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EAN : 9782809709360
242 pages
Editions Picquier (06/09/2013)
3.84/5   2331 notes
Résumé :
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.
Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se prép... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (451) Voir plus Ajouter une critique
3,84

sur 2331 notes
Un jour, en rentrant du travail, Rinco constate que son petit ami indien a vidé les lieux. Disparus les couteaux, les casseroles, les ustensiles qu'elle avait soigneusement choisis. Hors de vue les meubles, la télévision, les rideaux, le paillasson. Envolés les millions de yens prévus pour ouvrir leur propre restaurant. Parti le gentil fiancé indien qui partageait son futon et sa vie. Seule rescapée, la jarre à saumure rangée près du compteur à gaz, dernier souvenir de sa grand-mère adorée...Sous le choc de cette sordide rupture, Rinco perd sa voix, incapable désormais de prononcer le moindre mot. Elle décide alors de retourner dans son village natal, auprès de la mère qu'elle avait quittée sans regret dix ans plus tôt. Celle-ci l'héberge à condition qu'elle accepte de s'occuper d'Hermès, sa truie apprivoisée. Tous les jours donc, Ringo prépare la pitance de l'animal, tout en aménageant le local où elle souhaite ouvrir son restaurant. Et bientôt, L'Escargot ouvre ses portes; un endroit cosy où elle prépare une cuisine raffinée et personnalisée. Très vite les villageois se bousculent pour s'assoir à l'unique table du restaurant où paraît-il on peut trouver l'amour, résoudre ses problèmes, réaliser ses voeux.

Ito OGAWA est un peu la Audur Ava Olafsdottir japonaise. On retrouve dans ses livres la même douceur, la même naïveté que dans ceux de l'islandaise. Ce restaurant de l'amour retrouvé est une parenthèse de tendresse que l'on déguste d'autant plus qu'il s'agit ici de gastronomie. Des recettes cuisinées avec amour pour oublier un chagrin d'amour. Une cuisine qui évoque les souvenirs d'enfance, la transmission et le partage. Rinco, personnage en plein doute, va se reconstruire en donnant du plaisir aux autres. Ce retour aux sources sera aussi l'occasion de se rapprocher d'une mère qu'elle jugeait sans la connaître. Sans voix, Rinco s'exprime au travers de ses plats et trouve une consolation dans le bonheur de ses convives.
Un roman tout en émotions, mais aussi en retenue, en pudeur qui raconte les choses de la vie avec simplicité et candeur. Un conte de fée réconfortant, plein de bons sentiments qui fait autant de bien qu'un repas bien préparé. A savourer.
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Si j'apprécie toujours autant la plume de l'auteure, mise en valeur par sa traductrice Myriam Dartois-Ako, je suis moins sensible à l'art culinaire qu'à celui des lettres. En effet, j'avais fait sa connaissance dans « La papeterie Tsubaki » qui m'avait enchantée.

J'ai retrouvé une ambiance intimiste, des sentiments bien exprimés, une fine analyse des liens du sang et des secrets de famille, mais je me suis perdue dans les longues descriptions de préparations de mets aussi variés qu'appétissants pourtant. Elle consacre des pages entières à cela, et même si le message reste lié à l'amour, au don de soi, et si la poésie est omniprésente, je me suis un peu lassée par moment.

Par contre l'histoire de cette jeune femme de vingt-cinq ans qui rebondit après une rupture des moins élégantes, qui revient dans le giron maternel malgré des relations plus que distendues, qui se bat pour vivre de sa passion en montant un mini restaurant très original, est très plaisante. Des messages positifs sont distillés régulièrement, et concevoir un repas pour l'autre est envisagé ici comme un acte de bienveillance quasi mystique.
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Bienvenue à l'Escargot, le restaurant des voeux réalisés et des amours comblées!

Quand son petit ami la quitte, en vidant leur appartement, Rinco en perd la voix... Démunie de tout, sa seule option est le retour au village natal où une mère peu aimante cohabite avec Hermès, le cochon.
Le projet de l'ouverture d'un petit restaurant serait-il la chance de retrouver le langage et le bonheur?

