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ISBN : 2841112349
Éditeur : Editions Nil (19/01/2006)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 17 notes)
Résumé :


L'enfant n'est pas "naturellement " apte à vivre avec ses semblables et il ne découvre pas tout seul le mode d'emploi de la vie humaine. Il se construit et a pour ce faire besoin des adultes; l'éducation est le support essentiel de sa construction.

Aimer un enfant ne peut donc, comme on le croit trop souvent aujourd'hui, se limiter à éprouver pour lui de l'affection. Claude Halmos, à la lumière de son expérience de psychanalyste, démo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
anlixelle
  15 mars 2018
Aucun enfant ne vient au monde avec un psychisme constitué. Un enfant se construit, et dans cette construction ses parents jouent un rôle d'autant plus déterminant que notre monde moderne et les structures parentales actuelles le mettent souvent à mal.
Etre parent est loin d'être facile.
Dans ce livre très instructif, et pointu parfois, Claude Halmos, psychanalyste spécialiste des questions de l'enfance et ancienne "élève" de Dolto nous parle du mythe de l'amour parental et de ses ravages, des enfants "victimes" de l'amour parental, de l'éducation et de ce qu'on peut en attendre, etc...
C'est selon moi un livre incontournable et pas assez connu.
Son contenu, parfois un peu soutenu, explique peut-être qu'il n'ait pas connu le succès qui aurait dû lui revenir.
A moins que son contenu ne dérange ?
Lien : http://justelire.fr/lhistoir..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
AelleAelle   14 février 2019
Il le fait d’abord *, nous l’avons dit, parce qu’il ressent le besoin de limites. Mais il le fait aussi – et Françoise Dolto le souligne- parce qu’il aime le parent qui lui délivre la castration. Et surtout parce qu’il a confiance en lui, l’admire et souhaite profondément lui ressembler. Toutes choses qui, pour être possibles nécessitent évidemment que cet adulte soit aux yeux de l’enfant, crédible. (…)
Prêcher à son enfant la valeur de l’effort alors que l’on se montre soi-même incapable d’en faire aucun est peine perdue. Prétendre lui apprendre les passages réservés aux piétons alors que l’on a pour habitude de traverser au milieu des voitures n’a aucune chance d’aboutir. Ce type de conduite, « fais ce que je te dis, pas ce que je te fais ! », peut même être extrêmement destructeur pour l’enfant. S’il voit ses parents accomplir, à longueur de journée, les actes mêmes qu’ils lui interdisent, il finit toujours par en déduire, au moins inconsciemment, d’une part que, lorsque l’on est grand tout est possible, ce qui a toujours, sur sa vie future, des conséquences graves ; et, d’autre part, et surtout, que le parole est vaine et mensongère.
*accepter la castration
Page 215
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anlixelleanlixelle   01 mars 2016
Aimer un enfant, en effet, c'est lui apporter en permanence paroles, amour, aide et tendresse. Non pas pour le garder pour soi. Mais pour le rendre au contraire capable de vivre, chaque jour un peu plus, loin de soi, ailleurs. Aimer un enfant, c'est faire en sorte de lui être, au fil des jours, de moins en moins indispensable. A la fois sur le plan matériel (parce qu'on l'encourage à l'autonomie) et sur celui des sentiments.
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AelleAelle   14 février 2019
« Maladie »* dont seraient affectés les enfants qui « ne tiennent pas en place ». et que l’on prétend soigner en leur faisant absorber de la Rytaline (potion magique dont on est bien loin de connaître tous les effets à long terme). En oubliant simplement que « tenir en place » implique d’une part… que l’on ait une place. Et qu’on la connaisse. C’est-à-dire par exemple que l’ion puisse se situer par rapport à l’interdit de l’inceste, à la succession des générations, à l’ordre de la fratrie.
Et, d’autre part, que l’on ait reçu suffisamment de paroles et de limites pour comprendre et accepter le, comportement adapté à toute vie en société. Autrement dit, que l’on ait pu bénéficier non seulement des sentiments de ses parents mais bel et bien de leur éducation.
