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ISBN : 2709642883
Éditeur : J.-C. Lattès (02/04/2014)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Bienvenue à l'école primaire de St Ambroise.
L'action se déroule sur une année scolaire. Toutes les mères sont inscrites à un même comité pour lever des fonds qui permettront d'organiser, au cours de l'année, différentes sortes d'évènements : déjeuners entre mères, bourses aux vêtements et bibelots, bal de l'été, dîners-tombolas, jeux concours, etc. Mais ces activités doivent entrer dans le cadre bien défini par Béa l'invincible, la Reine de la ruche, qui mèn... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  08 juin 2014
Je n'aurais pas cru qu'autant de futilités et de mesquineries puissent être aussi intéressantes et amusantes à lire !
La "Reine des abeilles", c'est Béa qui, à l'image de l'insecte, est littéralement le centre de l'existence de toute une brochette de femmes, des mères au foyer en manque de reconnaissance et qui s'ennuient dans leurs belles maisons bien entretenues.
Sous le prétexte de collecter des fonds pour l'école de leurs enfants, elles passent leurs journées à organiser des dîners, des bals, des marathons et tombolas, à passer boire un café les unes chez les autres, à échanger des potins et surtout à comploter les unes contres les autres, comme des adolescentes qui rivaliseraient pour être élue la plus jolie ou la plus populaire de la classe.
Alors qu'autour d'elles la vraie vie se déroule, avec ses joies et ses malheurs, entre divorce, problèmes avec les enfants, soucis de santé, décès etc...cette masse grouillante de femmes est à peine consciente de passer à côté de l'essentiel. Elles n'ont qu'un but : être choisie et reconnue par leur reine de pacotille comme "amie".
Ce roman est léger mais aussi mordant, caustique et même émouvant par moment. Certes ce n'est pas très profond mais c'est une lecture bien agréable le temps d'un week-end de détente.
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iris29
  26 décembre 2015
Une petite merveille de comédie anglaise. La perfection !
Dans l'école de Saint -Ambrose, c'est la rentrée. Et pas seulement pour les enfants!
Il y a là, un nouveau directeur,( dont une des mamans aimerait faire son "goûter de quatre heures!), et deux nouvelles familles. Et puis , nous avons des mamans "au taquet " pour lever des fonds dans le but de construire une bibliothèque pour l'école. Vide -grenier, quizz, bal, elles en dépensent de l'énergie malgrè des vies qui (pour certaines ) sont compliquées (séparation, dépression du conjoint etc...)..
La reine des abeilles, c'est Béa, dont nul conteste la présidence à la tête de la ruche des parents d'élèves. Ordonnant, organisant, et distribuant des bons points tantôt à l'une , tantôt à l'autre, c'est une vraie manipulatrice que cette petite abeille...Et certaines courent, volent , bossent etc... pour mieux rentrer dans ses bonnes grâces et avoir , SA reconnaissance ou mieux: son AMITIE...
La petite cour se fissure.
Le pouvoir se déplace comme des plaques tectoniques.
Et Béa pourrait bien se retrouver prise à son propre piège. De luttes d'influences en rivalités, entre deux prises de conscience et de vraies amitiés, c'est un ballet réjouissant, une comédie irrésistible , un petit bijou que nous propose Gill Hornby.
Je suis venue à cette écrivain par le biais de son frère Nick Hornby (auteur culte en Grande- Bretagne), et si l'humour , (le meilleur !) est anglais , alors le talent ici, est génétique....
Un roman qui de la première ligne à la dernière vous affichera sur le visage , un sourire perpétuel. Un roman que j'aimerais oublier très vite, pour pouvoir le relire, le relire, le relire !!!
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Albertine22
  21 août 2015
Una apis, nulla apis
"Une abeille seule n'est pas une abeille" (Proverbe)
C'est la préface du roman et avouez-le, vous craignez le livre érudit alors que vous êtes encore au stade aoûtien de la serviette de plage et des doigts de pieds en éventail ! La citation latine ( magnifique de concision ! Vive les langues anciennes ! Ceci est l'aparté militant de cet article) ne doit pas effrayer le lecteur en recherche de lecture estivale. Gill Hornby a concocté une comédie pétillante et vacharde qui constitue le combo parfait avec le hamac et le Perrier rondelle.
