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ISBN : 2365774059
Éditeur : Urban Comics Editions (22/08/2014)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 9 notes)
Résumé :
East of West est, avec Saga et Walking Dead, la meilleure série indépendante en terme de ventes. Le succès de cet ambitieux western futuriste de Jonathan HICKMAN et Nick DRAGOTTA est l'un des événements de l'année 2013 aux USA ! 2040. Famine, Guerre, Conquête et Mort, les quatre Cavaliers de l'Apocalypse marchent à nouveau sur la Terre, mais ils ne chevauchent plus ensemble désormais. Alors que Mort s'est mis, seul, en quête de son enfant disparu, ses anciens parten... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
garrytopper9
  14 septembre 2014
Voici donc le deuxième tome de "Est of West". L'intrigue reprend ou on l'avait laissé à la fin du premier tome et nous repartons sur de mêmes bases.
Le livre débute avec les présidents de 6 nations sur sept, réunis pour parler du fameux Message qui indique qu'un traitre se cache parmi eux.
Les choses s'enchainent rapidement, et on ne retrouve pas immédiatement le personnage principal, à savoir la Mort. La première moitié du tome nous fait découvrir de nouveaux personnages très intéressants et met l'accent sur le coté politique de l'histoire.
Beaucoup moins d'action que lors du premier tome, donc, mais une grosse mise en place politique assez complexe d'ailleurs. Les scènes alternent rapidement entre beaucoup de personnages, dans le passé ou le présent. C'est parfois un peu dur à lire, car si l'on est pas attentif, on ne distingue pas les flash-backs.
Graphiquement, c'est beau, c'est propre, soigné. Un peu à la manière de "Saga", il faut laissé un peu de temps a l'intrigue pour bien s'imprimer de toute l'ambiance et bien appréhender les différents personnages.
Rien à redire sur cette série, qui je pense va prendre plus d'ampleur avec le troisième tome qui devrait sortir début 2015.
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Commenter  J’apprécie          250
Presence
  12 décembre 2014
Ce tome fait suite à "La promesse" (épisodes 1 à 5) qu'il faut impérativement avoir lu avant. Il contient les épisodes 6 à 10, initialement parus en 2013/2014, écrits par Jonathan Hickman, dessinées et encrés par Nick Dragotta, mis en couleurs par Frank Martin.
Dans la place forte d'Armistice (dans les badlands du Dakota du Sud), les présidents de 6 grandes nations (sur 7) sont rassemblés : Antonia LeVay, Ezra Orion, Cheveyo, Andrew Archibald Chamberlain, John Freeman et Bel Solomon (Hu Mao, le septième ayant eu des différends dans le tome précédent). Ezra Orion préside la séance : il est formel. le Message indique clairement qu'il y a un traître parmi les présents. L'un d'entre eux n'hésite pas un seul instant à dénoncer le traître qui s'était confié à lui.
Quelques scènes dans le passé expliquent les liens qui unissent Phillip Hollingsworth à Bel Solomon, comment Armistice a été bâtie sur un lieu de pèlerinage, quels liens Ezra Orion entretient avec les cavaliers de l'apocalypse.
Dans le présent, Death (toujours accompagné de Crow et Wolf) fait s'ouvrir les eaux d'un lac, pour descendre un escalier en spirale semblant sans fin, afin de rencontrer la Dame (une oracle emprisonnée).
Le premier tome avait bien fait comprendre au lecteur que Jonathan Hickman est seul maître à bord et qu'il a conçu un récit solidement structuré qu'il va narrer à sa façon, et à son rythme. Avec ce second tome, ce principe est confirmé : le lecteur n'a qu'à s'installer confortablement dans son siège et à apprécier le voyage.
Bien sûr, il y a des retours dans le passé qui permettent d'en apprendre un peu plus sur les personnages, et sur l'histoire alternative de cet environnement. Néanmoins, il s'agit à peine d'un quart du récit et la narration reste focalisée sur le présent.
