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Corinne Atlan (Traducteur)
ISBN : 226403629X
Éditeur : 10-18 (06/02/2003)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 1107 notes)
Résumé :
4° de couverture

« Ceux qui ont aimé les précédents livres de Murakami reconnaîtront la satire sociale sous le masque de l'auto-dénigrement et ce ton impassible qu'utilise habituellement l'auteur. Pour sa dimension intime, ce roman est sans doute le plus émouvant de tous. »
The Boston Sunday Globe


Célébré dès les années quatre-vingt comme une pop star littéraire au Japon, considéré comme l'un des plus grands noms de la li... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (142) Voir plus Ajouter une critique
andman
  11 février 2013
Si vous êtes fan de jazz, de blues et qu'en plus vous aimez les belles histoires d'amour, dirigez vous « Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil ».
Hajime est jeune père de famille et propriétaire d'un club de jazz à Tokyo ; il adore Duke Ellington, Bing Crosby, Nat King Cole …
Un soir de pluie, une jeune femme d'une étonnante beauté s'assied tranquillement au comptoir et commande un daïquiri. Hajime ne réalise pas immédiatement qu'il a devant les yeux Shimamoto-san son amour d'enfance.

Voici une petite suggestion :
Procurez-vous en même temps que le livre, l'excellent CD de jazz « Voyage » de la chanteuse coréenne Youn Sun Nah sur lequel elle interprète entre autres « Calypso Blues » de Nat King Cole.
Lors des nombreux passages du roman qui se déroulent dans le club de jazz, mettez en fond sonore la voix sublime de Youn.
Un moment de lecture de pur bonheur !
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Bookycooky
  24 juillet 2015
Premier livre de Murakami,que je lis, un auteur que je n'ai jamais pu approcher,bien que deux autres de ses livres traînent dans ma pile à lire depuis un bon bout de temps.
Hajime est enfant unique,à douze ans il rencontre sa petite voisine Shimamoto-san,également fille unique.Avec elle, ce sera la découverte des premiers frissons, de la musique(Nat King Cole chantant "South of the border"), des livres..., une complicité qui va le marquer à vie -"c'était la menotte tiède d'une fille de douze ans.Mais il y avait, rangés a l'intérieur de ces cinq doigts et de cette paume comme une malette d'échantillons,tout ce que je voulais et tout ce que je devais savoir de la vie"-.Mais leurs chemins vont se séparer, jusqu'à qu'un jour, vingt-cinq ans plus tard, elle refasse surface dans sa vie.....une vie qu'il a passé à l'attendre.
Une très belle histoire d'amour,sensible et sensuelle, où l'auteur pose nombre de questions existentielles sur l'ambiguïté de la vie et notre propre ambiguïté en tant qu'humain: Y-a-t-il un destin ou non ?("L'orientation de nos vies tient vraiment à peu de choses") / Où finit la réalité,où commence l'imagination? ,le narrateur a un doute permanent sur la perception de ce qu'il est en train de vivre ou de ce qu'il a vécu / Qu'est-ce-qu'au fond aimer,un fantasme?une réalité ? / Est-ce-qu'on change avec le temps,où reste-t-on au fond toujours le même ?....
Au premier abord sa prose plate m'a semblée anodine,j'attendais un style plus sophistiqué,mais finalement ca m'a plue.
Un très bon livre,lu d'une traite et beaucoup aimé!
Je remercie Ambages qui m'a poussée à lire ce premier Murakami.
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cicou45
  08 juillet 2012
Etant donné que j'aime beaucoup la littérature japonaise, et principalement celle de Haruki Murakami, je me suis laissée tentée par cet ouvrage et je peux vous dire que, ô combien! je ne regrette pas mon choix.
L'histoire se déroule au Japon et débute dans les années '60, c'est celle de deux adolescents de douze ans qui sont tous "des enfants uniques", ce qui les place en marge de leurs camarades de classe et va les inciter à se rapprocher l'un de l'autre. Lui s'appelle Hajime et elle Shimamoto-San qui, en plus d'être une enfant unique, possède une autre particularité qui la distingue des autres, c'est ce qu'elle appelle son handicap, sa jambe boiteuse. Mais Hajime, lui, ne semble pas s'en soucier car auprès d'elle, il n'a pas besoin de jouer un rôle, il peut être vraiment lui. Ensemble, ils écoutent énormément de musique classique et n'ont pas toujours besoin de se parler pour se comprendre. C'est ce que l'on pourrait appeler, dans le monde adulte, avoir trouvé son âme-soeur ? Mais, peut-on vraiment trouver l'âme-soeur lorsque l'on n'a que douze ans et encore toute la vie devant soi ?