L'école primaire de Saint Ambrose est réputée pour son excellent état d'esprit, les parents forment une grande" famille", ravie de se retrouver lors du vide-grenier ou du quiz, les deux manifestations phares de l'année. le livre débute par la rentrée des classes et après "la dépose des chérubins", les mères se retrouvent pour discuter. L'arrivée d'un nouveau directeur suscite de nombreuses interrogations, surtout qu'il est plutôt bien fait de sa personne et a quitté son job à la City pour prendre la tête d'un établissement scolaire.
le pauvre homme risque d'être mangé tout cru par la redoutable Béa, la reine des abeilles qui donne le la pour tout ce qui concerne l'école et a réduit les autres parents à l'état de groupies. L'auteure croque avec une tendresse teintée d'ironie les portraits de ces mères de famille, Heather, la petite boulotte pas très futée qui voudrait tellement faire partie de la team de Béa, Georgie et sa tribu, esprit libre et contestataire, Jo, que le concept de féminité laisse de marbre, Rachel, en plein divorce et en plein désarroi et l'irrésistible Bubba, richissime et snobissime, qui tente l'école publique avec le sentiment d'explorer un territoire inconnu.
L'année s'écoule, au rythme des déposes et des sorties d'école, des animations organisées par les parents d'élèves et on se surprend à tourner les pages à toute vitesse. Les personnages sont attachants, le lecteur partage leurs moments de peine ou d'angoisse mais aussi leurs bonheurs. Certains passages (Ah le quiz !) sont franchement hilarants. Derrière cette comédie plaisante, en filigrane, Gill Hornby se livre à un véritable exercice de sociologie. Grâce à la métaphore des abeilles, elle montre de quelle manière chaque femme peut trouver sa place, quitte s'il le faut à changer de reine.
Une vraie lecture plaisir, un roman découvert comme souvent chez Cathulu !
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lejardinauxlivres
  07 septembre 2015
Avec la rentrée scolaire, je me suis dis que c'est l'occasion de lire 'La reine des abeilles' de Gill Hornby.
L'école primaire est le lieu où les enfants passent leur journée mais aussi celui où les mamans font connaissance, lient et délient des amitiés, se racontent leur journée, les derniers potins. Dans cette école de bonne réputation, une maman règne en maitre, Bea. La plus belle, la plus appréciée, la plus entourée par ses dizaines abeilles ouvrières. Car, enfin, le parallèle est bien choisi. On a droit à un petit cours sur la vie des abeilles dans ce roman, et en écrivant cette critique, je me rend compte à quel point les mamans jouent le rôle des abeilles. La reine règne en maitre jusqu'à ce qu'elle se fragilise, et dans ce cas, soit elle s'en va former une autre ruche, soit elle est piqué à mort.
Autour de Béa, qui m'a agacée tout au long du livre, on découvre, Rachel, son ex-meilleure amie, Heather, qui n'attend qu'une chose, faire partie du groupe. ça m'a paru incroyable qu'une femme adulte soit aussi naïve qu'elle et se laisse tellement marcher sur les pieds. Elle n'a pas évolué depuis l'école primaire. Ensuite, il y a aussi Georgie et Jo qui m'ont amusé par leur lutte permanente pour ne pas faire comme les autres, même si au final, elles font toujours parties des activités du groupe. Et bien sur, il y a les nouvelles venues, Bulbe et Mélissa qui vont fragiliser l'équilibre précaire de cette hiérarchie.
Dans ce roman, on parle de beaucoup de mamans, donc un conseil, lisez-le rapidement sinon vous risquez de vous emmêler les neurones. C'est une lecture très drôle et sympathique qui m'a fait passé un bon moment, même si je n'attendais qu'une chose, que quelqu'un fasse enfin tomber la reine!
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Laviniaa
  25 juin 2014
Je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce roman. Un drame? Une romance? Une comédie? Au final, c'est plus un ensemble de réflexions sur la vie, la maternité, les liens entre les gens. Des questionnements qui font réfléchir mais pas trop, tout est savamment dosé. On rit, on a les larmes aux yeux, on s'attendrit, on déteste. On passe par une flopée de sentiments et c'était juste méga-super-bon.
Ce roman, c'est tout simplement un an dans la vie de mamans. Rachel qui vient de se faire quitter par son mari et qui se voit en plus du jour au lendemain abandonnée par sa meilleure amie. Georgie, toujours entourée d'une marmaille, celle qui paraît en faire le moins mais qui en fait le plus. Heather, l'angoissée, qui veut toujours faire bien, qui veut toujours se faire remarquer et être parfaite. Bubba, la nouvelle, qui vit un peu sur une autre planète. Ou encore Bea, la reine des abeilles, celle qui est vraiment parfaite mais qui voit son piédestal basculer petit à petit. Ce livre, c'est leur histoire. Et celle de bien d'autres encore.
Le début, il faut l'avouer, est plutôt déstabilisant. Les chapitres se passent plus ou moins toujours par rapport à l'horaire de l'école mais surtout, on est plongés dedans à pieds joints sans explications. Petit à petit, on commence à reconnaître les personnages. On change tout le temps de point de vue et il faut quelques temps pour s'habituer, pour savoir qui est qui. Une fois que c'est fait, on se laisse porter par le récit.. et on profite.
