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La Guerre des Lulus tome 3 sur 9
EAN : 9782203104204
64 pages
Casterman (16/09/2015)
4.24/5   268 notes
Résumé :
1916
Encore une année qui passe. Quand on n'a pas encore atteint l'âge adulte, une année c'est presque une vie. Orphelins, laissés à leur propre destin dans un monde entré en guerre, les Lulus poursuivent leur chemin de survie.

Avec la mort de Hans, leur monde a basculé brutalement dans la réalité de cette guerre qu'ils évitaient si bien. S'enfonçant dans la forêt, ils découvrent une cabane qui se prés... >Voir plus
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La Guerre des Lulus, tome 1 : 1914 - La maison des enfants trouvés par Hardoc

La Guerre des Lulus

Hardoc

4.03★ (3743)

9 tomes

14-18, tome 1 : Le Petit Soldat (août 1914) par Corbeyran

14-18

Éric Corbeyran

4.32★ (1163)

10 tomes

Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
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1916 : nos Lulus se retrouvent une fois de plus orphelins : Hans, ce soldat allemand qui avait fui la guerre et les protégeait, Hans qui leur avait livré bien des astuces pour survivre dans leur cabane, est tué par des soldats français.

Nos amis errent désormais dans la forêt ou ils se croient à l'abri, un vieux sabotier vivant dans une cabane les recueille, leur offre ce qu'il peut : une mauvaise soupe de navets, une couche pour la nuit et les met en garde contre les dangers : les soldats allemands patrouillent dans la forêt. La meilleure solution pour eux, est de se rendre en ville.


Ils arrivent à Guise ou Luigi est blessé, et trouvent au « tas de briques », usine abritant des familles au dernier étage et en grande partie réquisitionnée par les allemands, des soins et un abri.


Ce que j'ai trouvé extraordinaire dans ce volume, c'est la façon dont les enfants parviendront à tromper l'occupant, à lui échapper lors de poursuites/ jeu de cache-cache à l'intérieur d'un bâtiment qui ajoute au récit, action et suspense.

Passé cet épisode, les lulus vont devoir aller se réfugier ailleurs afin de ne pas faire prendre de risques aux locataires du tas de briques.


Les cinq enfants qui jusque-là, ne faisaient qu'assurer leur survie, deviennent désormais fugitifs dans ce territoire français où la guerre s'étend et où l'ennemi surgit de partout pour récupérer de la main d'oeuvre, voire de la chair à canons, qui sait ?


On ne peut plus les abandonner à présent, tout lecteur arrivé à ce point de leurs aventures ne peut que poursuivre afin de cheminer vers l'issue du conflit qui n'est pas si proche qu'on le disait.

Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig, nos quatre orphelins de l'abbaye de Valencourt en ont fait du chemin depuis qu'il se sont retrouvés livrés à eux-mêmes en pleine nature. D'autant plus que maintenant, il faut rajouter un cinquième L, celui de Luce, une jeune fille qui a été séparé de ses parents. Après la mort de Hans, un déserteur allemand qui les avait pris sous son aile, nos cinq camarades se retrouvent une fois de plus en route mais vers où exactement ? Ils n'en savent rien. La seule chose qui compte à leurs yeux, c'est marcher afin de s'éloigner le plus rapidement de la guerre. Cependant, ce qu'ils ignorent encore et qu'un sabotier rencontré dans la forêt va leur apprendre, c'est que la guerre est partout ! Ils décident donc, sur conseil de ce dernier, de se rendre dans la ville de Guise où ils trouveront à se loger dans le "tas de briques", nom donné à un ensemble de bâtiments construit par un riche entrepreneur à la fin du XIXe siècle. Là encore, la Providence va leur sourire grâce à l'aide apportée par Gaston mais en temps de guerre, on n'est jamais à l'abri réellement nulle part, c'est bien connu...

