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EAN : 9781092016612
Jigal (18/05/2016)
3.88/5   13 notes
Résumé :
Serge la soixantaine tout juste entamée, veuf, désabusé, tombe sous le charme de Janis, la serveuse de son bar habituel. Mais la jeune femme vit avec José, un homme violent mêlé de très près à un réseau de drogue. La fréquentation de Janis ne sera pas de tout repos pour Serge.

Franck Mattis est un flic à la ramasse, au bord de l'implosion. Tous les travers à éviter, il fonce droit dedans. C'est en enquêtant sur une affaire de drogue qu'il croise la ro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Bazart
  24 juin 2016
Serge la soixantaine, nouveau retraité, a la désagréable impression d'avoir raté sa vie. Mattis lui est un flic au bord du gouffre, père divorcé défaillant essayant, sans grand succès, de se guérir de diverses addictions : drogue, sexe, jeu, alcool… (Rayer la mention inutile). Carlos lui c'est le parrain aux petits pieds qui a l'ambition de chausser plus grand, il peut compter sur la fidélité de José et Sammy ses lieutenants.
Et puis il y a Janis qui est belle comme un soleil, serveuse dans le bistrot d'une banlieue grisâtre. Serge en est sûr il doit sauver Janis des griffes de son brutal amant et donné ainsi un sens à son existence. Et Mattis, lui, qu'est-ce qui va donner un sens à sa vie…Sauver Serge et Janis, épouser la belle Carole et emménager dans un coquet lotissement ?
Une vraie série noire à l'ancienne, destins tordus, humains blessés en quête de rédemption ou de reconnaissance, nous sommes en terrain connu. Philippe Hauret croque de vrais personnages sans cynisme ni mépris mais avec délicat détachement et un humour qui donne au récit un charme bien particulier. Il organise une valse entre tout ce triste monde et à la bonne idée d'un amer happy-end. Didier Daeninckx, Jean-Patrick Manchette et Jim Thompson veillent par-dessus son épaule.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Garoupe
  07 juillet 2016
Amateurs de destinées de personnages qui sont appelés à se croiser ou à se percuter, approchez, vous allez aimer ce « Je vis, je meurs ».
D'abord on a Franck, policier, partenaire de Rémi, néo-divorcé, moins néo-dépressif et encore moins néo-alcoolique. Ensuite on a Carlos, petite frappe et dealer, sous surveillance de Franck et Rémi, et son frère Jose qui sort avec Janis, serveuse dans un bar, qui vit sous la coupe violente de Jose et qui se lie d'amitié avec Serge, jeune et pimpant retraité de 62 ans qui retrouve une fougue d'adolescent en tombant amoureux de Janis.
Pour les besoins de son récit, les personnages de Philippe Hauret sont bien trempés dans leurs moules respectifs sans être totalement caricaturaux. Ils sont tous là pour représenter une facette de l'âme humaine que chercher à dépeindre Philippe Hauret. le caractère dominant et grande gueule qui frappe d'abord et discute ensuite sans voir plus loin que le bout de son nez, en encore le bout du nez c'est loin, le caractère victimisé de la jeune fille un peu paumée qui se rattache à ce qu'elle peut plus par nécessité que par réel amour, le vieux qui cherche une justification à sa vie de patachon pas folichonne qui l'a menée jusqu'à sa retraite sclérosante, le type un peu à la ramasse dont la vie s'effiloche sans qu'il puisse y faire quoi que ce soit et qui décide de se reprendre en main...
Tout cela donne évidemment lieu à quelques étincelles voire explosions à chaque collision entre certains de ces personnages. Ce sont finalement ces chocs à répétition qui donnent le tempo du récit et qui permettent à Philippe Hauret d'aborder chaque cas, chaque personnage en gardant son fil rouge à savoir l'histoire de Serge et de Janis qui canalisent toute l'histoire.
Est-ce crédible ? On s'en fiche un peu en l'occurrence, là ne réside pas le plus important. le point essentiel se trouve dans ce que veut montrer Philippe Hauret à travers chaque personnage, à travers ses actes et le côté inéluctable de la réalisation de chaque rencontre, seule l'issue étant laissée incertaine jusqu'au bout par l'auteur.