Ce récit, c'est une foule de petits riens mais qui font tout. Ce récit parle de mamans comme vous et moi, des mamans toutes très différentes.. En fait, je pense qu'on peut presque se reconnaître dans chacune. Ou en tout cas, on se sentira forcément proche de l'une d'entre elles. Ma préférée? Georgie, celle dont le rêve est de se voir entourée du plus d'enfants possible. Qui prend son lave-vaisselle comme rangement à chaussures, qui à arrêter d'être avocate pour vivre sa vie, tout simplement.
Plus on avance et plus on a l'impression de faire partie des leurs. On apprend à connaître leur famille, leur travail, leur hobby. Des choses plus personnelles aussi, comme leurs attentes, leurs espoirs, leurs rêves. On vit avec elles, à travers elles. Et c'était juste vraiment bon.
"Depuis la naissance de Maisie, elle avait toujours redouté de passer à l'étape suivante. le premier jour à l'hôpital avait été si joyeux qu'elle s'était sentie triste lorsque le deuxième était arrivé. Elle avait adoré avoir un bébé, et redouté le jour où sa fille commencerait à marcher. Et ainsi de suite. Pourquoi ne parlait-on jamais de cet aspect de la maternité? Que ça se résumait à la sourde douleur du regret de ce qu'on était en train de perdre, avec pour seul répit la terreur de ce qui restait à venir."
Dans La reine des abeilles, on s'intègre à un microcosme étrange, très particulier. On voit les relations s'effriter, d'autres se consolider profondément. C'est l'histoire de mamans, l'histoire de femmes, l'histoire d'enfants. C'est de l'humour, de la tendresse, de l'amour, de l'amitié. C'est tendre.. et follement divertissant. Une excellente découverte.

Lien : http://mamantitou.blogspot.b..
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   22 décembre 2015
- ;;;Et pourtant regarde où tu en es maintenant . Tu végétes à la maison avec les enfants.
..en fait, c'est tout le contraire.
.Elle aurait voulu dire à Béa que sa vie actuelle était le summum de la créativité . Que tout ce qu'elle faisait - repas , jardins, bébés , foyer, famille - la comblait comme jamais . Qu'elle lisait plus de livres , écoutait plus de musique et jouissait d'une plus grande liberté qu'elle n'en avait jamais eue dans sa vie professionnelle . Elle pouvait penser ce qu'elle voulait quand elle le voulait . C'était un privilège insensé , sincèrement . Georgie se sentait plus intelligente maintenant qu'elle ne s'était jamais sentie de sa vie . Si intelligente d'ailleurs , qu'elle savait qu'il valait mieux ne rien dire ...
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iris29iris29   24 décembre 2015
Elle savait bien que sa mère ne voulait pas dire ça . Mais le problème , C'était que Rachel ne savait pas ce que sa mère voulait dire , au juste . Ou voulait-elle en venir ? Leurs "petites conversations " sa déroulaient toujours de la même façon ; sa mère l'entraînait dans des méandres qui ne semblait ne déboucher sur rien , jusqu'à ce que Rachel soit complètement perdue , embrouillée , éclopée , et puis PAF ! Le but de la manoeuvre, le sujet sous-entendu , celui que sa mère voulait réellement aborder surgissait d'une ruelle obscure pour lui sauter à la gorge . La seule méthode qu'avait Rachel pour se défendre , c'était de résister d'un bout à l'autre .
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iris29iris29   23 décembre 2015
Rachel frappa et entra . Le directeur releva les yeux d'une feuille Excel .
- Ah, Madame Mason ?
Rachel eu envie de répondre ; " Euh, je ne sais pas." Etant donné que M. Mason a foutu le camp , ce salaud , je ne sais pas si je suis encore Mme Mason . D'autant qu'apparemment la prochaine Mme Mason attend dans les coulisses .
Mais elle répondit "oui" et "bonjour" .
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iris29iris29   22 décembre 2015
Elle n'avait jamais fait "un saut" chez sa mère . D'ailleurs , elle ne faisait jamais " un saut" chez qui que ce soit . ça n'était pas sont truc . sans tomber dans la grandiloquence , elle en avait fait un article de foi : si Dieu avait voulu qu'on passe sa vie à faire des "sauts" chez tout un chacun , il ne se serait pas donné la peine de créer les serrures .
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iris29iris29   20 décembre 2015
Elle regardait beaucoup de séries policières à la télé - tout , de l'Inspecteur Barnaby à CSI . Elle les adorait ; elle ne s'en lassait jamais. Comme elle l'expliquait à Mark l'autre soir , elle était , à toutes fins pratiques , presque flic , tant elle connaissait les procédures.
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