Élégance de l'écriture, simplicité du style, légèreté de la narration, pudeur des sentiments... C'est sans conteste un livre à l'ambiance très japonaise, pimentée d'un humour décalé et d'une construction littéraire un brin surréaliste.

Il y règne une belle sérénité dans l'observation de la nature et des petites choses du quotidien.
Il y flotte des fumets exotiques, des mets insolites, et un curieux menu végétarien français.
Le descriptif précis du savoir-faire parlera sans doute à ceux qui adorent cuisiner. J'en ai apprécié la jolie et naïve philosophie de partage tout en la trouvant quand même un petit peu prévisible.

Un livre généreux, plein de bons sentiments et qui excite les papilles!
L'Art culinaire en thérapie, jolie formule...
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« Chaque gorgée faisait s'épanouir une prairie fleurie dans mon corps. Je ne m'imaginais pas encore très bien ce qu'était le paradis, mais si, à ses portes, on m'offrait ne serait-ce qu'une gorgée de ce champagne, j'y resterais sûrement pour l'éternité. »

Jamais un roman ni un livre de recette digne d'un grand chef étoilé n'avait autant excité mes papilles gustatives. Un florilège d'arômes vous enivre durant la lecture, vous met en appétit et embaume votre coeur. Les descriptions culinaires y sont si bien décrites que chaque page vous met l'eau à la bouche.

Ce roman ne parle pas de cuisine à proprement parlé mais d'une histoire d'amour entre Rinco, une japonaise de 25 ans, et sa passion pour l'art culinaire qui guérit de tout. A la suite d'une déception amoureuse Rinco perd sa voix.

« … Ma voix était devenu transparente... Elle avait purement et simplement disparu de mon organisme. Comme quand on baisse le volume de la radio à zéro. La musique et les voix vibraient en moi, mais rien ne sortait. J'avais perdu ma voix. Ca ne me manquait pas. J'avais l'impression que mon corps s'était allégé.»

C'est avec une jarre de saumure héritée de sa grand-mère, comme seule compagne de voyage, qu'elle quitte tout pour retrouver son village, sa terre natale qu'elle n'a pas revue depuis 10 ans. Un retour en arrière qui la replonge dans un passé douloureux, vers un avenir incertain et une mère dépourvue de tout sentiment.

« Ma mésentente avec ma mère était précisément cette boue en moi, mais si je demeurais sereine, elle ne salirait pas tout mon coeur. Donc, je faisais en sorte d'éviter ma mère le plus possible. En un sens, je m'appliquais à ignorer sa présence. J'étais convaincue que c'était là le seul moyen de garder le coeur pur. »

Pourtant ce retour aux sources sera le début d'une rencontre, d'une thérapie, d'une douce vérité qu'elle était loin d'imaginer. Rinco sera bercée par le souvenir bienveillant d'une grand-mère qui lui a transmis l'amour d'une cuisine chaleureuse et salvatrice. de l'autre subsiste le regard amer d'une mère froide et frivole qui a bien des égards la conduira au sommet de son art.

Un premier roman prometteur devenu un best-seller au Japon. C'est toujours avec surprise et émotion que je découvre la littérature et la culture japonaise. Il en découle toujours une humilité et une sagesse qui me fait du bien. L‘écriture d'Ito OGAWA est lyrique et enchanteresse. Quand elle décrit les mets sur la table dressée, c'est un pur moment de poésie me faisant monter les larmes aux yeux. On y découvre la place prépondérante de la gastronomie dans la culture japonaise, un lien important dans la tradition nippone et un trait d'union entre les hommes et les femmes. Un bon plat mitonné avec amour sauve de tout.

Le restaurant de l'amour retrouvé, une pincée de sincérité, un zest de passion, une bonne dose d'amour et de désir pour un livre qui se savoure et vous laisse une douce et délicate saveur sur le palais !

Mot de faim :

« Un repas, c'est parce que quelqu'un d'autre le prépare pour vous avec amour
qu'il nourrit l'âme et le corps »

Lien : http://marque-pages-buvard-p..
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Suite à une rupture amoureuse, Rinco perd en plus de son petit copain indien l'usage de la parole. Les mots ne sortent plus, les sons non plus. Silence, seul le bruit du tofu s'élevant de la marmite bouillonnante se fit entendre.

