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Arnaud Mousnier-Lompré (Traducteur)
ISBN : 2290325716
Éditeur : J'ai Lu (10/10/2003)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 724 notes)
Résumé :
Les vivenefs sont des vaisseaux magiques liés à la famille qui les possède par des liens empathiques. Ces navires sont insaisissables, ils bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates... Et sont surtout l'objet de toutes les convoitises
Vivacia est la vivenef de la famille Vestrit. Le capitaine Ephron Vestrit est mourant et, parmi les siens, chacun ourdit complots et traîtrises pour s'approprier son vaisseau, ca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Hyelana
  08 novembre 2017
De l'aventure ! Voilà ce que nous procure ce roman.
La plume de Robin Hobb m'a une nouvelle fois conquise, bien que je ne sois pas très fana de tout ce qui se rapporte aux histoires de marins et de pirates. Cependant je dois dire qu'elle nous emporte encore une fois totalement dans son univers, avec ses personnages forts en caractère et son imagination débordante.
Je n'ai eu aucun mal à me plonger dans ces aventures, les pages se sont tournées les unes après les autres, apportant chacune leur lot de curiosités et de péripéties.
Alors bien sûr, ce roman n'est que le premier d'une longue saga, dont on se doute qu'elle sera riche, car tout l'arrière-plan est posé ici. On rencontre les personnages, les projets de chacun, les différents territoires, tout cela nous est présenté de manière habile, afin de nous donner envie de lire la suite mais en même temps de ne pas nous laisser sur notre fin lorsque la dernière page du roman se tourne.
En bref, c'était une lecture très agréable, à placer entre toutes les mains adeptes de fantasy !
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Eric76
  03 janvier 2015
Dans ce premier tome, Robin Hobb pose le décor de cette saga. Deux histoires principales se suivent en parallèle. Celle des Vestrit, vieille famille marchande de Terrilville, propriétaires d'une vivenef, et celle de Kennit, pirate aux ambitions démesurées. Ce premier tome m'a tellement enthousiasmé que j'ai hâte d'arriver au moment où elles vont se rejoindre car je pressens plusieurs dizaines de pages haletantes (enfin j'espère !)
La magie est présente à chacune des pages de ce roman. Une magie à la fois puissante et redoutée, faisant l'objet d'un commerce lucratif, mais aussi terriblement humaine, à l'image des vivenefs, figures de proue vivantes des navires.
La description des cités, celle de Terrilville pour les Vestrit, et celle de Partage pour les pirates, est riche et débordante de détails… Mais tout cela ne serait absolument rien sans les personnages qui évoluent dans cette histoire. Des personnages toujours complexes et paradoxales montrant tour à tour leur force d'âme et leur faiblesse. Ils ont une véritable épaisseur et on les suit dans leurs tribulations avec peine, joie, ou colère. Là je crois réside tout le talent de Robin Hobb. Kennit est de loin mon préféré. Un pirate, un assassin, un embobelineur de première, un filou goupil, animé d'une ambition dévorante, mais qui doute à chacun de ses pas… Un seul regret (pardonnez-moi Mme Hobb !) concerne le personnage de Kile. Il fait tache dans le tableau parce que dans le genre crétin il est totalement caricaturé, à l'inverse de tous les autres. Peut-être évoluera-t-il différemment. On verra ! Mise à part cette réserve, un très bon livre qui préfigure une suite palpitante.
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TheWind
  04 mai 2018
Un découpage en 9 tomes c'est long. J'en tire mon parti en mettant à l'honneur un personnage par tome.

Aujourd'hui, je vais vous parler de Paragon.
Paragon est un bateau. Cela peut paraître bizarre que je vous entretienne d'un bateau alors que j'annonçais deux phrases plus haut que j'avais l'intention de mettre à l'honneur un personnage. Vous allez comprendre...
Paragon est une vivenef.
Une vivenef, c'est un vaisseau magique, lié à la famille à laquelle il appartient. Construit en bois-sorcier, un matériau quasiment indestructible, il s'éveille à la vie à la troisième génération de capitaines. Ainsi, sa figure de proue s'anime et devient douée de parole.
J'aurais pu choisir Vivacia, le navire de la famille Vestrit dont on raconte l'histoire dans cette saga. Mais la demoiselle vient juste de s'éveiller à la vie et son caractère n'est pas encore suffisamment déterminé pour que je vous en parle dès le premier tome.
Il faut dire aussi que Paragon m'a beaucoup émue.
Appartenant à une des plus anciennes familles de marchands de Terrilville, Paragon est échoué sur une des plages de la baie de la ville. Beaucoup de mystères entourent ce vaisseau. La légende veut qu'il porte malheur à ceux qui l'emmènent voguer. On l'appelle même le « paria ».
Sa figure de proue, mutilée à coups de hache, se tient le plus souvent les bras croisés. Paragon n'est pas un bateau facile à vivre. Il apparaît bougon et un peu hostile. Cependant, il sera le refuge de Brashen et d'Althéa quand ces deux-là se retrouveront sans abri.
