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ISBN : 280970936X
Éditeur : Editions Philippe Picquier (06/09/2013)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 594 notes)
Résumé :
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.
Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se prép... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (197) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  28 octobre 2015
Un jour, en rentrant du travail, Rinco constate que son petit ami indien a vidé les lieux. Disparus les couteaux, les casseroles, les ustensiles qu'elle avait soigneusement choisis. Hors de vue les meubles, la télévision, les rideaux, le paillasson. Envolés les millions de yens prévus pour ouvrir leur propre restaurant. Parti le gentil fiancé indien qui partageait son futon et sa vie. Seule rescapée, la jarre à saumure rangée près du compteur à gaz, dernier souvenir de sa grand-mère adorée...Sous le choc de cette sordide rupture, Rinco perd sa voix, incapable désormais de prononcer le moindre mot. Elle décide alors de retourner dans son village natal, auprès de la mère qu'elle avait quittée sans regret dix ans plus tôt. Celle-ci l'héberge à condition qu'elle accepte de s'occuper d'Hermès, sa truie apprivoisée. Tous les jours donc, Ringo prépare la pitance de l'animal, tout en aménageant le local où elle souhaite ouvrir son restaurant. Et bientôt, L'Escargot ouvre ses portes; un endroit cosy où elle prépare une cuisine raffinée et personnalisée. Très vite les villageois se bousculent pour s'assoir à l'unique table du restaurant où paraît-il on peut trouver l'amour, résoudre ses problèmes, réaliser ses voeux.
Ito OGAWA est un peu la Audur Ava Olafsdottir japonaise. On retrouve dans ses livres la même douceur, la même naïveté que dans ceux de l'islandaise. Ce restaurant de l'amour retrouvé est une parenthèse de tendresse que l'on déguste d'autant plus qu'il s'agit ici de gastronomie. Des recettes cuisinées avec amour pour oublier un chagrin d'amour. Une cuisine qui évoque les souvenirs d'enfance, la transmission et le partage. Rinco, personnage en plein doute, va se reconstruire en donnant du plaisir aux autres. Ce retour aux sources sera aussi l'occasion de se rapprocher d'une mère qu'elle jugeait sans la connaître. Sans voix, Rinco s'exprime au travers de ses plats et trouve une consolation dans le bonheur de ses convives.
Un roman tout en émotions, mais aussi en retenue, en pudeur qui raconte les choses de la vie avec simplicité et candeur. Un conte de fée réconfortant, plein de bons sentiments qui fait autant de bien qu'un repas bien préparé. A savourer.
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tynn
  18 septembre 2014
Bienvenue à l'Escargot, le restaurant des voeux réalisés et des amours comblées!
Quand son petit ami la quitte, en vidant leur appartement, Rinco en perd la voix... Démunie de tout, sa seule option est le retour au village natal où une mère peu aimante cohabite avec Hermès, le cochon.
Le projet de l'ouverture d'un petit restaurant serait-il la chance de retrouver le langage et le bonheur?
Élégance de l'écriture, simplicité du style, légèreté de la narration, pudeur des sentiments... C'est sans conteste un livre à l'ambiance très japonaise, pimentée d'un humour décalé et d'une construction littéraire un brin surréaliste.
Il y règne une belle sérénité dans l'observation de la nature et des petites choses du quotidien.
Il y flotte des fumets exotiques, des mets insolites, et un curieux menu végétarien français.
Le descriptif précis du savoir-faire parlera sans doute à ceux qui adorent cuisiner. J'en ai apprécié la jolie et naïve philosophie de partage tout en la trouvant quand même un petit peu prévisible.
Un livre généreux, plein de bons sentiments et qui excite les papilles!
L'Art culinaire en thérapie, jolie formule...
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rabanne
  12 juin 2016
Un roman vraiment touchant, dont la lecture a ravi mon esprit et mes papilles "imaginaires". Au départ, j'avoue qu'il m'a fallu un certain temps pour m'adapter au rythme assez lent du récit, à la plume épurée de l'auteure. Et puis, la poésie des mots et l'émotion ont progressivement pénétré dans mes veines.
C'est le récit d'un retour aux sources, d'un nouvel apprentissage de la vie et de l'amour. Faire de la cuisine comme une consolation et un réconfort, mais aussi comme un don d'amour, plein de promesses. Rinco est une magicienne dans son art, généreuse et désintéressée. Mais elle cache de profondes blessures dans le silence de sa voix...
Une plume vibrante de poésie et de sobriété, qui peut friser le prosaïsme au regard de notre pensée occidentale, par trop alambiquée parfois !
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Chrisdu26
  27 octobre 2014
« Chaque gorgée faisait s'épanouir une prairie fleurie dans mon corps. Je ne m'imaginais pas encore très bien ce qu'était le paradis, mais si, à ses portes, on m'offrait ne serait-ce qu'une gorgée de ce champagne, j'y resterais sûrement pour l'éternité. »
Jamais un roman ni un livre de recette digne d'un grand chef étoilé n'avait autant excité mes papilles gustatives. Un florilège d'arômes vous enivre durant la lecture, vous met en appétit et embaume votre coeur. Les descriptions culinaires y sont si bien décrites que chaque page vous met l'eau à la bouche.
Ce roman ne parle pas de cuisine à proprement parlé mais d'une histoire d'amour entre Rinco, une japonaise de 25 ans, et sa passion pour l'art culinaire qui guérit de tout. A la suite d'une déception amoureuse Rinco perd sa voix.
« … Ma voix était devenu transparente... Elle avait purement et simplement disparu de mon organisme. Comme quand on baisse le volume de la radio à zéro. La musique et les voix vibraient en moi, mais rien ne sortait. J'avais perdu ma voix. Ca ne me manquait pas. J'avais l'impression que mon corps s'était allégé.»
C'est avec une jarre de saumure héritée de sa grand-mère, comme seule compagne de voyage, qu'elle quitte tout pour retrouver son village, sa terre natale qu'elle n'a pas revue depuis 10 ans. Un retour en arrière qui la replonge dans un passé douloureux, vers un avenir incertain et une mère dépourvue de tout sentiment.
« Ma mésentente avec ma mère était précisément cette boue en moi, mais si je demeurais sereine, elle ne salirait pas tout mon coeur. Donc, je faisais en sorte d'éviter ma mère le plus possible. En un sens, je m'appliquais à ignorer sa présence. J'étais convaincue que c'était là le seul moyen de garder le coeur pur. »

