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ISBN : 2070749827
Éditeur : Gallimard (24/02/1998)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Romantique, rêveuse, sentimentale, débonnaire : c'est pour corriger et compléter cette image idéalisée de l'allemagne, répandue depuis mme de staël, que heine a entrepris ce livre, destiné d'abord aux français.
" romantique défroqué ", heine ne cède au charme des légendes venues du fond des âges que pour mieux mettre en garde contre le goût du passé et de la mort qui s'en dégage. et si, d'un même mouvement, il salue l'émancipation de la religion par le protes... >Voir plus
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
AlzieAlzie   20 mars 2017
Oh, les femmes ! Nous devons leur pardonner beaucoup, car elles ont beaucoup aimé. Leur haine n'est au fond qu'un amour qui a tourné casaque. Parfois aussi elles cherchent à nous faire du mal, parce qu'elles croient par là faire du bien à un autre. Quand elles écrivent, elles ont toujours un oeil dirigé sur le papier, et l'autre sur un homme quelconque ; et ceci s'applique à toutes les femmes auteurs, à l'exception de la comtesse Hahn-Hahn qui n'a qu'un seul oeil. Nous autres, hommes auteurs, nous avons également nos prédilections, nos sympathies préconçues, et nous écrivons pour ou contre une cause, pour ou contre une idée, pour ou contre un parti ; mais les femmes écrivent toujours pour ou contre un seul homme, ou, pour mieux dire, à cause d'un seul homme. Ce qui les caractérise, c'est un certain cancan, qu'elles transportent aussi dans la littérature, et qui m'est plus insupportable que les plus grossières calomnies des écrivains de mon sexe. Nous autres hommes, nous mentons quelquefois, et nos mensonges sont peu délicats. Les femmes, comme toutes les natures passives, savent rarement inventer ; mais elles ont le talent de défigurer les faits existants d'une manière si perfide, que ces falsifications raffinées sont plus nuisibles que les inventions grossières des hommes. Je crois que feu mon ami Balzac avait véritablement raison, quand il me dit un jour d'un ton très affligé : "La femme est un être dangereux". (p. 430)

Deuxième partie, X , Aveux de l'auteur .
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AlzieAlzie   10 février 2017
On a conçu en France une idée aussi fausse de la réformation que du principal personnage qui y figurait. La principale cause de ces erreurs est que Luther ne fut pas seulement le plus grand homme, mais qu'il est aussi l'homme le plus allemand qui se soit jamais montré dans nos annales ; que son caractère réunit au plus haut degré toutes les vertus et tous les défauts des Allemands, et qu'il représente réellement tout le merveilleux de l'esprit germanique. Il avait en effet des qualités que nous voyons rarement réunies, et que nous regardons d'ordinaire comme incompatibles les unes avec les autres. C'était à la fois un rêveur mystique et un homme d'action. Ses pensées n'avaient pas seulement des ailes, elles avaient encore des mains. Il parlait, et, chose rare, il agissait aussi ; il fut à la fois la langue et l'épée de son temps. En même temps Luther était un froid scolastique, un éplucheur de mots et un prophète exalté, ivre de la parole de Dieu. Quand il avait passé péniblement tout le jour à s'user l'âme en discussions dogmatiques, le soir venu il prenait sa flûte, et contemplant les étoiles, il se mettait à fondre en mélodies et en pensées pieuses. Le même homme qui pouvait engueuler ses adversaires comme une poissarde, savait tenir un tendre et suave langage, comme une vierge amoureuse. Il était quelquefois sauvage et impétueux comme l'ouragan qui déracine les chênes, puis doux et murmurant comme le zéphyr qui caresse légèrement les violettes. [...]
Que dirai-je ? Il avait quelque chose de primesautier, d'originel, de miraculeux, d'inconcevable ; il avait ce qu'ont tous les hommes providentiels, quelque chose de terriblement naïf, quelque chose de gauchement sage ; il était sublime et borné.

Chapitre I - De l'Allemagne jusqu'à Luther, p. 67 - 68
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AlzieAlzie   08 février 2017
Ce n'est point Bacon, ainsi qu'on l'enseigne ordinairement, mais René Descartes qui est le père de la philosophie moderne, et nous allons démontrer fort clairement quel est le degré de filiation de la philosophie allemande par rapport à lui.
René Descartes est un Français, et c'est encore à la grande France qu'appartient ici la gloire de l'initiative ; mais la grande France, la terre bruyante, agitée et babillarde des Français, n'a jamais été un sol propice à la philosophie, et celle-ci n'y réussira peut-être jamais. C'est bien ce que sentit René Descartes, et il s'en fut dans les Pays-Bas, dans le pays calme et taciturne des Trekschuites et des Hollandais.
Chapitre II - De Luther à Kant, p. 79
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AlzieAlzie   06 février 2017
En posant comme thèse que sa doctrine devait être discutée ou réfutée au moyen de la Bible ou par des notions tirées de la raison, Luther accorda à l'intelligence humaine le droit de s' expliquer les saintes Écritures, et la raison fut appelée comme juge suprême dans toutes les discussions religieuses. De là résulta en Allemagne la liberté de l'esprit ou de la pensée, comme on voudra la nommer. La pensée devint un droit et les décisions de la raison devinrent légitimes.
Chapitre 1 - De l'Allemagne jusqu'à Luther, p. 71
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AlzieAlzie   05 février 2017
Nous autres, gens du nord, nous sommes d'un sang plus froid, et nous n'avions pas besoin d'autant d'indulgences pour les péchés charnels que nous en envoya notre bon père Léon X. Le climat nous facilite l'exercice des vertus chrétiennes. Le 31 octobre 1516, lorsque Luther afficha ses thèses contre les indulgences, sur la porte de l'église des Augustins, les fossés de Wittemberg étaient sans doute gelés, on pouvait y patiner, ce qui est un plaisir très froid, et non un péché par conséquent.
Chapitre 1 - De l'Allemagne jusqu'à Luther, p. 63
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Une Vie, une œuvre : Heinrich Heine, un intellectuel européen (1797-1856)
Par Jacqueline Kelen et Danielle Fontanarosa. Émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 22.09.1994.
Intervenants : - Jean-Pierre Lefebvre (responsable de l'édition des œuvres de Heine dans La Pléiade) - Gerhard Hohn (essayiste.)
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