On imagine bien que Paragon ne restera pas tout le temps échoué et qu'il ne finira pas en pièces détachées comme il aimerait bien. D'aileurs, des vautours lui tournent déjà autour...

J'aime vraiment beaucoup cette idée de vaisseau vivant. Elle apporte indéniablement un supplément d'âme à cette histoire. Les liens qui se créent entre les personnages et leurs vaisseaux peuvent être très forts et très touchants. On se plait à rêver d'un tel bateau doué de conscience qui voguerait au gré de ses envies, de ses humeurs... et qui pourrait même se rebeller contre un capitaine un peu trop rosse et manquant d'humanité.
J'ai hâte de lire la suite des aventures de la Vivacia et de Paragon, bien sûr !
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DrunkennessBooks
  04 septembre 2014
Fan inconditionnelle de L'Assassin Royal, je ne pouvais pas passer à côté des Aventuriers de la Mer, sachant que les deux séries finissent par se croiser au cours des aventures de Fitz. Je voulais notamment en apprendre plus sur cette fameuse Althéa, qui apparaissait comme un personnage au tempérament de feu. Et je n'ai pas été déçue !
Nous retrouvons donc le même univers que dans L'Assassin Royal, sauf que cette fois les évènements se déroulent à Terrilville, une ville portuaire marchande et non dans les Six-Duchés. Plus précisément, nous allons suivre le parcours de la famille Vestrit, une famille de marchands traversant une phase très difficile. le chef de famille et capitaine de la Vivacia, Ephron, est mourant. Qui héritera du navire à sa mort ? Robin Hobb nous plonge alors dans les sombres machinations ourdies pour obtenir le commandement du navire et qui vont déchirer la famille Vestrit. Car Vivacia n'est pas un navire comme les autres : c'est une vivenef, un navire plus rapide que tous les autres, objet de toutes les convoitises et qui possède une particularité qui n'est pas des moindres : à son éveil, elle possèdera sa propre personnalité, forgée grâce aux générations de marchands qui ont rendu leur dernier souffle sur le navire afin de lui confier leurs souvenirs et leur savoir. L'enjeu est de taille, il en va de l'avenir de toute une famille !
J'ai eu un peu de mal au début à me plonger dans ce premier tome. En effet, il m'était difficile de me détacher de la saga précédente de l'auteure, m'attendant à chaque page à croiser des personnages de L'Assassin Royal. Or, ce n'est pas le cas, on ne trouve que quelques petites références aux Six-Duchés à une exception près : Ambre. Pour celles et ceux connaissant la suite et/ou ayant déjà lu L'Assassin Royal, vous aurez déjà fait le rapprochement. Pour les autres, je ne dirais rien ! Ambre reste, dans les deux sagas, mon personnage favori !!
Ensuite, l'histoire est coupée en plusieurs points de vue. Par conséquent nous suivons chaque personnage indépendamment des autres et cela m'a un peu gênée car dès le début, j'avais une préférence pour Althéa. Mais quand on connaît un minimum ce que fait Robin Hobb, on sait très bien que tout finit par se recouper.
Une fois ces attentes reléguées au second plan, j'ai enfin pu apprécier ma lecture à sa juste valeur. Robin Hobb possède une plume incroyable ! Avec talent, elle parvient à nous plonger complètement dans cet univers fantastique et moyenâgeux grâce à des descriptions soignées et des personnages extrêmement bien travaillés.
Kefria et Althéa sont les filles d'Ephron Vestrit et toutes deux espèrent hériter de la vivenef à la mort de leur père. Or, seule l'une d'elles le pourra. La première est une épouse soumise à son mari Kyle, un homme odieux et égoïste, prêt à tout pour arriver à ses fins. Althéa est une jeune femme passionnée et impulsive et possède un lien fort avec le navire. Alors quand elle comprend qu'il est en train de lui échapper, elle ne le supporte pas et va tout faire pour le récupérer. Mais la lutte contre Kyle sera difficile, lui qui estime que la place d'une femme n'est pas sur le pont d'un navire et qui n'hésitera pas à utiliser ses propres enfants pour satisfaire ses ambitions. Ainsi, Hiémain, son fils aîné, en fera malheureusement les frais, lui qui se destinait à une carrière de prêtre et non de marin…
Tout en s'intéressant à l'ensemble de la famille Vestrit, Robin Hobb nous dresse également le portrait de Kennit, personnage aussi ambitieux que retors et qui aspire à devenir le roi des pirates (Jack Sparrow n'a plus qu'à aller se rhabiller !). Mais pour cela, il lui faut une vivenef… (Finalement, il aurait peut-être dû se contenter du Black Pearl comme Jack, ça aurait été moins compliqué).
Les Aventuriers de la Mer, ce n'est pas que des personnages humains. Il y aussi les serpents de la mer, ces êtres mystérieux dont l'espèce semble condamner à disparaître et qui entretiennent un lien particulier avec les vivenefs. Dans le vaisseau magique nous faisons également la connaissance de deux d'entre elles : Vivacia et Parangon. Difficile de croire qu'il s'agit de simples bouts de bois animés capables de parler !