Jonathan Hickman a créé des personnages avec une très forte identité, que ce soit par leur position de pouvoir, ou par leur histoire (même si le lecteur n'en connaît qu'une petite fraction). Il n'y a donc aucune difficulté pour mémoriser qui est qui, et qui a fait quoi. Il déroule un récit d'aventure grand spectacle, avec une demi-douzaine de sites différents, des voyages, des affrontements et des meurtres de sang froid. le niveau de divertissement est élevé, assuré par des aventures grand spectacle.
Au fil des péripéties, Hickman développe plusieurs thèmes. Il crée une résonnance discrète mais bien présente entre certaines composantes de son récit et des mythes & légendes. L'image du partage des eaux devant Death évoque un passage biblique. Sa simple demande de voir la Dame (Lady) évoque la Dame du Lac de la geste arthurienne. Il s'agit de simples effets d'écho, pas d'incorporation de ces mythes, encore moins de transposition malhabile.
Il développe également en filigrane des questions relatives à la gouvernance, qu'il s'agisse de la dictature impitoyable d'Antonia LeVay guidant un peuple de moutons sans intelligence, ou des relations internationales retorses de la nation de John Freeman (les noirs d'Amérique ayant obtenu des terres contre le gré des autres nations, et détenant une partie significative des richesses mondiales). Hickman insère également un renversement de pouvoir par les Rangers (une force armée) qui se dissout après le coup d'état pour éviter de succomber à la tentation de prendre le pouvoir, au risque de ne plus le lâcher.
À plusieurs reprises, le lecteur observe également qu'Hickman poursuit le thème de la filiation, du péché du père dont le fils supporte les conséquences, et de l'obligation de la génération suivante de réussir à sortir de l'ombre de ses géniteurs.
Un thème ressort comme principal : celui de la prophétie et de son inéluctabilité toute relative. Les cavaliers de l'Apocalypse semblent prisonniers des prophéties contenues dans le Message. En même temps l'un d'entre eux explique que ces prophéties ne prennent leur sens qu'au fur et à mesure que leur contexte apparaît dans le temps présent. Hickman s'amuse à tordre le concept de prophétie dans tous les sens, faisant ainsi tourner en bourrique les personnages, et incitant le lecteur à remettre en cause ses convictions sur cette notion, que ce soit en ce qui concerne le texte sacré du Message, ou les déclarations de l'oracle.
Avec tout ça, il est facile d'oublier le travail de Nick Dragotta, qui est totalement dans l'ombre du scénario éblouissant et magistral d'Hickman. Ses dessins participent à niveau égal de celui du scénario pour rendre chaque personnage immédiatement reconnaissable, avec des caractéristiques physiques très spécifiques (magnifiques moustache et barbe d'Andrew Archibald Chamberlain, très belle silhouette d'Antonia LeVay, etc). Il réussit même à donner une apparence originale et cohérente à un monstre de type lovecraftien, ce qui n'est pas donné à tous les dessinateurs.
Il est possible de relever une petite propension à se laisser aller pour les décors, en évitant de les dessiner toute une page durant, et en laissant Frank Martin remplier la case avec un discret camaïeu, ou un joli dégradé. Toutefois quand le scénario exige un décor plus fouillé (soit en début de séquence, soit pour contextualiser les mouvements des personnages), Dragotta ne rechigne pas à l'effort. le lecteur appréciera l'architecture simple et élancé du bâtiment d'Armistice. Il n'est pas près d'oublier l'escalier menant à l'oracle, ou la cité où LeVay effectue son discours, ou la structure où le fils de Death est emprisonné, ou même le désert dans lequel se trouve le père de Wolf.
Dragotta incorpore les éléments de science-fiction avec la même facilité et le même naturel que dans le premier tome. Sa mise en page à base de cases sagement rectangulaires est efficace et adaptée à chaque séquence. Il gère le découpage en fonction de la nature de la scène, passant d'un dessin pleine page, à 10 cases sur une même page.
Dans les séquences correspondantes, le lecteur observe que Dragotta maîtrise bien l'emploi du vocabulaire graphique de l'horreur, dosant avec soin ses effets. Il complète la narration en faisant ressortir les motifs visuels récurrents comme la blessure à l'oeil, déjà présente dans le tome 1 (le barman).
