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Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)
ISBN : 2714443524
Éditeur : Belfond (04/01/2007)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 1213 notes)
Résumé :
Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naoko, hantée comme lui par le suicide de leur ami, Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le premier roman culte d'Haruki Murakami fait resurgir la violence et la poésie de l'adolescence.

Œuvre d'une ampleur exceptionnelle, placée sous le parrainage de Salinger et Fitzgerald, La B... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (151) Voir plus Ajouter une critique
latina
  18 mars 2017
Va-t-il être possible pour moi de rendre compte de l'ambiance de ce roman génial d'un de mes écrivains- fétiches ?
Ambiance quotidienne qui tout doucement vire à la noirceur, alors que tout à l'extérieur parait lisse.
Ambiance bon enfant qui lentement glisse vers le désespoir.
Murakami n'a pas son pareil pour me faire adhérer à sa réalité. Avec naïveté (enfin, c'est ce qu'il nous fait croire !), sans tralala, il place ses personnages : jeunes étudiants en première année de l'université, ils se croisent et se tendent l'un vers l'autre.
Watanabe, le narrateur, est un garçon sans histoire. Il est cartésien, pas très sociable, mais sans a priori, gentil. Son ami Kizuki aime qu'il l'accompagne alors qu'il sort avec sa copine Naoko.
Et puis un jour...Kizuki se suicide. Watanabe continuera à voir Naoko, qui adopte un comportement pour le moins bizarre. Entretemps, il rencontre Midori, une jeune fille assez excentrique. L'amour, l'amitié, la folie, la solitude, tout va se mêler.
Et peu à peu, je me suis sentie impliquée, une curieuse résonance s'est installée en moi.
Tout doucement. Insidieusement.
Murakami sait comment agir avec ses lecteurs, en tout cas avec moi. Il me prend dans ses rets, d'abord lâches, parce que je ne me méfie pas quand j'assiste à des gestes banals de la vie, puis lentement, il resserre les liens, et quand je me dis que finalement, ce roman n'est pas si spécial...ça y est, je suis piégée, je n'arrive plus à m'en détacher. Je me surprends à penser : « Quelle analyse tellement vraie, tellement juste ! C'est vraiment ça, l'âme humaine ! » . Et plus j'avance, plus j'approche de la fin, plus j'ai le sentiment que Murakami a atteint mes pensées les plus intimes pour les retranscrire.
Les dernières pages m'ont troublée et emportée à la fois.
Avec cette « ballade de l'impossible », j'affirme tout simplement ceci : Murakami, je l'aime.
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Guylaine
  09 juin 2013
Comme il est difficile de parler d'un livre qu'on a vraiment aimé...
L'histoire commence dans un avion en partance pour l'Allemagne, le personnage principal, Watanabe, y entend une chanson des Beatles : Norwegian Woods, qui le trouble terriblement, et qui l'entraîne des années en arrière, alors qu'il n'a que 19 ans.
C'est l'époque où il a perdu son meilleur ami, Kizuki, et où il s'est rapproché de la petite amie de celui-ci, Naoko, afin de surmonter ce choc, de s'épauler face à l'innaceptable.
Dans le même temps, il rencontrera également Midori, une jeune femme originale, un peu fofolle et pleine de vie.
Les frontières entre l'amitié et l'amour ne sont pas toujours bien nettes, même si Watanabe essaie d'être fidèle à ce qu'il s'est promis, il entend les désirs de l'une, attend que l'autre guerrisse. C'est un homme de coeur, fidèle et doux.
Si vous ajoutez à tout ceci, la lente écriture de Murakami, son style poétique, aussi délicat qu'une fleur de cerisier, vous comprendrez pourquoi j'ai autant aimé ce livre.
Je voudrais tout de même ajouter qu'il y a quelques scènes sensuelles, voire un peu plus, qui pourraient choquer les plus jeunes.
Enfin, je tiens à remercier manU17, la petite grenouille verte, pour ce cadeau ! :-D
Norwegian Woods :
http://youtu.be/¤££¤13Watanabe20¤££¤
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le_Bison
  03 janvier 2014
Un air des Beatles, « Norvegian Woods », mais une forêt japonaise où les cryptomerias s'élèvent au-delà des nuages. Ou presque. Là-bas, cette jeune fille qui y vit reclus. Une institution de santé. Jeunesse déprimée, petit ami suicidé. Watanabe se souvient par cet air pop de son adolescence, cet amour de jeunesse, Naoko et cet ami Kizuki qui a mis fin à ses jours.
Watanabe, fidèle compagnon, fidèle amant. Patience de cet amour impossible. Un nouvel amour, une nouvelle jeune fille, Midori. Non, impossible. La ballade dans les forêts reculées, promenade onirique qui sent bon la sève et l'amour. Déambulation urbaine, à la recherche de l'amour, ou de l'amitié. Un choix à faire. L'honnêteté comme point d'ancrage dans son univers. Alors que la société avance sans cesse, dans cette fin de décennie sixties, lui préfère s'arrêter. Non pas de vivre, ni même pour mourir, mais pour respirer. Et réfléchir. Quelques masturbations, il a le temps, il attend.
