adulte et les valeurs qui restent, Gone est un bon roman fantastique comme une pause parfaite dans le genre, à mi chemin entre plusieurs il en ravira plus d'un, comme il peut décevoir, mais un livre qui vaut le coup d'oeil !
Lien : http://afallofbook.blogspot...
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Megadonut
  23 octobre 2015
Dans la petite ville californienne de perdido, toutes les personnes âgées de plus de 15 ans ses sont mystérieusement volatilisées. Cela a des conséquences : il faut s'occuper des bébés, de trouver et faire à manger, organiser des rôles... Sam, et ses amis Quinn, Astrid et Edilio, âgés de 14 ans, vont tant bien que mal réussir à contrôler la situation. Mais d'autres adolescents, venant d'un collège proche, vont arriver et instaurer des règles qui vont leur rendre la vie difficile. Ceux qui n'ont pas disparus vont peu à peu découvrir qu'ils ont des pouvoirs, d'une puissance plus ou moins équivalente. Mais Sam et ses amis vont percer bien des mystères et se rendre compte que cette disparition n'était pas le fruit du hasard...
Ce livre m'a ensorcelé dès la première phrase, et l'auteur a réussi a bien enchaîner les actions, à donner une histoire intéressante que se détache des habituels best-sellers. Les personnages sont accrochant, le suspense est puissant, et les mystères sont mystérieux. Néanmoins, j'ai du mal a pensé qu'il pourrait y avoir une suite de 5 livres après ce tome, déjà bien abouti...
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petitegiboulee
  08 août 2014
G.O.N.E
Cela faisait un moment que je voyais ces quatre lettres sur les rayons des grandes surfaces et des librairies....
Cela faisait un moment que cette saga était sur ma liste "dystopie à lire absolument' et puis en enchaînant les Hunger Games, Divergente, Partials, Insaisissable et autres, me voilà bien en retard sur ce best-seller....
Je ne connaissais ni l'intrigue ni le synopsis, je n'avais lu aucun commentaire ni aucune critique sur ces romans... j'étais donc neutre et vierge de tout préjugé avant de commencer ma lecture.
J'ai enchaîné les deux premiers tomes et je suis , disons, (très) mitigée.
J'ai été autant emballée que déçue, autant absorbée qu'agacée.
Quelque chose, dans l'écriture, dans l'action en elle-même, m'a gênée, dérangée.
Alors bien sûr, je salue l'imagination de l'auteur - 6 tomes quand même ! - la construction recherchée et la force des personnages inventés; l'idée de mélanger le scénario de Sa Majesté des mouches et des X-Men était vraiment intéressante et ce point-là m'a plu : tradition et modernité, classique et science-fiction.
Pourquoi alors n'ai-je pas adhéré à 100 % , moi qui suis une forcenée des dystopies ?
Déjà , la multiplication des points de vue et des intrigues secondaires au sein d'un seul et même chapitre est assez déroutant. Sans avoir le temps d'être prévenu, hop ! on passe à d'autres personnages, d'autres pans de l'action. Cette fragmentation coupe la linéarité de l'histoire et empêche la plongée totale dans l'univers des adolescents. Alors bien sûr, tous ces fragments se réunissent pour former un unique puzzle, mais il faut avoir fini un tome pour avoir cette vision d'ensemble.
De plus, le nombre important de personnages aussi bien dans le 1er que dans le 2e tome et la multiplication des histoires parallèles à la générale m'a donné une sorte d'indigestion d'informations, ça fait beaucoup quand même !!
Par ailleurs, certains aspects de l'histoire m'ont paru superflus ou carrément dérangeants - je ne peux expliquer pourquoi : un monde sans adultes avec des ados livrés à eux-mêmes, combattre la faim, survivre, empêcher l'anarchie, la guerre, la violence entre Normaux et Mutants étaient des ingrédients bien assez suffisants pour créer de la tension.
Etait-il réellement utile de rajouter ce Gaïaphage, ce monstre qui se nourrit d'uranium et qui habite le cerveau de ceux qui s'en approchent ? je n'ai pas compris ce choix; pareil pour l'immonde tentacule de Drake ou la transformation d'Orc en homme-pierre, ou encore ces vers carnivores du tome 2, qui m'ont franchement donné la nausée.
J'ai trouvé qu'on basculait dans une autre science-fiction, qui, pour moi, est peu compatible, avec les dystopies au sens propre du terme. Il s'y mêle une sorte de fantastique qui était de trop à mon avis.
La cruauté folle de Drake, l'intelligence machiavélique de Caine, la fourberie de Diana, la réflexion d'Astrid ... bref, le charisme des personnages nourrissait suffisamment l'histoire, l'alimentait en émotions fortes.
Ces dérives surnaturelles ne font qu'alourdir une intrigue déja hyper dense et touffue.
