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ISBN : 2369350474
Éditeur : Le Passager Clandestin (14/01/2016)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 22 notes)
Résumé :
An 103 après La Catastrophe. Quelque part sur les côtes bretonnes.
D’abord, il y a Le Secteur, un petit coin tranquille, bien protégé par une enceinte de terre, de roches et de béton haute de 20 mètres ; derrière, trois villages coupés du monde extérieur et administrés par une trentaine d’individus solidaires, doux comme des agneaux et rongés par les mutations mais tellement heureux de (sur)vivre.
Il y a Patinette, un bon gars au pied bot et aux bras ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  06 février 2016
« Pigeon, Canard et Patinette » est une longue nouvelle d'une soixantaine de pages qui a remporté le premier prix d'un concours, à ce titre, l'auteur a pu être publié.
Fred Guichen nous entraîne dans un univers qui est à la fois abominable et magnifique, abominable car l'histoire se passe dans un endroit où a eu lieu il y a longtemps déjà une catastrophe et où les conditions de vie sont terrifiantes (radioactivité, villages abandonnés, difformités diverses) ; et magnifique, car les personnages qu'on y rencontre, aussi diminués physiquement et intellectuellement qu'ils soient, y sont aussi remplis d'une bonté, d'une compassion et d'un sens de l'entraide qui n'existent nulle part ailleurs.
Parfois, il faut des pages et des pages pour rentrer dans un récit, ici, aucun problème, dès les premières lignes, on se sent totalement immergés dans une ambiance étrange mais dans laquelle on se sent bien, ce qui est paradoxal vu que le lieu est on ne peut plus inhospitalier.
Mais la bienveillance que les personnages dégagent à l'égard les uns des autres donne envie de poursuivre l'aventure avec ces laissés pour compte.
Aucune mièvrerie dans cette histoire et c'est là que Fred Guichen est très fort, car il a réussi à rendre des personnages lourdement handicapés extrêmement sympathiques sans que le récit verse dans la guimauve une seule seconde.
L'histoire en elle-même est intrigante, et on se laisse conduire par cette bande d'imbéciles heureux tout du long.
La fin est particulièrement réussie et donne furieusement envie de découvrir d'autres textes de cet auteur.
Je remercie chaleureusement Babélio et les éditions du Passager Clandestin pour cet envoi, cette découverte fut un vrai cadeau.
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Windvaan
  21 mai 2017
Une longue nouvelle SF sur un monde post-humaniste nucléaire, emprisonné derrière des hauts murs de béton par un gouvernement amoral, et dans lequel des individus mutés et fortement handicapés à l'espérance de vie très courte (!), nous montrent que la bonté, elle, peut rester inaltérable.
Une belle et sensible histoire sur la différence (e.a), pleine d'humanité et d'oblativité.
Commenter  J’apprécie          410
verobleue
  10 février 2016
Dans cette opération de Masse Critique, j'ai choisi, entr'autres, ce livre au titre particulier « Pigeon, Canard et patinette » et ce, à cause de la première phrase :
«An 103 après La Catastrophe. Quelque part sur les côtes bretonnes»
C'est typique de ce qui m'accroche....
J'ai reçu un tout petit bouquin. Normal, c'est une nouvelle, lauréate d'un concours organisé par cette maison d'édition le passager clandestin. Un auteur Fred Guichen, français, inconnu au bataillon....
Rien à voir avec l'idée que je m'en faisais... Pas de lutte, de survivance. Enfin, si, il y a bien un maintien de la vie mais tellement différent de ce à quoi je m'attendais....Une belle surprise.
Et l'écriture....j'ai pris un grand plaisir à lire. C'est bon, original et plein de tendresse.
Commenter  J’apprécie          180
Cacha
  02 juin 2019
Cette nouvelle a été publiée suite à un concours de SF portant sur le thème de la vie après une catastrophe nucléaire.
Après un siècle, les descendants des quelques personnes qui n'ont pas souhaiter quitter leur maisons subsistent grâce aux vivres et aux médicaments que leur envoie l'armée française en échange de leur sacrifice pour entretenir la centrale.
Ils sont tous profondément irradiés, éclopés (d'où le titre), diminués physiquement et moralement ; leur espérance de vie est bien courte.
Cependant, et c'est la grande leçon de ce petit livre, il y a plus d'humanité et d'empathie en eux que chez ceux "de l'extérieur".
L'auteur ira loin, dixit Andrevon qui a postfacé ce texte et je le pense aussi. Son écrit a fait l'unanimité parmi les membres du jury, son style est limpide, non dénué d'humour et, malgré l'invraisemblance (légère après ce que l'on connaît de Tchernobyl et de Fukushima), on peut craindre les effets d'un futur cataclysme de ce genre mais aussi admirer la bonté qui surpasse la laideur des êtres humains. A quoi bon vivre longtemps si c'est pour vivre contre les autres et non avec eux ?