Alors certes, cette forme oblige Philippe Hauret à fermer et cadenasser le récit sans laisser au lecteur de failles possibles, d'alternatives… il emmène et ses personnages et ses lecteurs là où il le souhaite, avec une humanité rare, empreinte de violence il faut bien l'avouer, et une proximité touchante avec ses personnages.

Lien : http://wp.me/p2X8E2-G3
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sandrinedurochat
  02 juin 2018
Vous connaissez: Je vis, je meurs, le premier polar de Philippe Philippe Hauret – Editions JIGAL POLAR.
Non et bein il faut y remédier^^.
Titre énigmatique et poétique faisant référence à un poème de Louise Labé pour un polar vif, intelligent et grinçant.
Le pitch en deux mots :
Trois hommes, trois trajectoires qui s'entrechoquent…
Franck, la quarantaine, traînant sa carcasse d'inspecteur négligé, un peu drogué, un peu alcoolo depuis que sa femme l'a plaqué et que son ado ne lui parle plus. Il boit, se défonce un peu de temps en temps et n'arrive plus à boucler une enquête depuis bien longtemps, préfèrant accumuler des dettes de jeux au poker et des petits coups furtifs avec Carole, sa sex- friend, qui rêve d'autre chose…
Serge, la soixantaine bedonnante ayant passé sa vie à la subir. Veuf, retraité et désabusé, il s'amourache de la belle Janis, 22 ans, « son miracle », serveuse de son état et maquée à une petite frappe qui la castagne régulièrement.
Carlos, la petite trentaine, dealer de stups et boss violent de son quartier parisien, ayant la particularité d'avoir la gâchette facile et la rancune tenace quand on touche à sa famille.
Trois hommes au parcours de vie déglingué, sans lien apparent entre eux et qui vont se télescoper, se confronter et se clasher pour rendre une intrigue noire, percutante et jubilatoire.
Voilà un bon polar à l'ancienne!!!
Pourquoi ?
Vivre et mourir, tout un programme pour un homme ou une femme...
D'abord, l'engrenage entre les personnages qui se met en place est implacable et efficace. le tout est servi par une écriture tendue, sans fioriture et bourrée d'un humour grinçant mettant en scène des hommes en quête de sens existentiel ou de rédemption. Il n'y a aucun développement inutile, les actions sont en accéléré, le rythme est tendu et réaliste comme il faut.
Ensuite, les personnages m'ont d'emblée plu et je me suis prise d'affection pour Franck et Serge, ces deux gars perdus et dépassés notamment par les injonctions sociales de bonheur, de beauté et de jeunesse imposées par notre belle société moderne.
Enfin, cerise sur le gâteau noir^^, la plume est concise et ironique. Les phrases sont percutantes et essentielles, bourrées d'humour noir: je me suis surprise à me marrer toute seule en lisant. Cela faisait trop longtemps que ce n'était plus le cas. Merci Philippe Hauret, cela fait du bien de rire de nos faiblesses^^.
Bref, un excellent polar que je vous recommande chaudement pour un bon moment. L'auteur en est à son 3ème polar Je suis un Guépard, fraîchement sorti et a déjà été primé pour son 2ème polar Que Dieu me pardonne.Je ne suis pas étonnée après avoir lu ce premier opus^^. Je ne suis pas étonnée après avoir lu ce premier opus^^.
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BobPolar
  26 juillet 2016
Paris. Un retraité qui tombe amoureux, un flic qui tombe des boutanches et des jeunes dealers. le premier traîne ses savates, le second traîne un mauvais karma. Les deux vont enfin tenter de sortir de leur apnée mortifère. Serge avec Janis, Franck avec Carole. Janis et Carole, sans elles le trou serait déjà à portée de pelletées. Mais les petits magouilleurs de la dope s'ébrouent. Quelques flingues sont de sortie alors que Serge et Franck entament leurs renaissances. Parfois, il est bon de prendre une bonne tape sur le cul ou de se l'octroyer. Parfois.