Pris à part, la lecture de ce deuxième tome peut être ressentie comme légèrement insatisfaisante. Il se passe beaucoup de choses, les composantes sont variées et divertissantes, la toile de fond est vaste et riche, les thèmes développés sont substantiels et intelligents. Il se produit toutefois comme un effet de papillonnage. Il faut donc que le lecteur garde à l'esprit qu'il ne s'agit que d'un chapitre dans une narration de plus grande envergure, pour pouvoir apprécier pleinement la saveur de la narration.
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bdelhausse
  14 avril 2018
Un deuxième tome, plein de bruit et de fureur.
Mort poursuit son but: retrouver son fils. Il est accompagné de deux amérindiens, Corneille et Loup. Les trois autres Cavaliers de l'Apocalypse le tracent et se rapprochent des leaders du Conseil des Sept, lequel commence à se démantibuler.
Les auteurs nous présentent quelques nouveaux lieux chargés de douleur, comme la prison où Mort va négocier des informations en échange d'un oeil... Ou le désert où Loup va affronter son propre père. le tome se termine sur un nouveau personnage... Les auteurs savent comment provoquer l'attente et susciter la frustration du lecteur...
Quelques flashback renseignent le lecteur sur les liens uniissant les différents personnages. La mise en couleur permet d'identifier ces flashbacks au premier coup d'oeil.
Bon tome, dessins toujours très bons, scénario tout en teasing, avec quelques climax de-ci de-là pour nourrir le lecteur. A suivre.
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critiques presse (4)
BoDoi   30 octobre 2014
Audacieux, exigeant et original dans le paysage des comics, ce tome 2 creuse donc les ambitions de chacun sans dévier de sa route. Cette relecture du mythe des Cavaliers de l’Apocalypse, au phrasé destructeur, mérite donc le détour. Un vrai. Car il s’agit là d’une fiction divertissante et intelligente.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BullesEtOnomatopees   25 septembre 2014
East of West continue [...] de plus belle avec ce tome qui vient mieux expliciter le scénario que le premier et renforcer l'histoire en la prolongeant dans de nouvelles directions intéressantes. Une lecture un peu exigeante mais un univers original et passionnant.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
ActuaBD   16 septembre 2014
Un deuxième tome qui confirme East of West comme l’une des séries d’aventure les plus palpitantes du moment.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   08 septembre 2014
Hickman a de très bonnes idées. Au moins, son univers reste original et unique. Il est même surprenant ! Ce second tome révèle de nombreuses choses et se lit d'une traite ! Le graphisme de Nick Dragotta est très intéressant, en fait. Son style reste particulier.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
garrytopper9garrytopper9   21 septembre 2014
Au temps jadis, il y avait un dicton, aussi vrai que le ciel est bleu : « Rien n’est plus pourri qu’un politicien…si ce n’est un juge ».
Cela ne signifiait pas pour autant que les juges étaient plus faibles par nature…Non, à y regarder de plus près, ces deux groupes étaient pour ainsi dire indiscernables.
Tous deux avaient perdu leur âme et étaient tout à fait corrompus.
Ils étaient tous deux à vendre…mais les juges étaient moins chers.
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Commenter  J’apprécie          260
garrytopper9garrytopper9   14 septembre 2014
La main droite sanglante portera l'épée, la main gauche sanglante, tiendra une fleur. Et dans l'armée des élus, la trahison suivra la chute du dragon...
Commenter  J’apprécie          150
garrytopper9garrytopper9   22 septembre 2014
L’ancienne magie, nul ne peut s’en séparer. Celui qui porte sa marque, jamais ne pourra l’effacer.
Commenter  J’apprécie          200
garrytopper9garrytopper9   20 septembre 2014
Dans le désert, tous les mensonges meurent.
Commenter  J’apprécie          190
bdelhaussebdelhausse   02 avril 2018
La foi n'est rien si elle n'est pas mise à l'épreuve.
Commenter  J’apprécie          10
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