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PinkCatReading
  12 décembre 2016
La maison d'édition le Passager clandestin a lancé un concours en 2015 : rédiger une nouvelle inspirée du texte "Les retombées" de Jean-Pierre Andrevon. C'est "Pigeon, Canard et Patinette" de Fred Guichen qui a remporté l'adhésion du jury.
Nous sommes en l'an 103 après la catastrophe nucléaire qui a frappé les côtes bretonnes en 1970. Un mur de 20m de haut a été érigé, pour des raisons de sécurité bien entendu. La population a périclité et il ne reste qu'une trentaine de survivants regroupés sur trois hameaux, des mutants bien gentils. Patinette le pied bot, Hermeline , sa soeur atteinte de progéria, leur petit frère, Blob qui vit dans un sac à moitié immergé, Canard et sa tumeur au cerveau, Pigeon, le maire géant survivent plus qu'ils ne vivent. Ils sont unis par leurs aberrations physiques et mentales mais aussi par leur solidarité et par les dons qu'ils ont développés. Ère nucléaire, ère des mutants...
Lecture très fluide et agréable! J'ai beaucoup aimé les personnages attachants et intéressants. La description de ce monde post nucléaire en ruine contraste avec leur joie de vivre mais leur compréhension pour ce qui se passe (enfin pour certains) va bien plus loin que ce que l'on pourrait penser. Jolie critique aussi du système car c'est bien connu, un nuage radioactif ne peut pas passer les 20m de haut d'une enceinte en béton...ou alors le gouvernement protègerait plutôt le reste de la population de la monstruosité crée par cette catastrophe (leur responsabilité)? Non, le gouvernement ne leur mentirait pas, ne les abandonnerait pas au profit des complexes militaro-industriel ou pour une raison de rentabilité? Si?
J'ai trouvé que l'histoire, ou plutôt le lecteur, souffre du format nouvelle car l'avant et l'après qui se dessine à la fin sont aussi intéressants que le présent raconté ici, c'est donc très frustrant. On dirait vraiment les premières pages d'un roman, je suis frustrée frustrée frustrée d'être privée comme ça d'une histoire qui partait si bien! Je n'ai pas lu la nouvelle d'Andrevon à l'origine du projet mais je n'ai pas été gênée dans ma lecture.
Belle phrase de fin prononcé par l'un des personnages : "En raccourcissant la durée de son existence, l'homme allait gagner en profondeur et concentrer ses vertus au lieu de les gaspiller en vain" , un hymne à la solidarité, à vivre pleinement sa vie.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
verobleueverobleue   10 février 2016
Son mot d'ordre restait : "Pas de scrupules, la vie te doit bien ça!". Il profitait de l'existence, dans l'acceptation la plus égoïste du terme, ne se montrant doux et serviable avec tous que pour ne pas leur être redevable de sa relative sérénité. Carpe diem, et après moi le déluge...
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verobleueverobleue   10 février 2016
En bord de mer, les vagues rampaient obséquieusement au pied des immenses cônes de béton et des bâtiments vétustes de la centrale. L'un des deux édifices fulminait, aussi menaçant qu'un démon. Dans les entrailles de l'autre, on pouvait encore sentir la puissance maléfique des cauchemars de dragons maussades sur le point de s'éveiller d'un interminable sommeil, les bêtes chaudes que percevait Petit Frère.
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crapettecrapette   27 avril 2019
En racourcissant la durée de son exitence, l'Homme allait gagner en profondeur et concentrer ses vertus au lieu de les gaspiller en vain. C'est du coeur de la mort qu'allait naître l'espoir. Peut-être
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ExulineExuline   22 février 2016
Il ne comprendrait jamais les civils. Des idéalistes, rien d'autres. Comme si on faisait l'histoire avec des idéaux ! Du concret, de l'action, voilà ce qui comptait vraiment, ça qui avait fait progresser l'humanité depuis l'âge de la pierre et des os taillés en pointe jusqu'à la bombe atomique. Et cette détermination lui permettra de sortir de la crise dans laquelle elle pataugeait depuis un bon siècle, il en avait la conviction. Le capitaine nourrissait une foi inébranlable en son gouvernement, la science et la grandeur de l'espèce humaine
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ExulineExuline   22 février 2016
Le bonheur ne dépendait pas du temps qu'il leur restait à vivre, mais de l'usage qu'ils en faisaient. Il suffisait de se conformer le plus possible aux règles simples [...] : douceur, bonté, partage. Alors, tout devenait plus facile.
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