Un roman riche en émotions, en plaisir, en sensualité. Il parle de l'amour, de la mort, de l'amitié et de la maladie mentale, de la sexualité et de solitude. Accompagné ou seul, les ballades de Watanabe construise une histoire d'adolescence, une musique s'écoule sur le chemin, jazz et bop, une âme s'élève.
Les cryptomerias forment une allée comme un long tunnel où les rayons de soleil sont filtrés par les feuillages touffus de cette ligne végétale. Quoiqu'il en soit, il faut avancer, pour voir ce qu'il y a de l'autre côté de l'horizon, là où la lumière s'affiche et l'ombre disparait derrière soi. Un peu comme se faire sa légende, en respectant ses principes. Quelques sacrifices, secondaires, et à l'extrémité, l'amour et l'amitié, la sincérité et peut-être même le bonheur. Même si cette allée peut paraître longue et interminable. Principe même du tunnel où l'on ne sait jamais à l'avance quand la lumière reviendra illuminer notre route. Bref, ce roman de Murakami fut d'un bonheur complet, ce genre de sentiment qui te donne envie de partir en forêt, et de t'allonger nu sur les feuilles et la mousse, avec une musique dans la tête et relire quelques passages enivrants de cette balade. Impossible ?
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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andman
  13 février 2013
L'adaptation cinématographique de « La ballade de l'impossible » par le réalisateur français d'origine vietnamienne Tran Anh Hung est vraiment une réussite !
La vie estudiantine des années 70 à Tokyo, sur fond de manifestations contestataires et de soirées festives, y est très bien décrite. La bande son s'inspire à merveille du foisonnement musical de l'époque et les paysages de la campagne japonaise sont d'une beauté à couper le souffle. le casting, avec de jeunes acteurs japonais sympathiques, est lui aussi remarquable.
Ce long film, sorti en 2011, est un grand moment de cinéma. Pourtant ce serait, de mon point de vue, une erreur de le visionner avant d'avoir lu le livre. le film occulte en effet le parcours de vie de plusieurs personnages secondaires, si bien relaté par l'écrivain.
Ce roman majeur de Murakami débute alors qu'un jeune étudiant, Watanabe, apprend le suicide de son meilleur ami Kizuki quelques heures seulement après avoir disputé avec lui une partie de billard.
Plusieurs mois plus tard, il croise par hasard Naoko, la petite amie de feu Kizuki. Une relation très forte se noue entre ces deux jeunes au coeur meurtri par l'acte incompréhensible de celui qu'ils aimaient et constitue le fil conducteur du roman.
La personnalité de Watanabe se caractérise par une profonde tolérance dans ses relations avec autrui et le lecteur s'identifie au fil des chapitres à ce personnage attachant.
Sa détresse psychologique cependant s'accentue au point de devenir bouleversante. Jusqu'à la dernière page, le lecteur croise les doigts pour ce jeune homme si durement éprouvé par le destin.
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sandrine57
  03 août 2017
Dans l'avion qui l'emporte vers Hambourg, Watanabe entend quelques notes de Norvegian Woods, une chanson des Beatles qui l'entraîne irrémédiablement vers ses 19 ans et son histoire avec Naoko. A cette époque, il était étudiant à Tokyo et avait par hasard croisé la route de la jeune fille qu'il avait déjà connue à Kobé lorsqu'elle était la petite amie de Kizuki, son meilleur ami, mort par suicide à l'âge de 17 ans. Encore marqués par ce drame, les deux jeunes gens s'étaient rapprochés et Watanabe était tombé amoureux de Naoko. Mais la jeune fille avait sombré dans une profonde dépression et s'était éloignée. Patient et fidèle à cet amour, Watanabe avait attendu sa guérison avec beaucoup d'espoir mais dans une presque complète solitude. Jusqu'au jour où Midori, étudiante comme lui, avait débarqué dans sa vie. Plus joyeuse, plus délurée, malgré ses problèmes familiaux, elle sortait Watanabe de sa torpeur, l'obligeant à regarder la vie et l'amour sans le voile de la dépression et du mal de vivre.
Premier amour, amour impossible, amour à sens unique, amour passionnel, amour charnel, amour solitaire...il y a toutes sortes d'amour pour celui qui en fait l'apprentissage. Murakami en explore les méandres et les blessures car dans La ballade de l'impossible l'amour heureux est difficilement accessible. Il s'agit plutôt d'une quête désespérée, entre détresse psychologique, dépression et solitude. Les personnages, jeunes adultes un peu paumés, se débattent avec la vie et la tentation de la mort n'est jamais loin.
Amitié et amour aux frontières fluctuantes, folie, suicide, choix de vie, deuil, destin...Watanabe aura eu sa part de coups durs, de désillusions, de drames. Et pourtant, dans toute cette noirceur, l'écriture de Murakami est lumineuse, poétique, hypnotique comme d'habitude. On se laisse entraîner par son récit d'apparence banale mais si plein de sens, de questionnements, et la nature japonaise, ses bois de cryptomerias  participent à l'envoûtement. On ne sort pas indemne de cette lecture si belle et mélancolique qui berce de sa langueur, de sa sensualité, de son romantisme parfois. Encore un grand roman de Murakami.