Pourtant ce retour aux sources sera le début d'une rencontre, d'une thérapie, d'une douce vérité qu'elle était loin d'imaginer. Rinco sera bercée par le souvenir bienveillant d'une grand-mère qui lui a transmis l'amour d'une cuisine chaleureuse et salvatrice. de l'autre subsiste le regard amer d'une mère froide et frivole qui a bien des égards la conduira au sommet de son art.

Un premier roman prometteur devenu un best-seller au Japon. C'est toujours avec surprise et émotion que je découvre la littérature et la culture japonaise. Il en découle toujours une humilité et une sagesse qui me fait du bien. L‘écriture d'Ito OGAWA est lyrique et enchanteresse. Quand elle décrit les mets sur la table dressée, c'est un pur moment de poésie me faisant monter les larmes aux yeux. On y découvre la place prépondérante de la gastronomie dans la culture japonaise, un lien important dans la tradition nippone et un trait d'union entre les hommes et les femmes. Un bon plat mitonné avec amour sauve de tout.

Le restaurant de l'amour retrouvé, une pincée de sincérité, un zest de passion, une bonne dose d'amour et de désir pour un livre qui se savoure et vous laisse une douce et délicate saveur sur le palais !
Mot de faim :
« Un repas, c'est parce que quelqu'un d'autre le prépare pour vous avec amour
qu'il nourrit l'âme et le corps »