Un sentiment de répétition d'un chapitre à l'autre , du tome 1 au tome 2 - Sam qui se sent submergé par ses responsabilités, Mary débordée par les couches et qui se fait vomir, les combats, la centrale.... - a créé une lassitude en moi qui grandissait petit à petit et puis - et surtout - un manque de poésie dans l'écriture, un manque de souplesse, de rondeur, de cette petite touche magique qui fait que l'écriture touche notre coeur autant que nos yeux.
Je n'ai pas relevé une seule citation - chose rare puisque j'en sélectionne au moins une trentaine à chacune de mes lectures ! Beaucoup d'action, de rudesse, d'efficacité, d'intensité au détriment de petits moments poétiques.
Ayant commencé, je me sens obligée de finir cette saga - je n'aime pas l'inachevé - mais j'ouvrirai les tomes avec moins d'enthousiasme que certaines séries où les pages me brûlaient dans les doigts.
J'ai, par contre, une certitude, que GONE ferait d'excellents films de science-fiction. Tous les ingrédients sont réunis pour que visuellement, l'univers de Michael Grant soit une totale réussite.
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critiques presse (2)
Ricochet   19 décembre 2012
Les nombreux rebondissements et les dialogues percutants, au cours desquels le portrait psychologique des personnages s'étoffe, dynamisent le récit […] font que le lecteur s'attache aux protagonistes du roman.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Lecturejeune   17 février 2012
Lecture Jeune, n°131 - septembre 2009 - À Perdido Beach, une petite ville de la côte californienne, tous les adultes et les jeunes de plus de 15 ans disparaissent subitement. Ils se volatilisent purement et simplement. Les enfants se retrouvent seuls, brutalement confrontés aux difficultés de la vie : se nourrir, prendre soin des petits et des malades, enterrer les morts, s'organiser. Très vite, il est question de prise du pouvoir. Deux groupes se dégagent avec leur leader respectif et, dans leur affrontement impitoyable, des figures se détachent. Celle du mal absolu, Drake, capable d'un effroyable sadisme, et celle de Lana la magicienne. Pour pimenter les choses, les enfants découvrent que certains d'entre eux ont subi d'étranges mutations. Sam fait jaillir le feu de ses mains, Caine déplace la matière. Les coyotes parlent, les chats se téléportent, les serpents volent, les mouettes ont des serres d'aigle...
La narration distille habilement les informations, chapitre par chapitre, pour maintenir le suspens jusqu'à la dernière minute. Mais quelle est donc cette force maléfique, l'Ombre, tapie au fond d'une mine qui semble dominer cet univers cauchemardesque ? Ce livre se dévore : il emporte le lecteur dans ses multiples péripéties et exerce une fascination malsaine. On est frappé par la cruauté des enfants, par leur comportement pas si éloigné de celui des adultes. L'histoire n'évite pas les stéréotypes et nous plonge dans un univers typiquement américain, mais incite tout de même à se poser des questions, à réfléchir sur la barbarie du monde qui nous entoure. Colette Broutin
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
DrachvadorDrachvador   27 avril 2012
- Où est votre prof ? s'enquit Astrid.
Haussement d'épaules collectif.
- Il a fait pouf, répondit Quinn, espérant la faire rire.
- Quoi, il n'est pas dans le couloir ? demanda Mary.
Astrid secoua la tête.
- Il se passe quelque chose de bizarre. Mon groupe de maths... On était trois, plus la prof. Ils ont tous disparu.
- Quoi ? fit Sam.
[...] - Ils sont partis. Ils ont tous... disparu.
- Et ta prof ?demanda Edilio.
- Elle aussi.
- Pouf, répéta Quinn, avec moins d'entrain cette fois.
Il commençait peut-être à se dire que ce n'était pas si drôle, en fin de compte.
+ Lire la suite
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oceiaoceia   06 novembre 2014
Si certains parents lisent mon message, attention à vos enfants ! Roman pour enfants à partir de 13 ans ? Euh....qui définit l'âge ? Ces personnes ont lu la série ?
J'ai 35 ans. Par curiosité, j'ai lu la série en entier. Ce sont des enfants qui tuent d'autres enfants avec force détails sur les douleurs infligées et les tortures également ! Horreur, souffrance, délation, pulsion de mort, réjouissance face à la mort, bref, tout y est ! Sans parler des monstres qui apparaissent et détruisent les enfants .....des vers qui sortent des entrailles de certains enfants en les mangeant de l'intérieur, pour finir dans d'atroces souffrances. Ca, c'est juste un petit détail parmi tant d'autres..... je vous laisse imaginer le reste....
j'ai adoré cette série mais je ne suis pas d'accord pour dire ok à partir de 13 ans ! Des jeux vidéos moins violents sont interdits aux moins de 16 ans !
S'il vous plaît protégeons nos enfants face à la violence dont ils sont submergés par les écrans, programmes de téléréalité, jeux vidéos et....livres.....
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Julavallee_407Julavallee_407   09 décembre 2012
Apocalypse enfantin