Un ouvrage extrêmement bien dessiné, tout comme les deux précédents d'ailleurs et avec une intrigue qui se resserre de plus en plus et ce, bien que l'on connaisse malheureusement la fin inévitable de la fin de l'Histoire avec un grand H. Si on connaît l'issue de celle-ci, le lecteur ignore encore tout de ce qui va arriver à nos cinq camarades que le sort avait réuni à cause de ce fameux l'qui commence leur prénom...A découvrir et à faire découvrir !
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Une fois de plus c'est un vrai plaisir de retrouver ces petits Lulu. Cette fois, c'est dans les bois qu'ils tentent d'échapper à la guerre.
Les anecdotes, les mots d'enfants, parfois sur un ton plus grave, s'enchaînent.
Les rencontres sont toujours aussi touchantes et pleine d'humanité. La guerre ne détruit pas leur solidarité, leur tendresse, leur spontanéité mais on ressent parfois une conscience plus avertie.
Les dessins sont toujours faits avec autant de soin. La fin de ce tome promet un suivant palpitant.
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Décembre 1915. Quelque part dans une forêt du nord de la France.
Sur les conseils du pilote français qui a tué leur ami allemand Hans, les Lulus ont fui leur cabane en quête d'un endroit où la guerre ne les atteindra pas.
Dans une forêt, ils tombent sur un sabotier, Gaston, qui les aide comme il peut mais ne saurait nourrir cinq bouches supplémentaires. Les Allemands volant tout ce qui se mange, il n'est même pas certain d'avoir encore le minimum pour s'alimenter lui-même. Cependant, il leur conseille de quitter les bois, décidément trop fréquentés par les Boches et de se rendre en ville où ils passeront plus facilement inaperçus. Les Lulus se mettent en route pour Guise, une « grande » ville de six mille habitants. Vont-ils seulement y parvenir et si oui, dans quel état ?

Critique :

L'air de rien, cette BD est très didactique. Après avoir abordé les menstruations dans l'épisode précédent et « peut-on être ami avec un ennemi », cette fois-ci les auteurs vont nous faire découvrir le Familistère de Guise. Une création de l'esprit du scénariste ? Pas du tout ! Un bâtiment voulu par l'industriel Jean-Baptiste André Godin pour l'hébergement de ses ouvriers. N'hésitez pas à vous renseigner à propos de ce bâtiment et de son histoire très captivante, mais vous en saurez déjà beaucoup en lisant la bande dessinée. On y découvrira aussi des soldats allemands écoeurés par la guerre, en convalescence, et pas pressés d'y retourner se faire charcuter. Les Lulus s'y plaisent dans ce Familistère mais une rumeur leur laisse entrevoir un avenir plus souriant, d'autant que les Boches occupent les étages les plus bas du Familistère…
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Point de départ, les Lulus : Ludwig, Lucas, Luigi et Lucien., liés par un simple slogan : « Tous différents, mais indissociables. Liés par des confidences ténébreuses … des craintes partagées … et des silences complices ».
Luce les a rejoints. Une gamine prise en amitié par la bande des orphelins.
Avec le tome précédent, ils ont découvert que tous les allemands n'étaient pas des diables, mais Hans a été victime de la guerre.
Ils se retrouvent donc condamnés à reprendre la route qui les mènera au familistère de Guise (1), une petite ville de 1500 âmes qui donne son nom à ce troisième tome, « le tas de briques » que Jean Baptiste André Godin a fait construire à proximité de son usine de poêles, un «  Versailles social ».
Comme il est rappelé en bas de page, la lecture du roman graphique de Hautiere et de François « de briques et de sang » est une belle opportunité de se lancer dans la découverte de ce lieu unique.
Les dessins sont toujours à la hauteur du récit et nous restituent toutes les émotions.
La joyeuse bande ne comprenant pas l'allemand, ne pourra pas constaté le doute qui s'installe dans les troupes allemandes sur le bien fondé de leur combat.
Les hasards de la vie vont la conduire vers où elle ne devrait pas aller !
Un très bon cru … à suivre tome 4

