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ISBN : 2352877849
Éditeur : Archipoche (13/05/2015)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 277 notes)
Résumé :
Jeune femme d’une grande beauté et au caractère impétueux, Batsheba Everdene hérite à vingt ans d’un beau domaine, qu’elle dirige seule. Quand un incendie se déclare dans sa propriété, un ancien soupirant ayant connu des revers de fortune, Gabriel Oak, apporte une aide précieuse pour sauver ses récoltes. Elle lui procure un emploi parmi ses gens, mais devient l’élue de deux autres prétendants, bien décidés à obtenir sa main. Oak s’avérera quant à lui d’une étonnante... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  29 mai 2015
Quel livre mes amis, quel livre !
Entre mes mains depuis à peine 48h et je peux vous certifier que mes deux dernières nuits furent courtes et enfiévrées, et mon attention au travail bien dissipée. Qu'ils sont rares ces livres qui détiennent ce pouvoir presque surnaturel de nous emporter, nous humbles lecteurs, vers de telles transes, nous faisant négliger nos repas, nous rendant sourds à notre entourage, siphonnant toutes nos pensées, toutes nos émotions et nous faisant désirer une seule et unique chose : rester seuls avec eux, dans l'intimité de leurs pages fébrilement tournées, à la découverte de leurs secrets et dans l'attente de leur dénouement.
Ma rencontre avec "Loin de la foule déchaînée" de Thomas Hardy a commencé il y a déjà plusieurs mois. Ce roman - qui n'évoquait alors pour moi qu'un titre sur la liste interminable des classiques de la littérature - a soudain pris une forme très concrète quand j'ai visionné par hasard la bande-annonce de sa nouvelle adaptation cinématographique, réalisée par le danois Thomas Vinterberg. En moins de deux minutes, alors que mon sang se figeait et que mon cœur faisait un bond dans ma poitrine, j'ai littéralement été happée par l'esthétisme de la photographie et par le souffle qui se dégageait des quelques plans entraperçus. Ce fut comme un coup de foudre. Aussitôt, je me suis lancée dans une quête effrénée pour dégoter le roman, hélas en rupture d'édition - ou disponible d'occasion, à prix d'or...
Pendant deux mois, comme une amoureuse transie, tous mes espoirs ont reposé sur le bon vouloir des maisons d'édition à rééditer ce grand classique, en vue de la sortie du film. Il me semblait impensable que pas une d'entre elles n'ait le bon sens, que dis-je, l'intelligence de le ré-éditer. Après de longues semaines de veille, mon espérance fut enfin récompensée, merci à Archipoche. Victoire ! Aussitôt, une pré-commande est passée à ma libraire, très étonnée de tant d'enthousiasme.
Le 13 mai devait être pour moi le début de ma félicité. Je connaissais désormais par cœur les bandes-annonces disponibles sur la toile et leur jolie musique résonnait continuellement à mes oreilles. Hélas, comme c'est trop souvent le cas quand le destin veut jouer avec nos nerfs et la raison nous amener à plus de tempérance, ma libraire mit presque deux semaines à m'obtenir le Graal. Aussi tendue qu'une arbalète, j'ai bondi à son appel et me suis immédiatement plongée dans ma lecture ; une lecture qui a dépassé toutes mes espérances.
Oui, chers amis, c'est maintenant le moment - enfin ! soupirez-vous légitimement - de vous parler de ce grand, beau, exceptionnel roman qui, n'ayons pas peur des mots, fait désormais partie des plus belles œuvres qu'il m'a été donné de découvrir jusqu'ici.
Familière de la littérature anglaise du 19ème siècle, j'ai savouré comme on boit du petit lait la plume si juste, si belle et si vraie de Thomas Hardy, un grand écrivain qui eut le malheur de ne se voir reconnu comme tel qu'après sa mort - le sort commun des grands artistes. J'ai été agréablement surprise par sa modernité et par sa capacité vraiment extraordinaire à plonger son lecteur dans son univers - le terroir anglais - sans recourir à de nombreuses descriptions ni aux habituelles digressions assez caractéristiques de la période. "Droit au but" semble avoir été la devise qui a guidé sa plume, ce qui explique sans doute en grande partie le peps donné au rythme du roman. Vraiment, je me demande ce que le scénariste de Thomas Vinterberg a bien pu réaliser pour justifier son cachet tant Hardy semble avoir lui-même écrit un scénario juste... parfait.
Je connais un autre grand homme de lettres anglais qui n'aurait sans doute pas désavoué ce roman : William Shakespeare, excusez du peu. En effet, la trame de "Loin de la foule déchaînée" m'a fait penser tout au long de ma lecture à une subtile et harmonieuse alliance, parfaitement équilibrée, entre une tragédie et une comédie du grand Will. Il y a sans conteste du "Roméo et Juliette" entre ces pages, comme il y a du "Beaucoup de bruit pour rien", avec cette touche personnelle de Hardy qui retranche au drame ses nuances les plus fortes pour les créditer au compte de l'authenticité et du romanesque.
Vrai, j'ai peu dormi depuis deux jours, j'ai peu mangé et peu travaillé mais j'ai fait un tel voyage, avec de tels personnages, avec une telle figure de femme, que la seule manière de me consoler de l'avoir si tôt achevé est de me précipiter mercredi dans une salle obscure.
Vous l'aurez compris, je recommande chaudement ce roman ; c'est plus que jamais un coup de cœur, l'un de mes plus violents et passionnants.