Lien : http://marque-pages-buvard-p..
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le_Bison
  04 septembre 2015
Suite à une rupture amoureuse, Rinco perd en plus de son petit copain indien l'usage de la parole. Les mots ne sortent plus, les sons non plus. Silence, seul le bruit du tofu s'élevant de la marmite bouillonnante se fit entendre.
Piteuse, un sentiment d'échec, elle retourne dans son village natal, sans un sou, auprès d'une mère qui l'a souvent ignorée au cours de ces années d'enfance vécues ensemble. Il ne lui reste que cette jarre contenant la saumure de sa grand-mère, jetez un petit navet nouveau dedans et quelques jours après il fondra tout seul dans votre bouche, ses saveurs explosant votre palais.
Un roman à la japonaise, tout en pudeur et en altruisme, dont celle de cuisiner pour les autres avec juste une touche d'amour pour pimenter et relever n'importe quel plat. Je ne te raconte pas ce premier curry que la petite a mijoté. Toutes mes papilles étaient en éveil. Des odeurs divines s'échappaient de chaque page tournée. Un roman qui vaut un aussi bon repas dans une petite auberge de campagne, l'addition pourra bien attendre, je fais ma digestion en regardant le clair de lune. Prendre son temps à la dégustation de chaque bouchée, entre chaque plat, c'est comme vivre des moments intenses de vie et de bonheur.

L'histoire est réduite à sa simplicité extrême comme un bouillon que l'on réduit également pour en faire ressortir une multitude de saveurs. Chaque plat concocté, mijoté ou rôti est un assemblage divin de parfums qui transporte le corps et l'âme entre ces deux montagnes, deux mamelles enneigées où se déverse un nuage de lait empli de bonheur et de passion. Sensualité, sexualité même, là-bas, on mange pour se souvenir, pour se trouver ou même se retrouver, pour câliner ou pour mettre la main dans la culotte de la fille d'à-côté, celle qui te fait fantasmer depuis la plus tendre des enfances lorsqu'elle te suçote goulûment les doigts. Il faut bien que je rajoute une poudre d'épices romantiques dans le bouillon, une pincée de sel aphrodisiaque et quelques gouttes de jus du bonheur dans la marmite. Surtout dans un roman où les sentiments sont si beaux et si purs, et son écriture presque trop féminine.
« L'amour n'a pas besoin d'artifices, alors j'ai simplement ajouté une pincée de sel. »
« le Restaurant de l'Amour Retrouvé », le shabu-shabu de l'amour.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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critiques presse (1)
LaPresse   11 décembre 2013
Le roman est un festin où se mêlent tendresse, douceur et humour dans une atmosphère typiquement japonaise. Pas étonnant qu'il soit un best-seller au Japon et qu'il ait été adapté au cinéma par Mai Tominaga. Savoureux!
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (194) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   14 octobre 2018
Mon idée était d'offrir à ma mère un tour du monde gastronomique.
En fait, au début Shûichi et elle devaient partir en voyage de noces mais, ces derniers temps, elle s'affaiblissait à vue d'oeil (...) J'espérais donc qu'au moins déguster les mets de régions variées lui donnerait l'impression d'être partie en voyage. (p. 223)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 octobre 2018
Comprendre les sentiments d'autrui n'allège en rien la souffrance de la solitude. (p. 147)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 octobre 2018
J'avais un jour souri ainsi à ma mère, je le réalisai pour la première fois de ma vie.
Du plus loin que je me souvienne, mon coeur avait été dominé par l'image écrasante de la "mauvaise mère". Avant même de m'en rendre compte, j'étais déjà entrée en rebellion contre elle. (p. 246)
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fanfanouche24fanfanouche24   11 octobre 2018
Je n'étais pas sûre que ce menu lui plairait, vu son âge. Il était copieux et riche en produits laitiers. Mais ce que je voulais dire à la Favorite, c'est que sa vie recelait encore une infinité d'univers qui lui étaient inconnus. C'était peut-être présomptueux de ma part, mais ce que je voulais lui faire comprendre par le biais de la nourriture. Faites en sorte que les paupières à demi closes du coeur de la Favorite se rouvrent en grand sur le monde. Tel était mon souhait. (p. 92)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 octobre 2018
Cela faisait une éternité que je n'avais pas mangé un repas préparé par quelqu'un d'autre. (....)*C'était parce que la mère de Kuma les avait préparés avec soin, en pensant à nous. J'avais l'impression de manger non pas des grains de riz, mais l'amour d'une mère. (p. 165)
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