*L’hyperactivité
Page 246
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AelleAelle   14 février 2019
La dépendance de l’enfant est à la fois matérielle (car sa survie dépend essentiellement des adultes) et sociale : un enfant n’a que peu de droits et, s’agissant de sa famille il ne peut, seul, en exercer aucun : on ne divorce pas de ses parents. Aucun enfant, même s’il en a le désir, ne peut, sauf à être aidé par des tiers, quitter ses géniteurs même si ce qu’il vit avec eux est dramatique. Sa dépendance est également d’ordre psychique, car ses parents sont son premier objet d’amour. Il les admire et les pare, au moins pendant un temps, de toutes les qualités.
Attendant d’eux un amour qui lui est aussi nécessaire que l’air, l’eau ou la nourriture, il est toujours prêt, pour l’obtenir, à faire ce qui est en son pouvoir pour leur donner satisfaction, quel que soit le prix à payer. Les parents sont aussi pour l’enfant son premier modèle et la source de ses identifications : il pense et fait comme eux. Ce qui est d’autant plus lourd de conséquences que, cette influence agissant sur lui alors qu’il est en train de se construire, elle conditionnera sa vie entière. Façonné par eux comme la glaise par le sculpteur, il sera en grande partie ce que ses parents feront de lui.
Page 33
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AelleAelle   14 février 2019
Malheureusement, on le sait, à ce niveau le bât blesse souvent car beaucoup de parents s’imaginent à tort que tout doit venir de l’enfant ; que celui-ci peut et doit trouver spontanément et seul l’envie d’avancer ; qu’il suffit donc d’attendre que celle-ci survienne.
Forts de cette conviction, ils ne s’autorisent pas à intervenir. Persuadés, de plus, que s’ils le faisaient, ils ne pourraient que lui faire violence et porter atteinte à son désir.
On retrouve donc fréquemment dans les consultations des enfants qui ont accumulé des retards divers (psychomoteurs, scolaires, etc) simplement parce que, faute d’être dirigées (dans les deux sens du mot : c’est-à-dire à la fois soumis à une autorité et pourvus d’une direction clairement indiquée), ils conduisent leur vie « en gardant un pied sur le frein ». ils s’enlisent dans des plaisirs régressifs et se maintiennent, à l’âge de la « grande école », en position de « bébés ». Il veulent qu’on les fasse manger, geignent pour qu’on les porte dès qu’ils sont fatigués, pleurnichent pour un rien et font au moindre refus des colères effroyables.
Page 201
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Videos de Claude Halmos (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claude Halmos
Savoir être de Claude Halmos .Son visage est bien connu des téléspectateurs. Claude Halmos intervient encore régulièrement en télévision après avoir été pendant plusieurs années, l?une des chroniqueuses régulières de « La grande famille », l?émission culte que présentait Jean-Luc Delarue sur Canal Plus dans les années 95. Par son métier de psychanalyste, Claude Halmos a depuis 2002 rendez-vous chaque semaine avec les auditeurs de France Info qui lui posent des questions liées à la vie en société, aux difficultés de couple, aux relations avec les enfants, à la façon de réagir face à des situations banales ou au contraire exceptionnelles. Dans son émission, toutes les interrogations de notre époque sont envisagées, elle y répond toujours avec tact et efficacité, trouvant les mots justes qui donnent à réfléchir. Ce livre est un recueil de près de 200 chroniques diffusées sur France Info. Claude Halmos a trouvé dans la publication d?ouvrages la possibilité de s?adresser au plus grand nombre. On citera « Parler, c?est vivre » publié en 1997 ou plus récemment « Parler à hauteur d?enfant » ou « Est-ce ainsi que les hommes vivent » paru en 2014. Formée par Jacques Lacan et Françoise Dolto, Claude Halmos a un regard très juste, très pertinent, sur la psychanalyse qui est pour elle un combat de chaque jour. Ecouter le patient, aller à la racine du mal trouver les mots, donner les clés pour s?en sortir et comme l?écrit Claude Halmos dans la préface de son livre, si elle a beaucoup donné, elle a aussi beaucoup reçu de ses patients. Ce livre est passionnant car il nous permet aussi de changer notre regard sur le monde qui nous entoure, sur ceux qui partagent notre quotidien et par ces chroniques, par les mots qu?elle emploie pour guérir les maux de l?âme, Claude Halmos nous invite aussi à ouvrir les yeux sur notre propre existence. « Savoir être » de Claude Halmos est publié chez Fayard.
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