C'est un petit nouveau dans le monde du polar qui a signé chez Jigal. Voici donc le premier roman de Philippe Hauret qui devrait gentiment tracer sa route tout à fait différente de ses deux mecs/personnages qui de toute évidence n'auraient jamais dû se rencontrer et qui circulent sur un boulevard qui semble les conduire direct vers le néant. Quand ils lèvent subitement le nez comme un toutou qui renifle un danger imminent ou un os de dinosaure, l'un détecte une fée et l'autre passe d'abord dans la malle d'une bagnole avant d'enfin réagir. Serge brasse un fol amour pour Janis, cette jeune serveuse qui subit les maltraitances de son connard. Ce qu'il va entreprendre n'est pas conseillé à ceux qui ont le dingue espoir de vivre vieux – avec la tremblote et la couche Confiance. C'est le début des ennuis. José, le connard, est un vrai connard et il va le payer cher. C'est le frère du petit caïd qui est surveillé par Franck et son collègue flic. Ceux-ci vont hériter de l'affaire du type enterré dans la forêt avec du plomb dans le corps.
Il y a un flic et il y a un monsieur tout le monde. Il y a un disparu. Il y a une enquête. Il y a des voyous. Il y a aussi deux femmes qui vont faire changer la donne. L'auteur se penche sur ces deux hommes. le petit bout de la lorgnette nous les révèle comme deux êtres en vrac. Mais, parfois, il suffit d'un rien pour que l'on chavire et que l'on choisisse son destin. Ainsi, c'est dans un même élan qu'ils affrontent leurs peurs, leurs résignations, leurs désespérances. Quelle que soit leur nouvelle détermination il est fort à parier que l'impact sera irrémédiable. Pour le meilleur et pour le pire.
La suite sur : http://bobpolarexpress.over-blog.com/2016/07/pour-le-meilleur-et-pour-le-pire-je-vis-je-meurs-philippe-hauret.html
Lien : http://bobpolarexpress.over-..
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NicolasElie
  22 octobre 2017
Je vais commencer par cette phrase, désormais culte et enseignée dans les universités, « Bon, on va pas se mentir, les policiers, ça me gonfle… »
Ceci posé, je te raconte ce que j'ai pensé de ce roman.
Court.
Le roman, je veux dire. T'en prends pour 218 pages, et il fayote un peu à la fin, genre merci à M'sieur Maravélias qui a fait pour moi beaucoup plus que d'autres qui n'ont rien fait du tout.
C'est beau.
J'ai presque eu la larme à l'oeil.
Au moment où il sort chez Jigal, il est nouveau. Pas connu encore des réseaux sociaux. Jigal, il semblerait qu'il ait le nez pour trouver des auteurs qui envoient du lourd.
Le pitch, vite fait.
Franck. Il est flic. Déjà, ça m'énerve un peu, mais bon, c'est le début du roman, alors je fais abstraction de mon énervement. On est pile poil dans ces bouquins que j'achetais avant de prendre le train dans les années 80. Ça me rappelle des souvenirs, et c'est bien.
Franck, il doit chopper le mec qui vend de la drogue dans toute la cité. Alors Franck il planque (c'est comme ça qu'on dit) dans sa bagnole avec son collègue. Et il se fait chier.
Grave.
Alors il va jouer un peu aux cartes (pas à la bataille, au poker), et il perd. C'est ballot. En plus, il a pas de thune pour payer ses dettes. Ça aussi c'est ballot.
Serge. Il est à la retraite. Il est un peu amoureux de la serveuse du bar où il va boire des coups, et comme elle lui sourit, il tombe. Ça arrive tout le temps. Quand elles sourient, on tombe.
José et Carlos. Deux frères. Ils vendent de la drogue. C'est pas bien.
Un jour, ou un soir, je sais plus, Serge aperçoit une marque sur le visage de Janis. Janis, c'est la fille. La serveuse. Suis un peu. Alors Serge il décide qu'il va la protéger.
