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Le Clan des Otori tome 5 sur 5

Philippe Giraudon (Traducteur)
EAN : 9782070615681
608 pages
Gallimard (24/01/2008)
4.18/5   466 notes
Résumé :
Complots, trahisons, vengeances, mais aussi amitiés loyales et amours passionnées.... Shigeru grandit dans l’ atmosphère oppressante du chateau de Hagi, fief du Clan des Otori dont il est l’héritier. Il a l’étoffe d’un chef, un caractère noble et droit, une éducation accomplie qui le portent à régner. Mais il doit faire face aux appétits de conquêtes de son voisin, l’ambitieux Iida, et aux machinations et traîtrises de ses propres oncles. À la sanglante bataille de ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Voilà, la boucle est bouclée. le "Fil du destin" — dernier tome de cette série de cinq romans — est tout à la fois l'achèvement et le commencement de la superbe fresque du Clan Otori. Dans la chronologie des épisodes, il retrace la jeunesse de Shigeru et certains événements cruciaux survenus avant que ne débute le tout premier roman, notamment les tenants et aboutissants de la bataille de Yaegahara, la traque des Invisibles, la relation entre le jeune seigneur de Hagi et la dame de Maruyama... C'est un tout nouvel épisode que l'on découvre ; mais où l'on se plait à retrouver quelques figures familières rajeunies qui joueront un rôle déterminant par la suite.

Le "Clan Otori" est une saga avec tous les attributs qui vont avec. Elle se déroule dans un pays et une époque imaginaires. Mais tout la rattache au Japon féodal du XVIIème siècle, à l'époque des premiers échanges avec les navigateurs portugais, premiers européens a avoir découvert l'archipel alors dirigé de facto par les shoguns. On se prend ainsi au jeu de trouver la correspondance entre l'historique et l'imaginaire : la Tribu/Ninjas, les hommes pâles/missionnaires portugais, les Invisibles/Chrétiens persécutés, l'Illuminé/Bouddha...

La série est souvent classée en littérature jeunesse et est vraiment accessible à un large public. le style est simple, les valeurs véhiculées chastes et les scènes violentes ne regorgent pas d'hémoglobine. Pour l'avoir proposé en lecture à plusieurs personnes d'âges divers, l'enthousiasme est égal. Les personnages sont attachants, les paysages et coutumes exposés intrigants et l'on rentre sans problème dans cet univers si riche.

Je craignais au départ qu'une préquelle telle que celle-ci eût forcément un arrière-goût d'aubaine commerciale surfant sur le succès de la série. Mais en réalité, même si cela est avéré ou non, la pertinence d'un roman situé à ce point de la chronologie de la saga est réelle, et le plaisir demeure intact.

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Cinquième et dernier tome du ''Clan des Otori'', on revient ici sur les années de jeunesse de Sire Shigeru, futur mentor et père adoptif de Takeo, héro des quatre précédents volumes. Un retour aux sources donc, où nous sont contées dans le détail toutes les allusions et références faites dans les précédents livres, telles que l'histoire d'amour entre Shigeru et Naomi, la bataille de Yaegahara, la rencontre et amitié entre Shigeru et Kenji/Shizukawa, la vie et la mort de Takeshi, l'entrainement du jeune Shigeru par le moine Matsuda, et bien d'autres encore. Et bien que l'on connaissait dans les grandes lignes tous ces évènements par, comme je viens de le dire, les multiples références et allusions faites dans les quatre précédents volumes, j'ai pris beaucoup de plaisir à les voir retracés dans le détail et l'ordre chronologique dans cet ultime tome. Même si j'avais aimé le personnage de Takeo, j'ai trouvé celui de Shigeru bien plus charismatique et plus intéressant dans son développement, en particulier dans la seconde partie où il met à profit les enseignements de Matsuda sur la patience et la ruse, tel le Brutus des débuts de la république romaine. de plus, l'un des problèmes que l'on voit surgir le plus lorsqu'on s'attaque à une préquelle, ce sont les invraisemblances, ces petits trucs qui ne cadrent pas vraiment avec l'histoire que l'on connait et qui se déroulera quelques années plus tard. Ce n'est ici heureusement pas le cas, Lian Hearn n'a pas oublié l'histoire des quatre livres précédents, tout s'imbrique parfaitement. La saga s'achève sur un plaisir de lecture.

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C'est passionnant de lire la genèse du Clan des Otori. Ce tome fait de Shigeru un héros à part entière de la saga, au même titre que Takeo, Kaede, voire Shizuka. En faisant plus ample connaissance avec Shigeru, en le voyant de l'intérieur et non par les yeux de Takeo, on se sent beaucoup plus proche de lui et on a très envie de relire le premier tome, maintenant qu'on le comprend parfaitement !