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Eve-Yeshe
  17 septembre 2016
J'ai beaucoup aimé ce roman. L'histoire est belle, les personnages sont bien décrits, on se les imagine aisément tant la narration est soignée. Thomas Hardy nous décrit l'histoire d'une jolie femme et de trois hommes qui l'aiment chacun d'une façon différente. Il dissèque avec beaucoup d'acuité les personnalités de chaque protagoniste, leurs qualités et leurs défauts, leur conception de la vie et de la société.
En plus de sa beauté, Batsheba a un caractère bien trempé; bien-sûr, elle doit faire ses preuves en prenant les rênes de la ferme mais elle sait ce qu'elle veut et sait s'entourer, apprend à négocier les prix pour vendre ses récoltes, demande de l'aide quand elle hésite.
Elle ne se contente pas d'être jolie, ce n'est pas une écervelée, donc pas de cliché, elle doit faire ses preuves comme un homme pour se faire respecter, n'hésitant pas à mettre la main à la pâte et c'est sur son action que son entourage la juge. « Sa voix était singulièrement harmonieuse et attachante : c'était un son léger et tendre, fait pour inspirer le roman, une de ces voix fréquemment décrites, rarement entendues. »
L'auteur nous décrit bien cette femme, un peu en avance par rapport à la société de son époque, qui parfois fait des actes inconsidérés
Thomas Hardy nous offre, dans ce roman, une belle réflexion sur la société en général, sur le destin, la loi de causalité (ou l'effet papillon), sur l'être et le paraître, sur le statut de la femme au XIXe siècle, (cf. une phrase terrible sur la maltraitance P 348), sur le rôle de l'Eglise, sur l'amour et ce qu'il peut faire faire aux gens lorsqu'il est excessif ou non partagé ; il rend hommage au monde agricole qui vit au rythme des saisons, des intempéries, respectant la nature. S'inspirant de son Dorset natal, il a inventé un lieu, le Wessex, pour situer son histoire et il le décrit tellement bien, qu'on a l'impression de faire partie du décor et de l'histoire.
Dans un style narratif magnifique, l'auteur nous fait partager son amour de la terre, avec des belles descriptions de cette campagne verdoyante, dans laquelle galopent les chevaux, paissent les brebis ; comment les gens travaillent dans les champs, dans des conditions bien différentes de nos paysans actuels, la moindre erreur pouvant avoir des conséquences terribles sur les récoltes. Une sagesse innée de la Terre qui semble tellement loin de nos jours.
J'aime beaucoup cet auteur que j'ai découvert, avec énormément de plaisir autrefois, avec « Tess d'Urberville ». L'écriture est belle, mélodieuse ; les descriptions sont à couper le souffle, il n'y a pas de longueurs, les phrases roulent, s'enchaînent comme le galop des chevaux ou le rythme des saisons. Je rends hommage, au passage, au cinéaste danois Thomas Vinterberg qui est resté très proche du roman, ne l'a pas dénaturé.
Donc un nouveau coup de coeur, et l'envie de lire ses autres romans, notamment « Jude l'Obscur », le titre à lui-seul est une invitation au voyage. Un seul regret : l'avoir laissé attendre trop longtemps dans la bibliothèque…
Note : 9,4/10 challenge XIXe siècle
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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TheWind
  18 août 2015
Loin de la foule déchaînée, au cœur de l'Angleterre rurale, dans une région verdoyante et vallonnée, paissent les moutons.
Atmosphère bucolique, paysages paisibles et tout aussi abrupts, abandonnés au vent, à la pluie et au chant des oiseaux.
Immensité du ciel, vaste voûte versatile, tantôt porteur azuré d'espoir au-delà des collines, tantôt messager inquiétant d'une sombre tourmente.
Là, paissent les moutons, vivent les bergers et travaillent les fermiers.
Loin de la foule déchaînée, la vie s'écoule tranquillement, au rythme des saisons, des récoltes de blé et d'orge, au son des clochettes attachées au cou des brebis, au son des meuglements d'une vache qui vêle, au bruit des sabots d'un cheval au galop.