C'est ce que Murakami nous invite à découvrir dans ce roman, vu à travers les yeux de Hajime qui est le narrateur de celui-ci. Il nous narre sa vie d'avant sa rencontre avec Shimamoto-San, sa vie d'après et surtout sa vie sans elle.
Un roman magnifique, extrêmement bien écrit et laissant le lecteur de construire sa propre fin. A découvrir !
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Marple
  20 janvier 2016
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil... ou bien au sud de mon premier Murakami, à l'ouest d'un grand amour ?
Vous l'avez compris, je n'avais jamais lu Murakami avant. Peur de m'ennuyer dans des livres poétiques mais sans action, pas très envie de suivre la mode, pas attirée par les titres branchés à tendances bizarres. Mais je me suis lancée... et j'ai aimé ! Beaucoup !
Parce que ce livre nous raconte notre vie, ou presque, entre un quotidien juste sympathique et des rêves d'absolu. Je n'ai pas d'enfants, je ne suis pas la patronne d'un club de jazz, je n'ai pas eu de petit amoureux boiteux à 12 ans. Pourtant je me suis totalement reconnue dans ce héros, dans cette histoire, dans cet amour si beau à force d'être impossible.
Les sentiments étaient justes. le style, tout en raffinement et en retenue, était juste. Les personnages étaient justes, de la mystérieuse Shimamoto-san, à la sympathique Yukiko, sans oublier l'ex-petite amie bafouée, le beau-père aux affaires louches ou même les musiciens. La musique était juste, du jazz à tous les étages.
Bref, le livre sonnait juste à mes yeux, juste bien, mais aussi juste mélancolique et juste complexe ! Sur ce même thème de l'écart entre vie réelle et vie rêvée, La condition pavillonnaire de Sophie Didry m'avait ennuyée, et Murakami m'a enchantée.
Challenge PAL, challenge Multi-Défis et challenge Petits plaisirs.
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ibon
  30 juin 2013
Murakami décrit les états d'âme d'un homme que l'on suit de ses 12 ans jusqu'à ses 40 ans.
Au pays du soleil levant, deux enfants de 12 ans, Hajime et Shimamoto-san se découvrent des points communs: ils sont enfants uniques ( ce qui est une tare à l'époque en 1951+12), ils aiment le jazz et surtout ressentent l'un pour l'autre quelque chose qui pourrait être de l'amour. Cet amour naissant est contrarié par un déménagement puis des études qui les séparent pour longtemps. Jamais Hajime n'oubliera la jeune fille si gracieuse, si belle, malgré son handicap.
En effet, elle boitait. Plus tard, il pensera la repérer dans la rue grâce à cette caractéristique. En vain ou sans suite. de plus, malgré ses nombreuses aventures, aucune femme ne peut la faire oublier.
Il s'est presque résigné à ne plus espérer la revoir jusqu'au jour où, un quart de siècle après, ils se revoient dans une boîte de jazz...Lui est marié avec une femme qu'il aime toujours, deux enfants, un travail de tenancier de boîte de jazz. Elle, on ne sait pas.
J'ai trouvé cette entame bien entraînante avec des scènes très marquantes. Quand, à 12 ans, ils se tiennent la main 10s qui demeureront inoubliables, puis, plus tard, quand il fait fondre de la neige dans sa bouche pour lui donner à boire. le récit est aussi émaillé de scènes très chaudes avec quelques femmes.
Par contre le milieu du roman m'a semblé moins intéressant, et, sans que je sache comment, la fin m'a happée.

J'ai trouvé très juste la description de cet homme, proche des 40 ans, qui cherche autre chose de plus vrai que dans ce semblant de vie, cette routine familiale et professionnelle, au risque de briser ses proches. Va-t-il franchir cette limite à la fin?
Sans d'ailleurs la dévoiler, le fond de l'intrigue pourrait se trouver résumé dans le titre. Assez énigmatique au départ, il trouve une première explication grâce au jazz. Puis, le livre refermé, je me suis demandé si ce que j'avais lu était bien réel et où était la frontière avec l'imaginaire, le fantasme et, si oui, à quel moment elle était franchie. Était-ce un conte sur la crise de la quarantaine?