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Citations et extraits (177) Voir plus Ajouter une citation
AsteriosAsterios   22 octobre 2018
-Mais je veux savoir, moi. C'est de la pure curiosité. Dis, quand vous vous masturbez, vous pensez à une fille déterminée?
- Oui. Pour moi en tout cas, c'est comme ça. Mais je ne sais pas très bien comment font les autres, lui répondis-je, renonçant à lui tenir tête.
- Tu l'as déjà fit en pensant à moi? Réponds-moi franchement, je ne me mettrai pas en colère.
- Non, pour être franc, lui répondis-je honnêtement.
- Pourquoi, je ne te plais pas?
- Ce n'est pas cela. Tu as beaucoup de charme, tu es jolie et tu t'habilles de façon provocante qui te vas bien.
- Alors pourquoi est-ce que tu ne penses pas à moi?
- D'abord, parce que je te considère comme une amie et que je ne veux pas te mêler à ce genre de choses. Enfin, à ce genre de fantasmes. Et puis...
- Il existe quelqu'un d'autre à qui penser....
- Oui, en quelque sorte.
- Même pour ça, tu es très bien élevé, n'est ce pas? C'est ce que j'aime en toi. Mais tu ne veux pas me laisser la vedette au moins une fois? Dans tes fantasmes et tes pensées impures? J'aimerai bien y jouer un rôle. Je t'en prie, puisque nous sommes amis. Tu conviendras comme moi que je ne peux pas demander ça à quelqu'un d'autre. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut demander à n'importe qui. Si je m'adresse à toi c'est justement parce que je sais que tu es mon ami. Je voudrais que tu me dises après comment ça c'est passé. Et ce que tu as fait par exemple.
Je soupirai.
Mais il ne faut pas passer à l'acte. Parce que nous sommes amis, tu comprends? On peut penser et faire tout ce que l'ont veut du moment qu'on ne passe pas à l'acte.
- Tu crois? J'ai rarement eu à subir de telles contraintes, tu sais.
- Tu veux bien y réfléchir?
- Oui
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AsteriosAsterios   23 octobre 2018
-En voyageant toute seule, je n'ai cessé de penser à toi dit-elle. Je me disais que se serait bien si tu avais été à mes côtés.
-Pourquoi?
-Pourquoi fit-elle en me jetant un coup d’œil comme si elle était en présence du néant. Pourquoi, mais qu'est ce que tu veux dire pas là?
- Ce que je te demande, c'est pourquoi tu as pensé à moi?
- C'est certainement parce que je t'aime. Tu vois une autre raison? Tu crois que j'ai envie d'être avec quelqu'un d'inconnu que je n'aimerais pas particulièrement?
- Mais enfin tu as un ami, alors tu n'as pas besoin de penser à moi, lui dis-je en buvant lentement mon whisky-soda.
-Parce que je n'ai pas le droit de penser à toi si j'ai un ami?
- Non ce n'est pas ce que j'ai voulu dire...
- Tu sais Watanabe, commença t'elle en pointant son index vers moi, je te préviens, cela fait un mois que ça dure, et ça commence à bien faire. Alors arrêtes de me faire des réflexions bêtes et méchantes. Ou alors je vais finir par me mettre à pleurer, et quand je m'y met, je pleure toute la nuit. Cela ne te ferait rien? Tu sais je pleure comme une bête, sans me soucier des gens qui sont autours. Je t'assure!
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AsteriosAsterios   21 octobre 2018
(...) - je cherche seulement à réaliser un simple caprice. Un pur caprice. Par exemple, je te dis comme ça que j'ai envie d'une tarte aux fraises, alors tu laisses tout tomber pour courir la chercher. Tu reviens essoufflé et tu me la donnes en disant: "Tiens, Midori, voici ta tarte aux fraises", et moi je la jette par la fenêtre en disant: "j'en veux plus !" C'est ça que j'attends.
- Il me semble que cela n'a pas grand-chose à voir avec l'amour, lui dis-je, légèrement étonné.
- Mais si, seulement tu ne le sais pas, me dit-elle. Il y a des jours où c'est très important pour les filles.
- De jeter une tarte aux fraises par la fenêtre?
- Oui. Et j'aimerai bien que le garçon me dise alors: "j'ai compris Midori. Excuse moi. J'aurai dû deviner que tu n'avais plus envie de tarte aux fraises. je suis aussi idiot et insensible qu'une bourrique. Pour me faire pardonner je vais aller t'acheter autre chose. Qu'est ce que tu veux? Une mousse au chocolat, un gâteau au fromage blanc?
- Et qu'est ce que cela donnera?
- Je l'aimerai
- Cela semble plutôt absurde.
- Mais pour moi c'est cela l'amour. Personne ne veut comprendre.... (Midori secoua légèrement la tête sur mon épaule.) Pour certaines personnes , l'amour commence par des choses insignifiantes ou sans importance. Si cela ne passe pas par là, ce n'est pas la peine.
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VALENTYNEVALENTYNE   26 février 2013
Plus on connaissait Nagasawa, plus on le trouvait étrange. J'ai rencontré, j'ai croisé et j'ai connu pas mal de gens bizarres au cours de ma vie, mais aucun ne le fut autant que lui. Pour ce qui est du lecteur passionné qu'il était, je ne lui arrivais pas à la cheville, mais il avait pour principe de ne lire que les auteurs morts depuis au moins trente ans. Il me disait que c'étaient les seuls en qui il avait confiance.