Piteuse, un sentiment d'échec, elle retourne dans son village natal, sans un sou, auprès d'une mère qui l'a souvent ignorée au cours de ces années d'enfance vécues ensemble. Il ne lui reste que cette jarre contenant la saumure de sa grand-mère, jetez un petit navet nouveau dedans et quelques jours après il fondra tout seul dans votre bouche, ses saveurs explosant votre palais.

Un roman à la japonaise, tout en pudeur et en altruisme, dont celle de cuisiner pour les autres avec juste une touche d'amour pour pimenter et relever n'importe quel plat. Je ne te raconte pas ce premier curry que la petite a mijoté. Toutes mes papilles étaient en éveil. Des odeurs divines s'échappaient de chaque page tournée. Un roman qui vaut un aussi bon repas dans une petite auberge de campagne, l'addition pourra bien attendre, je fais ma digestion en regardant le clair de lune. Prendre son temps à la dégustation de chaque bouchée, entre chaque plat, c'est comme vivre des moments intenses de vie et de bonheur.


L'histoire est réduite à sa simplicité extrême comme un bouillon que l'on réduit également pour en faire ressortir une multitude de saveurs. Chaque plat concocté, mijoté ou rôti est un assemblage divin de parfums qui transporte le corps et l'âme entre ces deux montagnes, deux mamelles enneigées où se déverse un nuage de lait empli de bonheur et de passion. Sensualité, sexualité même, là-bas, on mange pour se souvenir, pour se trouver ou même se retrouver, pour câliner ou pour mettre la main dans la culotte de la fille d'à-côté, celle qui te fait fantasmer depuis la plus tendre des enfances lorsqu'elle te suçote goulûment les doigts. Il faut bien que je rajoute une poudre d'épices romantiques dans le bouillon, une pincée de sel aphrodisiaque et quelques gouttes de jus du bonheur dans la marmite. Surtout dans un roman où les sentiments sont si beaux et si purs, et son écriture presque trop féminine.

« L'amour n'a pas besoin d'artifices, alors j'ai simplement ajouté une pincée de sel. »

« le Restaurant de l'Amour Retrouvé », le shabu-shabu de l'amour.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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critiques presse (1)
LaPresse
11 décembre 2013
Le roman est un festin où se mêlent tendresse, douceur et humour dans une atmosphère typiquement japonaise. Pas étonnant qu'il soit un best-seller au Japon et qu'il ait été adapté au cinéma par Mai Tominaga. Savoureux!
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (362) Voir plus Ajouter une citation
Et puis, chercher du travail, d'accord, mais je ne savais rien faire, à part cuisiner.
Mais cuisiner, ça oui, c'était dans mes cordes. On pouvait me faire confiance.
Et si jamais il m'était donné de cuisiner dans ce village paisible au cœur des montagnes, j'arriverais peut-être à m'ancrer enfin dans la réalité, à vivre pleinement. Je le sentais, cette certitude jaillissait du plus profond de moi, comme du magma en fusion.
Mes meubles, mes ustensiles de cuisine, tout ce que je possédais, je l'avais perdu. Mais il me restait mon corps.
Le Kimpira de pétasite du japon aux prunes séchées, la bardane mijotées avec une dose de vinaigre [...], les gâteaux à la poudre de soja cuits à la vapeur et bien d'autres recettes encore, héritées de ma grand-mère, étaient vivantes en moi.
Salon de thé, bistrot, grill de brochettes, resto bio, café chic, restaurant turc... L'expérience accumulée dans tous ces établissements était imprimée dans ma chair et mon sang, incrustée sous mes ongles, au même titre que les années.
Même si on m'arrachait mes vêtements et qu'on me laissait nue comme un ver, je serai encore capable de cuisiner.
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Extrait