En tout cas, très bon livre.
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Citations & extraits (140) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   05 juillet 2012
"A cette époque-là, je ne savais pas encore qu'un jour je la blesserais irrémédiablement. Je ne savais pas que parfois un être humain peut en blesser un autre, par le seul fait d'exister et d'être lui-même."
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FleurFleur   15 juillet 2008
Pour certains faits, on détient la preuve tangible qu'ils ont eu lieu. Notre mémoire et nos impressions sont trop incertaines, trop générales pour prouver à elles seules leur réalité. Jusqu'où des faits que nous tenons pour certains le sont-ils? A prtir d'où deviennent-ils seulement des faits que nous tenons pour "réels"? Dans la plupart des cas, il est impossible de faire la différence. Pour nous assurer que ce nous considérons comme la réalité l'est bien, nous avons besoin d'une autre réalité qui nous permette de relativiser et qui, elle-même, a besoin d'une autre réalité pour lui servir de base. Et ainsi de suite, jusqu'à créer dans notre conscience une chaîne qui se poursuit indéfiniment. Il n'est sans doute pas exagéré de dire que c'est dans le maintien de cette chaîne que nous puisons le sentiment de notre existence réelle. Mais que cette chaîne vienne à être brisée, et immédiatement nous sommes perdus. La véritable réalité est-elle du côté du chaînon brisé, ou du côté où la chaîne se poursuit?
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art-bsurdeart-bsurde   10 avril 2013
Je la regardai en silence, sans bouger.
Dans l'urne, des cendres blanches. Shimamoto-san les renversa dans sa paume gauche, avec précaution, attentive à ne pas en répandre par terre. Le contenu de l'urne remplissait à peine le creux de sa main. Je me demandai de quoi, de qui, pouvaient bien provenir ces cendres. Comme c'était un après-midi sans vent, elles demeuraient sagement dans sa main. Shimamoto-san replaça l'urne vide dans la pochette en tissu, puis dans son sac, prit un peu de cendre sur le bout de son index, la lécha. Ensuite elle me regarda et essaya de sourire. Sans succès. Son index était encore posé sur ses lèvres.
Je la vis s'accroupir près du fleuve pour y laisser glisser les cendres. La petite poignée de fine poussière disparut en un clin d’œil au fil de l'eau. Shimamoto-san et moi, debout au bord du fleuve, suivîmes un moment des yeux la direction du courant. Puis ma compagne considéra sa paume quelques instants avant de laver dans la rivière les résidus de cendre encore collés à sa main et de remettre ses gants.
- Tu crois qu'elles vont vraiment couler jusqu'à la mer ? demanda-t-elle.
- Peut-être.
Cependant, je n'avais aucune certitude. La mer n'était pas toute proche. Les cendres pouvaient rester bloquées dans une flaque d'eau avant de l'atteindre, mais sans doute une petite partie, si infime soit-elle, atteindrait-elle le but.
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araucariaaraucaria   23 novembre 2016
Je suis né le 4 janvier 1951. La première semaine du premier mois de la première année de la seconde moitié du XXe siècle. Cette date de naissance significative me valut d'être prénommé Hajime, ce qui signifie "commencement". Cela mis à part, aucun événement notable n'accompagna ma venue au monde. Mon père était employé dans une société de courtage, ma mère était une ordinaire femme au foyer.
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MijouetMijouet   20 avril 2013
" Shimamoto-san était une fille précoce, sans aucun doute, et je suis sûr qu'elle était amoureuse de moi. Moi aussi, j'éprouvais une vive attirance pour elle, mais je ne savais que faire de ce sentiment. Comme elle, certainement. Une fois, une seule, elle me pris la main. Elle voulait m'indiquer une direction et me saisit par la main en disant:"Vite, par ici!".Nos doigts restèrent entrelacés à peine dix secondes, mais cela me sembla durer une demi-heure. Et quand elle relâcha son étreinte, je regrettai qu'elle ne l'ait pas prolongée davantage.Et puis j'avais bien compris que son geste était spontané, mais qu'elle avait aussi envie de voir ce que cela faisait de tenir ma main dans la sienne."
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