Et sur ce cheval au galop, se tient Bathsheba Everderne. Fière amazone, belle et retentissante !
A leur première rencontre, le berger Gabriel Oak dira d'elle : « Vanité ».
Vaniteuse, coquette, orgueilleuse, inconséquente...Autant de défauts qui ne sont pas en la faveur de Bathsheba.
Et pourtant, combien de cœurs fera-t-elle battre ? Combien d'amoureux transis ravagera-t-elle ?
Fière et indépendante, la demoiselle héritière d'une importante ferme aime à voir tous les yeux braqués sur elle, se pique de l'indifférence, mais jamais ne se donne.
Jusqu'au jour où …

Junie a bien raison lorsque, dans sa critique, elle compare notre héroïne à Scarlett O'Hara.
Maîtresse femme, intelligente, ambitieuse, enjôleuse et égoïste...
Mais sans doute la comparaison s'arrête-t-elle là. Autant l'insupportable Scarlett ne recule devant rien et ne se remet jamais en question, autant Bathsheba peut se mettre à douter, à s'interroger sur le bien-fondé de ses actions.
Autant on s'amuse du caractère frondeur et antipathique de la brune aux yeux verts de Margaret Mitchell, autant on se soucie à chaque nouvelle bévue de l'indomptable héroïne de Thomas Hardy.

Sa détermination, son « sale caractère » et sa vulnérabilité en font une héroïne bien attachante et j'ai eu beaucoup de peine à voir les pages qui défilaient et qui m'amenaient vers l'inexorable fin du roman.
Une toute fin qui, selon moi, n'est pas à la hauteur de l'ensemble du roman.
Mais ne boudons pas notre plaisir. Loin de la foule déchaînée est vraiment un très beau roman et je remercie ( à l'unisson avec d'autres membres de Babelio) Gwen21 qui m'a donné envie de le lire par son ardente critique !
Bien évidemment, je n'ai qu'une envie maintenant, voir l'adaptation cinématographique de ce roman qui, j'en suis certaine, ne me décevra pas !

Il est temps pour moi de conclure...même s'il reste tant à dire ! J'aurais pu aussi vous parler de Gabriel Oak, ce berger droit et dévoué, de William Boldwood, riche fermier entiché de Bathsheba mais aussi de leur rival Francis Troy, soldat séducteur, séduisant mais si peu fiable !
Mais vous parler d'eux ne ferait que dévoiler l'intrigue et je m'en voudrais beaucoup de vous gâcher le plaisir de découvrir par vous-même cette histoire si romanesque et si passionnante.
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isabelleisapure
  17 avril 2016
"Quel livre mes amis, quel livre" ! Oui, je sais vous avez déjà lu cette exclamation quelque part !
Ma Chère Gwen , si je me permets de reprendre tes mots pour débuter cette critique, c'est avant tout pour te remercier de m'avoir incitée à lire cet auteur dont je ne connaissais jusqu'à présent que le nom.
Qu'ai-je aimé dans ce livre ? Tout ! L'histoire bien sûr mais surtout les protagonistes.
L'héroïne avant tout, sensible, courageuse, émancipée, Bathsheba est une femme d'une rare beauté, qui fait tourner la tête à tous les hommes. Thomas Hardy en fait à mon sens l'une des figures les plus attachantes de la littérature.
Les personnages masculins, bien que plus ternes ne sont pas dépourvus d'intérêt. Ils sont trois à espérer conquérir le coeur de Batsheba : Gabriel Oak, Boldwood le propriétaire terrien et le sergent Francis Troy.
Force est de constater qu'en plus de son talent d'écrivain Thomas Hardy est un fin psychologue qui dissèque les moindres traits de caractères de ses héros et réussit à nous les rendre attachants malgré leurs défauts.
« Loin de la foule déchaînée » fait partie de ces rares livres qui marquent une vie de lecteur alors, laissez-vous convaincre, ne passez pas à côté de ce chef-d'oeuvre !

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sylvaine
  09 juin 2015
Il aura fallu son adaptation au cinéma, une critique enthousiaste de Gwenn21 pour que l'envie me prenne de découvrir ce roman de Thomas Hardy paru en 1874 et croyez moi avec Loin de la foule déchaîinée vous partirez loin de votre univers quotidien ...
L'Angleterre de la fin du 19ème siècle en pleine mutation industrielle est encore un pays où le monde rural est une entité importante .T Hardy aborde ici un monde rural qu'il connait bien .Situant son récit dans le Wessex ancien nom du Dorset et de ses environs , il nous peint un monde bien différent de celui de la noblesse et de la bourgeoisie des romans de H James et de J Austen .Ici on a les pieds dans la terre ,dans la boue , les mains dans la paille ou dans la laine de moutons . La vie est réelle , dure , elle forge les caractères et ceux de Batsheba , de Gabriel sont bien trempés.
Vous dire que j'ai apprécié ce roman serait peu dire , je l'ai dévoré !!! je me suis retrouvée en train de lire à table , de manquer ma station de métro bref l'enfer !!!
Une note supplémentaire de contentement la qualité de la traduction de Thierry Gillybeuf (éditions sillage )