Tous ces personnages prennent place au beau milieu d'intrigues et de complots. Car il ne faut pas oublier que le commerce est une forme de pouvoir. Et qui dit pouvoir dit aussi trahison. Comment tous ces personnages vont-ils évoluer ? Parviendront-ils tous à leur fin ?
Ce premier tome ne fait que poser les bases de la série. Les personnages sont nombreux et le monde dans lequel ils évoluent, vaste. Cette étape introductive était donc une nécessité ! Pour autant, une fois le livre terminé, je n'ai eu qu'une envie : enchaîner direct avec la suite. Tout en faisant partie du même univers que L'Assassin Royal, ces deux séries peuvent être lues indépendamment. Cependant, il faut savoir qu'à un moment donné, les deux mondes se recoupent et nous apprenons la suite directe des Aventuriers de la Mer dans L'Assassin Royal.
Lien : http://drunkennessbooks.blog..
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manu_deh
  22 décembre 2014
La saga des Aventuriers de la mer, c'est pour moi le top de ce que Robin Hobb a pu écrire.
On retrouve la plume très descriptive de l'auteure, qui prend le temps de décrire les situations, il ne faut pas être pressé et vouloir avoir de l'action à chaque page. Robin Hobb s'attache à donner du corps à ses personnages, afin que le lecteur puisse souffrir ou se réjouir avec eux. Robin Hobb est un maître dans l'art de donner vie à ses personnages. En particulier les personnages féminins, dans cette saga.
Ce qui fait pour moi la force supplémentaire des Aventuriers de la mer, c'est également ce contexte du monde de la piraterie qui apporte une certaine originalité et donne un peu moins de repères convenus au lecteur. J'apprécie également beaucoup la vision de Robin Hobb par rapport à la magie. La magie existe, on la ressent, mais elle est sauvage, presque indomptable, oubliée.
J'évite aujourd'hui de débuter une nouvelle saga de R. Hobb. Car après avoir lu l'Assassin royal et ensuite Les Aventuriers de la mer, je sais qui si je m'y remets, je ne pourrai plus m'arrêter!
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
DrunkennessBooksDrunkennessBooks   04 septembre 2014
L’instant si longtemps espéré était parti comme il était venu ; Vivacia était éveillée, et, à part le premier élan de triomphe, elle n’avait rien ressenti de ce qu’elle attendait. Le prix était trop élevé.
A la seconde où elle se fit cette réflexion, elle regretta de ne pouvoir l’oublier. C’était la trahison suprême de se tenir sur ce pont, non loin de la dépouille de son père, et de se dire que le prix à payer était trop élevé, que la vivenef ne valait pas la mort d’Ephron Vestrit, ni de son grand-père ni de son arrière-grand-mère. Vivacia n’était pas la cause de leur trépas, mais plutôt la somme de leurs legs ; en elle, ils continuaient à vivre.
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democratzdemocratz   29 janvier 2017
Savez-vous ce que ressent une femme, Davad, quand elle porte un être en elle pendant neuf mois sans savoir s'il s'agit de l'enfant, de l'héritier qu'elle appelle de ses prières, ou d'un monstre difforme que son mari devra étrangler de ses propres mains ?
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Eric76Eric76   30 décembre 2014
Quand Kenit émergea sur le pont, il vit le dernier marin sauter sur le quai bondé, et lui vint l'idée d'un paquet de viande sanglante jetée aux requins. Les gens du quai tournoyaient et s'attroupaient autour de lui ; les filles libres offraient leur marchandise alors que les jeunes maquereaux s'égosillaient à lui dire qu'un bourlingueur riche comme lui pouvait se payer mieux, une femme dans un lit toute une nuit, et, oui, une bouteille de rhum sur la table de chevet… Le jeune pirate souriait de toutes ses dents, jouissant de leur cupidité ; apparemment, il avait oublié que, dès qu'il n'aurait plus une pièce en poche, on se contenterait de l'abandonner dans un caniveau ou au fond d'une ruelle.
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John02John02   18 décembre 2014
"Hiémain, fit-il d’un ton de doux reproche, refuse l’appréhension. Quand tu t’inquiètes de l’avenir, tu oublies l’instant présent dont tu dois jouir. Celui qui craint ce qui risque d’advenir perd le moment qu’il vit par peur du suivant, qu’il empoisonne par ses préjugés."
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eylidiaeylidia   06 juillet 2012
- Tu veux dire que tu n'as pas de nom pour le désigner, le reprit-elle. Mais il nous est impossible de ne pas savoir ce qui se passe : nous grandissons. Nous devenons."
Involontairement, Hiémain sourit dans la nuit. "Nous devenons quoi ?" demanda-t-il.
Elle se tourna vers lui, et les méplats ciselés de son visage reflétèrent les lumières lointaines. Elle lui sourit, les lèvres entrouvertes sur des dents parfaites. "Nous devenons nous-mêmes, répondit-elle simplement. Nous-mêmes, ce que nous sommes destinés à être."
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Robin Hobb - Le fou et l'assassin. Volume 6, Le destin de l'assassin
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