Voilà.
J'ai pas trop dit.
Des polars, j'en ai lu plusieurs. Comme je t'ai dit, c'était mon truc quand je prenais le train. Ça se lit vite, ça s'oublie vite, mais tu passes un bon moment.
C'est le but.
Le mec, il te raconte une histoire, et toi tu tournes les pages.
Philippe Hauret, il a rien inventé. En revanche, il s'est fait plaisir, et ça se sent, parce que ça m'a fait plaisir aussi. Oublie pas un truc. C'est son premier roman. Et franchement, tout est plutôt bien mené. L'intrigue se tient, et on est vraiment dans ces bouquins noirs et jaunes que je collectionne nerveusement. Tu te souviens ? Avec ces titres tirés du réel, genre « La môme vert-de-gris » ou « Cet homme est dangereux »…
Je dis pas que Philippe Hauret est le nouveau Peter Cheyney, c'est parce que ce sont les deux premiers parus à « La série noire ».
J'ai bien aimé ces destins qui se croisent. Ces petits destins de gens tout petits que tu as sûrement croisés au petit bistrot hier matin, quand t'as pas fait gaffe que la serveuse elle avait plus de fond de teint que d'habitude.
Le style…
J'aurais aimé qu'il se lâche un peu plus, mais, encore une fois, c'est son premier roman. Et puis récupérer un vers de Louise Labé pour en faire une histoire, c'est bien. Arriver à tirer le portrait de ces existences perdues, pour te les rendre presque sympathiques, c'est bien aussi.
Comme tu vois, pas de twist hallucinant, pas de vocabulaire dictionnariant, juste tu lis et tu te fais plaize.
La vie pour de vrai, en quelque sorte, et ça change de ces romans compliqués où tu dois relire les phrases pour ne pas te perdre.
« Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie. »
Certains ont dit qu'elle n'avait pas existé.
Philippe Hauret, il existe.
J'ai vu sa photo.

Lien : http://leslivresdelie.org
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   24 juin 2016
« Mattis était persuadé que Rémi n’était pas réel, et qu’il était plutôt le résultat d’une expérimentation des services secrets en vue d’humaniser les personnels de police. Car Rémi était toujours d’humeur égale, il buvait peu, ne fumait plus, rentrait chez lui dès la fin de son travail. Il ne tabassait personne, n’en croquait pas…Bref, il paraissait impossible que Rémi soit un être humain, encore moins un flic. »
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MediathequeSaintPaulienMediathequeSaintPaulien   07 juillet 2016
Une fois libre de ses mouvements, il se propulsa derrière le canapé en effectuant une cabriole approximative le mettant à bonne distance du jeune excité. Il se retourna, se remit d'aplomb et sans trembler, fit jouer la culasse d'un coup sec, tandis que José tentait un plaquage désespéré.
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MediathequeSaintPaulienMediathequeSaintPaulien   07 juillet 2016
C'était l'un des dix commandements de flic : toujours s'attendre au pire quand on pénètre dans un lieu inconnu sans y avoir été invité. Il actionna l'interrupteur du salon et constata avec soulagement qu'aucun diable n'était sorti de sa boîte.
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rkhettaouirkhettaoui   30 avril 2018
Il faudrait donc qu’il apprenne à faire des fautes d’orthographe, qu’il professe des opinions révolutionnaires, pactise avec les nouvelles technologies, se fasse du mouron pour la planète, qu’il espace ses douches, rallonge ses nuits, écourte ses performances sexuelles, affadisse ses goûts en matière télévisuelle, se remette à fumer, se saoule trois fois par semaine et bousille sa voiture.
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rkhettaouirkhettaoui   30 avril 2018
Depuis la maternelle, il avait toujours réglé ses différends, même les plus minimes, par une avalanche de coups. Par la force il avait imprimé sa loi, jusqu’à ce que ses mauvais résultats scolaires lui fassent définitivement quitter l’école. Ses parents, qui le craignaient tout autant que le reste de la cité, le laissèrent gérer sa vie comme il l’entendait.
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