C'est amusant de vivre des évènements mentionnés dans les tomes suivants : les rencontres avec Shizeku, Kenji et Dame Maruyama, la défaite de Yaegahara, la construction du pont de Hagi et l'emmurage du maçon… On vit l'histoire d'amour avec Dame Maruyama de l'intérieur, romance qui présente beaucoup de similitudes avec celle de Takeo et Kaede… On voit aussi les dessous de l'amitié de Shigeru avec Kenji, mais surtout avec Shizuka.

Mais c'est affreux de voir évoluer les personnages en sachant qu'ils vont mourir, et dans quelles conditions : Takeshi, Shigeru, Dame Maruyama…

J'ai encore plus haï Kikuta Kodaru en comprenant ses machinations…

C'est bien, un livre de ce genre, comme ça on est moins frustré par la fin. Car la « vraie » fin, c'est celle du tome 4, mais en enchaînant sur ce tome 0, on a l'impression d'une boucle bouclée, d'un destin accompli.

J'aurais vécu de bons moments avec cette saga !

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Tout dernier livre du Clan des Otori, début qui nous raconte le commencement. Ca y est, comme je l'ai lu sur plusieurs autres critiques, la boucle est bouclée !

C'était largement mon préféré de tous ! Mais aussi le plus long à lire ! On revoyait tous les anciens personnages dans leur jeunesse, et suivait Shigeru, qui est largement mon personnage préférée.

Je n'ai aucun point négatif, note 5 sur 5 !

Et je trouve que c'était une très bonne idée de mettre ce livre en dernier, alors que logiquement ça devait être le premier vu la chronologie des évènements, car ça finit parfaitement l'histoire. On connait tous les moindres des détails concernant les personnages qu'on avait pas avant. On sait maintenant pourquoi Shigeru se trouvait près de Mino lorsqu'il a sauvé Takeo, ce n'était pas une coïncidence ! Leur destin était lié depuis toujours.

Je sais qu'il n'aura sûrement jamais de suite, mais j'aurai aimé savoir qu'elle était la vie de Kaede, Shigeko, Miki, Shizuka, Makoto, Madaren et plein d'autres, quelques années après la mort de Takeo... Est-ce que le Pays du Milieu est toujours en paix comme Takeo et Shigeru le voulait ? Maruyama est-elle toujours dirigée pas les femmes ? Est-ce que la paix restera longtemps grâce à tous ceux qui ont donné leur vie ? le houou reviendra-t-il un jour ?

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Après plus d'un an d'absence voilà le dernier tome du clan des Otorie, préquelle à la série qui avait si bien commencé et si mal fini (à mon goût bien sur).

Il est toujours compliqué d'écrire une histoire avant l'histoire, en effet il faut réussir à coller à la suite sans résumer les premier tome avec des histoire qui pour la plupart son connu. En gros comment être original quand tout est déjà connu?

Lian Hearn s'en sort très bien dans se préquelle, je dirais même mieux qu'elle n'a fini la série.

En effet la jeunesse de Shigeru et son évincement du trône; même si l'ensemble était connu, en gros, on se retrouve avec plein de précision qui rende cette lecture très agréable et fluide, nous apprenant plein de petite chose sur les Otori qui nous ont amener à cette saga japonisante.

On se plaie a comprendre le pourquoi du comment, les différente mort, couple, vengeance et amitié dont a que des bribes pendant l'histoire.

Et même s'il y a peu de surprise tout du long de ce tome puisque tout ou presque est aborder dans le tome 1 de la saga cela reste très plaisant à lire.

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critiques presse (1)
Lecturejeune
01 juin 2008
Lecture jeune, n°126 - Le tome 4 du Clan des Otori était inattendu, mais ce tome 5 était vraiment inespéré. Avec une intuition de génie et par un effet de surprise total, Lian Hearn conclut son cycle par un ouvrage qui, de facto, en est l’ouverture ! En effet, le personnage central est Sire Shigeru, qui dans Le Silence du rossignol (T.1), va éduquer Takeo, le héros principal du cycle. La figure de Shigeru apparaît comme une sorte de « matrice » du personnage de Takeo, de ses aventures et de sa vie héroïque. L’expérience d’une profonde solitude, d’une patience au long cours et d’un solide courage, la difficulté à conquérir et à exercer un pouvoir légitime, les amours interdites et clandestines, l’apprentissage et l’exercice constant d’une lucidité à toute épreuve, sont autant de thématiques initiées qui trouvent écho et place au fil du cycle.
Le lecteur trouve en outre des éclaircissements sur les rivalités entre clans, et sur la nature de la fameuse société secrète, la Tribu… Ce dernier tome, abandonnant la tonalité plus fantastique du précédent titre, renoue davantage et logiquement avec ce qui faisait la spécificité des trois premiers ouvrages : l’immersion dans un Japon médiéval. Immersion tout à la fois poétique, sensuelle et documentée, pleine de fureur, de passion et de stratégie. Il illustre donc, avec brio et profondeur, ces notions si chères à nombre de bouddhistes, celles de cycle et de destin.
Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation

Tout en courant, le garçon lui parla d'une voix saccadée des soldats et de l'attaque. Puis il déclara :

- Mais ce n'était pas uniquement pour ça qu'ils me pourchassaient. J'ai fait tomber Iida de son cheval.

Shigeru éclata de rire. Cela ressemblait à un présage : ce serait ce garçon qui ferait chuter Iida.

- Vous avez sauvé ma vie, reprit le garçon. A partir de ce jour, elle vous appartient.

Shigeru rit de nouveau, plein de joie mêlée de fierté. Le garçon avait du courage et des sentiments élevés. C'était un authentique Otori.

- Comment t'appelles-tu mon garçon ? demanda-t-il.

- Tomasu.

- C'est un nom typique des Invisibles. Il vaut mieux que tu t'en débarrasses.

Il eut brusquement une idée et déclara :

- Tu pourras prendre le nom de Takeo.

Il avait déjà décidé qu'il allait adopté ce garçon et en faire son fils. Otori Takeo, fils de Shigeru. Et à eux deux ils allaient abattre Iida Sadamu.

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- Sire Otori !

L'homme qui avait déclarer s'appeler le Renard lui tendit le sabre reposant sur ses deux mains, en prenant soin de ne pas le serrer car à la moindre pression la lame aurait entaillé la peau. Le fourreau avait disparu mais les incrustations de bronze et de nacre brillaient sur la pognée. Shigeru le prit malgré lui avec révérence, s'inclina devant le donateur et sentit la puissance du sabre trouvant sa place dans sa main.

La vie, avec ses insupportables douleurs et ses exigences impossibles, l'envahit de nouveau comme un flot impétueux.

- Il ne faut pas vous tuer.

Etait-ce la voix de l'homme, celle de son père mort ou celle du sabre ?

- Vivez et vengez-vous !

Il sentit l'expression de son visage changer, ses lèvres s'entrouvrirent. Les yeux soudain remplis de larmes, il sourit.

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Puis ils burent tous trois à tour de rôle dans la coupe restante. En l'approchant de ses lèvres, Akane entendit un accent nouveau dans le chant du fleuve.

- J'entends mon père, chuchota-t-elle en buvant le vin d'un trait.

- C'est impossible, il est mort depuis longtemps, répliqua Wataru. Ne vous tourmentez pas ainsi.

- Ecoutez ! dit Naizo.

C'est alors qu'ils entendirent tous trois comme une déploration assourdie se mêlant au bruit des flots. La voix du père d'Akane s'était transmuée en eau et il ne faisait plus qu'un avec le fleuve.

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- Sire Takeshi n'est plus. Nous l'avons appris par une lettre de Matsuda Shingen. Il est mort à Yamagata et a été enterré à Terayama.

Shigeru pensa stupidement : Il ne m'attendra pas. Je n'ai pas à m'en préoccuper. Puis il n'entendit plus que la rumeur du fleuve au bout du jardin. Ses flots semblaient monter autour de lui. Finalement, il avait bel et bien perdu Takeshi dans ses troubles abîmes. Shigeru n'aspirait plus désormais qu'à être submergé par l'eau et se noyer.

Il entendit quelqu'un sangloter violemment et se rendit compte que c'était lui-même, tandis qu'une terrible douleur oppressait sa poitrine et sa gorge.

Pourquoi maintenant, juste au moment où ils allaient agir ensemble ? Pourquoi l'épidémie ne l'avait-elle pas emporté à la place de son frère ? Il revit Takeshi sur le dos de Raku, galopant à travers la prairie, son regard ravi quand il avait gagné la course, son visage radieux, débordant de vie, l'émotion avec laquelle il avait parlé de cette jeune fille appelée Tase.

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Il ignorait alors que sa tombe serait à la fois publique et anonyme, que des centaines de gens passeraient devant elle chaque jour, que sa stèle adresserait le défi des Otori aux voyageurs entrant dans la ville et que sa voix serait entendue à jamais en train de conserver sans fin avec le fleuve.

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Vidéo de Lian Hearn
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