Quand je suis rentrée à la maison après ma journée de travail au restaurant turc où j'ai un petit boulot, l'appartement était vide. Complètement vide. La télévision, la machine à laver et le frigo, jusqu'aux néons, aux rideaux et au paillasson, tout avait disparu.
Un instant, j'ai cru que je m'étais trompée de porte. Mais j'avais beau vérifier et revérifier, c'était bien ici, le nid d'amour où je vivais avec mon petit ami indien. La tache en forme de coeur, abandonnée au plafond, en était la preuve irréfutable.
On aurait dit le jour où l'agent immobilier nous avait montré l'appartement pour la première fois. Seulement, à la différence de ce jour-là, il flottait dans la pièce un léger parfum de garam masala et, au beau milieu du salon désert, luisait la clé de mon copain.
Dans cet appartement que nous avions eu du mal à trouver, nous passions nos nuits dans le même futon, côte à côte, main dans la main. La peau de mon amoureux indien exhalait toujours un arôme épicé. Les vitres étaient décorées de cartes postales du Gange. J'étais parfaitement incapable de déchiffrer les lettres en hindi qui arrivaient de temps à autre d'Inde, mais il me suffisait de poser le doigt sur les caractères pour avoir l'impression d'être reliée à ma famille indienne, submergée de tendresse.
Un jour, on irait sans doute en Inde, tous les deux.
C'est comment, une cérémonie de mariage à l'indienne ?
Je m'abandonnais à de doux rêves, aussi sucrés qu'un lassi à la mangue.
Cet appartement renfermait, condensés, les souvenirs de trois années de vie commune avec mon fiancé et tout ce que nous possédions de plus précieux.
Chaque soir, je cuisinais en attendant son retour.
L'évier était petit mais nanti d'une paillasse carrelée, et l'appartement, qui faisait l'angle, avait des fenêtres sur trois côtés. Lorsque j'étais de service du matin au restaurant, la joie de préparer le repas en fin d'après-midi, dans la lumière orangée du soleil déclinant, était un bonheur sans pareil. Il y avait également un four à gaz, pas très performant mais un four à gaz quand même, et comme la cuisine aussi avait une fenêtre, quand je dînais seule, je pouvais faire griller du poisson séché sans que l'odeur envahisse la maison, c'était pratique.
J'avais aussi tous mes ustensiles de cuisine préférés.
Le mortier de l'ère Meiji hérité de ma grand-mère aujourd'hui disparue, le baquet en bois de cyprès dans lequel je gardais le riz au chaud, la cocotte en fonte Le Creuset enfin achetée avec mon premier salaire, les baguettes de cuisine à pointe fine dénichées chez un marchand spécialisé de Kyoto, le couteau d'office italien que m'avait offert le chef d'un restaurant bio pour mes vingt ans, mon tablier en lin si agréable à porter, les galets ronds indispensables à la confection des aubergines en saumure, sans oublier la poêle en fonte pour laquelle j'avais fait tout le trajet jusqu'à Morioka.
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J’ai fait mon choix dans les légumes que j’avais à la cuisine, je les ai taillés en julienne et fait revenir dans du beurre, en commençant par ceux qui mettent le plus longtemps à cuire. Du potiron, pour l’écharpe de Satoru, d’un beau jaune moutarde vif, car elle était jolie. Des carottes aux couleurs du soleil couchant qui emplissaient le ciel de l’autre côté de la fenêtre. Et pour finir, des pommes, parce que c’est ce que m’évoquaient les mignonnes joues rouges de Momo.
Dans la cocotte, un tas d’images se superposaient, fusionnaient au fur et à mesure. On aurait dit un peintre qui choisit d’instinct ses couleurs. Je cuisinais sur le vif, en me fiant uniquement à mon intuition.
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Je n'étais pas sûre que ce menu lui plairait, vu son âge. Il était copieux et riche en produits laitiers. Mais ce que je voulais dire à la Favorite, c'est que sa vie recelait encore une infinité d'univers qui lui étaient inconnus. C'était peut-être présomptueux de ma part, mais ce que je voulais lui faire comprendre par le biais de la nourriture. Faites en sorte que les paupières à demi closes du coeur de la Favorite se rouvrent en grand sur le monde. Tel était mon souhait. (p. 92)
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C'est une petite colline sur laquelle se dresse un figuier d'une taille exceptionnelle. En dix ans, je n'avais pas eu une seule fois envie de voir ma mère, mais ce figuier, lui, m'avait manqué, et je l'avais cherché en rêve à de multiples reprises.
Mes confidences n'avaient été ni ma mère ni mes camarades de classe, mais la nature et la montagne. (p. 38)
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