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Citations et extraits (133) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   04 août 2015
Mettons, ce qui arrive généralement, qu'un homme s'amourache d'une femme tout ordinaire: elle peut l'épouser, il est content et mène une vie utile à ses côtés. Mais une femme comme vous est aimée d'une centaine d'admirateurs; vos yeux allumeront quantité de passions stériles, et vous ne pourrez épouser qu'un seul homme dans ce grand nombre. Il y aura, disons, vingt jeunes gens qui, pour oublier l'amertume d'une passion malheureuse, se mettront à boire; vingt autres gâcheront leur vie sans songer à prendre une place dans le monde, parce qu'ils n'ont point d'autre ambition, d'autres sentiments que vous; vingt encore - personnes sensibles, et je serai probablement de ce nombre - se traîneront toujours à votre suite pour vous apercevoir, ne fût-ce qu'un instant, et accompliront des actions désespérées. Les hommes sont des insensés ! Enfin, le reste essaiera de vous oublier avec plus ou moins de succès, mais tous auront été affligés. Et non seulement ces quatre-vingt-dix-neuf hommes, mais encore les quatre-vingt-dix-neuf femmes qu'ils pourraient avoir épousées seront toutes malheureuses, à cause de leurs maris. (...) voilà pourquoi je prétends qu'une personne aussi adorable que vous, miss Everdene, est rarement une bénédiction pour sa race !
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Gwen21Gwen21   06 juin 2015
Leur mutuel attachement n'était autre que cette affection profonde qui naît, hélas ! trop rarement, lorsque le hasard a mis en présence, sous le jour le moins favorable, deux êtres qui, seulement plus tard, révèlent leurs grandes qualités. Cette bonne camaraderie qui résulte de la poursuite d'un but commun, est malheureusement peu fréquente à côté de l'amour : homme et femme veulent bien s'associer dans le plaisir, mais non pas dans la peine. Cependant, quand des circonstances fortuites permettent son développement, ce double sentiment est le seul amour qui soit aussi fort que la mort, l'amour que rien ne peut ébranler ni amoindrir, à côté duquel toute autre passion de ce nom n'est que vaine fumée.
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missmolko1missmolko1   04 avril 2017
Gabriel avait deux chiens. Le plus vieux, George, était doté d'un museau d’ébène margé d'un bord étroit de chair rosée, et d’une robe tachetée de couleurs blanche et gris ardoise. A la longue, les injures du temps avaient altéré la nuance des poils supérieurs, les teignant en brun rougeâtre, comme si la couleur complémentaire avait été lavée à l’exemple de l'indigo des tableaux de Turner. Le poil de George, à l'origine pareil à celui des autres toutous, semblait s’être transformé, par un long contact avec les moutons, en une toison de laine de mauvaise qualité.
Ce chien avait tout d'abord appartenu à un berger de peu de moralité et d'un caractère détestable, d'ou il résultait que l'animal connaissait la signification de chaque juron et de toutes les imprécations mieux que le pécheur le plus endurci du voisinage. Une longue expérience lui avait parfaitement bien enseigné la différence entre des expressions telles que : «Entrez», ou : «Veux-tu bien entrer!» Il comprenait chaque signe et n'avait pas son pareil pour ramener dans le droit chemin les brebis inexpérimentées. Quoique vieux, il était excellent et rendait encore de grands services.
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JoohJooh   09 août 2015
"Le Meilleur Compagnon du jeune homme", "le Guide pratique du maréchal-ferrant", "le Médecin-Vétérinaire", "le Paradis perdu", "le Voyage du pèlerin", "Robinson Crusoé", "le Dictionnaire" d'Ash et "l'Arithmétique" de Walkingame composaient toute sa petite bibliothèque; mais il avait su, par des lectures assidues, en tirer plus de connaissances que bien d'autres hommes n'en ont puisé dans un assortiment plus complet de livres choisis ou sur une étagère de dix mètres de long remplie de bouquins.
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Gwen21Gwen21   29 mai 2015
Il éprouvait, à se voir si près d'elle, la tête appuyée sur sa robe, une douce sensation dont il voulait pleinement jouir avant que cet instant délicieux, mais trop court, ne s'envolât. Il aurait désiré lui faire connaître ses sentiments, mais se savait aussi peu capable de les enfermer dans les grosses mailles du langage que de retenir un parfum dans un filet.
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Vidéo de Thomas Hardy
Loin de la foule déchaînée (Far from the Madding Crowd) (2015), un film dramatique américano-britannique de Thomas Vinterberg, l'adaptation du roman homonyme de Thomas Hardy, publié en 1874.
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