"Je ne dis pas que je n'ai pas confiance dans la littérature contemporaine. Mais je ne veux pas gaspiller un temps précieux en lisant des œuvres qui n'ont pas reçu le baptême du temps. La vie est courte.

- Quels sont les auteurs que tu aimes ? lui demandai-je.

- Balzac, Dante, Joseph Conrad, Dickens, me répondit-il aussitôt.

- On ne peut pas dire que ce soient des auteurs d'actualité.

- C'est justement pour cela que je les lis. Quand on lit la même chose que tout le monde, on ne peut penser que comme tout le monde. Cela fait péquenaud et vulgaire. Quelqu'un de sérieux ne s'amuse pas à ce genre de chose. Est-ce que tu sais, Watanabe, que dans ce foyer toi et moi sommes les seuls à peu près convenables? Tous les autres sont bons à mettre au panier.

- Comment peux-tu le savoir ? lui demandai-je, surpris.

- Je le sais. C'est comme si nous avions une marque sur le front. Je le vois tout de suite. Et puis nous avons tous les deux lu Gatsby le magnifique!"

Je fis mon calcul dans ma tête.

"Mais cela ne fait que vingt-huit ans que Scott Fitzgerald est mort !

- Deux ans, ce n'est rien du tout, les écrivains comme lui peuvent être en dessous de la moyenne, tu sais" p 43
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clarinetteclarinette   30 juin 2008
LA MORT N'EST PAS LE BOUT DE LA VIE,
ELLE EN FAIT PARTIE.

Une fois mis en mots, cela paraît banal, mais à ce moment-là, ce nétait pas sous forme de mots, mais d'une masse d'air que je le ressentais à l'intérieur de mon corps. La mort existait aussi à l'intérieur du presse-papiers, comme dans les quatre boules rouges et blanches alignées sur le billard. Et nous vivions en en inhalant les fines particules à l'intérieur de nos poumons.
Jusqu'alors, j'avais toujours considéré la mort comme une existence indépendante, complètement séparée de la vie. En d'autres termes : "Il arrive un jour où la mort nous prend forcément dans ses bras. Mais en revanche, elle ne nous prend jamais avant le jour où elle le fait." Je trouvais que mon raisonnement était d'une logique à toute épreuve. La vie était de ce côté, la mort de l'autre côté.
Mais à partir de la nuit de la mort de Kikuzi, il ne me fut plus possible désormais de penser à la mort (et à la vie) de façon aussi simple. La mort n'est pas une existence située tout au bout de la vie. La mort faisait déjà partie de ma vie dès le départ,c'est un fait qu'il m'était impossible d'ignorer, que je le veuille ou non. Et la mort venait de s'emparer de moi, au moment même où elle emportait Kikuzi, en cette nuit de mai de ses dix-sept ans
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Videos de Haruki Murakami (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Haruki Murakami
Découvrez trois sorties littéraires immanquables d'octobre dans notre nouvelle vidéo !
---------------------- Les livres dont on vous parle dans cette vidéo : - le signal de Maxime Chattam : http://bit.ly/2yj9bnb - L'empire des Soleri de Michaël Johnston : http://bit.ly/2PAkkH2 - le Meurtre du Commandeur d'Haruki Murakami : http://bit.ly/2CENfXj
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---------------------- Musique de fond : I Will Not Let You Let Me Down (Instrumental Version) by Josh Woodward (licence CC) http://bit.ly/2qSEksB
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