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Jacques Finné (Traducteur)
ISBN : 2714309771
Éditeur : José Corti (09/10/2008)

Note moyenne : 4.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Violet Hunt (1862-1942) fréquentait les salons littéraires anglais et tenait même le sien où se rencontraient Joseph Conrad, Henry James ou D.H. Lawrence. Elle connut la célébrité avec son roman The wife of Rossetti. Jacques Finné, spécialiste notamment des écrivaines victoriennes (voir son anthologie publiée chez Corti, Les Fantômes des Victoriennes) a choisi de réunir ici ses meilleures nouvelles fantastiques sous le titre de " La nuit des saisons mortes et cinq a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
lasserre
  05 décembre 2014
Je n'ai pas encore lu ce livre mais je peux poster cette critique que j'ai trouvée sur le net. Cela évitera aux "babeleurs" de chercher une critique sachant qu'il n'y en a pas pour le moment sur notre site préféré !
"Je viens de terminer les nouvelles fantastiques de la nuit des saisons mortes de Violet Hunt, et autant dire, j'ai été charmée de la première à la dernière page. La couverture (L'araignée souriante de Odilon Redon, pour les connaisseurs est à 100% représentative du contenu du livre. Les cinq nouvelles qui composent ce recueil ont été réunies et traduites par Jacques Finné, qui a finalement sorti de l'oubli cette auteure victorienne dans une magnifique édition (Domaine Romantique, José Corti). Encore plus que ses textes, je me suis retrouvée fascinée par la vie de cette femme. Jacques Finné nous livre, dans une postface alliant humour et simplicité, une biographie de Violet.
La première nouvelle, le coche, commence sur la description d'une région, dans les environs d'Edimbourg. J'ai eu peur, tout d'abord, qu'il y ait des pages et des pages de description mais on découvre aussitôt, au bord d'une route, un vieux gentleman. Celui-ci attend un coche, dans lequel il monte et fait la connaissance d'autres personnages aux origines sociales diverses. Tous ont des blessures et les confidences de chacun des protagonistes les mettront au jour.
J'ai simplement été bluffée par cette première nouvelle. L'écriture est imagée, poétique, cruelle. Les personnages sont délicieux. C'est sans doute celle que j'ai préféré.
La seconde nouvelle qui donne son titre au recueil, La nuit des saisons mortes, continue dans cette même lignée du fantastique poétique. On suit notre héroïne qui s'en va aux bals, nuit après nuit, et qui rentre chez elle aux petits matins. Ici, le lecteur comprend l'histoire au fur et à mesure que l'héroïne se contredit dans ce qu'elle pense et dit. La vérité se fait finalement jour, bien qu'on la pressent par avance.
J'ai été émue par cette fille qui se retrouve malmenée par les membres de sa famille, ignorée de tous.
Dans la postface, Jacques Finné explique que Violet a mis énormément d'éléments autobiographiques dans ses écrits. J'ai donc vu cette héroïne et Alice Dammer, le personnage principal de la nouvelle suivante, le télégramme, avec beaucoup plus d'humanité. Ce sont des femmes qui s'amusent, aux bals, en ayant de multiples "amoureux". Un peu comme Violet qui voulait la liberté sexuelle des femmes et qui cherchait en même temps à se caser. On retrouve cette contradiction dans le télégramme donc, où Alice refuse les avances d'un amant qui deviendra, pour rester auprès de celle qu'il aime, son homme à tout faire, son esclave. Jusqu'au jour où Alice, ayant dépassé l'âge du mariage et boudée par ses amants, reviendra vers lui. Mais sera-t-il encore temps ?
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle-ci, mais c'est sans doute car, ayant lu la biographie de Violet d'abord, je la retrouvais trop sous les traits de ce personnage vaniteux et orgueilleux. Cependant, la fin est très prévisible.
Le baromètre est la seule nouvelle que je n'ai pas apprécié plus que cela. La fin est ouverte : fantastique ? réaliste ? le choix est au lecteur. C'est simplement l'histoire de deux enfants, deux frères, fils de pasteur, au cours d'un été caniculaire.
Enfin le témoin, une nouvelle que j'ai trouvé différente des autres. Toutefois, on retrouve beaucoup de Violet dans les personnages. Sally aime George, qui est marié à Mary, une prostituée alcoolique, qu'il a fui, sans laissé d'adresse. Mais que se passe-t-il lorsque Mary les retrouve ? Que pense le chien de George qui est témoin de cette tragédie ? Là, comme pour le baromètre, la fin reste ouverte. Sally est-elle folle ? Les chiens peuvent-ils vraiment parler ?
En conclusion, c'est un très bon recueil. Violet Hunt est comme une araignée : elle tisse sa toile, patiemment mais sûrement, et avant de s'en rendre compte, on se retrouve enchaîné. Nous débattre ? Jamais, c'est juste trop bon de se laisser prendre au piège. Un article pour rendre justice à cette auteure victorienne, pas assez (re)connue de nos jours.
Seules ombres au tableau : les coquilles et fautes d'orthographe, de syntaxe. Mais là, ce n'est pas de la faute de Violet."
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
lasserrelasserre   05 décembre 2014
Elle s’était rendue là-bas, sans savoir au juste comment, car à présent, elle agissait comme une personne plongée dans un rêve. Fort élégamment vêtue d’une superbe robe demi-deuil, elle se sentait mal à l’aise, nerveuse : elle avait presque perdu l’habitude de s’habiller pour les sorties, d’enfiler une robe très décolletée, de demander à sa femme de chambre de lui faire venir un cab et de franchir la moitié de Londres pour passer quelques heures dans une autre résidence.
Un peu plus d’une année plus tôt, pourtant, elle les avait accomplis, ces gestes et ces déplacements, soir après soir, avant la mort de sa mère et l’affaire du testament, aussi exaspérante que révoltante,mais qui venait de prendre fin à son si grand désavantage qu’elle ne savait toujours pas, aujourd’hui, si elle serait capable de faire volte-face, voire
de sortir toute seule. Considérée comme persona grata, elle avait ses entrées dans les maisons les plus huppées, et les plus grandes hôtesses se battaient pour sa présence, tout autant en raison de son apparence extérieure, de l’esprit hérité de sa mère que du prestige lié au nom paternel, un personnage de première importance, à l’époque. Elle n’avait rien perdu de tout cela, grâce à Dieu.
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