(1)
Étymologiquement « établissement où plusieurs familles ou individus vivent ensemble dans une sorte de communauté et trouvent dans des magasins coopératifs ce qui leur est nécessaire », construit en s'inspirant du phalanstère de Charles Fourier, le familistère de Guise, situé dans la commune de Guise, dans le département de l'Aisne, voulu par l'industriel Jean-Baptiste André Godin pour l'hébergement de ses ouvriers, est un haut lieu de l'histoire économique et sociale des xixe et xxe siècles.
Le familistère de Guise fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 juillet 1991. Depuis 2010, il accueille un musée, classé musée de France au sens de la loi no 2002-5 du 4 janvier 2002.
Le Familistère comprend plusieurs ensembles de bâtiments :
* le « Palais social », formé d'un pavillon central encadré par deux ailes de taille un peu plus modeste, destiné à l'habitation, le pavillon Landrecies et le pavillon Cambrai, situé à l'écart du Palais social en face de son aile droite, lui aussi destiné à l'habitation. C'est le bâtiment le plus tardif, construit en 1883-1884,
* la nourricerie et le pouponnât, à l'arrière du pavillon central du Palais social, détruit pendant la Première Guerre mondiale,
* le bâtiment des économats, en face de l'aile gauche du Palais social,
* le bâtiment des écoles et du théâtre, en face du pavillon central du Palais social,
* la buanderie, bains et piscine, située sur l'autre rive de l'Oise, du côté de l'usine.
Pour ce qui est de la théorie, on pourra lire :
Si Godin se proclame fouriériste, il n'en est pas pour autant un disciple fervent qui appliquerait l'intégralité de la théorie : selon lui, tout dans Fourier n'est pas applicable, et d'autres que lui influencent sa pensée. On retrouve dans le Familistère l'influence d'un mouvement coopératif ancien, et en particulier l'application des principes de la coopération anglaise théorisés par Robert Owen et les « Équitables Pionniers » de Rochdale. Ces principes apparaissent dans le fonctionnement des économats, magasins coopératifs installés par Godin en face du Familistère, où les produits de première nécessité sont vendus au comptant et dont les bénéfices sont répartis équitablement entre les acheteurs. On retrouve tout particulièrement cette influence dans l'importance que Godin accorde à l'éducation des enfants, mais aussi des adultes. Il fait construire des écoles, mixtes et obligatoires jusqu'à 14 ans (à l'époque, la loi autorise le travail des enfants à partir de 10 ans), un théâtre et une bibliothèque et multiplie lui-même les conférences pour enseigner à ses salariés les « bienfaits de la coopération. »
Pour ce qui est de la critique, on pourra lire :
En 1872, Friedrich Engels, dans La question du logement, évoque le Familistère de Guise : « Aucun capitaliste n'a intérêt à édifier de telles colonies, aussi bien il n'en existe nulle part au monde en dehors de Guise, en France ; et celle-ci a été construite par un fouriériste, non comme une affaire rentable, mais comme expérience socialiste. ». En 1886 à l'occasion d'une réédition de ce texte il précise cependant : « Et celle-ci est devenue finalement, elle aussi, un simple foyer d'exploitation ouvrière. »
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critiques presse (2)
BDGest
01 décembre 2015
Cet épisode est une réussite. La série ne s’essouffle pas. Le découpage est dynamique, les situations de tensions sont prenantes.
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan
28 septembre 2015
Une excellente série qui se bonifie d'album en album.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
-Et où c'est que vous allez comme ça avec vos bagages?
-On ne sait pas m'sieur. On veut seulement s'éloigner de la guerre.
-S'éloigner de la guerre... J'aimerais bien moi aussi... Mais cette saleté est partout. [...] Alors vous aurez beau courir aussi vite et aussi loin que vous pouvez, vous n’échapperez pas à la guerre.
-Eh bien, tant pis. On courra quand même!
Commenter  J’apprécie          80
-Sur la lune? Et à quoi que ça servirait d'aller sur la lune?
-A échapper à la guerre.
-C'est vrai ça... Gaston a dit que la guerre était partout mais c'est pas possible qu'elle soye sur la lune!
-Si ça se trouve, c'est là-bas que l'abbé s'est réfugié alors?...
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- Aujourd'hui, on n'est plus qu'une poignée. Tous trop vieux ou trop estropiés pour intéresser les boches. Saletés de bouffeurs de saucisses ! Je voudrais qu'ils crèvent tous, tiens !
- Faut pas dire ça, monsieur Gaston. Il y en a aussi des gentils.
- Des gentils ?! C'est tous des voleurs et des affameurs et des violeurs et des assassins !
- C'est pas vrai ! Hans, il était pas comme ça !
- Hans ?
- Il était allemand et c'était notre ami ! Et celui qui l'a tué, c'est lui qui est un assassin !
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— Acoute-moi ben gamin, parce que je le répéterai pas : ichi, ch'est pas un tas de briques, ch'est un palais ! Un palais social !
— Un palais ? Il y a donc un roi qui habite ici ?
— Ah cha non, fillotte ! Pas de roi chez nous, satibleu ! Mais de la noblesse, pour sûr que y'en a !
Même que moi à cause que j'étos un des preumes à venir habiter ici du temps de m'sieur Godin, ej sus eune sorte ed'prince ! Un associé, qu'in appelle ça ichi.
Ch'palais, gamins, i'abrite l'aristocratie du prolétariat !
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Vous aurez beau courir aussi vite et aussi loin que vous pouvez, vous n'échapperez pas à la guerre.
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