Micheal Grant savait-il ce qu’il faisait ? Voulait-il écrire une simple histoire de science-fiction à Perdido Beach? Une minuscule ville de Californie situé au loin de toute civilisation. Une centaine d’enfants y vivent. Ils sont à la maison, en garderie ou encore, à l’école, dans un cours d’histoire comme c’est le cas de Sam Temple et Quinn Gaither. Le regard vide, une grande envi de sommeil, ils tentent de faire passer le temps tout en regardant leur professeur. Puis Pouf, l’homme qui était à l’avant disparait. Pas d’étincelles. Pas de fumée. Rien. Un gros rien. Paniquée, la classe se lève de leur chaise. Il n’y a plus aucune trace d’adultes dans l’école, ni même dans la ville. Il ne reste que des enfants de moins de 15 ans, dont certains développent des habilités surnaturelles.

Ce livre nous transporte dans un monde quasi apocalyptique où plusieurs personnages principaux s’enchainent. Cela donne lieu à plusieurs petites histoires qui sont pour certaines, moins intéressantes et qui donnent des longueurs à ce livre qui a déjà 586 pages. Cependant, la majorité d’entre elles donnent un rythme continu au fil conducteur de l’histoire.

Quoi que très divertissant, le texte s’avère cliché et prévisible. L’on peut y reconnaitre une grande ressemblance avec «Sa majesté des mouches» : (un best-seller anglais des années 40 écrit par William Golding) et la série de bande dessinée Marvel : «X-Men». De plus, l’on note nombres d’indices qui donnent des idées sur la suite des évènements.

Pourtant, on ne peut qu’être émerveillé devant les nombreux développements des personnages et le monde sordide que l’auteur a créé. Les idées y sont claires, précises et bien d’écrites. Aussi, le style d’écriture enfantin de Grant se joint parfaitement à son histoire et permet au lecteur de comprendre la triste vérité : les enfants ne réalisent pas l’ampleur de ce qu’ils vivent.

Malgré ses nombreuses lacunes, ce livre plaira aux amateurs de science-fiction qui recherche du divertissement même s’il n’est pas un modèle de littérature.
+ Lire la suite
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PetiteNoisettePetiteNoisette   11 janvier 2011
-Alors ton père disparaît et tu ne veux même pas savoir pourquoi ? claironna Caine. Intéressant. Moi j'ai toujours voulu connaître l'identité de mes vrais parents.
-Laisse-moi deviner : en réalité, tu es un sorcier élevé par des moldus.
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PetiteNoisettePetiteNoisette   11 janvier 2011
-Sam, tu peux nous tirer de là ?
-Peut-être. J'ai une idée.
D'une voix réduite à un murmure, elle demanda :
-Tu veux parler du...
-Je ne sais pas me servir du pouvoir, Astrid. Et ce n'est pas le moment d'appeler Yoda à l'aide.
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